Le Mal Bleu
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posté 31/05 (15:34)
Ruthvenville. Un soir d’été.
Cela faisait plusieurs jours maintenant que Landraël s’habillait sans l’aide de ses domestiques. Il ne sortait plus sans porter de gants. Il n’avait rien dit à personne. D’une certaine façon, il avait fini par se convaincre que s’il n’en parlait pas, cela finirait sans doute par disparaître.
Et pourtant, jour après jour, elles se diffusaient. Si les gants avaient permis de les masquer un instant sur ses mains, on les voyait maintenant émerger de sa chemise, sur son cou.
En vérité, il était inquiet. Cela se lisait dans la manière dont il avait évité les miroirs et feint que tout allait bien. Quand il y pensait parfois, il s’était mis à l’appeler « le Mal Bleu ». Mais il faisait en sorte, précisément, de ne pas trop y penser.
Après tout, les élections avaient lieu la semaine prochaine dans son duché. Et la Reine comptait sur lui pour faire face aux appétits kralandais et bruns.
Luc, son fidèle valet, les avait vues furtivement avant de détourner le regard et de faire comme si de rien n’était : des taches bleues, certaines claires, d’autres plus profondes, légèrement marbrées. D’abord petites, puis grandissant sur sa peau.
Il n’avait pas vraiment de fièvre, mais son sommeil était de moins en moins paisible. Les rêves qu’il faisait de plus en plus souvent n’étaient pas sans rappeler ceux qu’il avait fait lors de la grande Tentaculation.
Dans les rues de Ruthvenville, on chuchotait.
Au détour des tavernes et sur les marchés, une rumeur enflait, portée à voix basse par les commères et les marchands de passage : on parlait d’un mal bleu qui frapperait certains hommes, dit-on, et marquerait leur chair de la couleur des profondeurs. Personne ne savait vraiment d’où venait cette histoire, ni qui en avait parlé le premier.
Mais elle courait, tenace, et Landraël, lorsqu’il l’entendit pour la première fois rapportée par un valet trop bavard, sentit son sang se glacer derrière son masque d’indifférence. -
modifié 31/05 (16:07)J'ai entendu parlé de ce mal bleu.
Il parait que ça ne touche que les hommes qui ontles bourses trop pleinesleur compte en banque trop plein
Kollectivisez votre fortune avec les plus demunis. Uniqement en liquide et de la main à la main . Et ça devrait regler le soucis.
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Le Dernier Slavon
Le Chouchou de Chouchou
Ventriloque et Photocopieur![[*j]](http://img7.kraland.org/s/4A.gif)

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modifié 02/06 (19:09)Cher Duc,
Votre récit m'a touché. Premièrement parce que je suis étonné de voir qu'un homme de votre rang puisse s'épancher de la sorte publiquement. J'aurais imaginé davantage de pudeur pour un Duc.
Mais enfin, moi qui ne suis qu'un rotirier brun-gris Ă tendance opportunisto-usurpatrice, qui suis-je pour juger?
Ensuite, votre récit me rappelle un Mal mystérieux dont ont souffert certains de mes contemporains en Plaine Irradiée.
Cher Duc, je me tiens à disposition pour vous escorter jusqu'en Plaine Irradiée où je vous ferai examiner par le meilleur médecin spécialiste de ce genre d'affections, mon estimé Dinglemire.
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Opportunismus usurpatoris. -
posté 02/06 (21:02)Han
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Mon Chou
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Rejoins moi Ă Crab Key, je m'occuperais bien de toi
. J'y possède un hôpital des plus évolué et le calme et la tranquillité de la Mare aux Kanards ne pourra te faire que le plus grand bien!
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Dame Korail de Port Magmor.
Heureuse détentrice d'un badge Kanard-Koinpatible. -
posté 02/06 (21:21)Oh oui, oh oui, oh c'est génial cette histoire !
Pour ceux qui ne le sauraient pas, il arrive que les hommes imaginent avoir une chance de baigner popaul à nu parce qu'on a le malheur de leur sourire pendant une conversation ; ils interprètent un peu de sympathie par dessus sa politesse comme un aveu de faiblesse des genoux ; ils supposent que s'être douché le matin était la dernière pièce du puzzle et qu'il n'y a maintenant plus qu'à cueillir les volées de culottes - sauf qu'ils ont généralement tort.
Plutôt que se remettre en question ou accepter qu'on eut tort, ils rejettent la faute sur l'autre et l'accusent de les avoir manipulés - ils sont prêts à tout pour ne pas questionner pourquoi ils interprètent toute interaction positive de la part d'une personne qu'ils pourraient désirer comme une tentative de flirt.
Et le nom du phénomène - où l'on est déçu de ne pas avoir son chauve étranglé entre des cuisses étrangères - c'est les couilles bleues.
Par contre ! Les rumeurs sur l'état de Landraël indiquent qu'il y a des cas où la personne est tellement traumatisée d'être un énorme sbleune, que le bleu se propage au reste du corps - ce qui est une énorme découverte scientifique ! Il faudrait en faire une toxique du cerveau de ce gars-là et en bombarder le Cybermonde - ça permettrait de distinguer d'un seul coup d'oeil les étalons à éviter. -
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modifié 03/06 (22:15)Depuis le temps que je dis que la religion de la Grande Catin est une maladie sexuellement transmissible. À force de laisser ce culte gangréner son royaume, on finit irrémédiablement par développer des symptômes.
Si vous voulez, je viens faire un grand tour de désintoxication religieuse du royaume. C'est comme ça qu'on fait de l'humanitaire en Républike !
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Sophos,




Chercheur en amélioration cérébrale et en recherche Airpé, directeur du Grand Observateur Kra ; Magnus Ordinator de la gilde des mentats, la Magna Ratio, coordinateur du Courant Paupériste et destructeur des reliques du passé :
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posté 03/06 (22:21)C'est contagieux ?
Ou ce sont mes couleurs qui ont débordés ?
Je pense que ce n'est qu'une excuse pour ne pas répondre à mes coups de fil.
Non parce que je l'ai un peu tripoté et entoilé, si c'est contagieux ...
Promis si je deviens toute bleue je sauterais sur l'épaule de Monique.
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posté 03/06 (22:25)On raconte (mais qui oserait confirmer ?) que le vieux duc Landraël, déjà rongé par cette maladie qui lui donne le teint bleuté des statues mal vernis, avait fait accrocher dans son échoppe de Ruthvénie un autoportrait d’une insolence picturale rare. Un mensonge en huile. Un visage lisse, si jeune qu’on aurait cru qu’il posait pour sa première communion plutôt que pour sa dernière décennie.
La foule, d’abord polie, a observé. Puis elle a compris et a été prise d’un haut-le-cœur esthétique.Certains disent qu’une vieille marchande a murmuré : « Ce n’est pas un portrait… c’est une fraude sanitaire. » D’autres affirment que les couleurs du tableau étaient si éloignées de la réalité que même les cierges de l'auberge se sont éteints par pudeur.
Alors la foule s’est approchée. En jury de conservateurs improvisés, indigné par un faux trop visible ils ont décroché le tableau, délicatement, comme on retire une viande avariée d’une vitrine. Certains jurent avoir vu Sylex Kisugi repartir avec le portrait sous le bras, comme un critique d’art qui récupère une pièce ratée pour en faire une installation sur “la décadence ruthvène”.
Rumeur ou réalité...le mystère reste entier... -
posté 04/06 (10:37)Je comprends pas trop ce qui déclenche une série de moqueries, insultes, ou autres à votre égard, Monsieur le squadriste. Mais je comprends pas trop ce que vous cherchez à faire non plus.
Vous diffusez les rumeurs pour qu'on vous aide à trouver un remède ? Qu'on vous plaigne ? Qu'on justifie vos agissements ?
Je veux bien vous aider, en vrai. Si je peux aider les gens, je le ferai. Mais il faut un peu de clarté, et ça ne serait pas sans contrepartie.
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Citoyenne du Cybermonde !
Adore les babioles magiques en tout genre !
Essaye de redresser les travers de l'Aléocratie de l'intérieur !Hihihi !
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