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Didier Laustraline

10/07/20 (08:05)

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Citoyen

Kraland

Domicile : Quartier Suprême

@Gérard Khan

"De fait, cette réflexion globale sur la police et son rôle est aujourd'hui de plus en plus importante, en premier lieu aux USA où elle est reprise dans les médias mainstream, mais aussi en France dans le cadre de toutes les manifs et rassemblements contre les violences policières."

D'accord mais militer contre les violences policières c'est pas pareil que militer pour son abolition.
Il ne me semble pas qu'il y a des manifestations "defund the police" en France ainsi des mouvements réclamant son abolition.
Le mouvement abolitionniste, je ne sais pas toi, mais perso, je l'ai découvert avec ce qu'il c'est passé aux USA. Avant j'en avais jamais entendu parler. Et je pense pas être le seul loin de là...

@un curieux

"(par exemple, on pourrait imaginer une police directement au service de la population, ou bien indépendante - comme le sont, relativement, les magistrat.e.s, ou bien dépendant du conseil constitutionnel, si vraiment tu veux garantir les institutions républicaines)."


Hein ? Mais Pourquoi l'institution policière devrait être indépendante ?
La police est le bras armé de l'Etat Républicain. Pour maintenir l'ordre public, assurer la protection des individus, des biens et veiller à la bonne application des lois.
Je vois pas en quoi le système hiérarchique pose problème. C'est juste le fonctionnement normal de la police. Qu'une police Républicaine soit aux ordres de l'Etat Républicain, je vois pas le souci.
Enfin, après si tu penses vivre dans un État oppressif... Va vivre en Russie par exemple, et tu verras ce qu'est réellement un État oppressif.

il y a des éléments matériels qui poussent à penser que la police n'est pas là pour faire respecter les institutions républicaines :
- la chaine hiérarchique évoquée ci-dessus.
- le fait que les policiers ne respectent pas les lois dans plein de situations (voire ne la connaissent pas du tout).


Ils sont censés faire appliquer la loi. Tu souhaiterais qu'ils reçoivent tous une solide formation de juriste ? (Honnêtement j'ai pas d'avis à ce sujet)


- la répartition des effectifs, des contrôles, etc. n'est pas égalitaire sur le territoire alors que l'égalité fait partie de notre constitution.

Ha oui donc sous prétexte que dans le préambule de la constitution il y a la notion d'égalité. Répartissons donc de manière équitable les effectifs de police, les contrôles etc, sur tout le territoire ! Et osef des besoins sur le terrain !
Heureusement que ça marche pas comme ça.


- le laxisme global de l'institution quand il s'agit de recadrer ses agents (non-port du RIO, utilisation abusives de moyens policiers[#], faux en écriture, entraves aux enquêtes, violences volontaires en réunion, etc.).


Je suis d'accord c'est un problème auquel il faut lutter. Mais ne généralisons pas (quand tu dit "laxisme global"). On est incapable de quantifier l'ampleur du problème...


- Oh et puis tant qu'à faire, on peut rajouter des éléments classiques, genre le racisme, le sexisme, le validisme, la transphobie, l'antisémitisme, le classisme, etc. Fatalement, l'adhésion aussi massive aux théories d'extrème droite a des conséquences matérielles sur la manière dont fonctionne ce service public (c'est-à-dire : mal pour plein de personnes).

Oui, la police reflète la société. Dans ses meilleurs, comme dans ses pires aspects. C'est pas nouveau. Mais ne généralisons pas, encore une fois. Toi comme moi comme quiquonque d'ailleurs, on est incapable de quantifier le problème. Donc dire que cette institution fonctionne mal "pour plein de gens", ça ne veut strictement rien dire.
Je vais te répondre que ça fonctionne très bien pour "pleins de gens," également, ce qui est vrai.

[ce message a été édité par Didier Laustraline le 10/07 à 08:09]

Daska

10/07/20 (09:06)

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Warrior 007 a écrit :

> Hein ? Mais Pourquoi l'institution policière devrait être indépendante ?
> La police est le bras armé de l'Etat Républicain. Pour maintenir l'ordre public, assurer la
> protection des individus, des biens et veiller à la bonne application des lois.
> Je vois pas en quoi le système hiérarchique pose problème. C'est juste le fonctionnement normal
> de la police. Qu'une police Républicaine soit aux ordres de l'Etat Républicain, je vois pas
> le souci.

Ce n'est pas le fonctionnement normal de la police, c'est tout simplement le fonctionnement actuel. Le fait que la police soit le défenseur de l’État (et je ne vois pas pourquoi il faudrait répéter "républicain" comme un mantra, si la France était une monarchie la police fonctionnerait strictement de la même façon et aurait pour rôle de défendre l’État) est tout simplement la situation actuelle et il n'y a aucune raison pour que cela ne soit pas différent. Pour reprendre le parallèle avec l'institution judiciaire : la justice est indépendante (en théorie) car son rôle est de juger dans l'intérêt de la société entière et non de l’État seul (d'où le fait que les jugements soient rendus au nom "du peuple français" et pas au nom "de la République Française"). Pourquoi est-ce à ce point inimaginable que la police soit de la même façon indépendante ?

De plus, tu n'arrêtes pas de répéter que l'on est incapable de quantifier le problème des violences policières, du racisme au sein de la police, etc. Est-ce que ce n'est pas justement un très grave problème ? Manifestement la police française a un réel besoin d'être débarrassée de ses éléments violents, racistes et agissent de manière tout simplement illégale, ainsi que de sérieuses réformes pour empêcher que de tels éléments puissent prospérer au sein de la police comme ils le font actuellement. Est-ce que le fait qu'on ne puisse pas identifier ces éléments et déterminer l'ampleur du phénomène n'est pas le signe de très graves dysfonctionnements au sein de la police ? Est-ce que cette opacité n'est pas manifestement incompatible avec le caractère prétendument démocratique de notre régime politique et la transparence du fonctionnement des institutions publiques que cela suppose ?

Finalement tu es dramatiquement peu exigeant avec un sujet aussi sérieux. Tu avoues toi-même que la police fonctionne mal mais tu te consoles en disant qu'elle fonctionne bien par ailleurs. Je ne vois pas en quoi c'est incompatible ni pourquoi il faudrait s'en contenter. Encore heureux qu'une partie de la police française fonctionne convenablement mais ça n'excuse en rien ses dysfonctionnements majeurs dans de nombreuses autres domaines. Exiger d'avoir une police irréprochable est parfaitement normal dans un État de droit et en autoriser les dysfonctionnements c'est justement saper ses fondements.

___

Oh, you shot yourself in the jaw. That's so Robespierre !


[ce message a été édité par Daska le 10/07 à 09:14]
Gonzo

10/07/20 (09:58)

nombre messages : 1

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Arnold Schwartzenprout a écrit :

> A Gonzo.
>
> Je n’ai rien à expliquer, si aucun candidat ne soutient cette thèse abolitionniste, c’est soit
> qu’aucun n’y adhère, soit que chacun sait que ça ne rassemblera pas l’électorat. CQFD.

Tu as oublié la moitié de la question - du coup, ta réponse, osef. Mais soit, on va reposer la question : si personne n'adhère à cette position et qu'elle ne peut pas rassembler l'électorat, en quoi est-elle "facile" ?

> Sinon je ne menace jamais, j’expose. Et parfois les prismes initiaux empêchent de voir d’autres
> pistes, pourtant évidentes, du moins en agronomie. Rassuré ?

Non. C'est quand même vachement bizarre que tu m'ais menacé alors que "tu ne menaces jamais".

Enfin bref, si je résume, une fois dans ta vie tu as eu raison, et ça t'a tellement marqué que tu es maintenant persuadé de toujours avoir tellement raison que tu peux te permettre de menacer les gens qui ont d'autres idées que toi. Et de les accuser de ne pas te lire alors que, visiblement, je ne suis pas le seul à penser que tu ne lis pas ce qui te contredit ou que tu ne comprends pas ce lis (et alors que tu n'as toujours pas précisé ta proposition comme je te l'ai demandé - ce qui m'incite à penser que je l'avais parfaitement comprise).

Un[*b]curieux

10/07/20 (10:46)

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Warrior 007 a écrit :

> Le mouvement abolitionniste, je ne sais pas toi, mais perso, je l'ai découvert avec ce qu'il
> c'est passé aux USA. Avant j'en avais jamais entendu parler. Et je pense pas être le seul loin
> de là...


Tu as tout à fait raison sur ce point. Ces mouvements émergent en France, et s'ils sont ancrés aux USA, déjà ce n'est pas bien vieux non plus, mais surtout cela se situe dans une culture communautaire qui est assez différente (parce que les populations vivent beaucoup plus facilement une organisation à l'échelle du quartier, et c'est à mon avis une conséquence indirecte des modèles urbains USA qui n'ont rien à voir avec les modèles français, malgré les tentatives de villes nouvelles - je vais renvoyer ici aux travaux de géographie de la chercheuse Émilie Richard, mais j'avoue n'avoir feuilleté que de loin son manuscrit). Autrement dit, pour les mouvements defund&abolish aux USA, l'idée de supprimer la police est moins choquante parce qu'ils/elles voient immédiatement par quoi elle serait remplacée (essentiellement par des systèmes de prévention, d'auto-gestion, etc.). Note que ça ne veut pas dire que ce serait impossible à faire ici, c'est juste que la route est plus longue, et c'est bien pour ça que je parle depuis le début de comment abolir la police (et pas de la supprimer du jour au lendemain, après tout ça n'a pas super bien marché en Finlande).

> Hein ? Mais Pourquoi l'institution policière devrait être indépendante ?

Tu fais une confusion dans ton post entre "indépendante" et "hiérarchique", alors que ce sont deux problèmes distincts. Le problème de la hiérarchie, c'est que les agents doivent obéir aux ordres, y compris quand les ordres sont illégaux, et qu'ils n'ont jamais la moindre incitation à questionner ces ordres, y compris quand ils les mettent en danger, mais surtout quand ils mettent en danger le public. Toute la doctrine du maintien de l'ordre appliquée par Lallement est considérée comme nuisible, comme une atteinte concrète à la liberté de manifester, et pourtant l'effet matériel est là : les manifestant.e.s ont été "maté.e.s", illégalement, par le PP (voir ici). Le PP, lui, il va bien, merci pour lui.

Le problème de l'indépendance, c'est qu'une fois que tu as dit que la police doit maintenir l'état républicain, il y a plein de manières de le concrétiser, j'en ai donné des exemples. Les préfets pourraient être nommés par le conseil constitutionnel. Par la magistrature. Par des élections. Par l'assemblée nationale. Par le président directement. Quelle est la justification d'avoir spécifiquement une nomination par le pouvoir exécutif ? De plus quand on connait le périmètre d'action de la police, et en particulier son travail d'enquête, est-ce que tu vois comment le pouvoir exécutif peut instrumentaliser la police et en faire une police politique ? Tu veux un exemple parlant ? Des flics refusent de perquisitionner chez Tibéri malgré un mandat valide. (Les flics ont été promus peu après). Et le truc, c'est qu'avec un système aux ordres, tous les actes policiers se retrouvent entâchés de suspicion, en particulier quand il est question d'interdire des rassemblements, d'assigner des militant.e.s à résidence, ou d'intervenir dans des enquêtes politiques.

> Enfin, après si tu penses vivre dans un État oppressif... Va vivre en Russie par exemple, et
> tu verras ce qu'est réellement un État oppressif.


L'existence d'un état oppressif à l'est interdit donc de constater qu'on est dans un état oppressif à l'ouest ? C'est une vision manichéenne peu intéressante, mais surtout, est-ce que tu penses que ce genre d'idées est un moteur intéressant pour l'avancée des droits humains dans notre histoire ? Tu penses que les grèves de 36 se faisaient avec des gens qui criaient « On est déjà bien contents de ce qu'on a » et des panneaux avec écrit « En vrai c'est pire ailleurs » ?

Sur les différents points que j'avais mentionnés, je réponds au fur et à mesure :

> Ils sont censés faire appliquer la loi. Tu souhaiterais qu'ils reçoivent tous une solide formation
> de juriste ? (Honnêtement j'ai pas d'avis à ce sujet)


Non, je ne veux pas que les flics reçoivent une formation de juriste. Je veux qu'on remplace les flics par des juristes dans les cas où on a besoin de juristes et pas de flics. Si tu avais lu l'interview de Ricordeau, tu aurais pu deviner ma réponse.

> Ha oui donc sous prétexte que dans le préambule de la constitution il y a la notion d'égalité. Répartissons donc de manière équitable les effectifs de police, les contrôles etc, sur tout
> le territoire ! Et osef des besoins sur le terrain ! Heureusement que ça marche pas comme ça.


La répartition des effectifs de police n'a jamais été faite en fonction des besoins sur le terrain, mais bien en fonction d'une politique volontaire de discrimination de quartiers entiers. Ce mécanisme est décrit extensivement dans _La domination policière_ de Rigouste, je t'invite une nouvelle fois à te le procurer et à le lire.

> Je suis d'accord c'est un problème auquel il faut lutter. Mais ne généralisons pas (quand tu
> dit "laxisme global"). On est incapable de quantifier l'ampleur du problème...


Je t'invite à faire un tour en manifestation, et à quantifier par toi-même. C'est un jeu rigolo, ça s'appelle "Où est le RIO", et c'est un travail de dénombrement qui est effectué régulièrement par les journalistes sur le terrain. Est-ce qu'il y a besoin de quantifier plus précisément que ça le problème ? On pourrait faire un truc simple : si un flic ne porte pas son RIO, il se fait virer. Si un flic ne porte pas son RIO et n'est pas identifié, son responsable hiérachique se fait sanctionner. L'IGPN pourrait récupérer des vidéos de n'importe qui, croiser les dates et les lieux, et retrouver le responsable de l'unité sur le terrain. À ton avis, pourquoi est-ce qu'un truc aussi simple et qui serait efficace, n'est pas fait ?

> Oui, la police reflète la société. Dans ses meilleurs, comme dans ses pires aspects. [...] Toi comme moi on est incapable de quantifier le problème.

Ce n'est pas vrai, et je sais trouver des articles qui quantifient le problème. Va lire les enquêtes anthropologiques de terrain dans la police. Va regarder ce que ça fait à certains esprits déjà un poil atteints de porter une arme quotidiennement. Va regarder le pourcentage de vote à droite de la police. Va regarder le pourcentage de flics qui battent leur femme. Selon tous ces indicateurs, la police ne reflète absolument pas la société. Avant de donner des leçons sur la généralisation abusive, j'aimerais bien que tu ne généralises pas ton ignorance à tes interlocuteurs : j'ai déjà assez répété que je ne suis pas informé d'avant-hier sur ces sujets, et il est possible que j'ai des éléments que tu ne connais pas.

Arnold Schwartzenprout a écrit :

Par exemple, Mucchielli et Ricordeau pourraient penser qu'il vaut mieux, par ordre décroissant de préférence, avoir :
A/ pas de police
B/ une police avec une police de proximité.
C/ une police sans police de proximité.

À ce titre, Mucchielli peut commenter sur le fait que le passage de B à C est une mauvaise idée. Il pourrait même militer pour que l'on repasse de C à B (parce que ça lui semble plus facile matériellement à atteindre que A, par exemple). Bref : ce n'est pas contradictoire du tout avec le fait que A soit souhaitable.

Et sur la forme, je ne vais pas avoir le temps de tout t'expliquer ainsi comme si tu avais 5 ans, donc je te prie avec insistance de faire des efforts pour comprendre, ou d'éviter de faire croire que ton avis a de la valeur. Je suis sûr que tu auras déjà des tas de choses à apprendre juste en lisant les interventions d'autres personnes.

[ce message a été édité par Un[*b]curieux le 10/07 à 11:05]
Gonzo

10/07/20 (11:05)

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Warrior 007 a écrit :

> Hein ? Mais Pourquoi l'institution policière devrait être indépendante ?
> La police est le bras armé de l'Etat Républicain. Pour maintenir l'ordre public, assurer la
> protection des individus, des biens et veiller à la bonne application des lois.
> Je vois pas en quoi le système hiérarchique pose problème. C'est juste le fonctionnement normal
> de la police. Qu'une police Républicaine soit aux ordres de l'Etat Républicain, je vois pas
> le souci.

C'est simple, la police est-elle au service de l'Etat ou de la population ?

Actuellement, elle est au service de l'état, et elle fonctionne plutôt pas mal : elle tabasse et mutile les manifestant pour que l'état n'ait jamais à plier devant les revendications sociale, elle fait chier les quartier populaire et les personne de couleur pour les maintenir à carreau et ainsi éviter à l'état de perdre de l'argent à faire sournir des services décents.

Et ce que te disent les abolitionnistes, c'est que ceci n'est pas souhaitable - qu'il n'est pas souhaitable d'avoir une force juste destiner à rappeler aux noirs qu'ils sont noir et donc, des citoyens de seconde zone (oui je sais, tu as déjà expliquer que tu t'en foutais vu que tu es pas noir, mais je ne trouve pas d'exemple qui te parlerait).

Si la police est au service de la population, alors il est aberrant qu'elle soit aux ordre de l'Etat. Par exemple, si la justice est capable de faire condamner l'Etat, c'est bien parce que la justice n'est pas aux ordre de l'Etat - si elle était aux ordre de l'Etat, alors l'Etat se contenterait de lui ordonner de ne pas le condamner (... Je me doute que c'est une notion qui te dépasse complètement, il y a moins d'un mois tu étais encore persuadé qu'il était normal que tu sois juge et partie. Ca fait si peu de temps que tu as découvert une notion pourtant si importante pour l'"Etat Républicain", peut-être que tu devrais te remettre en question, réfléchir, te poser quelques temps avant de revenir sur le sujet ? 25 jours, ça me paraît tendu pour que tu aies réellement assimilé la notion).


> Enfin, après si tu penses vivre dans un État oppressif... Va vivre en Russie par exemple, et
> tu verras ce qu'est réellement un État oppressif.

Peux-tu être plus spécifique ? La Russie est une république fédérale, je pense qu'on peut parler d'"Etat Républicain" aussi (mais j'ai peut-être tort, peut-être faut-il parler d'"état fédéral républicain" ?). Ca fait un moment que j'ai pas entendu parler de répression policière violente en Russie, je sais pas trop s'il sont en train de violer les droits de l'homme (sans doute, mais le font-ils plus que la France ? Est-ce que, par exemple, le haut commissariat aux droit de l'homme de l'onu a estimé que le droit à manifester avait été restreint de façon disproportionné en Russie ?).

Pour ce que j'en sais, la Russie est corrompue (limite on peut en faire son métier en Russie), l'information y est limitée, et elle est pas très amie avec l'Europe, mais est-ce que ça suffit à dire qu'elle est oppressive ? J'ai plus entendu parler de problèmes d'oppression pour la Chine... Et pourtant je connais des gens qui vivent en Chine sans être oppressés.

Bref, si tu veux être plus explicite, ça m'intéresse.

Arnold Schwartzenprout

10/07/20 (14:23)

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Gonzo a écrit :

> Tu as oublié la moitié de la question - du coup, ta réponse, osef. Mais soit, on va reposer
> la question : si personne n'adhère à cette position et qu'elle ne peut pas rassembler l'électorat,
> en quoi est-elle "facile" ?
>...je ne suis pas le seul à penser que tu ne lis pas ce qui te contredit ou
> que tu ne comprends pas ce lis

C'est tellement énorme !!! Et bien cher lecteur, imagine toi que j'ai déjà expliqué en quoi c'était facile, mais pour ça il faut lire.
On en reparle quand tu auras fait cet effort.

Un[*b]curieux a écrit :

> Et sur la forme, je ne vais pas avoir le temps de tout t'expliquer ainsi comme si tu avais
> 5 ans, donc je te prie avec insistance de faire des efforts pour comprendre, ou d'éviter de
> faire croire que ton avis a de la valeur.

Et moi, je te prie d'arrêter avec tes supposition du genre "pourrait même", etc, pour faire croire que ta position est la bonne et a plus de valeur que la mienne. Sors moi un texte dans lequel les sociologues, et pas seulement Riri, et potentiellement Mumu en tordant ça dans tous les sens, en arrivent à la déduction que l'abolition de la police est la solution la meilleure pour les populations, et alors là je serais potentiellement prêt à porter plus de crédit à ces thèses ubuesques.
Même si au fond je sais déjà que nos avis sont irréconciliables, je ne compte pas pour autant te laisser déblatérer tes inepties, en usant de sophismes à répétition envers ceux qui ne sont pas de ton avis ultra minoritaire.

___

Bug non reproductible. Pour la cinquième fois. [:=]
Intolérance zéro.
Le Benjamin Malaussène de KI. [:)]
Somebody

10/07/20 (14:24)

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Gérard Khan a écrit :

> Source ? J'avais plutôt en mémoire les rapports de Tracfin et autres qui expliquent que la
> plupart des armes utilisées par le crime organisé viennent d'Europe de l'Est. Tu parles toi-même
> des AK qui circulent dans les cités.


"Et on passera outre le fait que le principal fournisseur d'armes aux criminels reste l'état français via une loi trop permissive pour les armes de chasses et de petit calibres ainsi que par les vols et autres disparitions des arsenaux militaires."

Le vrai problème en france ce ne sont pas les armes lourdes mais les armes "petit" calibre trop facile d'accès. Vois-tu, les armes de guerres servent surtout à impressionner plus qu'a braquer. La majorité des crimes violents avec armes à feu la provenance de l'arme c'est de l'achat en armurerie, les vols en caserne et ensuite le trafic international. Pour ce qui est de l'inter et bien j'ai plus de méfiance envers les Suisses et les Belges, pays avec une législation rendant les armes encore plus facile d'accès qu'en France, qu'envers les pays d'ex-yougoslavie où la police fait réellement quelque chose contre les trafiquants d'armes.

Daska

10/07/20 (17:00)

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Arnold Schwartzenprout a écrit :

> C'est tellement énorme !!! Et bien cher lecteur, imagine toi que j'ai déjà expliqué en quoi
> c'était facile, mais pour ça il faut lire.
> On en reparle quand tu auras fait cet effort.

Mais c'est tout le contraire d'une position facile ! Une position facile c'est par exemple déclarer "le chômage, c'est la faute des Arabes" : ça ne demande aucune réflexion, aucun fait, aucune logique, le FN/RN construit son succès là-dessus depuis des décennies ; ou encore dire "pour qu'il y ait moins de délinquance, il faut plus de flics" : ça ne demande aucune réflexion, aucun fait, aucune logique, la droite remporte des élections grâce à ça depuis des décennies. Au contraire, réfléchir à l'abolition de la police c'est aller radicalement à contre-courant de la pensée dominante, c'est être assuré de se faire agresser par tous les tenants de l'ordre établi. Dans le contexte actuel de forte tension sociale où une bonne partie de la population craint soit l'insurrection des quartiers défavorisés majoritairement immigrés ou musulmans, soit la révolte des classes populaires à gilet jaune et qui ne voit son salut que dans la police et qui la soutiendra envers et contre tout, prendre parti pour le démantèlement de la police, c'est tout sauf une position facile. Il suffit de voir les surréactions complètement délirantes des politiques comme des personnalités médiatiques bourgeoises quand quelqu'un a l'audace de suggérer que certaines des actions les plus violentes de la police à l'heure actuelle ne sont peut-être pas toujours forcément justifiées. Derrière ces réactions, il y a clairement la peur que la police ne soit pas un jour là pour les protéger de leurs concitoyens et empêcher qu'ils se fassent lyncher en pleine rue.

Une position facile, vraiment ?

___

Oh, you shot yourself in the jaw. That's so Robespierre !
Gonzo

10/07/20 (19:04)

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Arnold Schwartzenprout a écrit :

> C'est tellement énorme !!! Et bien cher lecteur, imagine toi que j'ai déjà expliqué en quoi
> c'était facile, mais pour ça il faut lire.
> On en reparle quand tu auras fait cet effort.

Oui c'est vrai. J'avais oublié ton "argumentaire" sur la facilité. je pensais que tu t'étais déjà aperçu par toi-même qu'il était nul, ou je sais pas quoi, enfin bref je sais pas à quoi je pensais.

Arnold Schwartzenprout a écrit :

> Un[*b]curieux a écrit :
>
> > J'aimerais bien que tu expliques en quoi la position que je défends est facile.
>
> Elle est facile car elle consiste à dire "la police, ça ne marche pas si bien, supprimons
> la".

Ca reste moins facile que la posture consistant à dire "ne supprimons pas la police". Tu peux vérifier, ça fait moins de mot, et je pense que n'importe quelle métrique un tant soit peu cohérente l'indiquera comme plus facile (moins de syllabe, moins de concepts à appréhender en même temps, etc).

Donc maintenant, on en reparle ? Tu daignes désormais répondre à ma question ou tu recommences juste à me menacer ?


Et sinon, je suis réellement curieux de savoir ce que tu cherches à accomplir ici. En vrai c'est juste pour ça que je poste : essayer de comprendre. Si je résume, tu refuses tout argument qui ne vient pas de toi, tu refuses aussi tout contre-argument qui ne vient pas de toi (en résumé, quand quelqu'un écrit quelque chose qui te déplait, tu fais un paragraphe pour dire qu'il a tort et exige de voir un nouvel argument, mais quand quelqu'un répond à un de tes arguments/contre-argument, tu te contentes de dire que ton argument reste valable et qu'il faut à nouveau y répondre), tu refuses de comprendre que qu'écrit un curieux, tu refuse de te documenter (en tout cas, tant que tous les sociologues de l'univers n'auront pas étudié la question), tu ne proposes rien (en tout cas, rien qui ne soit pas déjà proposé par tous les courants politique, de l'extrême gauche à l'extrême-droite, comme "ce serait bien si les policier faisant des actes répréhensibles étaient répréhendés), et enfin tu explique toi-même que tu ne crois pas une seule seconde que la question de l'abolition de la police a une chance d'arriver en politique un jour.

En somme, tu n'es pas là pour discuter, ni pour apprendre et/ou te documenter, ni pour pousser tes idées, ni pour combattre des idées qui te semblent dangereuses.

Je ne comprends pas. Pour ce que j'en vois, tu es juste un mec qui a du temps à perdre, une volonté farouche de lutter pour des causes inutiles, ainsi qu'une nobelite parce qu'il a eu raison, une fois, au chalet (événement tellement exceptionnel qu'il a noté la date et le lieu dans son petit agenda pour pouvoir le rappeler ensuite). Un genre de Don Quichotte en somme, mais en version réelle. Si c'est le cas, c'est fascinant, et si ce n'est pas le cas, je suis curieux de savoir pourquoi tu es toujours là.

Un[*b]curieux

10/07/20 (20:07)

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Gonzo a écrit :

Je pensais en parler plus haut, mais je n'ai pas eu l'occasion, alors je le fais maintenant. L'abolitionnisme prend en France souvent la forme d'une lutte contre l'extension du périmètre d'action de la police (ce qui n'est pas absurde : j'ai déjà cité des articles qui mentionnent que c'est un terrain de lutte pour l'abolition). Par exemple, la lutte contre la montée de l'anti-terrorisme en fait partie (la lutte contre l'état d'urgence, puis la lutte contre l'inscription de ses dispositions dans le droit commun, puis la lutte contre le prolongement de ces dispositions). Ainsi j'ai le souvenir net du magistrat Trevidic qui signalait que le renforcement du renseignement intérieur (DGSI) se faisait au détriment du pôle antiterroriste du TGI de Paris (où il était juge d'instruction alors).

C'est d'ailleurs une des premières fois que je voyais cette idée dans la sphère publique : que le renforcement des moyens contre le terrorisme s'accompagnait d'un glissement des compétences de la magistrature vers l'exécutif. On sait depuis que ces moyens n'ont pas été utilisés que contre la lutte anti-terroriste, comme je l'ai déjà signalé.

Pour ce qui est des droits sur internet (mon domaine d'« expertise » : je donne des conférences grand public à ce sujet), on constate la même chose : augmentation des moyens de répression de la police sans passer par le contrôle des juges (c'est typiquement le cas pour les censures administratives de sites qui passent en France par un blocage DNS des FAI, avec pour seul contrôle un agent de la CNIL). La loi anti-haine allait renforcer encore ce pouvoir discrétionnaire des flics, et il y a déjà eu des abus (la menace de censure d'indymedia par une préfecture). Je me paraphrase, mais si l'objectif était de lutter contre les propos haineux en ligne, il y avait d'autres manières de faire que de laisser un pouvoir de censure a posteriori aux flics. On peut signaler aussi que le ministère de l'intérieur abuse de demandes de censure, et c'est là qu'on devrait comprendre que l'extension du périmètre du pouvoir des flics s'oppose en réalité à nos libertés fondamentales (liberté de réunion et liberté d'expression, en l'occurrence).

Du coup, que Warrior 007 ou Arnold ne soient pas d'accord avec moi sur la nécessité d'abolir définitivement la police, ce n'est pas forcément l'essentiel. Ce qu'ils doivent comprendre, en revanche, c'est que la situation actuelle est le résultat d'une dérive régulière depuis des années, et qu'il n'est pas inutile de s'élever contre les dérives à venir (il y en aura, tant qu'on ne s'y opposera pas assez). Je n'ai encore lu aucun argument en faveur du périmètre actuel, et en tout cas, il ne représente clairement pas une forme de "neutralité" dans l'évaluation de ce que la police devrait être.

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