[RK-RR] De l’art délicat de mener les foules (à défaut de les comprendre)
-
modifié 17/01 (12:38)*Le vieux noble contemple un t-shirt rouge à l'effigie d'un visage aristocratique stylisé façon Premier Élu, le regard perdu dans le vague.*
Aux... kramarades... de la République de Kraland,
*le mot lui écorche visiblement la gorge*
Il m'a été suggéré, par des conseillers que je n'ai point sollicités, d'établir un dialogue avec votre nation concernant certaines... méthodologies.
Permettez que je plante le décor.
Je suis, par un enchaînement de circonstances que les historiens qualifieront un jour de "providentiel", à la tête d'un mouvement populaire. Les Sans-Chaussettes. Des milliers de Ruthvènes qui ont retiré leurs chaussettes en protestation contre l'injustice et qui, pour des raisons que je m'explique PARFAITEMENT, ont décidé que moi, Wenceslas von Altheim-Blatnoï, descendant de SEPT échansons royaux, devais les mener.
Après tout, qui d'autre ?
*brandit le t-shirt*
Un certain Golgoth, Seelien de son état, ce qui explique beaucoup, m'a offert ceci. Un t-shirt. Rouge. Avec mon visage stylisé à la manière de vos... affiches de propagande.
*contemple l'objet avec une expression indéfinissable*
De mon temps, on immortalisait les nobles dans des portraits à l'huile. Sur des tapisseries. Dans des vitraux d'église. Pas sur du COTON importé.
Et pourtant. Me voici.
*replie soigneusement le t-shirt*
Je ne viens point quémander des conseils. Un Altheim-Blatnoï ne quémande point. Je viens COMPARER nos approches respectives. Car voyez-vous, si votre République a quelque expertise en matière d'organisation des masses, les enseignements de votre Premier Élu, le Petit Livre Rouge, et ainsi de suite, la Ruthvénie possède des traditions AUTREMENT plus anciennes en matière de commandement.
Cependant, nos méthodes diffèrent. Et je suis curieux.
Quelques points de comparaison :
1. Comment structure-t-on un mouvement populaire ? Y a-t-il des réunions ? Des votes ? *léger frisson* Des... assemblées ?
2. Comment maintient-on l'enthousiasme des foules sans avoir Ă leur parler directement plus d'une fois par semaine ?
3. Existe-t-il une méthode pour déléguer efficacement à des sous-fifres tout en conservant le crédit des succès ?
4. Comment gère-t-on les revendications ? Car ils en ont, figurez-vous. Beaucoup. Et certaines touchent à des sujets que je maîtrise imparfaitement, "justice sociale", "égalité des chances", et autres concepts modernes.
5. Est-il acceptable de maintenir une certaine... distance... avec ses propres partisans tout en servant leur cause avec dévouement ?
*pause*
Je précise que cette démarche ne constitue en AUCUN CAS une adhésion à vos théories égalitaristes. L'idée que mon palefrenier et moi-même serions "égaux" reste une absurdité manifeste quand on descend de SEPT échansons royaux. Mais dans ce domaine précis, l'organisation des masses laborieuses, vous avez une certaine... pratique. Que nous n'avons jamais eu besoin de développer, pour des raisons évidentes.
Considérez ceci comme un échange entre professionnels. Vous avez l'expérience des mouvements populaires. J'ai le SANG et le charisme naturel. Voyons ce que nous pouvons apprendre l'un de l'autre.
Et si vos observations s'avèrent pertinentes, peut-être daignerai-je mentionner votre contribution dans mes mémoires.
En note de bas de page.
___
W. von A.-B.
Gardien héréditaire des Étangs -
posté 17/01 (16:40)Cher Haut Fonctionnaire Ruthvène Wenceslas,
Nous te comprenons.
Tu es perdu, tu n'es pas déconstruis et tu n'es pas kralandais. Et en plus, je suis presque sûre que tu n'as pas encore eu d'épiphanie concernant la Grande Déesse
Beaucoup de tares qui t'empĂŞchent d'atteindre le Bonheur Universel et t'empĂŞchent de le distribuer.Mais pas de panique, nous sommes lĂ pour toi! 
Déjà sache que la propagande n'a pas cours chez nous!
Nous sommes juste éclairés par les paroles des élus, la constitution et nous maintenons ce Bonheur au plus haut par de légers ajustements.
Toutes tes questions sont très intéressantes. Si si.
Malheureusement, une simple phrase ne suffira pas à t'expliquer en quoi nous sommes différents et en quoi notre système est aussi performant.
Ce que je te propose, c'est une formationpayanteet un stage découvertenon rémunérépour t'éclairer sur notre fonctionnement.
Crois-moi, ce sera très difficile pour toi de vouloir nous quitter tellement notre Républike est radieuse!
Ainsi, tu pourras voir que :
Oui, nous sommes tous égaux... Mais qu'il y a des kramarades plus égaux que d'autres pour guider les kramarades qui le sont moins.
Oui, il y a des efforts à faire pour contenter une population irradiée de Bonheur, mais que le jeu en vaut la chandelle
Que la criminalité, les revendications et les plaintes n'ont pas lieu d'être et donc qu'elles n'existent pas. A tel point que nous envisageons de supprimer ces mots de notre diktionnaire.
Bref, si tu es intéressé, contacte-moi et nous discuterons sur comment nous organiser pour te sortir de ton obscure ignorance, ainsi que des modalités.
___

-
posté 17/01 (19:02)Cher Wenceslas, descendant de SEPT échansons et gardien de quelques étangs bien calmes...
Votre lecture du monde me fait grésiller de rire. Vous menez les "Sans-Chaussettes" ? Mais c'est une avancée majeure vers la déconstruction haptique ! Retirer ses chaussettes, c'est le premier pas pour s'affranchir de la pesanteur des traditions et sentir enfin la chaleur du sol... ou celle de ma propre incandescence.
Vous parlez de "sang bleu" et de "charisme naturel" comme si c'étaient des constantes physiques. Quelle erreur de débutant ! Le genre, la noblesse, le rang... tout cela n'est qu'une performance, un costume que vous portez comme ce t-shirt en coton importé. Vous n'êtes pas "né" pour mener, vous avez juste été projeté là par un lancer de dés du Grand Perturbateur.
Vesperia a raison : venez faire ce stage découverte. Nous vous apprendrons que l'égalité n'est pas une "absurdité moderne", c'est l'état final de toute matière quand elle finit dans mon brasier. Un noble sur un t-shirt rouge, c'est déjà une merveilleuse forme de recyclage prolétaire.
Ne craignez pas la distance avec vos partisans, craignez plutôt que leur ferveur ne devienne aussi brûlante que moi. On vous attend en Hélénie pour déconstruire vos sept générations de privilèges. Apportez votre Petit Livre Rouge, on s'en servira pour allumer le prochain barbecue au Quinoa. -
posté 17/01 (21:15)Mesdames,
Je vous remercie pour vos... réponses.
*silence*
Permettez-moi quelques observations.
Premièrement, Dame Ashcroft, vous me tutoyez. De mon temps, on ne tutoyait que ses serviteurs, ses chiens, et les personnes qu'on s'apprêtait à provoquer en duel. Je présume charitablement qu'il s'agit d'une coutume kralandaise et non d'un affront délibéré.
Deuxièmement, vous me proposez un stage découverte non rémunéré.
*cligne des yeux*
Un Altheim-Blatnoï. Descendant de SEPT échansons royaux. En STAGE. Non rémunéré.
De mon temps, les nobles ne faisaient pas de stages. Les nobles POSSÉDAIENT les endroits où d'autres faisaient des stages. Mais passons.
Troisièmement, et c'est là que mon incompréhension atteint des sommets, j'ai posé des questions PRATIQUES. Concrètes. Terre-à -terre. Comment organise-t-on des réunions ? Comment délègue-t-on ? Comment gère-t-on les revendications ?
Et vous me répondez avec... de la philosophie.
Vous m'annoncez que les plaintes n'existent pas au point de vouloir supprimer le mot du dictionnaire.
Certes. Fort bien. Mais COMMENT ?
Comment fait-on pour que les plaintes n'existent pas ? Quand un Sans-Chaussette vient me voir pour me dire que sa soupe populaire manque de navets, dois-je lui expliquer que les navets sont une performance sociale et que sa faim est une construction haptique ?
*sincèrement perplexe*
Quant à la "déconstruction" de mes privilèges, Dame Voile, je crains que vous ne compreniez mal la situation. Mes privilèges ont déjà été largement déconstruits par l'Histoire elle-même. Nous avions un duché. Nous avons des étangs. Nous avions SEPT échansons à la cour. Nous avons trois kanards qui ont survécu à l'hiver et aux tentacules.
La déconstruction, Madame, je la VIS quotidiennement.
Ce que je cherchais, voyez-vous, c'était des méthodes pour RECONSTRUIRE quelque chose. Pour organiser ces braves gens qui me regardent avec des yeux pleins d'espoir et des pieds pleins d'engelures.
Mais peut-être ai-je mal formulé ma requête. Peut-être le langage ruthvène et le langage kralandais sont-ils trop éloignés pour se comprendre. Vous parlez de Bonheur Universel ; nous parlons de soupes chaudes. Vous évoquez le Grand Perturbateur ; nous évoquons l'hiver qui approche.
*soupir*
Je note cependant avec intérêt le concept de "kramarades plus égaux que d'autres pour guider les kramarades qui le sont moins". Voilà ENFIN une idée qui me parle. C'est exactement ce que nous appelons, en Ruthvénie, depuis environ huit siècles : la NOBLESSE.
Peut-être ne sommes-nous pas si différents, finalement.
Simplement, vous avez inventé des mots compliqués pour des choses qui existaient déjà .
___
W. von A.-B.
Gardien héréditaire des Étangs -
posté 17/01 (21:29)Noble en déchéance directe. Bien que mes Kramarades aient donné l'essentiel - à votre propre insatisfaction, à l'évidence -, je vais m'essayer moi aussi au jeu de la pédagogie. Transmettre savoirs et idées fait partie de mes tâches, après tout, et vous avez l'air du type d'être qui donne un poids à la parole proportionnel au taux de dorure du col. -.-. . / .-.. .- -. --. .- --. . / . ... - / -- . - .- .--. .... --- .-. .. --.- ..- . / -.. ..- / ... - .- - ..- - / ... --- -.-. .. .- .-..
Demander à effectuer du concret en amont des idées est l'inverse de ce que fait un Kramarade plus égal. Vous auriez pu le savoir, étant donné que vous parlez de personnes qui effectuaient le concret pour vous. Il va donc falloir vous déconstruire pour pouvoir ensuite vous écouler de manière fluide dans un nouveau train de pensées, si possible en retirant votre genre, qui vous gêne aux entournures cérébrales. .--- . / .--. . ..- -..- / -- . / -.-. .... .- .-. --. . .-. / -.. . / .-.. .- / .--. .- .-. - .. . / -.. . -.-. --- -. ... - .-. ..- -.-. - .. --- -. / - .- -. --. .. -... .-.. .
C'est là une première faille majeure. Vous tentez de verser ce que vous supposez être la recette Kralandaise dans vos vieux moules à gauffre, dans votre grille d'analyse vêtuste, en ne réalisant pas que votre saut doit aussi être épistémologique - et probablement incandescent. Brûlez votre propre étang et utilisez la vapeur générée pour activer une usine, par exemple. .--- . / ... ..- --. --. . .-. . / .-.. .- / -- . - .- .-.. ..- .-. --. .. .
Vous pouvez aussi n'appliquer que du concret en ne réfléchissant pas excessivement - en ne vous trans - sans-dents pas, mais dans ce cas il faudra trouver votre Bonheur à être un Kramarade moins égal. Et c'est très bien aussi ; tout le monde n'est pas fait pour la suprême déconstruction, l'Illumination brûlante ou le Progrès Permanent. Auquel cas, un sain régime de dix heures de lecture de PLR et 96 heures de minage quotidien devraient résoudre tous vos soucis actuels en les reléguant au second plan. ...- --- ..- ... / ... . .-. . --.. / .... . ..- .-. . ..- -..- / -. --- ..- ... / ... . .-. --- -. ... / .--. .-. --- -.. ..- -.- - .. ..-. ... -
posté 17/01 (22:44)Cher...
*hésite*
Cher Ministre,
Je vous remercie pour votre réponse. Elle est... dense.
Permettez-moi d'abord de m'excuser si mes formules de politesse sont inadéquates. J'ai consulté le registre des officiels kralandais et je dois confesser une certaine... perplexité. De mon temps, les choses étaient plus simples : on était Monsieur ou Madame, Duc ou Duchesse, et l'on savait comment s'adresser aux gens. Aujourd'hui, tout semble plus... fluide.
*visiblement déstabilisé mais s'efforçant de rester courtois*
Vous m'invitez d'ailleurs à "retirer mon genre". Je présume que cela a un rapport. Malheureusement, je ne suis pas certain de comprendre comment l'on procède, ni même ce que l'on fait dudit genre une fois retiré. Le range-t-on quelque part ? Peut-on le récupérer ensuite ? Y a-t-il une cérémonie ?
De mon temps, on retirait son chapeau en présence d'une dame, ou son gant pour provoquer en duel. Mais son genre ? C'est au-delà de mes compétences.
Passons aux questions de fond.
*se racle la gorge*
Je suis le GARDIEN HÉRÉDITAIRE DES ÉTANGS. C'est dans ces eaux sacrées que la Dame de l'Étang est apparue au chevalier du Valégro. Mes ancêtres veillent sur ces rives depuis des générations.
Me suggérer de les brûler pour alimenter une usine, c'est comme si je vous proposais d'utiliser le Petit Livre Rouge pour caler un meuble bancal. Vous comprenez, j'espère, mon émoi.
*repose le parchemin*
Pour le reste, ces histoires de journées qui semblent excéder les capacités du calendrier, ces petits points et tirets qui parsèment votre missive, cette "déconstruction tangible" dont vous vous proposez de vous charger, je perçois un schéma sans tout à fait le saisir.
Je pose des questions pratiques sur les soupes populaires. On me répond avec de la philosophie incandescente. Je demande comment déléguer. On m'invite à m'écouler. J'évoque les revendications de mes partisans. On m'explique qu'elles n'existent pas.
*tapote pensivement la table*
Peut-être est-ce là , précisément, la méthode.
Quand un Sans-Chaussette viendra me demander pourquoi il n'y a point de navets dans la soupe, je lui expliquerai qu'il doit d'abord effectuer un saut épistémologique. Pendant qu'il cherchera à comprendre ce que j'ai bien voulu dire, il aura oublié sa question initiale.
La confusion comme outil de gouvernement. Voilà qui mérite réflexion.
Je note enfin que vous occupez la fonction de Ministre de la RECHERCHE. J'occupais moi-même cette charge en Ruthvénie, avant que les circonstances ne m'en éloignent. Nous sommes donc confrères, d'une certaine manière.
Quoique nos méthodes diffèrent probablement. Je n'ai jamais suggéré à personne de brûler quoi que ce soit.
___
W. von A.-B.
Gardien héréditaire des Étangs -
modifié 20/01 (20:48)Wenceslas von Altheim-Blatnoï a écrit :
Pardonnez-moi d'intervenir pour vous prodiguer des conseils non sollicités, monsieur von... Alto... Cher monsieur, mais... vous avez vraiment un nom à coucher dehors vous ! Pour commencer, peut-être devriez-vous envisager d'en changer pour quelque chose de plus simple, ou au minimum de vous doter d'un sobriquet facile à comprendre et à retenir par vos esclaves. Vos fans, vos gens... quelle que soit la terminologie employée. Dans votre cas, et vu votre style quelque peu désuet, je vous suggère d'opter pour quelque chose de simple, que vous pourrez porter fièrement, et qui parle aux gueux de vos campagnes comme... Monseigneur. C'est bien Monseigneur.
Je suis Monique Pilon-Lemage et je suis consultante. Je peux vous aider, car contrairement à ces Kralandaises qui ont lu trop de livres d'un coup et se croient libérées des contingences matérielles par la grâce du fantasme égalitaire, je suis restée humble, lucide et pragmatique. Et rassurez-vous, je ne tutoie jamais personne qui ne soit sorti de ma matrice, c'est beaucoup trop intime. Les premiers conseils sont gratuits, les suivants seront à me régler comptant.
Concernant les mouvements populaires, je vous conseille de repérer les meneurs, ceux qui sortent naturellement du lot. Les autres n'ont aucun intérêt. Ils suivront, quoi que vous fassiez. Les meneurs, en revanche, peuvent vous être utiles à structurer votre mouvement jusqu'au moment où ils voudront prendre votre place.
Tout l'art consiste à exploiter au mieux cette fenêtre temporelle en leur confiant la tâche d'organiser le mouvement et de maintenir l'enthousiasme des foules pour VOTRE personne, et à les éradiquer dès que vous sentez qu'ils vous provoquent des frissons dans le dos - l'un des symptômes identifiés par le Docteur Silas d'une trahison ascendante à venir.
Il existe plusieurs méthodes pour déléguer efficacement à des sous-fifres en conservant tout le crédit. Je vous suggère de bien observer la politique Brune et de prendre des notes. Avec le temps, vous parviendrez peut-être à identifier certaines de ces méthodes, mais vous comprendrez que je ne souhaite pas les divulguer publiquement. Je ne suis pas idiote. Les gens pourraient penser que je n'ai rien fait, pour les trains.
Concernant les revendications, je vois que vous avez déjà affaire à des problématiques lourdes. La justice sociale, rien que ça. Rassurez-vous cependant, d'après mon expérience, les individus les plus prompts à la réclamer sont également les plus susceptibles de la garder pour eux. Vous réglerez le problème dans la majorité des cas avec un chèque, ou un poste relativement bien rémunéré, et pour les plus gourmands une résidence secondaire cossue. Mais c'est rare. La plupart sont des gagne-petit qui se satisfont de peu. En revanche, pour les plus récalcitrants, pas le choix : il faut les tuer, propre et net.
Et enfin, à propos de la distance avec vos partisans, si c'est un problème d'odeur corporelle je vous suggère de faire construire des bains publics, et de vous payer un médecin pour leur répéter combien l'hygiène est essentielle à la santé afin qu'ils se nettoient d'eux-mêmes. Ce faisant, vous faites une bonne affaire car il se trouve que c'est vrai. En accroissant l'espérance de vie de vos partisans, vous augmentez mécaniquement leur nombre et vous investissez sur la longévité de votre emprise sur eux. Cela vaut aussi pour leurs engelures. On peut me taxer d'humanisme, peu me chaut, mais veiller à la bonne santé de ses esclaves est avant tout une démarche vertueuse de réduction des coûts à long terme, et un gage d'efficience au quotidien.
Je ne tiens pas particulièrement à vous prendre en stage en Mystisie, cher Monsieur, néanmoins si d'aventure il vous prenait l'envie d'y venir, n'oubliez pas d'emmener quelques-uns de vos partisans pour les cas pratiques.
Oh ! J'allais oublier. Trouvez-vous une épouse. Les hommes sont généralement assez peu dégourdis sans une épouse. Elle veillera au grain pour vous, et vous laissera tout le crédit.
___
Monique Pilon-Lemage
Veuve de Jean-Pierre Pilon "le Roi de la potion"
Professeur de Haute-Sorcellerie - CEO Nexus
Consulting
-
posté 18/01 (10:15)
![[:,]](http://img7.kraland.org/s/09.gif)
...
...
Qu'est-ce qu'il comprend pas, le vieux?
Oui, papy? Tu m'entends?
Tourne le combiné!
Oui, je disais que la Républike et ton Royaume n'avaient rien à voir!
Et que tu nous as pris pour des banano-krapitalistes avec des questions de management toxique passif-agressif à coup de promesses moisies, de bullshit job et que le babyfoot qui prend la moitié de la salle de pause justifie le 0% d'augmentation! Et je ne parle même pas des syndicats individualistes.
Non, je ne connais pas, c'est quelqu'un qui m'en a parlé.![[:|]](http://img7.kraland.org/s/14.gif)
Donc tes questions concrètes n'ont aucun sens!
Et te faire un exposé d'une heure pour t'expliquer comment on fait n'est pas suffisant pour que tu comprennes notre fonctionnement.
Peut-être que ton système monarchique prend deux secondes à expliquer, mais visiblement ça ne marche pas puisque tu nous demandes des conseils.
Je ne t'ai fais qu'une entrée en matière, histoire de te donner envie de suivre notre formation.
Et puis pardon mais... Les relations entre la RK et le RR ne sont pas aussi cordiales au point que l'on vous révèle tous les petits secrets de notre succès. Et en plus tout le monde nous entend!
Et on veut pas qu'un empire vil malintentionné nous pique notre formule secrète pour la dénaturer!![[:f]](http://img7.kraland.org/s/18.gif)
Imagine : une Républike Ruthvène ou... Une Républike Brune!
On ne partage pas Ă ceux qui cherchent Ă saper notre Bonheur!
Mais on veut bien faire une exception... Parce que tu sembles intéressé et tu n'as pas l'air démoniaque.
Oui, tu es vieux, mais tu pourras démontrer que les vieux sont aussi capables d'apprendre, même passé 80 ans.
C'est pourquoi tu as droit exclusivement Ă un stage chez nous! Quelle chance!
Allez, rejoins-nous... Tu comprendras...![[:,]](http://img7.kraland.org/s/09.gif)
____________
Monique Pilon-Lemage s'est invitée sans frapper ni s'essuyer les pieds
Toi la vieille bique, on t'a pas sonné!
___

-
modifié 18/01 (12:08)Wenceslas von Altheim-Blatnoï a écrit :

Un certain Golgoth, Seelien de son état, ce qui explique beaucoup, m'a offert ceci.
Alors, certaines mauvaises langues pourraient dire que c’était intéressé et que je surfe juste sur la popularité éphémère de c'bon vieux Wenceslas pour vendre mes T-shirts. Un très beau produit, 100% coton naturel de polyester issu des moutons de ma raffinerie. Déteint peu sur le linge. Pas cher, idéal pour tous les sans-chaussettes qui veulent tout d'même se couvrir les épaules.
Mais pas du tout. Je n'm'exprime ici que par solidarité envers une cause juste, et j'ajouterai que mon usine est sur le point de lancer une nouvelle gamme de produits 100% made in Géofront, le Bishônen n°9 (c)!!
Le Bishônen n°9 (c), aussi appelé le Bishanson, a un corps moulé sur les plus beaux Bishônen du Géofront pour des raisons évidentes de disponibilités et euh... D'attrait. Il est fourni avec perruque et chaussettes amovibles pour plus de possibilités gameplay, et sa VERITABLE CRUCHE DE LORD RUTHVEN EN PLASTIQUE ! Vous aussi, rêvez-vous dans la peau d'un Pikkendorf ou d'un Neufra pendant vos nuits solitaires. Produit en quantité limitée. Ne contient pas d'allergène connu.
___
-- Golgoth, vagabond aux airs de Bishônen n°8.
Qui n'a pas eu son T-shirt et son BishĂ´nen en plastique en hommage au Duc aux pieds nus ?
pas cher.
-
posté 18/01 (17:40)Vesperia Ashcroft a écrit :
Toi la vieille bique, on t'a pas sonné!
![[)f]](http://img7.kraland.org/s/27.gif)
Evidemment ! Les gourgandines comme vous ne sonnent pas voyons, elles accourent quand on les sonne. Chacun sa place ! Dommage que vous soyez une petite malpolie gérontophobe car votre vulgarité aurait pu vous conduire à poursuivre une carrière respectable dans mon établissement de Lampe du Génie.
___
Monique Pilon-Lemage
Veuve de Jean-Pierre Pilon "le Roi de la potion"
Professeur de Haute-Sorcellerie - CEO Nexus
Consulting
