Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ© â N°II : OĂč sont la Reine et l'argent de Mawi, et que veulent les canards ?
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Gazette proclamĂ©e du Royaume â NumĂ©ro II
« Que les oreilles se dressent et les chausses se baissent ! (...)
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Gazette proclamĂ©e du Royaume â NumĂ©ro II « Que les oreilles se dressent et les chausses se baissent ! » ââââââââââââââââââââââââ đ LA GRANDE PROCLAMATION De l'abdication, de la Reine fantĂŽme, et du Roi qui ne part point Oyez, oyez, bonnes gens et nobles sires ! Qu'il soit portĂ© Ă la connaissance du Royaume, de ses provinces, de ses Ă©tangs et de ses pieds nus, que le HĂ©raut DĂ©chaussĂ© a de grandes nouvelles Ă proclamer, et que ces nouvelles sentent le soufre. Le Roi LandraĂ«l Premier a abdiquĂ©. Le HĂ©raut laisse le mot rĂ©sonner dans les rues pavĂ©es, car il est lourd. Un roi qui abdique, c'est une couronne qui tombe. Dans l'ancien temps, les rois ne dĂ©posaient point leur couronne. On la leur retirait, certes, parfois avec la tĂȘte encore dedans, mais on ne la posait point sur la table de nuit en disant « j'ai assez donnĂ© ». EmpĂȘtrĂ© dans les scandales comme un sanglier dans un buisson d'Ă©pines, pressĂ© par les uns, conspuĂ© par les autres, poussĂ© notamment par un certain Zyor Mawi, dont le HĂ©raut reparlera plus bas, car le HĂ©raut a bonne mĂ©moire et des pieds patients, le Roi a donc choisi de partir. Mais le HĂ©raut s'interroge. Car le HĂ©raut, quand il s'interroge, trouve souvent des rĂ©ponses que d'autres prĂ©fĂ©reraient enfouir. Le Roi a abdiquĂ© au profit de son Ă©pouse. Korail. La pirate de Crab Key. Celle dont le port d'attache se nomme, le HĂ©raut le rappelle pour les lecteurs qui auraient manquĂ© le premier numĂ©ro, Port Magmor. Comme le dieu. Celui des tentacules. Et depuis ? Rien. Le HĂ©raut a tendu l'oreille. Le HĂ©raut a tendu les deux oreilles. Le HĂ©raut a collĂ© ses oreilles nues contre les murs du palais. Et le HĂ©raut n'a entendu que le silence. La Reine Korail a nommĂ© quelques ministres. Puis la Reine Korail a disparu. Pas de discours d'avĂšnement. Pas de proclamation royale. Pas de tournĂ©e des provinces. Pas un mot aux Sans-Chaussettes qui grelottent. Pas un geste envers les nobles qui attendent. Rien. Le trĂŽne est occupĂ© mais la salle du trĂŽne est vide. Le HĂ©raut, qui ne juge point mais qui constate avec une certaine insistance, voit trois explications possibles Ă cette absence. PremiĂšre hypothĂšse. La Reine, fidĂšle de Magmor,car le HĂ©raut maintient le conditionnel avec la dĂ©licatesse d'un chirurgien, mais le maintient tout de mĂȘme, est occupĂ©e ailleurs. Dans une crypte. Devant un autel. Ă invoquer des choses que le HĂ©raut prĂ©fĂšre ne point nommer avant le souper. Les tentacules qui ont frappĂ© Ă l'aube de cette Ăšre avaient bien une origine. Le HĂ©raut ne dit pas que cette origine porte une couronne. Le HĂ©raut s'interroge. DeuxiĂšme hypothĂšse. La Reine n'est qu'un paravent. Une figure de proue, mĂ©taphore appropriĂ©e pour une pirate, derriĂšre laquelle se dissimule celui qui tire vĂ©ritablement les ficelles. Et qui serait ce marionnettiste ? Le HĂ©raut invite ses auditeurs Ă considĂ©rer ceci : un roi empĂȘtrĂ© dans les scandales, acculĂ© Ă la dĂ©mission, qui « abdique » au profit de sa propre Ă©pouse, laquelle ne prend aucune dĂ©cision visible, ne se montre point, ne rĂšgne point... Cela ressemble moins Ă une abdication qu'Ă un changement de costume. LandraĂ«l Premier, roi dĂ©chu ? Ou LandraĂ«l Premier, roi dĂ©guisĂ© ? TroisiĂšme hypothĂšse. Les deux Ă la fois. Un roi-fantĂŽme qui tire les ficelles d'une reine-fantĂŽme qui invoque des dieux-fantĂŽmes. Le HĂ©raut concĂšde que cette hypothĂšse lui donne mal aux pieds. Le HĂ©raut ne juge point. Le HĂ©raut constate que le trĂŽne de RuthvĂ©nie est vide et plein en mĂȘme temps, ce qui est un tour de force que mĂȘme les Ă©chansons royaux des Altheim-BlatnoĂŻ, et ils en ont vu, en sept gĂ©nĂ©rations, n'auraient su imaginer. Le HĂ©raut ne juge point. Le HĂ©raut constate. ââââââââââââââââââââââââ đ LE LIVRE D'OR ET DE BOUE De Zyor Mawi, ou le self-made man qui ne s'est point fait lui-mĂȘme Le HĂ©raut a remuĂ© ses archives. Le HĂ©raut a soufflĂ© sur de vieux parchemins. Et le HĂ©raut a trouvĂ©, encore (!), un nom qui sent la poudre. Zyor Mawi. L'homme qui a poussĂ© un roi Ă l'abdication. L'homme qui se prĂ©sente au Cybermonde comme un self-made man, un bĂątisseur parti de rien, un capitaine d'industrie forgĂ© dans le feu de l'ambition et la sueur du mĂ©rite. Le HĂ©raut aime les belles histoires. Le HĂ©raut adore les contes de fĂ©es. Mais le HĂ©raut prĂ©fĂšre encore la vĂ©ritĂ©. Car le HĂ©raut a fouillĂ©. Le HĂ©raut fouille toujours. Et voici ce que le HĂ©raut a trouvĂ©, coincĂ© entre deux registres poussiĂ©reux que personne n'avait ouverts depuis fort longtemps : Zyor Mawi a des origines ruthvĂšnes. Le HĂ©raut prie ses auditeurs de ne point s'Ă©vanouir. Plus prĂ©cisĂ©ment, le HĂ©raut a retrouvĂ© la trace d'un vieil oncle. Un vieil oncle fortunĂ©. Un vieil oncle fortunĂ© et, le HĂ©raut savoure chaque mot, noble. Une de ces petites noblesses de province que l'on oublie comme on oublie un meuble dans un grenier, mais dont les coffres Ă©taient pleins comme un Ă©tang aprĂšs l'orage. Le self-made man n'a rien fait lui-mĂȘme. Il a hĂ©ritĂ©. Et qu'a-t-il fait de ce pactole ruthvĂšne ? Le HĂ©raut va vous le dire, car le HĂ©raut est gĂ©nĂ©reux de ses rĂ©vĂ©lations. Il l'a dilapidĂ©. Le HĂ©raut a reconstituĂ©, avec la patience d'un gĂ©nĂ©alogiste et la tĂ©nacitĂ© d'un limier pieds nus, le parcours financier du sieur Mawi. Et quel parcours. Shorter les actions ruthvĂšnes, parier contre son propre sang, si l'on ose dire. Miser sur la hausse du baril quand le baril baissait. Investir dans des galions quand le vent tournait. SpĂ©culer sur des tentacules quand les tentacules spĂ©culaient sur lui. Choix coĂ»teux aprĂšs choix coĂ»teux, comme un joueur de dĂ©s qui s'obstine Ă miser sur le six quand le dĂ© nâa que cinq faces. Et voilĂ pourquoi, selon les sources du HĂ©raut, et les sources du HĂ©raut sont comme ses pieds : nus, mais solides, le sieur Mawi serait bientĂŽt Ă court d'argent. D'oĂč sa prĂ©sence de plus en plus envahissante dans les gazettes et les tribunes. D'oĂč ses discours enflammĂ©s. D'oĂč sa croisade contre le trĂŽne. Car lorsque les coffres se vident, il faut bien remplir quelque chose : Ă dĂ©faut de bourses, on remplit les oreilles. Le HĂ©raut rĂ©sume pour les auditeurs pressĂ©s : un homme aux origines ruthvĂšnes et nobles, qui a hĂ©ritĂ© d'une fortune qu'il n'a point gagnĂ©e, qui l'a perdue en paris stupides, et qui compense son dĂ©clin par de l'agitation politique. Le HĂ©raut a un mot pour ce genre de parcours, mais comme le HĂ©raut ne juge point, il le gardera pour lui. Le HĂ©raut ne juge point. Le HĂ©raut constate. ââââââââââââââââââââââââ đŠ LES BRUITS DU CYBERMONDE De l'invasion silencieuse des palmipĂšdes, ou le grand coin-coin Le HĂ©raut a des nouvelles du vaste Cybermonde. Et ces nouvelles ont des plumes. Il y a des canards partout. Le HĂ©raut avait d'abord cru Ă une hallucination due au froid sur ses pieds nus. Mais non. Les canards sont rĂ©els. Ils sont nombreux. Et ils sont partout. Ă l'Ăle aux Kanards, bien sĂ»r, mais cela, c'est dans l'ordre des choses, comme des poissons dans un Ă©tang ou des Altheim-BlatnoĂŻ dans un registre nobiliaire. Non, ce qui alarme le HĂ©raut, c'est que les palmipĂšdes ont dĂ©passĂ© les frontiĂšres du raisonnable. On en trouve dans les provinces les plus reculĂ©es. On en croise dans les couloirs des ministĂšres. On en aperçoit dans les tavernes, les forges, les acadĂ©mies. Le HĂ©raut en a mĂȘme vu un, il le jure sur ses pieds nus, consulter un panneau d'affichage avec un air de profonde rĂ©flexion. Et le comble : le nouveau Premier Ministre de la RĂ©publique de Kraland est un canard. Le HĂ©raut rĂ©pĂšte, car il faut parfois rĂ©pĂ©ter pour que l'absurde devienne rĂ©el : la grande RĂ©publique du Cybermonde, celle qui a Ă©crasĂ© des empires et fait trembler des rois, est dĂ©sormais dirigĂ©e par un palmipĂšde. Le HĂ©raut s'interroge, car le HĂ©raut s'interroge toujours. Est-ce la catastrophe des tentacules qui a ouvert cette Ăšre qui est en cause ? Les horreurs de Magmor auraient-elles créé, en dĂ©vastant l'ancien monde, une niche Ă©cologique oĂč le canard prospĂšre ? LĂ oĂč le tentacule recule, le palmipĂšde avance-t-il ? Y a-t-il une loi naturelle qui veut que toute catastrophe dĂ©moniaque profite aux volatiles ? Ou bien, et le HĂ©raut avance cette hypothĂšse Ă pas feutrĂ©s, car ses pieds nus savent marcher sans bruit, les radiations sont-elles en cause ? Les Ă©manations de soufre, les rĂ©sidus magmoriens, les miasmes tentaculaires auraient-ils transformĂ© d'honnĂȘtes citoyens en palmipĂšdes ? Le HĂ©raut a vu des choses Ă©tranges en ce bas monde, mais un ministre qui fait coin-coin dĂ©passe l'entendement. Le HĂ©raut note en tout cas que lĂ oĂč Magmor passe, les canards poussent. Le HĂ©raut ne tire aucune conclusion de cette coĂŻncidence. Mais le HĂ©raut la note. Le HĂ©raut note toujours. Le HĂ©raut ne juge point. Le HĂ©raut constate. Et le HĂ©raut constate que ça cancane. ââââââââââââââââââââââââ đ LE LIVRE D'OR ET DE BOUE (suite) De Vesperia Ashcroft, ou les Essecroft de la honte Les lecteurs fidĂšles du HĂ©raut, et le HĂ©raut sait qu'ils sont nombreux, car le HĂ©raut a des oreilles partout oĂč il a des pieds, se souviennent que le premier numĂ©ro de cette gazette rĂ©vĂ©lait les origines ruthvĂšnes et nobles de Vesperia Ashcroft, ancienne PremiĂšre Ministre de la RĂ©publique de Kraland. Le HĂ©raut avait promis de creuser. Le HĂ©raut a creusĂ©. Et ce que le HĂ©raut a dĂ©terrĂ© sent le vieux linge et le reniement. Le nom « Ashcroft » est une dĂ©formation. Un maquillage onomastique digne d'un faussaire de troisiĂšme ordre. Le vĂ©ritable nom de famille est Essecroft. Et les Essecroft, le HĂ©raut peut l'affirmer registres en main, sont une famille de petite noblesse ruthvĂšne. Petite noblesse, certes. Pas de quoi rivaliser avec les Altheim-BlatnoĂŻ et leurs sept Ă©chansons royaux. Mais noblesse tout de mĂȘme. Du sang bleu, fĂ»t-il diluĂ©. Des armoiries, fussent-elles modestes. Un nom dans les registres, ce qui est plus que n'en peuvent dire certains ducs autoproclamĂ©s. Or, les Essecroft ont Ă©tĂ© chassĂ©s du Royaume. Et voici pourquoi. Les Essecroft priaient la Grande DĂ©esse. Le HĂ©raut laisse cette information se dĂ©poser dans l'esprit de ses auditeurs. La Grande DĂ©esse. La divinitĂ© des Seeliens. Celle des bishĂŽnens aux tournois, celle de « Celui qui Guide » et de ses illuminĂ©s. Dans un Royaume qui prie la Dame de l'Ătang, cette Dame qui est apparue sur les eaux sacrĂ©es que les Altheim-BlatnoĂŻ gardent depuis des siĂšcles, prier la Grande DĂ©esse est plus qu'une hĂ©rĂ©sie. C'est un affront. Les Essecroft furent donc chassĂ©s. Justice fut faite. Les registres furent annotĂ©s. L'affaire fut close. Mais voici le trait le plus savoureux, celui que le HĂ©raut gardait pour la fin comme on garde le dessert aprĂšs la soupe : Une fois chassĂ©s, les Essecroft ne se sont point repentis. Ils ne sont point revenus Ă genoux implorer le pardon de la Dame de l'Ătang. Non. Ils se sont convertis. Au socialo-graffitisme. De la Grande DĂ©esse au socialo-graffitisme. D'une hĂ©rĂ©sie Ă une idĂ©ologie. Le HĂ©raut admire presque la souplesse de conscience. Car il faut un certain talent pour trahir son roi, trahir sa foi, et se convertir Ă la premiĂšre doctrine venue comme on change de chausses, si l'on en porte, ce qui n'est point le cas au HĂ©raut. Par opportunisme. Le mot est lĂąchĂ©. Les Essecroft n'ont pas de convictions. Ils ont des positions. Et leurs positions changent selon le vent, comme une girouette sur un clocher, si les socialo-graffitistes avaient des clochers, ce dont le HĂ©raut doute. VoilĂ donc le pedigree complet de celle qui dirigea la plus grande RĂ©publique du Cybermonde : une noble ruthvĂšne issue d'une famille d'hĂ©rĂ©tiques exilĂ©s reconvertis en socialo-graffitistes par pur calcul. Le sang bleu ne ment jamais. MĂȘme quand il essaie trĂšs fort. Le HĂ©raut ne juge point. Le HĂ©raut constate. ââââââââââââââââââââââââ đ§Š LA PAROLE Ă LA CHAUSSETTE *la Royale Chaussette des Traditions Ă©merge lentement, regarde Ă gauche, regarde Ă droite, puis regarde en l'air avec inquiĂ©tude* Miaou. La Chaussette a une question. Miaou. Si le Roi abdique mais que sa femme rĂšgne, et que sa femme ne fait rien, et que le Roi dĂ©cide quand mĂȘme, est-ce que le Roi a vraiment abdiquĂ© ? Miaou. La Chaussette a une autre question. Miaou. Si un canard devient Premier Ministre, est-ce que la Chaussette peut devenir Reine ? Miaou. La Chaussette a plus de lĂ©gitimitĂ©. La Chaussette a touchĂ© la main de deux rois. Miaou. Le canard n'en a touchĂ© aucun. La Chaussette a une derniĂšre question. Miaou. Pourquoi tout le monde change de nom ? Essecroft qui devient Ashcroft. Mawi qui cache son oncle. Korail qui cache son dieu. Miaou. La Chaussette s'appelle la Chaussette. La Chaussette n'a rien Ă cacher. Miaou. Sauf des griffes. Miaou. *la Chaussette exhibe une griffe tricotĂ©e, puis se rendort avec une dignitĂ© fĂ©line* Le HĂ©raut tient Ă prĂ©ciser qu'il n'endosse point les propos de la Chaussette des Traditions, mais reconnaĂźt qu'elle pose de bonnes questions. ââââââââââââââââââââââââ Le HĂ©raut rappelle aux nouveaux lecteurs que la premiĂšre Ă©dition du HĂ©raut DĂ©chaussĂ©, contenant des rĂ©vĂ©lations sur le mariage royal, la couronne volĂ©e, le sang bleu de certaines communistes et d'autres nouvelles que le pouvoir prĂ©fĂ©rerait oublier, est disponible Ă la Taverne pour qui sait y entrer pieds nus. Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ© est un organe de presse indĂ©pendant placĂ© sous la protection bienveillante du Duc Wenceslas von Altheim-BlatnoĂŻ, descendant de sept Ă©chansons royaux, Gardien hĂ©rĂ©ditaire des Ătangs et protecteur occasionnel de palmipĂšdes Ă©garĂ©s. Le HĂ©raut ne juge point. Le HĂ©raut constate. Toute ressemblance avec des personnages existants serait une coĂŻncidence que le HĂ©raut trouverait fort amusante. |
23/02 (21:50) | Le Héraut Déchaussé | |
| "Korail. La pirate de Crab Key." OH mon pote ! J'aime bien ta logorrhĂ©e, mais calmes toi quand mĂȘme avec les insultes. Korail (...) | 23/02 (23:05) | Cuchulainn | |
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SUPER !!!
En tant quâambassadrice BRUNE, je suis ravie dâavoir des nouvelles de RuthvĂ©nie.
Je commençais Ă me demander si ce petit Ătat (...)
En tant quâambassadrice BRUNE, je suis ravie dâavoir des nouvelles de RuthvĂ©nie. Je commençais Ă me demander si ce petit Ătat de lâEst existait encore⊠ou sâil avait Ă©tĂ© rangĂ© dans un tiroir entre deux Ă©tangs et trois Ă©vasions de Simone. Voyons voir⊠Oyez, oyez, bonnes gens Qui ça ? Moi ? bonne???Non !!! et nobles sires ! Encore moins. Je mords, je ne âsireâ pas. Qu'il soit portĂ© Ă la connaissance du Royaume, Non !!! de ses provinces NĂ©gatif !!! de ses Ă©tangs Ătang ??? Ătang ??? Jâai une tĂȘte dâĂ©tang, moi ? Jâai plutĂŽt une tĂȘte de mer noire, de nuit permanente et de terre qui a mauvais souvenir. et de ses pieds nus Ah !!! LĂ , je vous laisse ça. Moi, je suis droite dans mes bottes de BRUNE. Avec des talons aiguilles. Avec de la tenue. Avec une intention. Vos pieds nus me donnent froid rien quâĂ les lire. Vous les lavez au moins??? Si câest pour ne parler quâaux RuthvĂšnes, quâest-ce que votre HĂ©raut fait sur un canal mĂ©diatique CYBERMONDIAL ? Vous voulez une gazette locale ? TrĂšs bien : restez local. Vous venez au Cybermonde ? TrĂšs bien : adressez-vous au Cybermonde correctement. Parce que lĂ , vous ĂȘtes en train de faire un numĂ©ro de place du village⊠dans une salle de confĂ©rence internationale. Câest⊠artistique. Mais complĂštement bancal. Et vous savez ce que jâaime par-dessus tout ? Votre refrain : « Le HĂ©raut ne juge point. Le HĂ©raut constate. » Parfait. Quâil commence par constater ceci : sâil parle uniquement Ă âses provinces, ses Ă©tangs et ses pieds nusâ, il ne faut pas sâĂ©tonner que le Cybermonde ne se sente pas concernĂ©. On ne capte pas une audience mondiale avec un mĂ©gaphone tournĂ© vers un marĂ©cage. Au plus quelques kanards vont faire "coin coin" et encore!!! Maintenant, sur le fond, je vous fĂ©licite : vous venez dâinventer la monarchie quantique ruthvĂšne. Un roi qui abdique mais reste. Une reine qui rĂšgne mais disparaĂźt. Un trĂŽne âvide et plein en mĂȘme tempsâ. Magnifique. MĂȘme le Brun apprĂ©cie la mise en scĂšne. Et Zyor Mawi⊠âselfâmade manâ par hĂ©ritage ? Le HĂ©raut ne juge point, mais moi je peux : câest du grand art. Se fabriquer soi-mĂȘme avec lâargent de lâoncle⊠câest une performance dâĂ©quilibriste sans cĂąble. Il n'y a que Zyor Mawi pour vous faire tourner en bourrique... Si il vient en Empire, je vous jure qu'il ne jouera pas longtemps Ă ce petit jeu lĂ avec nous... Je ne l'accepterais pas... Quant aux kanards partout, je note : lĂ oĂč Magmor passe, le coinâcoin pousse. LĂ encore⊠vous avez peutâĂȘtre un problĂšme dâĂ©cosystĂšme. Ou dâoreilles. Si les kanards avaient des tentacules et le goĂ»t du poulpe je le saurais depuis le temps que j'en mange!!! Bref : si vous voulez que votre voix porte, faites simple. Soit vous parlez au Royaume, et vous restez dans vos murs. Soit vous parlez au Cybermonde, et vous nommez le bon auditoire... Et en attendant, jâespĂšre que le HĂ©raut a bien notĂ© : les oreilles, ça se mĂ©rite. Et les messages, ça sâadresse. Au passage : vous avez envisagĂ© un porteâvoix, un sonotone⊠et une paire de chaussures ? Niark. P.S. Par contre, pour les pirates, vous pouvez les insulter Ă gogo, surtout lui lĂ !!! Cucu Haine La praline!!! |
23/02 (23:16) | obscyne | |
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Le Héraut Déchaussé remercie ses deux premiers lecteurs pour leurs réactions enthousiastes. Le Héraut constate que sa gazette, dont on lui (...)
Le Héraut Déchaussé remercie ses deux premiers lecteurs pour leurs réactions enthousiastes. Le Héraut constate que sa gazette, dont on lui reproche qu'elle ne parle qu'aux étangs, a déjà atteint les eaux de Crab Key et les terres de l'Empire Brun. Pour un mégaphone tourné vers un marécage, la portée est honorable.
Le HĂ©raut prend acte de la correction maritime : la Reine de RuthvĂ©nie n'est pas une pirate. La Reine de RuthvĂ©nie est une marchande. De Port Magmor. Qui porte un sabre. Le HĂ©raut s'excuse de la confusion et corrigera dans les prochaines Ă©ditions. Le HĂ©raut salue ensuite l'Ambassadrice de l'Empire Brun, qui se demandait si la RuthvĂ©nie existait encore, et qui a cependant lu le numĂ©ro dans son intĂ©gralitĂ©, y a rĂ©pondu ligne par ligne, et y a consacrĂ© plus de mots que le HĂ©raut n'en emploie dans certaines de ses rubriques. Pour un pays rangĂ© dans un tiroir, la RuthvĂ©nie occupe beaucoup de place dans la correspondance brune. L'Ambassadrice reproche au HĂ©raut de ne s'adresser qu'Ă ses provinces. Le HĂ©raut rĂ©pond ceci : on ne se plaint d'un mĂ©gaphone tournĂ© vers un marĂ©cage que lorsqu'on se trouve, soi-mĂȘme, quelque part dans le marĂ©cage. Le HĂ©raut parle depuis la RuthvĂ©nie. Si le Cybermonde tend l'oreille, le HĂ©raut en est flattĂ©. S'il se sent visĂ©, le HĂ©raut en est intriguĂ©. L'Ambassadrice a par ailleurs forgĂ© une expression que le HĂ©raut trouve excellente : « monarchie quantique ». Un trĂŽne vide et plein en mĂȘme temps. Le HĂ©raut adopte le mot avec gratitude et en crĂ©dite l'Empire Brun, qui sait nommer les choses avec une Ă©lĂ©gance que le HĂ©raut n'attendait pas de ce cĂŽtĂ©-lĂ du Cybermonde. Concernant les chaussures : non. Les pieds nus passent partout sans bruit. Les talons aiguilles laissent des traces profondes et Ă©troites. Chacun sa mĂ©thode. Le HĂ©raut a enfin relevĂ© que ses deux lecteurs, avant mĂȘme que l'encre ne sĂšche, se dĂ©chirent entre eux dans le post-scriptum. Le HĂ©raut ne soufflera point sur ces braises. Le HĂ©raut se contentera de tendre les mains au-dessus du feu pour se rĂ©chauffer les doigts, car ses pieds, eux, ont l'habitude du froid. Le HĂ©raut ne juge point. Le HĂ©raut constate. Et le HĂ©raut constate que sa gazette se porte bien. |
24/02 (09:03) | Le Héraut Déchaussé | |
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Coucou c'est Loulou Duck,
hmmm hmmm
non non non non non non non
Déjà , bon, tout l'article avec Zyor Mawi, c'est fumiste et (...)
Coucou c'est Loulou
Duck,hmmm hmmm non non non non non non non ![]() DĂ©jĂ , bon, tout l'article avec Zyor Mawi, c'est fumiste et fumisterie.Ăa ne peut pas ĂȘtre vrai. Zyor est l'incarnation mĂ©taphysique de la richesse. Une sorte d'avatar, m'voyez ? Il fait partie de la sainte trinitĂ© Corbeille - Notes de frais - Zyor Mawi. Son existence n'a pas de commencement, pas de fin. Donc l'idĂ©e de parentĂ©, d'hĂ©rĂ©ditĂ© ou d'hĂ©ritage, niet. Zyor est. Et ça suffit. ![]() Ensuite, concernant nous autres. Grande confusion, grand amalgame je lis ici et lĂ . Un canard, ce n'est pas un Kanard. Un canard est un animal mignon tout blanc, jaune, vert, marron, brun, beige, parfois un peu mĂ©langĂ©. Les canards mangent des graines et adorent barbotter. Les Kanards, ça n'a rien Ă voir. DĂ©jĂ on parle. Vous avez du remarquer ? Et on est le rĂ©sultat de la folie des hommes et des femmes et des autres humains. La guerre. Les champs de bataille. L'ile-dĂ©sormais-aux-Kanards. Et encore, on dit aux Kanards, mais on reconnait uniquement notre prĂ©sence, au lieu de reconnaitre notre souverainetĂ©. Au paradigme, ils Ă©taient Ă deux doigts de dire "L'ile avec des Kanards dessus". Alors qu'on est pas dessus, on possĂšde l'ile. C'est notre berceau naturel, mĂȘme si l'essence de notre existence est artificielle. La guerre j'ai dit. Les Kanards c'est une sorte de mutation, une Ă©volution forcĂ©e. Donc qu'est-ce qu'on veut ? Bah ça dĂ©pend. Klaus il veut l'extinction par exemple. De votre espĂšce. Moi je prĂ©fĂšre la rĂ©cupĂ©ration. De vos espĂšces. On est pas des fourmis, on a des dĂ©sirs diffĂ©rents. Par contre, beaucoup d'entre vous sont des fourmis. On a la Tapette avec nous, on a plus qu'Ă trouver un gros gros fourmilier et c'est parti pour le grand mĂ©nage du cybermonde |
24/02 (12:59) | Loulou Duck |
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Ah.
Le HĂ©raut « ne juge point ». Il constate. Avec emphase. Avec tambours. Avec effets de manche et poussiĂšre dâarchives soigneusement (...)
Ah.
Le HĂ©raut « ne juge point ». Il constate. Avec emphase. Avec tambours. Avec effets de manche et poussiĂšre dâarchives soigneusement soufflĂ©e au bon moment. Permettez-moi donc, moi aussi, de « constater ». J'ai eu un « oncle », mais c'Ă©tait en rĂ©alitĂ© une relation d'affaires qui a Ă©voluĂ© en un rapport presque familial. Un spĂ©culateur qui, une fois fortune faite, est parti couler ses vieux jours en RuthvĂ©nie, pensant trouver le calme auprĂšs d'un Ă©tang. Je me souviens aussi qu'il m'a racontĂ© que son Ă©chanson lui avait tout volĂ©. Ce dernier Ă©tait surnommĂ© Ă l'Ă©poque Al-la-blatte-noire - mais avec l'argent volĂ© Ă mon « oncle », il a pu modifier son nom, acheter un titre et une gĂ©nĂ©alogie. Tout ce qu'il restait Ă mon « oncle » : un simple palladollar qu'il m'a donnĂ©. Et quelques centaines d'actions de la PC, mais c'Ă©tait juste sentimental. Ce que le HĂ©raut omet, câest la chronologie. Jâai hĂ©ritĂ©, en effet. Dâune petite somme. Que jâai investie. Que jâai risquĂ©e. Que jâai multipliĂ©e. Que jâai parfois perdue. Puis regagnĂ©e. Un hĂ©ritage nâest pas une rĂ©ussite. Câest un point de dĂ©part. Beaucoup hĂ©ritent. Peu bĂątissent. Le HĂ©raut Ă©voque mes « paris stupides ». Shorter des actions ruthvĂšnes ? Quand Lampion Ier sâobstine Ă saboter sa propre crĂ©dibilitĂ© budgĂ©taire, cela sâappelle de lâanalyse. Parier sur le baril de logique brute Ă contre-cycle ? Cela sâappelle anticiper. Investir dans des galions de Crab Key quand le vent tourne ? Cela sâappelle influencer le vent. La spĂ©culation nâest pas un jeu de dĂ©s. Câest un jeu dâinformations. Et je remarque que mes prĂ©tendues ruines me permettent encore dâĂȘtre suffisamment audible pour inquiĂ©ter. Quant Ă cette idĂ©e dĂ©licieuse que je serais « bientĂŽt Ă court dâargent »⊠On ne pousse pas un roi Ă lâabdication avec des coffres vides. On ne dĂ©stabilise pas des marchĂ©s en Ă©tant soi-mĂȘme Ă la dĂ©rive. On ne devient pas un acteur central en Ă©tant un figurant ruinĂ©. Le HĂ©raut aime les contes de fĂ©es. Moi, je prĂ©fĂšre les bilans comptables. Le HĂ©raut ne juge point. Fort bien. Moi non plus. Je prospĂšre. |
24/02 (13:33) | Zyor Mawi |
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| obscyne a écrit : [quote]et de ses pieds nus Ah !!! Là , je vous laisse ça.[/quote] Pourtant sur (...) | 24/02 (14:00) | Ombreloup | |
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Je profite de ces derniers instants en poste, en tant quâambassadrice brune, pour faire une remarque au HĂ©raut.
Ce nâest pas parce que vous (...)
Je profite de ces derniers instants en poste, en tant quâambassadrice brune, pour faire une remarque au HĂ©raut.
Ce nâest pas parce que vous nâavez pas eu la courtoisie de vous adresser explicitement Ă lâensemble du Cybermonde que jâaurais dĂ» vous boycotter. Je suis sectaire, oui. Je suis brune, mĂȘme. Mais pas au point de confondre ligne idĂ©ologique et surditĂ© volontaire. Une gazette qui circule se lit. Une voix qui se fait entendre sâanalyse. Et un royaume qui prĂ©tend exister mĂ©rite, au minimum, quâon prenne la peine de constater sâil respire encore. Je vous ai donc lu. Et je vous ai rĂ©pondu. Câest une forme dâhonneur⊠à ma maniĂšre. Sur vos remarques âpieds nus contre talonsâ : je vous accorde un point. Il est Ă©vident que des bottes Ă talons aiguilles ne sont pas adaptĂ©es aux marĂ©cages. Ni, dâailleurs, au pilotage de bombardiers bruns. Jâai beau aimer lâĂ©lĂ©gance, je ne suis pas stupide : je sais adapter ma tenue aux circonstances. Je change de peau comme je change de plan. Mais ne vous mĂ©prenez pas : si les pieds nus passent partout, ils laissent aussi une chose derriĂšre eux : la vulnĂ©rabilitĂ©. Un Ă©clat, une sangsue, une Ă©pine⊠et votre philosophie du sol devient une affaire de pansement. Chez nous, on aime les semelles. On aime les bottes qui claquent Celles qui font un bruit bien martial... Mais aussi pour ne pas saigner pour rien. Quant aux talons⊠eux, je les rĂ©serve aux lieux qui les mĂ©ritent. Lors de mes prestations de courtisane, les bottes en cuir noir, talons aiguilles, remontant Ă miâcuisse, sont parfois⊠le seul vĂȘtement que je juge nĂ©cessaire. Et je peux vous assurer que ça a son petit effet, y compris chez les plus austĂšres. MĂȘme les marĂ©cages finissent par se taire. Je prends les commandes pour les photos de charme. Sur devis. Et non : le HĂ©raut ne juge point. Mais il peut constater. Continuez votre gazette. Elle a de la plume. Et parfois mĂȘme du tranchant. Niark. |
24/02 (16:26) | obscyne | |
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Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ© a Ă©crit quâil pensait quâune femme Ă©tait incapable de rĂ©gner
Ah ! Eh bien, mon cher Wenceslas, auriez-vous perdu le (...)
Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ© a Ă©crit quâil pensait quâune femme Ă©tait incapable de rĂ©gner
Ah ! Eh bien, mon cher Wenceslas, auriez-vous perdu le courage de vos opinions ? Vous vous exprimez dĂ©sormais Ă travers un journal. Vous avez raison, cela paraĂźt tellement plus raisonnable ainsi. Oh ! Et je constate que la modernitĂ© vous donne toujours autant de fil Ă retordre (vous l'avez?). Une femme sur le trĂŽne⊠Il faut donc, selon vous, quâelle soit nĂ©cessairement manipulĂ©e en secret par son mari - lequel est enfermĂ© dans une mine depuis quatre jours Votre attachement aux traditions dissimule bien mal une misogynie certaine, mon ami. Mais bon, pour un vieux garçon comme vous, je ne vous en veux pas. Venant de vous, je nâen attendais pas plus (ni moins d'ailleurs). HĂąte de lire le 3e numĂ©ro ! Sans rancune |
24/02 (16:55) | Landraël 1er | |
| Ombreloup a écrit : QUOI??? OnlyBruns... | 24/02 (17:31) | obscyne | |
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Le Héraut Déchaussé est ému. Autant de réponses. De vrais pirates, des Bruns de passage par les étangs, des Kanards, des financiers et un (...)
Le Héraut Déchaussé est ému. Autant de réponses. De vrais pirates, des Bruns de passage par les étangs, des Kanards, des financiers et un ancien roi. Le premier numéro avait fait du bruit. Le deuxiÚme fait du vacarme. La gazette se porte bien.
Le HĂ©raut procĂ©dera dans l'ordre, car le HĂ©raut est mĂ©thodique mĂȘme quand ses pieds sont froids. Le HĂ©raut commence par le peuple kanard, Ă qui il doit des excuses. Le HĂ©raut a commis l'impardonnable : confondre un canard et un Kanard. C'est, paraĂźt-il, aussi grave que de confondre un noble et un paysan qui a trouvĂ© un chapeau. Le HĂ©raut a compris la leçon. Le canard barbote. Le Kanard vote, lĂ©gifĂšre, possĂšde une Ăźle en toute souverainetĂ©, et dĂ©bat entre amis pour savoir s'il vaut mieux exterminer l'espĂšce humaine ou simplement lui vider les poches. Le HĂ©raut se sent rassurĂ©. Le mĂȘme lecteur kanard a par ailleurs pris la dĂ©fense du sieur Mawi, qu'il dĂ©crit comme une sorte de divinitĂ© financiĂšre, Ă©ternelle et sans origine, Ă mi-chemin entre un dieu et une ligne de crĂ©dit. Le HĂ©raut trouve l'image pieuse. Le HĂ©raut se demande toutefois pourquoi les divinitĂ©s Ă©prouvent le besoin de rĂ©pondre aux gazettes de province, car le sieur Mawi a bel et bien rĂ©pondu, avec une agitation tout Ă fait mortelle pour un ĂȘtre mĂ©taphysique. Et quelle rĂ©ponse. Le sieur Mawi, visiblement piquĂ©, et quand un financier se pique, il se pique en plusieurs paragraphes, s'est lancĂ© dans une longue explication de son parcours financier. Le HĂ©raut en retient l'essentiel. Le HĂ©raut avait parlĂ© d'un vieil oncle fortunĂ© en RuthvĂ©nie. Le sieur Mawi explique qu'il ne s'agissait pas d'un oncle mais d'un « rapport presque familial ». Le HĂ©raut apprend donc que le sieur Mawi a une famille qui n'en est pas une et un hĂ©ritage qui n'en est pas un, ce qui est cohĂ©rent avec une fortune qui n'en est peut-ĂȘtre plus une. Le HĂ©raut avait Ă©crit que le sieur Mawi avait hĂ©ritĂ©. Le sieur Mawi a eu la bontĂ© de confirmer en personne. Le HĂ©raut n'aurait pas osĂ© espĂ©rer une telle coopĂ©ration de la part de ses sujets d'enquĂȘte. Le sieur Mawi a aussi cru bon de mettre en cause de vieilles familles ruthvĂšnes. Le HĂ©raut note que les gens qui s'inventent un parcours ont souvent besoin de salir celui des autres. C'est un mĂ©canisme que le HĂ©raut a dĂ©jĂ observĂ© chez les joueurs de dĂ©s quand ils perdent : on accuse le dĂ©. Le HĂ©raut se tourne Ă prĂ©sent vers l'Empire Brun, dont l'Ambassadrice en est Ă sa deuxiĂšme rĂ©ponse. Le HĂ©raut rappelle que l'Ambassadrice, dans sa premiĂšre intervention, se demandait si la RuthvĂ©nie existait encore. Deux messages plus tard, elle y consacre plus de lignes qu'Ă ses propres rapports diplomatiques. Le HĂ©raut en dĂ©duit que la RuthvĂ©nie existe suffisamment pour occuper la correspondance brune. L'Ambassadrice a concĂ©dĂ© un point au HĂ©raut, les pieds nus passent partout, avant d'ajouter que les pieds nus sont vulnĂ©rables aux Ă©clats, aux sangsues et aux Ă©pines. Le HĂ©raut en convient. Le HĂ©raut note cependant que la discussion a ensuite glissĂ©, par un enchaĂźnement que le HĂ©raut ne s'explique pas entiĂšrement, des bottes martiales aux bottes de cuir Ă mi-cuisse, puis aux photos de charme sur devis. Le HĂ©raut admire la souplesse de la transition. Le HĂ©raut ne passera pas commande, mais le HĂ©raut constate que l'Empire Brun diversifie ses exportations avec un enthousiasme que ses bombardiers pourraient lui envier. Le HĂ©raut termine par l'ancien Roi, qui honore la gazette de sa lecture depuis le fond d'une mine oĂč il serait enfermĂ© depuis quatre jours. Le HĂ©raut est impressionnĂ© par l'infrastructure miniĂšre ruthvĂšne, qui permet apparemment de lire les gazettes, d'y rĂ©pondre avec esprit, et de commenter la vie sentimentale du Duc de RuthvĂ©nie, le tout Ă plusieurs mĂštres sous terre. Le HĂ©raut se demande si c'est vraiment une mine, ou si c'est un bureau avec de la poussiĂšre sur les murs. L'ancien Roi accuse le HĂ©raut de penser qu'une femme ne peut point rĂ©gner. Le HĂ©raut relit son propre article. Le HĂ©raut a Ă©crit que la Reine ne rĂ©gnait pas, ce qui n'est pas du tout la mĂȘme chose. Le HĂ©raut ne doute point des capacitĂ©s de la Reine. Le HĂ©raut constate son absence. Un trĂŽne vide inquiĂšte le HĂ©raut, quel que soit le sexe de la personne qui devrait s'y trouver. L'ancien Roi a aussi traitĂ© le Duc de vieux garçon. Le HĂ©raut transmettra la pique avec le sourire. Le HĂ©raut note simplement que le Duc, vieux garçon certes, n'a jamais eu besoin d'abdiquer en faveur de son Ă©pouse. Avantage collatĂ©ral du cĂ©libat. Enfin, l'ancien Roi a conclu par un jovial « sans rancune ». Le HĂ©raut a observĂ© au cours de sa longue carriĂšre pieds nus que les gens qui prennent la peine de prĂ©ciser qu'ils n'ont pas de rancune sont prĂ©cisĂ©ment ceux chez qui elle mijote le mieux. Le HĂ©raut range la formule dans ses archives pour un usage futur. Le HĂ©raut ne juge point. Le HĂ©raut constate. Et le HĂ©raut constate que lorsqu'on touche au trĂŽne, au porte-monnaie et aux plumes, tout le monde rĂ©pond. Sauf la Reine. |
24/02 (17:47) | Le Héraut Déchaussé | |
| EX-AMBASSADRICE!!! Mais BRUNE quand mĂȘme!!! Niark!!! P.S. kanard blanc et blanc canard, c'est la mĂȘme (...) | 24/02 (17:54) | obscyne | |
| obscyne a écrit : QUOI??? OnlyBruns... Je tenais juste à souligner que votre guilde... artistique, savait mettre en avant votre meilleur (...) | 24/02 (18:02) | Ombreloup | |
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J'ai l'impression que le Héraut n'est pas totalement au fait de mes activités.
Pour votre information,
J'ai fait (...)
J'ai l'impression que le Héraut n'est pas totalement au fait de mes activités.
Pour votre information, J'ai fait connaissance avec les sujets de la capitale aprĂšs ma nomination. Je suis allĂ©s ce samedi au ValĂ©gro encourager les mineurs d'or pour contribuer aux finances et au dĂ©veloppement du duchĂ© et fait connaissance avec les habitants prĂ©sents. J'ai participer Ă la fĂȘte de la Pierre Ă Sanctuaire, y ai Ă©galement encourager les travailleurs pour que la fĂȘte soit une rĂ©ussite et j'y ai fais connaissance avec les concitoyens. Entretemps, j'ai fais des consultations pour les nouveaux membres du gouvernement. Les derniĂšres nominations ont eu lieue rĂ©cemment. J'ai personnellement prĂ©senter ma vision du Royaume par deux fois sur la place publique ruthvĂšne avant d'avoir Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e comme successeuse Ă LandraĂ«l. J'ai nommĂ© une ministre des Affaires EtrangĂšres et une ministre de l'Information pour s'occuper des discours. Il n'y a pas eu de cĂ©rĂ©monie pour la sĂ©curitĂ© des habitants. On sait ce qu'on donnĂ© les derniers rassemblements officiels ruthvĂšnes.... Ces information sont pour la plupart publique, la Reine est lĂ , elle rĂšgne depuis le navire de commandement mais pas forcĂ©ment tout le temps depuis le palais royal!. |
25/02 (00:01) | Korail | |
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Le Héraut avait écrit « Sauf la Reine ». La Reine l'a lu.
Le Héraut est honoré. Le Héraut est touché. Le Héraut est pieds nus sur (...)
Le Héraut avait écrit « Sauf la Reine ». La Reine l'a lu.
Le HĂ©raut est honorĂ©. Le HĂ©raut est touchĂ©. Le HĂ©raut est pieds nus sur des pavĂ©s froids et pourtant il sent une chaleur lui monter aux joues, car la souveraine de RuthvĂ©nie a pris la plume pour rĂ©pondre Ă sa modeste gazette. Le HĂ©raut s'incline. Le HĂ©raut prend acte et corrige : la Reine n'a pas disparu. La Reine Ă©tait occupĂ©e. Le HĂ©raut confesse son erreur et la met sur le compte de sa vue basse, car la Reine, visiblement, se dĂ©place beaucoup. Le HĂ©raut va essayer de reconstituer l'emploi du temps royal tel qu'il lui a Ă©tĂ© communiquĂ©. La Reine a fait connaissance avec la capitale. La Reine est ensuite allĂ©e encourager des mineurs au Valegro. La Reine a ensuite participĂ© Ă une fĂȘte de la Pierre Ă Sanctuaire, oĂč elle a encouragĂ© des travailleurs. La Reine a consultĂ©, nommĂ©, renommĂ©. La Reine a prĂ©sentĂ© sa vision du Royaume par deux fois. La Reine a nommĂ© une ministre pour s'occuper des discours. Le HĂ©raut rĂ©capitule : la Reine a fait des rencontres, des encouragements, des consultations et des nominations. Le HĂ©raut ne doute pas de l'Ă©nergie de la Reine. Le HĂ©raut constate toutefois que dans cette liste fournie, il manque un mot. Le HĂ©raut a cherchĂ©. Le HĂ©raut a relu. Le mot « gouverner » n'y figure point. Encourager, c'est beau. Nommer, c'est utile. Faire connaissance, c'est aimable. Mais le HĂ©raut, qui est vieux et qui a les pieds froids, se permet de rappeler que le trĂŽne de RuthvĂ©nie n'est pas un fauteuil de bienvenue. On attend d'une reine qu'elle tranche, qu'elle ordonne, qu'elle impose. Pas qu'elle fasse la tournĂ©e des encouragements comme un arbitre de tournoi qui distribue des rubans. Le HĂ©raut a aussi notĂ© qu'il n'y a pas eu de cĂ©rĂ©monie de couronnement. Pour des raisons de sĂ©curitĂ©, dit la Reine. Le HĂ©raut comprend. Le HĂ©raut se souvient des tentacules. Le HĂ©raut se souvient du soufre. Mais le HĂ©raut note qu'un couronnement, ce n'est pas qu'une fĂȘte. C'est un serment. C'est un lien sacrĂ© entre la Couronne et le peuple. Sans cĂ©rĂ©monie, la Couronne est sur une tĂȘte mais pas dans les cĆurs. Le HĂ©raut espĂšre que la Reine y remĂ©diera. Le HĂ©raut est patient. Et puis il y a cette phrase. Cette phrase que le HĂ©raut va garder longtemps, comme on garde un bon vin ou une mauvaise crĂ©ance. La Reine rĂšgne, dit-elle, « depuis le navire de commandement ». Le HĂ©raut prie ses auditeurs de savourer. La Reine de RuthvĂ©nie, ce royaume de forĂȘts, d'Ă©tangs et de traditions millĂ©naires, rĂšgne depuis un navire. Un navire de commandement. Pas depuis le palais. Pas depuis le trĂŽne. Depuis un navire. Le HĂ©raut avait Ă©crit que la Reine venait de Crab Key et de Port Magmor. On lui avait reprochĂ© le mot « pirate ». On lui avait dit « corsaire », puis « marchande ». Le HĂ©raut avait corrigĂ© avec bonne volontĂ©. Et voilĂ que la Reine elle-mĂȘme, de sa propre plume, annonce qu'elle gouverne depuis un bateau. Le HĂ©raut ne dira plus « pirate ». Le HĂ©raut n'a plus besoin de le dire. La Reine s'en est chargĂ©e. Le HĂ©raut ne juge point. Le HĂ©raut constate. Et le HĂ©raut constate que la Reine est lĂ , qu'elle est active, qu'elle est sur l'eau, et que le Royaume attend encore de savoir dans quelle direction le navire se dirige. |
25/02 (15:24) | Le Héraut Déchaussé | |
Le HĂ©raut rĂ©capitule : la Reine a fait des rencontres, des encouragements, des consultations et des nominations. (âŠ) Le HĂ©raut constate (...)
Le HĂ©raut rĂ©capitule : la Reine a fait des rencontres, des encouragements, des consultations et des nominations. (âŠ) Le HĂ©raut constate toutefois que dans cette liste fournie, il manque un mot. (âŠ) Le mot « gouverner » n'y figure point. Il est tout de mĂȘme piquant, pour ne pas dire cocasse, quâun expert autoproclamĂ© des traditions ruthvĂšnes semble ignorer les rudiments mĂȘmes de notre systĂšme politique. La Reine ne gouverne pas ? Mais prĂ©cisĂ©ment : elle nâa jamais eu vocation Ă gouverner. Aucun souverain de RuthvĂ©nie ne lâa fait. Depuis des gĂ©nĂ©rations, nos monarques rĂšgnent, arbitrent, incarnent â et nomment. Ce sont les ministres qui administrent, dĂ©cident, exĂ©cutent. Tel est lâĂ©quilibre subtil de notre Royaume. On ne juge donc pas un souverain Ă sa capacitĂ© Ă rĂ©diger des dĂ©crets entre deux audiences, mais Ă son discernement dans le choix de celles et ceux Ă qui il confie les rĂȘnes du pouvoir. Quâil consacre ses aprĂšs-midis au jeu de paume ou ses matinĂ©es au kayak importe peu, tant que les affaires de lâĂtat sont confiĂ©es Ă des mains compĂ©tentes. Ă cet Ă©gard, permettez-moi une observation modeste : jâai Ă©tĂ© nommĂ© ministre successivement par Chilmerdic XXVII, LandraĂ«l Ier, puis par la Reine Korail. Trois rĂšgnes, trois confirmations. Certains y verront une coĂŻncidence. Dâautres, plus perspicaces, y liront peut-ĂȘtre la reconnaissance dâune certaine constance⊠et dâune expertise que mĂȘme les changements de couronne nâont pas jugĂ©e superflue. |
25/02 (16:04) | Darth Leo | |
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Le Héraut Déchaussé a écrit :
Le sieur Mawi, visiblement piqué, et quand un financier se pique, il se pique en plusieurs paragraphes, (...)
Le Héraut Déchaussé a écrit :
Le sieur Mawi, visiblement piquĂ©, et quand un financier se pique, il se pique en plusieurs paragraphes, s'est lancĂ© dans une longue explication de son parcours financier. Le HĂ©raut en retient l'essentiel. DĂ©nigrez mon parcours autant quâil vous plaira â cela ne change rien aux faits. Jâai avancĂ©. Jâai investi. Jâai risquĂ©. Et ma fortune, loin de sâĂ©roder dans les salons oĂč lâon parle beaucoup dâhonneur, nâa cessĂ© de croĂźtre, avec cette rĂ©gularitĂ© presque indĂ©cente que les graphiques qualifient dâ« exponentielle ». On peut contester mon style, mon ton, mes mĂ©thodes. On ne conteste pas des rĂ©sultats comptables. En revanche, je mâĂ©tonne quâun certain noblion, si prompt Ă rappeler quâil compte sept Ă©chansons dans son arbre gĂ©nĂ©alogique, nâait pas rĂ©ussi â malgrĂ© ce glorieux hĂ©ritage de plateaux et de carafes â Ă se faire nommer ne fĂ»t-ce quâaide-Ă©chanson par le moindre des souverains actuels. Il est une diffĂ©rence subtile entre avoir des ancĂȘtres qui servaient le vin⊠et ĂȘtre encore capable de servir Ă quelque chose. LâHistoire honore les lignĂ©es. Le prĂ©sent, lui, rĂ©compense les compĂ©tences. Darth Leo a Ă©crit : Trois rĂšgnes, trois confirmations. Certains y verront une coĂŻncidence. Dâautres, plus perspicaces, y liront peut-ĂȘtre la reconnaissance dâune certaine constance⊠et dâune expertise que mĂȘme les changements de couronne nâont pas jugĂ©e superflue. Le signe de votre compĂ©tence, Darth Leo ? Ou bien, plus prosaĂŻquement, le symptĂŽme dâune pĂ©nurie chronique de talents en RuthvĂ©nie ? Il nâest guĂšre difficile de paraĂźtre brillant lorsque lâon Ă©volue dans une piĂšce oĂč toutes les autres bougies se sont Ă©teintes. Ătre lumiĂšre face Ă Lampion Ier nâa jamais constituĂ© une performance olympique ; lâhomme nâa jamais Ă©clairĂ© que sa propre chope. Vous avez Ă©tĂ© nommĂ© par plusieurs souverains, soit. Mais cela prouve-t-il votre gĂ©nie⊠ou simplement leur incapacitĂ© Ă recruter mieux ? Dans un marchĂ© du travail compĂ©titif, la reconduction peut ĂȘtre un hommage. Dans un dĂ©sert de compĂ©tences, elle relĂšve parfois de la rĂ©signation. Je me permets donc une hypothĂšse : votre carriĂšre est peut-ĂȘtre moins le fruit dâune excellence universelle que celui dâun Ă©cosystĂšme particuliĂšrement indulgent. Je ne suis pas certain que, sous des cieux plus exigeants, votre trajectoire aurait conservĂ© la mĂȘme altitude. Mais rassurez-vous : mĂȘme une Ă©toile modeste brille intensĂ©ment lorsquâelle est entourĂ©e dâobscuritĂ©. |
25/02 (16:26) | Zyor Mawi |
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Darth Leo a écrit :
Certains y verront une coĂŻncidence. Dâautres, plus perspicaces, y liront peut-ĂȘtre la reconnaissance dâune certaine (...)
Darth Leo a écrit :
Certains y verront une coĂŻncidence. Dâautres, plus perspicaces, y liront peut-ĂȘtre la reconnaissance dâune certaine constance⊠et dâune expertise que mĂȘme les changements de couronne nâont pas jugĂ©e superflue. Certains, plus taquins, pourraient y voir la peur de voir leur rĂšgne se raccourcir. Et pas que leur rĂšgne. |
25/02 (16:43) | Ombreloup | |
Alors...
https://zupimages.net/up/26/01/pg4c.jpg
AprÚs avoir balancé des rumeurs et sans aucune vérification, on me dit que j'ai un droit (...)
![]() AprÚs avoir balancé des rumeurs et sans aucune vérification, on me dit que j'ai un droit de réponse. Hé ben c'est un peu tard! Pour rétablir un peu les choses... Je n'ai pas reçu d'éducation religieuse de la part de ma famille. Mon éducation religieuse s'est faite plus tard. ![]() Non, je n'en dirai pas plus! Et je ne suis pas une girouette! ![]() Croyez-moi, je ne suis pas une calculatrice! Je suis nulle en maths. Et j'ai beaucoup de convictions J'avais pas besoin de ça, moi... |
25/02 (19:08) | Vesperia Ashcroft |
Duck,![[:n]](http://img7.kraland.org/s/32.gif)
Mawi, c'est fumiste et fumisterie.![[8]]](http://img7.kraland.org/s/1F.gif)

![[[(]](http://img7.kraland.org/s/1B.gif)
![[:f]](http://img7.kraland.org/s/18.gif)