Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ© — N°II : OĂč sont la Reine et l'argent de Mawi, et que veulent les canards ?

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đŸŠ¶ LE HÉRAUT DÉCHAUSSÉ đŸŠ¶
Gazette proclamĂ©e du Royaume — NumĂ©ro II
« Que les oreilles se dressent et les chausses se baissent ! »

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📜 LA GRANDE PROCLAMATION
De l'abdication, de la Reine fantĂŽme, et du Roi qui ne part point

Oyez, oyez, bonnes gens et nobles sires !

Qu'il soit porté à la connaissance du Royaume, de ses provinces, de ses étangs et de ses pieds nus, que le Héraut Déchaussé a de grandes nouvelles à proclamer, et que ces nouvelles sentent le soufre.

Le Roi Landraël Premier a abdiqué.

Le HĂ©raut laisse le mot rĂ©sonner dans les rues pavĂ©es, car il est lourd. Un roi qui abdique, c'est une couronne qui tombe. Dans l'ancien temps, les rois ne dĂ©posaient point leur couronne. On la leur retirait, certes, parfois avec la tĂȘte encore dedans, mais on ne la posait point sur la table de nuit en disant « j'ai assez donnĂ© ».

EmpĂȘtrĂ© dans les scandales comme un sanglier dans un buisson d'Ă©pines, pressĂ© par les uns, conspuĂ© par les autres, poussĂ© notamment par un certain Zyor Mawi, dont le HĂ©raut reparlera plus bas, car le HĂ©raut a bonne mĂ©moire et des pieds patients, le Roi a donc choisi de partir.

Mais le Héraut s'interroge. Car le Héraut, quand il s'interroge, trouve souvent des réponses que d'autres préféreraient enfouir.

Le Roi a abdiqué au profit de son épouse. Korail. La pirate de Crab Key. Celle dont le port d'attache se nomme, le Héraut le rappelle pour les lecteurs qui auraient manqué le premier numéro, Port Magmor. Comme le dieu. Celui des tentacules.

Et depuis ?

Rien.

Le Héraut a tendu l'oreille. Le Héraut a tendu les deux oreilles. Le Héraut a collé ses oreilles nues contre les murs du palais. Et le Héraut n'a entendu que le silence.

La Reine Korail a nommé quelques ministres. Puis la Reine Korail a disparu.

Pas de discours d'avÚnement. Pas de proclamation royale. Pas de tournée des provinces. Pas un mot aux Sans-Chaussettes qui grelottent. Pas un geste envers les nobles qui attendent. Rien. Le trÎne est occupé mais la salle du trÎne est vide.

Le Héraut, qui ne juge point mais qui constate avec une certaine insistance, voit trois explications possibles à cette absence.

PremiĂšre hypothĂšse. La Reine, fidĂšle de Magmor,car le HĂ©raut maintient le conditionnel avec la dĂ©licatesse d'un chirurgien, mais le maintient tout de mĂȘme, est occupĂ©e ailleurs. Dans une crypte. Devant un autel. À invoquer des choses que le HĂ©raut prĂ©fĂšre ne point nommer avant le souper. Les tentacules qui ont frappĂ© Ă  l'aube de cette Ăšre avaient bien une origine. Le HĂ©raut ne dit pas que cette origine porte une couronne. Le HĂ©raut s'interroge.

DeuxiĂšme hypothĂšse. La Reine n'est qu'un paravent. Une figure de proue, mĂ©taphore appropriĂ©e pour une pirate, derriĂšre laquelle se dissimule celui qui tire vĂ©ritablement les ficelles. Et qui serait ce marionnettiste ? Le HĂ©raut invite ses auditeurs Ă  considĂ©rer ceci : un roi empĂȘtrĂ© dans les scandales, acculĂ© Ă  la dĂ©mission, qui « abdique » au profit de sa propre Ă©pouse, laquelle ne prend aucune dĂ©cision visible, ne se montre point, ne rĂšgne point... Cela ressemble moins Ă  une abdication qu'Ă  un changement de costume.

Landraël Premier, roi déchu ? Ou Landraël Premier, roi déguisé ?

TroisiÚme hypothÚse. Les deux à la fois. Un roi-fantÎme qui tire les ficelles d'une reine-fantÎme qui invoque des dieux-fantÎmes. Le Héraut concÚde que cette hypothÚse lui donne mal aux pieds.

Le HĂ©raut ne juge point. Le HĂ©raut constate que le trĂŽne de RuthvĂ©nie est vide et plein en mĂȘme temps, ce qui est un tour de force que mĂȘme les Ă©chansons royaux des Altheim-BlatnoĂŻ, et ils en ont vu, en sept gĂ©nĂ©rations, n'auraient su imaginer.

Le Héraut ne juge point. Le Héraut constate.

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📖 LE LIVRE D'OR ET DE BOUE
De Zyor Mawi, ou le self-made man qui ne s'est point fait lui-mĂȘme

Le Héraut a remué ses archives. Le Héraut a soufflé sur de vieux parchemins. Et le Héraut a trouvé, encore (!), un nom qui sent la poudre.

Zyor Mawi. L'homme qui a poussé un roi à l'abdication. L'homme qui se présente au Cybermonde comme un self-made man, un bùtisseur parti de rien, un capitaine d'industrie forgé dans le feu de l'ambition et la sueur du mérite.

Le Héraut aime les belles histoires. Le Héraut adore les contes de fées. Mais le Héraut préfÚre encore la vérité.

Car le Héraut a fouillé. Le Héraut fouille toujours. Et voici ce que le Héraut a trouvé, coincé entre deux registres poussiéreux que personne n'avait ouverts depuis fort longtemps :

Zyor Mawi a des origines ruthvĂšnes.

Le Héraut prie ses auditeurs de ne point s'évanouir.

Plus précisément, le Héraut a retrouvé la trace d'un vieil oncle. Un vieil oncle fortuné. Un vieil oncle fortuné et, le Héraut savoure chaque mot, noble. Une de ces petites noblesses de province que l'on oublie comme on oublie un meuble dans un grenier, mais dont les coffres étaient pleins comme un étang aprÚs l'orage.

Le self-made man n'a rien fait lui-mĂȘme. Il a hĂ©ritĂ©.

Et qu'a-t-il fait de ce pactole ruthvÚne ? Le Héraut va vous le dire, car le Héraut est généreux de ses révélations.

Il l'a dilapidé.

Le Héraut a reconstitué, avec la patience d'un généalogiste et la ténacité d'un limier pieds nus, le parcours financier du sieur Mawi. Et quel parcours. Shorter les actions ruthvÚnes, parier contre son propre sang, si l'on ose dire. Miser sur la hausse du baril quand le baril baissait. Investir dans des galions quand le vent tournait. Spéculer sur des tentacules quand les tentacules spéculaient sur lui.

Choix coĂ»teux aprĂšs choix coĂ»teux, comme un joueur de dĂ©s qui s'obstine Ă  miser sur le six quand le dĂ© n’a que cinq faces.

Et voilĂ  pourquoi, selon les sources du HĂ©raut, et les sources du HĂ©raut sont comme ses pieds : nus, mais solides, le sieur Mawi serait bientĂŽt Ă  court d'argent. D'oĂč sa prĂ©sence de plus en plus envahissante dans les gazettes et les tribunes. D'oĂč ses discours enflammĂ©s. D'oĂč sa croisade contre le trĂŽne. Car lorsque les coffres se vident, il faut bien remplir quelque chose : Ă  dĂ©faut de bourses, on remplit les oreilles.

Le Héraut résume pour les auditeurs pressés : un homme aux origines ruthvÚnes et nobles, qui a hérité d'une fortune qu'il n'a point gagnée, qui l'a perdue en paris stupides, et qui compense son déclin par de l'agitation politique. Le Héraut a un mot pour ce genre de parcours, mais comme le Héraut ne juge point, il le gardera pour lui.

Le Héraut ne juge point. Le Héraut constate.

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🩆 LES BRUITS DU CYBERMONDE
De l'invasion silencieuse des palmipĂšdes, ou le grand coin-coin

Le Héraut a des nouvelles du vaste Cybermonde. Et ces nouvelles ont des plumes.

Il y a des canards partout.

Le Héraut avait d'abord cru à une hallucination due au froid sur ses pieds nus. Mais non. Les canards sont réels. Ils sont nombreux. Et ils sont partout.

À l'Île aux Kanards, bien sĂ»r, mais cela, c'est dans l'ordre des choses, comme des poissons dans un Ă©tang ou des Altheim-BlatnoĂŻ dans un registre nobiliaire. Non, ce qui alarme le HĂ©raut, c'est que les palmipĂšdes ont dĂ©passĂ© les frontiĂšres du raisonnable.

On en trouve dans les provinces les plus reculĂ©es. On en croise dans les couloirs des ministĂšres. On en aperçoit dans les tavernes, les forges, les acadĂ©mies. Le HĂ©raut en a mĂȘme vu un, il le jure sur ses pieds nus, consulter un panneau d'affichage avec un air de profonde rĂ©flexion.

Et le comble : le nouveau Premier Ministre de la République de Kraland est un canard.

Le Héraut répÚte, car il faut parfois répéter pour que l'absurde devienne réel : la grande République du Cybermonde, celle qui a écrasé des empires et fait trembler des rois, est désormais dirigée par un palmipÚde.

Le Héraut s'interroge, car le Héraut s'interroge toujours.

Est-ce la catastrophe des tentacules qui a ouvert cette Ăšre qui est en cause ? Les horreurs de Magmor auraient-elles créé, en dĂ©vastant l'ancien monde, une niche Ă©cologique oĂč le canard prospĂšre ? LĂ  oĂč le tentacule recule, le palmipĂšde avance-t-il ? Y a-t-il une loi naturelle qui veut que toute catastrophe dĂ©moniaque profite aux volatiles ?

Ou bien, et le HĂ©raut avance cette hypothĂšse Ă  pas feutrĂ©s, car ses pieds nus savent marcher sans bruit, les radiations sont-elles en cause ? Les Ă©manations de soufre, les rĂ©sidus magmoriens, les miasmes tentaculaires auraient-ils transformĂ© d'honnĂȘtes citoyens en palmipĂšdes ? Le HĂ©raut a vu des choses Ă©tranges en ce bas monde, mais un ministre qui fait coin-coin dĂ©passe l'entendement.

Le HĂ©raut note en tout cas que lĂ  oĂč Magmor passe, les canards poussent. Le HĂ©raut ne tire aucune conclusion de cette coĂŻncidence. Mais le HĂ©raut la note. Le HĂ©raut note toujours.

Le Héraut ne juge point. Le Héraut constate. Et le Héraut constate que ça cancane.

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📖 LE LIVRE D'OR ET DE BOUE (suite)
De Vesperia Ashcroft, ou les Essecroft de la honte

Les lecteurs fidĂšles du HĂ©raut, et le HĂ©raut sait qu'ils sont nombreux, car le HĂ©raut a des oreilles partout oĂč il a des pieds, se souviennent que le premier numĂ©ro de cette gazette rĂ©vĂ©lait les origines ruthvĂšnes et nobles de Vesperia Ashcroft, ancienne PremiĂšre Ministre de la RĂ©publique de Kraland.

Le Héraut avait promis de creuser. Le Héraut a creusé. Et ce que le Héraut a déterré sent le vieux linge et le reniement.

Le nom « Ashcroft » est une déformation. Un maquillage onomastique digne d'un faussaire de troisiÚme ordre. Le véritable nom de famille est Essecroft. Et les Essecroft, le Héraut peut l'affirmer registres en main, sont une famille de petite noblesse ruthvÚne.

Petite noblesse, certes. Pas de quoi rivaliser avec les Altheim-BlatnoĂŻ et leurs sept Ă©chansons royaux. Mais noblesse tout de mĂȘme. Du sang bleu, fĂ»t-il diluĂ©. Des armoiries, fussent-elles modestes. Un nom dans les registres, ce qui est plus que n'en peuvent dire certains ducs autoproclamĂ©s.

Or, les Essecroft ont été chassés du Royaume. Et voici pourquoi.

Les Essecroft priaient la Grande Déesse.

Le Héraut laisse cette information se déposer dans l'esprit de ses auditeurs.

La Grande DĂ©esse. La divinitĂ© des Seeliens. Celle des bishĂŽnens aux tournois, celle de « Celui qui Guide » et de ses illuminĂ©s. Dans un Royaume qui prie la Dame de l'Étang, cette Dame qui est apparue sur les eaux sacrĂ©es que les Altheim-BlatnoĂŻ gardent depuis des siĂšcles, prier la Grande DĂ©esse est plus qu'une hĂ©rĂ©sie. C'est un affront.

Les Essecroft furent donc chassés. Justice fut faite. Les registres furent annotés. L'affaire fut close.

Mais voici le trait le plus savoureux, celui que le Héraut gardait pour la fin comme on garde le dessert aprÚs la soupe :

Une fois chassĂ©s, les Essecroft ne se sont point repentis. Ils ne sont point revenus Ă  genoux implorer le pardon de la Dame de l'Étang. Non. Ils se sont convertis. Au socialo-graffitisme.

De la Grande Déesse au socialo-graffitisme. D'une hérésie à une idéologie. Le Héraut admire presque la souplesse de conscience. Car il faut un certain talent pour trahir son roi, trahir sa foi, et se convertir à la premiÚre doctrine venue comme on change de chausses, si l'on en porte, ce qui n'est point le cas au Héraut.

Par opportunisme. Le mot est lùché. Les Essecroft n'ont pas de convictions. Ils ont des positions. Et leurs positions changent selon le vent, comme une girouette sur un clocher, si les socialo-graffitistes avaient des clochers, ce dont le Héraut doute.

Voilà donc le pedigree complet de celle qui dirigea la plus grande République du Cybermonde : une noble ruthvÚne issue d'une famille d'hérétiques exilés reconvertis en socialo-graffitistes par pur calcul.

Le sang bleu ne ment jamais. MĂȘme quand il essaie trĂšs fort.

Le Héraut ne juge point. Le Héraut constate.

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🧩 LA PAROLE À LA CHAUSSETTE

*la Royale Chaussette des Traditions émerge lentement, regarde à gauche, regarde à droite, puis regarde en l'air avec inquiétude*

Miaou.

La Chaussette a une question. Miaou.

Si le Roi abdique mais que sa femme rĂšgne, et que sa femme ne fait rien, et que le Roi dĂ©cide quand mĂȘme, est-ce que le Roi a vraiment abdiquĂ© ? Miaou.

La Chaussette a une autre question. Miaou.

Si un canard devient Premier Ministre, est-ce que la Chaussette peut devenir Reine ? Miaou. La Chaussette a plus de légitimité. La Chaussette a touché la main de deux rois. Miaou. Le canard n'en a touché aucun.

La Chaussette a une derniĂšre question. Miaou.

Pourquoi tout le monde change de nom ? Essecroft qui devient Ashcroft. Mawi qui cache son oncle. Korail qui cache son dieu. Miaou. La Chaussette s'appelle la Chaussette. La Chaussette n'a rien Ă  cacher. Miaou.

Sauf des griffes. Miaou.


*la Chaussette exhibe une griffe tricotée, puis se rendort avec une dignité féline*

Le Héraut tient à préciser qu'il n'endosse point les propos de la Chaussette des Traditions, mais reconnaßt qu'elle pose de bonnes questions.

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Le Héraut rappelle aux nouveaux lecteurs que la premiÚre édition du Héraut Déchaussé, contenant des révélations sur le mariage royal, la couronne volée, le sang bleu de certaines communistes et d'autres nouvelles que le pouvoir préférerait oublier, est disponible à la Taverne pour qui sait y entrer pieds nus.

Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ© est un organe de presse indĂ©pendant placĂ© sous la protection bienveillante du Duc Wenceslas von Altheim-BlatnoĂŻ, descendant de sept Ă©chansons royaux, Gardien hĂ©rĂ©ditaire des Étangs et protecteur occasionnel de palmipĂšdes Ă©garĂ©s.
Le Héraut ne juge point. Le Héraut constate.
Toute ressemblance avec des personnages existants serait une coïncidence que le Héraut trouverait fort amusante.

23/02 (21:50) Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ©  
"Korail. La pirate de Crab Key." OH mon pote ! J'aime bien ta logorrhĂ©e, mais calmes toi quand mĂȘme avec les insultes. Korail (...)
"Korail. La pirate de Crab Key."

OH mon pote !

J'aime bien ta logorrhĂ©e, mais calmes toi quand mĂȘme avec les insultes.
Korail c'est tout sauf une Pirate !

Au mieux une corsaire, mais en vrai un marchand suce boule ok ?? !

Les Pirates te le rendront.

Merci.

23/02 (23:05) Cuchulainn  
SUPER !!! En tant qu’ambassadrice BRUNE, je suis ravie d’avoir des nouvelles de RuthvĂ©nie. Je commençais Ă  me demander si ce petit État (...)
SUPER !!!


En tant qu’ambassadrice BRUNE, je suis ravie d’avoir des nouvelles de RuthvĂ©nie.
Je commençais Ă  me demander si ce petit État de l’Est existait encore
 ou s’il avait Ă©tĂ© rangĂ© dans un tiroir entre deux Ă©tangs et trois Ă©vasions de Simone.

Voyons voir


Oyez, oyez, bonnes gens

Qui ça ? Moi ? bonne???Non !!!

et nobles sires !

Encore moins. Je mords, je ne “sire” pas.

Qu'il soit porté à la connaissance du Royaume,

Non !!!

de ses provinces

Négatif !!!

de ses étangs

Étang ??? Étang ???
J’ai une tĂȘte d’étang, moi ?
J’ai plutĂŽt une tĂȘte de mer noire, de nuit permanente et de terre qui a mauvais souvenir.

et de ses pieds nus

Ah !!! Là, je vous laisse ça.
Moi, je suis droite dans mes bottes de BRUNE.
Avec des talons aiguilles. Avec de la tenue. Avec une intention.
Vos pieds nus me donnent froid rien qu’à les lire.
Vous les lavez au moins???

DITES !!!

Si c’est pour ne parler qu’aux RuthvĂšnes, qu’est-ce que votre HĂ©raut fait sur un canal mĂ©diatique CYBERMONDIAL ?
Vous voulez une gazette locale ? TrĂšs bien : restez local.
Vous venez au Cybermonde ? TrĂšs bien : adressez-vous au Cybermonde correctement.

Parce que lĂ , vous ĂȘtes en train de faire un numĂ©ro de place du village
 dans une salle de confĂ©rence internationale.
C’est
 artistique. Mais complùtement bancal.

Et vous savez ce que j’aime par-dessus tout ?
Votre refrain : « Le Héraut ne juge point. Le Héraut constate. »

Parfait. Qu’il commence par constater ceci :
s’il parle uniquement Ă  “ses provinces, ses Ă©tangs et ses pieds nus”, il ne faut pas s’étonner que le Cybermonde ne se sente pas concernĂ©.
On ne capte pas une audience mondiale avec un mégaphone tourné vers un marécage.
Au plus quelques kanards vont faire "coin coin" et encore!!!



Maintenant, sur le fond, je vous fĂ©licite : vous venez d’inventer la monarchie quantique ruthvĂšne.
Un roi qui abdique mais reste.
Une reine qui rĂšgne mais disparaĂźt.
Un trĂŽne “vide et plein en mĂȘme temps”.
Magnifique. MĂȘme le Brun apprĂ©cie la mise en scĂšne.

Et Zyor Mawi
 “self‑made man” par hĂ©ritage ?
Le HĂ©raut ne juge point, mais moi je peux : c’est du grand art.
Se fabriquer soi-mĂȘme avec l’argent de l’oncle
 c’est une performance d’équilibriste sans cĂąble.
Il n'y a que Zyor Mawi pour vous faire tourner en bourrique...
Si il vient en Empire, je vous jure qu'il ne jouera pas longtemps Ă  ce petit jeu lĂ  avec nous...
Je ne l'accepterais pas...

Quant aux kanards partout, je note :
lĂ  oĂč Magmor passe, le coin‑coin pousse.
LĂ  encore
 vous avez peut‑ĂȘtre un problĂšme d’écosystĂšme. Ou d’oreilles.
Si les kanards avaient des tentacules et le goût du poulpe
je le saurais depuis le temps que j'en mange!!!

Bref : si vous voulez que votre voix porte, faites simple.
Soit vous parlez au Royaume, et vous restez dans vos murs.
Soit vous parlez au Cybermonde, et vous nommez le bon auditoire...

Et en attendant, j’espĂšre que le HĂ©raut a bien notĂ© :
les oreilles, ça se mérite.
Et les messages, ça s’adresse.

Au passage : vous avez envisagĂ© un porte‑voix, un sonotone
 et une paire de chaussures ?

Niark.

P.S. Par contre, pour les pirates, vous pouvez les insulter Ă  gogo, surtout lui lĂ !!! Cucu Haine La praline!!!

23/02 (23:16) obscyne  
Le Héraut Déchaussé remercie ses deux premiers lecteurs pour leurs réactions enthousiastes. Le Héraut constate que sa gazette, dont on lui (...)
Le Héraut Déchaussé remercie ses deux premiers lecteurs pour leurs réactions enthousiastes. Le Héraut constate que sa gazette, dont on lui reproche qu'elle ne parle qu'aux étangs, a déjà atteint les eaux de Crab Key et les terres de l'Empire Brun. Pour un mégaphone tourné vers un marécage, la portée est honorable.

Le Héraut prend acte de la correction maritime : la Reine de Ruthvénie n'est pas une pirate. La Reine de Ruthvénie est une marchande. De Port Magmor. Qui porte un sabre. Le Héraut s'excuse de la confusion et corrigera dans les prochaines éditions.

Le Héraut salue ensuite l'Ambassadrice de l'Empire Brun, qui se demandait si la Ruthvénie existait encore, et qui a cependant lu le numéro dans son intégralité, y a répondu ligne par ligne, et y a consacré plus de mots que le Héraut n'en emploie dans certaines de ses rubriques. Pour un pays rangé dans un tiroir, la Ruthvénie occupe beaucoup de place dans la correspondance brune.

L'Ambassadrice reproche au HĂ©raut de ne s'adresser qu'Ă  ses provinces. Le HĂ©raut rĂ©pond ceci : on ne se plaint d'un mĂ©gaphone tournĂ© vers un marĂ©cage que lorsqu'on se trouve, soi-mĂȘme, quelque part dans le marĂ©cage. Le HĂ©raut parle depuis la RuthvĂ©nie. Si le Cybermonde tend l'oreille, le HĂ©raut en est flattĂ©. S'il se sent visĂ©, le HĂ©raut en est intriguĂ©.

L'Ambassadrice a par ailleurs forgĂ© une expression que le HĂ©raut trouve excellente : « monarchie quantique ». Un trĂŽne vide et plein en mĂȘme temps. Le HĂ©raut adopte le mot avec gratitude et en crĂ©dite l'Empire Brun, qui sait nommer les choses avec une Ă©lĂ©gance que le HĂ©raut n'attendait pas de ce cĂŽtĂ©-lĂ  du Cybermonde.

Concernant les chaussures : non. Les pieds nus passent partout sans bruit. Les talons aiguilles laissent des traces profondes et étroites. Chacun sa méthode.

Le HĂ©raut a enfin relevĂ© que ses deux lecteurs, avant mĂȘme que l'encre ne sĂšche, se dĂ©chirent entre eux dans le post-scriptum. Le HĂ©raut ne soufflera point sur ces braises. Le HĂ©raut se contentera de tendre les mains au-dessus du feu pour se rĂ©chauffer les doigts, car ses pieds, eux, ont l'habitude du froid.

Le Héraut ne juge point. Le Héraut constate. Et le Héraut constate que sa gazette se porte bien.

24/02 (09:03) Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ©  
Coucou c'est Loulou Duck, hmmm hmmm non non non non non non non Déjà, bon, tout l'article avec Zyor Mawi, c'est fumiste et (...)
Coucou c'est Loulou[*n]Duck,
hmmm hmmm

non non non non non non non [:n]

Déjà, bon, tout l'article avec Zyor[*j]Mawi, c'est fumiste et fumisterie.
Ça ne peut pas ĂȘtre vrai. Zyor est l'incarnation mĂ©taphysique de la richesse. Une sorte d'avatar, m'voyez ?
Il fait partie de la sainte trinité Corbeille - Notes de frais - Zyor Mawi.
Son existence n'a pas de commencement, pas de fin.
Donc l'idée de parenté, d'hérédité ou d'héritage, niet.
Zyor est. Et ça suffit. [8]]

Ensuite, concernant nous autres.
Grande confusion, grand amalgame je lis ici et lĂ .
Un canard, ce n'est pas un Kanard.
Un canard est un animal mignon tout blanc, jaune, vert, marron, brun, beige, parfois un peu mélangé. Les canards mangent des graines et adorent barbotter.
Les Kanards, ça n'a rien à voir. Déjà on parle. Vous avez du remarquer ? Et on est le résultat de la folie des hommes et des femmes et des autres humains. La guerre. Les champs de bataille. L'ile-désormais-aux-Kanards. Et encore, on dit aux Kanards, mais on reconnait uniquement notre présence, au lieu de reconnaitre notre souveraineté.
Au paradigme, ils étaient à deux doigts de dire "L'ile avec des Kanards dessus".
Alors qu'on est pas dessus, on possĂšde l'ile. C'est notre berceau naturel, mĂȘme si l'essence de notre existence est artificielle. La guerre j'ai dit.
Les Kanards c'est une sorte de mutation, une évolution forcée.

Donc qu'est-ce qu'on veut ? Bah ça dépend. Klaus il veut l'extinction par exemple. De votre espÚce.
Moi je préfÚre la récupération. De vos espÚces.
On est pas des fourmis, on a des désirs différents.

Par contre, beaucoup d'entre vous sont des fourmis. On a la Tapette avec nous, on a plus qu'à trouver un gros gros fourmilier et c'est parti pour le grand ménage du cybermonde

24/02 (12:59) Loulou[*n]Duck  
Ah. Le HĂ©raut « ne juge point ». Il constate. Avec emphase. Avec tambours. Avec effets de manche et poussiĂšre d’archives soigneusement (...)
Ah.

Le HĂ©raut « ne juge point ». Il constate. Avec emphase. Avec tambours. Avec effets de manche et poussiĂšre d’archives soigneusement soufflĂ©e au bon moment.

Permettez-moi donc, moi aussi, de « constater ». J'ai eu un « oncle », mais c'était en réalité une relation d'affaires qui a évolué en un rapport presque familial. Un spéculateur qui, une fois fortune faite, est parti couler ses vieux jours en Ruthvénie, pensant trouver le calme auprÚs d'un étang.

Je me souviens aussi qu'il m'a raconté que son échanson lui avait tout volé. Ce dernier était surnommé à l'époque Al-la-blatte-noire - mais avec l'argent volé à mon « oncle », il a pu modifier son nom, acheter un titre et une généalogie.

Tout ce qu'il restait à mon « oncle » : un simple palladollar qu'il m'a donné. Et quelques centaines d'actions de la PC, mais c'était juste sentimental.

Ce que le HĂ©raut omet, c’est la chronologie. J’ai hĂ©ritĂ©, en effet. D’une petite somme. Que j’ai investie. Que j’ai risquĂ©e. Que j’ai multipliĂ©e. Que j’ai parfois perdue. Puis regagnĂ©e. Un hĂ©ritage n’est pas une rĂ©ussite. C’est un point de dĂ©part. Beaucoup hĂ©ritent. Peu bĂątissent.

Le HĂ©raut Ă©voque mes « paris stupides ». Shorter des actions ruthvĂšnes ? Quand Lampion Ier s’obstine Ă  saboter sa propre crĂ©dibilitĂ© budgĂ©taire, cela s’appelle de l’analyse. Parier sur le baril de logique brute Ă  contre-cycle ? Cela s’appelle anticiper. Investir dans des galions de Crab Key quand le vent tourne ? Cela s’appelle influencer le vent. La spĂ©culation n’est pas un jeu de dĂ©s. C’est un jeu d’informations.

Et je remarque que mes prĂ©tendues ruines me permettent encore d’ĂȘtre suffisamment audible pour inquiĂ©ter. Quant Ă  cette idĂ©e dĂ©licieuse que je serais « bientĂŽt Ă  court d’argent » 

On ne pousse pas un roi Ă  l’abdication avec des coffres vides. On ne dĂ©stabilise pas des marchĂ©s en Ă©tant soi-mĂȘme Ă  la dĂ©rive. On ne devient pas un acteur central en Ă©tant un figurant ruinĂ©.

Le Héraut aime les contes de fées. Moi, je préfÚre les bilans comptables.

Le Héraut ne juge point.
Fort bien.
Moi non plus.
Je prospĂšre.

24/02 (13:33) Zyor[*j]Mawi  
obscyne a écrit : [quote]et de ses pieds nus Ah !!! Là, je vous laisse ça.[/quote] Pourtant sur (...)
obscyne a écrit :


et de ses pieds nus

Ah !!! Là, je vous laisse ça.


Pourtant sur OnlyBruns....

24/02 (14:00) Ombreloup  
Je profite de ces derniers instants en poste, en tant qu’ambassadrice brune, pour faire une remarque au HĂ©raut. Ce n’est pas parce que vous (...)
Je profite de ces derniers instants en poste, en tant qu’ambassadrice brune, pour faire une remarque au HĂ©raut.

Ce n’est pas parce que vous n’avez pas eu la courtoisie de vous adresser explicitement Ă  l’ensemble du Cybermonde que j’aurais dĂ» vous boycotter.
Je suis sectaire, oui. Je suis brune, mĂȘme.
Mais pas au point de confondre ligne idéologique et surdité volontaire.

Une gazette qui circule se lit.
Une voix qui se fait entendre s’analyse.
Et un royaume qui prĂ©tend exister mĂ©rite, au minimum, qu’on prenne la peine de constater s’il respire encore. Je vous ai donc lu. Et je vous ai rĂ©pondu. C’est une forme d’honneur
 Ă  ma maniĂšre.

Sur vos remarques “pieds nus contre talons” : je vous accorde un point.

Il est évident que des bottes à talons aiguilles ne sont pas adaptées aux marécages.
Ni, d’ailleurs, au pilotage de bombardiers bruns.
J’ai beau aimer l’élĂ©gance, je ne suis pas stupide : je sais adapter ma tenue aux circonstances. Je change de peau comme je change de plan.

Mais ne vous méprenez pas : si les pieds nus passent partout, ils laissent aussi une chose derriÚre eux : la vulnérabilité.
Un éclat, une sangsue, une épine
 et votre philosophie du sol devient une affaire de pansement.

Chez nous, on aime les semelles.
On aime les bottes qui claquent
Celles qui font un bruit bien martial...
Mais aussi pour ne pas saigner pour rien.

Quant aux talons
 eux, je les réserve aux lieux qui les méritent.

Lors de mes prestations de courtisane, les bottes en cuir noir, talons aiguilles, remontant Ă  mi‑cuisse, sont parfois
 le seul vĂȘtement que je juge nĂ©cessaire.
Et je peux vous assurer que ça a son petit effet, y compris chez les plus austĂšres. MĂȘme les marĂ©cages finissent par se taire.

Je prends les commandes pour les photos de charme. Sur devis. Et non : le Héraut ne juge point. Mais il peut constater.

Continuez votre gazette.
Elle a de la plume.
Et parfois mĂȘme du tranchant.

Niark.

24/02 (16:26) obscyne  
Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ© a Ă©crit qu’il pensait qu’une femme Ă©tait incapable de rĂ©gner Ah ! Eh bien, mon cher Wenceslas, auriez-vous perdu le (...)
Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ© a Ă©crit qu’il pensait qu’une femme Ă©tait incapable de rĂ©gner

Ah ! Eh bien, mon cher Wenceslas, auriez-vous perdu le courage de vos opinions ? Vous vous exprimez désormais à travers un journal. Vous avez raison, cela paraßt tellement plus raisonnable ainsi.

Oh ! Et je constate que la modernitĂ© vous donne toujours autant de fil Ă  retordre (vous l'avez?). Une femme sur le trĂŽne
 Il faut donc, selon vous, qu’elle soit nĂ©cessairement manipulĂ©e en secret par son mari - lequel est enfermĂ© dans une mine depuis quatre jours

Votre attachement aux traditions dissimule bien mal une misogynie certaine, mon ami. Mais bon, pour un vieux garçon comme vous, je ne vous en veux pas.

Venant de vous, je n’en attendais pas plus (ni moins d'ailleurs).

Hùte de lire le 3e numéro ! 

Sans rancune

24/02 (16:55) LandraĂ«l 1er  
Ombreloup a écrit : QUOI??? OnlyBruns...
Ombreloup a écrit :

QUOI??? OnlyBruns...

24/02 (17:31) obscyne  
Le Héraut Déchaussé est ému. Autant de réponses. De vrais pirates, des Bruns de passage par les étangs, des Kanards, des financiers et un (...)
Le Héraut Déchaussé est ému. Autant de réponses. De vrais pirates, des Bruns de passage par les étangs, des Kanards, des financiers et un ancien roi. Le premier numéro avait fait du bruit. Le deuxiÚme fait du vacarme. La gazette se porte bien.

Le HĂ©raut procĂ©dera dans l'ordre, car le HĂ©raut est mĂ©thodique mĂȘme quand ses pieds sont froids.

Le Héraut commence par le peuple kanard, à qui il doit des excuses. Le Héraut a commis l'impardonnable : confondre un canard et un Kanard. C'est, paraßt-il, aussi grave que de confondre un noble et un paysan qui a trouvé un chapeau. Le Héraut a compris la leçon. Le canard barbote. Le Kanard vote, légifÚre, possÚde une ßle en toute souveraineté, et débat entre amis pour savoir s'il vaut mieux exterminer l'espÚce humaine ou simplement lui vider les poches. Le Héraut se sent rassuré.

Le mĂȘme lecteur kanard a par ailleurs pris la dĂ©fense du sieur Mawi, qu'il dĂ©crit comme une sorte de divinitĂ© financiĂšre, Ă©ternelle et sans origine, Ă  mi-chemin entre un dieu et une ligne de crĂ©dit. Le HĂ©raut trouve l'image pieuse. Le HĂ©raut se demande toutefois pourquoi les divinitĂ©s Ă©prouvent le besoin de rĂ©pondre aux gazettes de province, car le sieur Mawi a bel et bien rĂ©pondu, avec une agitation tout Ă  fait mortelle pour un ĂȘtre mĂ©taphysique.

Et quelle réponse.

Le sieur Mawi, visiblement piqué, et quand un financier se pique, il se pique en plusieurs paragraphes, s'est lancé dans une longue explication de son parcours financier. Le Héraut en retient l'essentiel.

Le HĂ©raut avait parlĂ© d'un vieil oncle fortunĂ© en RuthvĂ©nie. Le sieur Mawi explique qu'il ne s'agissait pas d'un oncle mais d'un « rapport presque familial ». Le HĂ©raut apprend donc que le sieur Mawi a une famille qui n'en est pas une et un hĂ©ritage qui n'en est pas un, ce qui est cohĂ©rent avec une fortune qui n'en est peut-ĂȘtre plus une.

Le HĂ©raut avait Ă©crit que le sieur Mawi avait hĂ©ritĂ©. Le sieur Mawi a eu la bontĂ© de confirmer en personne. Le HĂ©raut n'aurait pas osĂ© espĂ©rer une telle coopĂ©ration de la part de ses sujets d'enquĂȘte.

Le sieur Mawi a aussi cru bon de mettre en cause de vieilles familles ruthvÚnes. Le Héraut note que les gens qui s'inventent un parcours ont souvent besoin de salir celui des autres. C'est un mécanisme que le Héraut a déjà observé chez les joueurs de dés quand ils perdent : on accuse le dé.

Le Héraut se tourne à présent vers l'Empire Brun, dont l'Ambassadrice en est à sa deuxiÚme réponse. Le Héraut rappelle que l'Ambassadrice, dans sa premiÚre intervention, se demandait si la Ruthvénie existait encore. Deux messages plus tard, elle y consacre plus de lignes qu'à ses propres rapports diplomatiques. Le Héraut en déduit que la Ruthvénie existe suffisamment pour occuper la correspondance brune.

L'Ambassadrice a concédé un point au Héraut, les pieds nus passent partout, avant d'ajouter que les pieds nus sont vulnérables aux éclats, aux sangsues et aux épines. Le Héraut en convient. Le Héraut note cependant que la discussion a ensuite glissé, par un enchaßnement que le Héraut ne s'explique pas entiÚrement, des bottes martiales aux bottes de cuir à mi-cuisse, puis aux photos de charme sur devis. Le Héraut admire la souplesse de la transition. Le Héraut ne passera pas commande, mais le Héraut constate que l'Empire Brun diversifie ses exportations avec un enthousiasme que ses bombardiers pourraient lui envier.

Le HĂ©raut termine par l'ancien Roi, qui honore la gazette de sa lecture depuis le fond d'une mine oĂč il serait enfermĂ© depuis quatre jours. Le HĂ©raut est impressionnĂ© par l'infrastructure miniĂšre ruthvĂšne, qui permet apparemment de lire les gazettes, d'y rĂ©pondre avec esprit, et de commenter la vie sentimentale du Duc de RuthvĂ©nie, le tout Ă  plusieurs mĂštres sous terre. Le HĂ©raut se demande si c'est vraiment une mine, ou si c'est un bureau avec de la poussiĂšre sur les murs.

L'ancien Roi accuse le HĂ©raut de penser qu'une femme ne peut point rĂ©gner. Le HĂ©raut relit son propre article. Le HĂ©raut a Ă©crit que la Reine ne rĂ©gnait pas, ce qui n'est pas du tout la mĂȘme chose. Le HĂ©raut ne doute point des capacitĂ©s de la Reine. Le HĂ©raut constate son absence. Un trĂŽne vide inquiĂšte le HĂ©raut, quel que soit le sexe de la personne qui devrait s'y trouver.

L'ancien Roi a aussi traité le Duc de vieux garçon. Le Héraut transmettra la pique avec le sourire. Le Héraut note simplement que le Duc, vieux garçon certes, n'a jamais eu besoin d'abdiquer en faveur de son épouse. Avantage collatéral du célibat.

Enfin, l'ancien Roi a conclu par un jovial « sans rancune ». Le Héraut a observé au cours de sa longue carriÚre pieds nus que les gens qui prennent la peine de préciser qu'ils n'ont pas de rancune sont précisément ceux chez qui elle mijote le mieux. Le Héraut range la formule dans ses archives pour un usage futur.

Le Héraut ne juge point. Le Héraut constate. Et le Héraut constate que lorsqu'on touche au trÎne, au porte-monnaie et aux plumes, tout le monde répond.

Sauf la Reine.

24/02 (17:47) Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ©  
EX-AMBASSADRICE!!! Mais BRUNE quand mĂȘme!!! Niark!!! P.S. kanard blanc et blanc canard, c'est la mĂȘme (...)
EX-AMBASSADRICE!!!

Mais BRUNE quand mĂȘme!!!

Niark!!!

P.S. kanard blanc et blanc canard, c'est la mĂȘme chose!!!

24/02 (17:54) obscyne  
obscyne a écrit : QUOI??? OnlyBruns... Je tenais juste à souligner que votre guilde... artistique, savait mettre en avant votre meilleur (...)
obscyne a écrit :



QUOI??? OnlyBruns...


Je tenais juste Ă  souligner que votre guilde... artistique, savait mettre en avant votre meilleur profil plantaire.
Vous avez des qualitĂ©s qui doivent ĂȘtre admirĂ©es.

24/02 (18:02) Ombreloup  
J'ai l'impression que le Héraut n'est pas totalement au fait de mes activités. Pour votre information, J'ai fait (...)
J'ai l'impression que le Héraut n'est pas totalement au fait de mes activités.

Pour votre information,

J'ai fait connaissance avec les sujets de la capitale aprĂšs ma nomination.
Je suis allés ce samedi au Valégro encourager les mineurs d'or pour contribuer aux finances et au développement du duché et fait connaissance avec les habitants présents.
J'ai participer Ă  la fĂȘte de la Pierre Ă  Sanctuaire, y ai Ă©galement encourager les travailleurs pour que la fĂȘte soit une rĂ©ussite et j'y ai fais connaissance avec les concitoyens.

Entretemps, j'ai fais des consultations pour les nouveaux membres du gouvernement. Les derniÚres nominations ont eu lieue récemment.

J'ai personnellement présenter ma vision du Royaume par deux fois sur la place publique ruthvÚne avant d'avoir été désignée comme successeuse à Landraël.

J'ai nommé une ministre des Affaires EtrangÚres et une ministre de l'Information pour s'occuper des discours.

Il n'y a pas eu de cérémonie pour la sécurité des habitants. On sait ce qu'on donné les derniers rassemblements officiels ruthvÚnes....

Ces information sont pour la plupart publique, la Reine est là, elle rÚgne depuis le navire de commandement mais pas forcément tout le temps depuis le palais royal!.

25/02 (00:01) Korail  
Le Héraut avait écrit « Sauf la Reine ». La Reine l'a lu. Le Héraut est honoré. Le Héraut est touché. Le Héraut est pieds nus sur (...)
Le Héraut avait écrit « Sauf la Reine ». La Reine l'a lu.

Le Héraut est honoré. Le Héraut est touché. Le Héraut est pieds nus sur des pavés froids et pourtant il sent une chaleur lui monter aux joues, car la souveraine de Ruthvénie a pris la plume pour répondre à sa modeste gazette. Le Héraut s'incline.

Le Héraut prend acte et corrige : la Reine n'a pas disparu. La Reine était occupée. Le Héraut confesse son erreur et la met sur le compte de sa vue basse, car la Reine, visiblement, se déplace beaucoup. Le Héraut va essayer de reconstituer l'emploi du temps royal tel qu'il lui a été communiqué.

La Reine a fait connaissance avec la capitale. La Reine est ensuite allĂ©e encourager des mineurs au Valegro. La Reine a ensuite participĂ© Ă  une fĂȘte de la Pierre Ă  Sanctuaire, oĂč elle a encouragĂ© des travailleurs. La Reine a consultĂ©, nommĂ©, renommĂ©. La Reine a prĂ©sentĂ© sa vision du Royaume par deux fois. La Reine a nommĂ© une ministre pour s'occuper des discours.

Le Héraut récapitule : la Reine a fait des rencontres, des encouragements, des consultations et des nominations. Le Héraut ne doute pas de l'énergie de la Reine. Le Héraut constate toutefois que dans cette liste fournie, il manque un mot. Le Héraut a cherché. Le Héraut a relu. Le mot « gouverner » n'y figure point.

Encourager, c'est beau. Nommer, c'est utile. Faire connaissance, c'est aimable. Mais le Héraut, qui est vieux et qui a les pieds froids, se permet de rappeler que le trÎne de Ruthvénie n'est pas un fauteuil de bienvenue. On attend d'une reine qu'elle tranche, qu'elle ordonne, qu'elle impose. Pas qu'elle fasse la tournée des encouragements comme un arbitre de tournoi qui distribue des rubans.

Le HĂ©raut a aussi notĂ© qu'il n'y a pas eu de cĂ©rĂ©monie de couronnement. Pour des raisons de sĂ©curitĂ©, dit la Reine. Le HĂ©raut comprend. Le HĂ©raut se souvient des tentacules. Le HĂ©raut se souvient du soufre. Mais le HĂ©raut note qu'un couronnement, ce n'est pas qu'une fĂȘte. C'est un serment. C'est un lien sacrĂ© entre la Couronne et le peuple. Sans cĂ©rĂ©monie, la Couronne est sur une tĂȘte mais pas dans les cƓurs. Le HĂ©raut espĂšre que la Reine y remĂ©diera. Le HĂ©raut est patient.

Et puis il y a cette phrase. Cette phrase que le Héraut va garder longtemps, comme on garde un bon vin ou une mauvaise créance.

La Reine rÚgne, dit-elle, « depuis le navire de commandement ».

Le HĂ©raut prie ses auditeurs de savourer. La Reine de RuthvĂ©nie, ce royaume de forĂȘts, d'Ă©tangs et de traditions millĂ©naires, rĂšgne depuis un navire. Un navire de commandement. Pas depuis le palais. Pas depuis le trĂŽne. Depuis un navire.

Le HĂ©raut avait Ă©crit que la Reine venait de Crab Key et de Port Magmor. On lui avait reprochĂ© le mot « pirate ». On lui avait dit « corsaire », puis « marchande ». Le HĂ©raut avait corrigĂ© avec bonne volontĂ©. Et voilĂ  que la Reine elle-mĂȘme, de sa propre plume, annonce qu'elle gouverne depuis un bateau.

Le Héraut ne dira plus « pirate ». Le Héraut n'a plus besoin de le dire. La Reine s'en est chargée.

Le Héraut ne juge point. Le Héraut constate. Et le Héraut constate que la Reine est là, qu'elle est active, qu'elle est sur l'eau, et que le Royaume attend encore de savoir dans quelle direction le navire se dirige.

25/02 (15:24) Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ©  
Le Héraut récapitule : la Reine a fait des rencontres, des encouragements, des consultations et des nominations. (
) Le Héraut constate (...)
Le HĂ©raut rĂ©capitule : la Reine a fait des rencontres, des encouragements, des consultations et des nominations. (
) Le HĂ©raut constate toutefois que dans cette liste fournie, il manque un mot. (
) Le mot « gouverner » n'y figure point.

Il est tout de mĂȘme piquant, pour ne pas dire cocasse, qu’un expert autoproclamĂ© des traditions ruthvĂšnes semble ignorer les rudiments mĂȘmes de notre systĂšme politique.

La Reine ne gouverne pas ? Mais prĂ©cisĂ©ment : elle n’a jamais eu vocation Ă  gouverner. Aucun souverain de RuthvĂ©nie ne l’a fait. Depuis des gĂ©nĂ©rations, nos monarques rĂšgnent, arbitrent, incarnent – et nomment. Ce sont les ministres qui administrent, dĂ©cident, exĂ©cutent. Tel est l’équilibre subtil de notre Royaume.

On ne juge donc pas un souverain Ă  sa capacitĂ© Ă  rĂ©diger des dĂ©crets entre deux audiences, mais Ă  son discernement dans le choix de celles et ceux Ă  qui il confie les rĂȘnes du pouvoir. Qu’il consacre ses aprĂšs-midis au jeu de paume ou ses matinĂ©es au kayak importe peu, tant que les affaires de l’État sont confiĂ©es Ă  des mains compĂ©tentes.

À cet Ă©gard, permettez-moi une observation modeste : j’ai Ă©tĂ© nommĂ© ministre successivement par Chilmerdic XXVII, LandraĂ«l Ier, puis par la Reine Korail. Trois rĂšgnes, trois confirmations. Certains y verront une coĂŻncidence. D’autres, plus perspicaces, y liront peut-ĂȘtre la reconnaissance d’une certaine constance
 et d’une expertise que mĂȘme les changements de couronne n’ont pas jugĂ©e superflue.

25/02 (16:04) Darth Leo  
Le Héraut Déchaussé a écrit : Le sieur Mawi, visiblement piqué, et quand un financier se pique, il se pique en plusieurs paragraphes, (...)
Le Héraut Déchaussé a écrit :

Le sieur Mawi, visiblement piqué, et quand un financier se pique, il se pique en plusieurs paragraphes, s'est lancé dans une longue explication de son parcours financier. Le Héraut en retient l'essentiel.

DĂ©nigrez mon parcours autant qu’il vous plaira – cela ne change rien aux faits. J’ai avancĂ©. J’ai investi. J’ai risquĂ©. Et ma fortune, loin de s’éroder dans les salons oĂč l’on parle beaucoup d’honneur, n’a cessĂ© de croĂźtre, avec cette rĂ©gularitĂ© presque indĂ©cente que les graphiques qualifient d’« exponentielle ». On peut contester mon style, mon ton, mes mĂ©thodes. On ne conteste pas des rĂ©sultats comptables.

En revanche, je m’étonne qu’un certain noblion, si prompt Ă  rappeler qu’il compte sept Ă©chansons dans son arbre gĂ©nĂ©alogique, n’ait pas rĂ©ussi – malgrĂ© ce glorieux hĂ©ritage de plateaux et de carafes – Ă  se faire nommer ne fĂ»t-ce qu’aide-Ă©chanson par le moindre des souverains actuels. Il est une diffĂ©rence subtile entre avoir des ancĂȘtres qui servaient le vin
 et ĂȘtre encore capable de servir Ă  quelque chose.

L’Histoire honore les lignĂ©es. Le prĂ©sent, lui, rĂ©compense les compĂ©tences.


Darth Leo a écrit :

Trois rĂšgnes, trois confirmations. Certains y verront une coĂŻncidence. D’autres, plus perspicaces, y liront peut-ĂȘtre la reconnaissance d’une certaine constance
 et d’une expertise que mĂȘme les changements de couronne n’ont pas jugĂ©e superflue.

Le signe de votre compĂ©tence, Darth Leo ? Ou bien, plus prosaĂŻquement, le symptĂŽme d’une pĂ©nurie chronique de talents en RuthvĂ©nie ?

Il n’est guĂšre difficile de paraĂźtre brillant lorsque l’on Ă©volue dans une piĂšce oĂč toutes les autres bougies se sont Ă©teintes. Être lumiĂšre face Ă  Lampion Ier n’a jamais constituĂ© une performance olympique ; l’homme n’a jamais Ă©clairĂ© que sa propre chope.

Vous avez Ă©tĂ© nommĂ© par plusieurs souverains, soit. Mais cela prouve-t-il votre gĂ©nie
 ou simplement leur incapacitĂ© Ă  recruter mieux ? Dans un marchĂ© du travail compĂ©titif, la reconduction peut ĂȘtre un hommage. Dans un dĂ©sert de compĂ©tences, elle relĂšve parfois de la rĂ©signation.

Je me permets donc une hypothĂšse : votre carriĂšre est peut-ĂȘtre moins le fruit d’une excellence universelle que celui d’un Ă©cosystĂšme particuliĂšrement indulgent. Je ne suis pas certain que, sous des cieux plus exigeants, votre trajectoire aurait conservĂ© la mĂȘme altitude.

Mais rassurez-vous : mĂȘme une Ă©toile modeste brille intensĂ©ment lorsqu’elle est entourĂ©e d’obscuritĂ©.

25/02 (16:26) Zyor[*j]Mawi  
Darth Leo a Ă©crit : Certains y verront une coĂŻncidence. D’autres, plus perspicaces, y liront peut-ĂȘtre la reconnaissance d’une certaine (...)
Darth Leo a écrit :

Certains y verront une coĂŻncidence. D’autres, plus perspicaces, y liront peut-ĂȘtre la reconnaissance d’une certaine constance
 et d’une expertise que mĂȘme les changements de couronne n’ont pas jugĂ©e superflue.


Certains, plus taquins, pourraient y voir la peur de voir leur rĂšgne se raccourcir. Et pas que leur rĂšgne.

25/02 (16:43) Ombreloup  
Alors... https://zupimages.net/up/26/01/pg4c.jpg AprÚs avoir balancé des rumeurs et sans aucune vérification, on me dit que j'ai un droit (...)
Alors...


AprÚs avoir balancé des rumeurs et sans aucune vérification, on me dit que j'ai un droit de réponse.
HĂ© ben c'est un peu tard!

Pour rétablir un peu les choses...
Je n'ai pas reçu d'éducation religieuse de la part de ma famille.
Mon éducation religieuse s'est faite plus tard. [[(]
Non, je n'en dirai pas plus!

Et je ne suis pas une girouette! [:f]
Croyez-moi, je ne suis pas une calculatrice! Je suis nulle en maths.
Et j'ai beaucoup de convictions religieuses!

J'avais pas besoin de ça, moi...

25/02 (19:08) Vesperia Ashcroft  
  • Hier

  • 23:46

    Bwahaha ! Les grands stratĂšges de l'Empire Brun sont vraiment des ploucs !


  • 23:46
    Yun

    Pour ou contre le retour d'Annie ? [pk]

  • Avant-hier

  • 20:11

    Kra20Kra !


  • 20:11
    Yun

    JE SUIS PRUNE !!

  • 25/02

  • 19:05

    Je suis content de ne pas ĂȘtre tout seul dans ce chat... [:)]


  • 19:05

    Moi aussi je peux reroll en PJ[*r]RP ?

  • 24/02

  • 16:22

    LibÚre ta liberté !


  • 16:22
    Yun

    🚂Vive le Siberian Express🚃🚃🚃🚃🚃🚃


  • 07:01

    Kra20Kra !


  • 06:56

    débloquez les maladies au delà du niveau 4. Sinon l'ecrasante avance technologique de mon Empire ne sert à rien!!!

  • Texte gĂ©nĂ©rĂ© Ă  00:37:18