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Histoire

Forum > Histoire > Adrian Carton de Wiart

Vash Gayrieur Vampirikra

31/03 (01:10)

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Khanat Elmérien

Domicile : Camp des Bagnards

Devant l’insistance de Riki[=k]Brise-Noisette je me devais de vous parler de Carton de Wiart et des cartons il s'en est pris. Elle était facile .....
Il est très connus mais c'est une demande donc . [:D]

Promis la prochaine fois j'essayerais de vous trouvé une histoire moins connu.



"Les gouvernements en feront ce qu'ils voudront, mais je suis convaincu que seule la force fait avancer les choses. L'adage dit que la plume est plus forte que l'épée, mais je sais laquelle des deux je choisirais."

Voila qui en dit long sur la personne.

Adrian Carton de Wiart né le 5 mai 1880 à Bruxelles et mort le 5 juin 1963 dans le comté de Cork est un général de division (Lieutenant-General) britannique.
Il sert durant la guerre des Boers, la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale.

L'été 1914 est le point de départ de l'un des conflits les plus sanguinaires que le monde ait connu.
Un seul soldat a savouré son temps passé sur le front européen : Adrien Carton de Wiart, engagé dans l'armée britannique et Belge d'origine.

"Franchement, j'ai apprécié cette guerre"

Un père belge et d'une mère d’origine irlandaise, il passe son enfance au Caire et son adolescence en Angleterre. Fils d'avocat, il abandonne très tôt ses études et préfère s'engager à 19 ans dans l'armée britannique sous une fausse identité, car il n'en possède pas la nationalité.

Sa vocation, de Wiart la trouve sur les champs de bataille sud-africains, pendant la Deuxième Guerre des Boers. Il fut blessé par balles à deux reprises. Les deux premières balles d'une longue série.

Après avoir repris son poste, il passe quelque temps en Inde avec l'armée britannique, avant de revenir en Afrique du Sud. Désireux de se battre à nouveau, il témoigne de son intérêt pour le conflit européen naissant.


Déployé en premier lieu au Somaliland, colonie britannique dans la Corne de l'Afrique, il continue sur sa lancée et reçoit une balle en pleine tête et une autre dans l'oreille. Il perd d'ailleurs l'usage de son œil gauche à cette occasion.

Après sa période de revalidation, la tête brûlée demande immédiatement à être envoyée sur le front européen, au plus fort du carnage.

Sa chair n'a pas attendu longtemps avant d’être transpercée une première fois par le plomb allemand. Quelques semaines après son arrivé dans la Somme, le soldat devenu borgne survit miraculeusement à une balle de mitrailleuse en pleine tête. Par chance, le projectile traverse son crâne, sans toucher le cerveau. Trois semaines plus tard, il est déjà de retour sur les champs de bataille. Avec la même envie de défier les balles ennemies.

Au cours des batailles de Cambrai, d'Arras et de Passchendaele, le soldat sera touché à la hanche, à la jambe et une nouvelle fois à l'oreille. C'est un éclat d'obus qui viendra précipiter la fin de vie de sa main gauche. Voyant que son médecin de tranchée refuse de la lui amputer, il décide d'arracher lui-même ses doigts avec ses dents pour le faire changer d'avis.
il fait l'objet de cinq citations à l'ordre du jour Mentioned in Despatch. Il est nommé compagnon de l’ordre de Saint-Michel et Saint-Georges le 3 juin 1918 puis Compagnon de l’ordre du Bain le 3 juin 1919.

Une fois les accords de Versailles signés, il reste dans l'armée jusqu'en 1923 avant de se retirer en Pologne.
Rappelé en 1939 comme colonel avec rang de général de division, il commande le Corps expéditionnaire interallié de Namsos et la 146e brigade britannique d'infanterie, lors des opérations de Norvège, en avril 1940. Il est cité le 20 décembre 1940 pour services distingués. Il est le colonel en titre de 1940 à 1948 du 4th/7th Dragoon Guards.

Mais il reste l'aventurier qu'il a toujours été : il survit à deux accidents d'avions et sera retenu prisonnier plusieurs fois durant la Deuxième Guerre mondiale À l'occasion de sa libération, il négocie en 1943 la reddition des troupes italiennes.

Il dirigera certaines missions jusqu'à la fin de la guerre, avec la casquette du diplomate cette fois-ci auprès de Tchang Kaï-chek jusqu'en 1946.


Peu de temps avant sa mort, il rédigea ses mémoires au titre déroutant : "L'odyssée heureuse". Il ne mentionne ni sa femme, ni ses filles. Aucune ligne ne fait référence non plus à sa Croix de Victoria, distinction militaire suprême de l'armée britannique qui lui a été décernée en 1916. Adrien Carton de Wiart était un guerrier. Rien d'autre.



Il reçus :

Croix de Victoria (3 juillet 1916-Bataille de la Somme)
Chevalier commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (1er janvier 1945)
Compagnon de l'ordre du Bain (3 juin 1919)
Compagnon de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges (3 juin 1918)
Compagnon de l'ordre du Service distingué (15/05/1915)
Chevalier de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918 française (11 mars 1918)
Ordre militaire de Virtuti Militari,
Croix de guerre 1914-1918 (Belgique)


Bref : un vrai soldat passoire.

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La bureaucratie est le prix a payé pour rester impartiaux.
Staline.

[ce message a été édité par Vash Gayrieur Vampirikra le 31/03 à 01:18]

Riki[=k]Brise-Noisette

31/03 (10:03)

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Merci !
Je ne me souvenait plus de sont nom mais je me souvenais bien que c'était un allumé de premier ordre. J'aurai été sous ses ordres je crois que je me serait tenu au delà d'un certain périmètre de sécurité de cet aimant à balles. [:D]
En tout cas il devait faire un certain effet en tant que diplomate avec ses doigts amputé sont œil en moins et couturé de cicatrice.


Team Kraland

Vash Gayrieur Vampirikra

31/03 (10:24)

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C'est toute la mains gauche qui a été amputé après.
Mais l'avantage d'être a coté de lui c'est que tu sais que au moins les balles sont pour lui. [:D][:D]

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Staline.

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