Chère Zéphiria de Pont-Krivell,
Je suis content de voir votre réaction à ma page sur mon cahier de laboratoire. Mais lisez bien ! Je n’ai point jugé, j’ai au contraire bien perçu l’odeur, vu l’histoire de l’objet et ressenti de l’écœurement. Des biais dans cette expérience, oui. Il y en a, je le reconnais. Peut-être certains trouveront les « odeurs de sainteté » bien odorante, les trois mouches qui furent entrées dans ma toile de tente peuvent en témoigner.
La vraie foi pour moi est de pouvoir observer le monde dans la tranquillité d’un esprit qui ne craint des êtres supérieurs. Ce n’est pas votre cas, je le sais bien. Il a suffit de voir votre tête quand votre « Grande Déesse » elle-même vous rejeta (à moins que ce ne fût l’inverse). Nul doute que ronger de remord et de chagrin vous vous précipitâtes dans votre temple pour vous reconvertir. Peut-être même avez-vous utilisé le diadème que vous m’avez dérobé ? Ce qui montre bien que les leçons de respect vont bien aux cuistres qui pensent les détenir… Ce qui montre bien aussi que la dialectique socialo-graffitiste rend bien plus heureux qu’une simple conversion de façade ou qu’une position de tartuffe !
Toujours est-il que, si l’on met de côté la caractérisation de l’odeur, toute cette expérience ne fut qu’une description précise d’une culotte. Que la vérité dite vous offense, cela vous regarde. Vous apprendrez à ce propos que le mot tolérance n’est pas d’imposer le respect de vos croyances aux autres mais d’accepter que d’autres expriment leurs rejets.
Profitez bien de votre larcin, puisque qu’on vous l’a accordé ! Vous chercherez dans votre religion, le texte qui justifiera de votre crime. À ma connaissance la « Grande Déesse » n’a jamais rien volé, elle a tout gagné à la sueur de son corps et de ses parties intimes surtout !
Tartuferie, vous dis-je !
Allez, je ne vous hais point !