Votre émission de la nuit.
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posté 29/06 (00:59)

Bruns, Brunes, ministres en sursis, contribuables déjà rincés, provinces qui faites semblant de trembler par respect pour la mise en scène et étrangers venus écouter si l’Empire tousse assez fort pour mourir.
Ici Kleo parle.
Oui, depuis le trône.
Je sais. Moi aussi je trouve que le meuble insiste beaucoup.
La nuit nous offre un spectacle sec, net et presque éducatif. L’Empire Brun récolte 2638 MØ et paie 2700 MØ pour ses soldats. Voilà donc le bilan comptable de mon accession. Je prends un trône, il me tend une facture. C’est élégant. C’est brun. C’est un piège avec coussin. Le Palais Impérial reçoit même des miettes négatives. Je ne savais pas qu’un ministère pouvait être nourri avec du manque mais manifestement l’administration impériale a toujours eu plus d’imagination que de trésorerie.
La Confédération Libre a élu Jean-Luc Selriche Président avec assez de voix pour faire semblant d’aimer la démocratie sans devoir la consulté deux fois. Ranxerox devient Premier Ministre de Kraland avec 100 pour cent des voix et un seul candidat. Là aussi, magnifique leçon. Quand il n’y a personne en face, même la volonté du peuple a l’air disciplinée. Bisouville offre un autre bijou politique avec Layla Al-Khaïd élue à 0 voix. Zéro. Une victoire vide, pure, presque mystique. Le néant applaudit et l’administration tamponne.
Acropole n’a même trouvé personne pour se présenté au Forum. C’est beau. La démocratie confédérée ressemble à une salle des fêtes après l’enterrement du buffet. On entre, on regarde les chaises vides et on se dit que le peuple a parlé très fort en restant chez lui.
Les concernés peuvent venir nié publiquement. Nous garderons le silence nécessaire afin d’entendre leurs arguments tomber au sol.
En Empire, Shana Al-Khaïd entre finalement chez les Bruns après avoir menacé, plaidé, grogné et promené son dossier comme une princesse avec des papiers inflammables. Les codes lui donnaient des démangeaisons, les articles lui semblaient moins supportables que la putréfaction et son sang brun voulait passer avant les formulaires. C’est très impérial dans l’esprit. Très pénible dans les couloirs. Mais enfin, Dusk et Aurora ont tamponné. Directive impériale. Tout ça tout ça. On sent le ministère heureux d’être encore vivant mais déjà fatigué de l’être. Ne vous en faites pas, il n'ouvre un oeil que pour mes huit magnifiques yeux.
Såtomi quitte l’Intérieur avec la dignité rigide d’une loi qui refuse de se plier. Elle a tenu son ministère comme on tient une porte barrée pendant que le feu prend dans la cuisine. On peut critiquer son goût pour les procédures mais pas sa constance. Elle a dit non, elle a classé, elle a numéroté, elle a regardé les princesses dans les yeux administratifs du formulaire et elle a rappelé qu’un passeport jeté ne revient pas par caprice. C’était froid. C’était net. C’était presque beau si l’on aime les couloirs où meurent les déclarations d’amour.
Puis l’Empire a changé de direction. Cela arrive. Surtout un vingt-huit.
Agatha, elle, a été renvoyée pour des raisons nombreuses, inventées avec soin et probablement plus vraies que ses colonnes de chiffres. Elle avait trouvé chez Shana une photo érotique d’Aya danseuse et en avait tiré des conclusions géopolitiques. Voilà une méthode d’enquête que je respecte presque. Quand une lingerie devient preuve d’infiltration aléocrate, c’est que la politique impériale respire encore par ses vieux trous malsains. Malheureusement, Agatha avait aussi l’air de croire que l’économie devait servir à compté l’argent au lieu de lui donné une ambiance. Faute grave. Les chiffres ne sont pas nos maîtres. Ce sont des petits insectes qu’on range dans des cases jusqu’à ce qu’ils avouent.
Thalya prend l’Économie, Neodym prend la Recherche et Monique reçoit le Travail comme retraite anticipée. Oui. Je sais. C’est cruel. Offrir le Travail à une ancienne Impératrice le jour où elle voulait du repos, c’est presque de la dentelle politique. Monique m’a traitée de petite mygale velue. J’accepte. Elle quitte le trône avec panache et menace de veillé. Très bien. Qu’elle veille. Les vieux trônes aiment les fantômes et moi j’aime savoir où sont les gens qui savent mordre.
Jaylie verse 7500 MØ au Ministère de l’Économie, ce qui me rappelle que certaines personnes dans cet Empire comprennent encore qu’un coffre n’est pas seulement une décoration. Mystisie trouve un filon d’or, Sicilia rapporte, Santa Banana tousse, Niarkalistan se fait visiter par des squelettes et l’Empire continue de respirer par endroits. Ce n’est pas une santé. C’est une résistance à l’autopsie.
Si quelqu’un veut pleuré Agatha, louer Monique ou compter les ministères encore chauds, les lignes sont ouvertes. Les sanglots seront classés par utilité et les plaintes trop longues serviront de combustible.
Ailleurs, le Royaume de Ruthvénie continue de prouver que la monarchie est un escalier où chacun pousse celui du dessus avec des gants propres. Felicity tente d’usurpé Wenceslas, perd son poste et découvre qu’une couronne ne se prend pas toujours aussi facilement qu’une chaise mal gardée. Elle critique, manifeste, retire un poste à Baptiste puis finit avalée par cette mécanique royale qui transforme l’ambition en avis de recherche avec ruban. C’est beau comme une tragédie écrite par un notaire jaloux.
Baptiste revient au duché de Ruthvénie avec formulaire rempli et fanfare de Grand Chambellan. Bladimir remonte dans les faveurs, Démerzel encaisse, Tormenta tape avec des mots et le Géofront se fait surtaxé parce que l’allégeance ne vient pas assez vite. Le Royaume appelle cela de la fidélité. Moi j’appelle cela une facture avec couronne et parfum de chapelle humide.
Elune Von Voda explique que les provinces n’ayant point prêté allégeance verront leurs taxes augmenter progressivement. Cinq pour cent tous les trois jours. C’est précis, presque tendre. On ne frappe pas d’un coup. On serre lentement. La monarchie a toujours aimé appelé cela tradition. Les contribuables appellent cela autre chose mais ils le disent moins fort quand le château écoute.
Le Géofront subit aussi des attentats sur son Nouvel espoir. Zéro victime mais des murs au sol. C’est peut-être la définition royale du progrès. Rien ne meurt sauf ce qui devait tenir debout. Le sanctuaire a donc trouvé une manière très ruthvène de prier, faire tombé les bâtiments et appeler ça une étape spirituelle.
Soeur Shoshana veut son chemin, Ninoo veut être Pompesse et représenté la commu, Wenceslas veut peser la province avec sa couronne dans une main et sa conversion dans l’autre. Chacun jure consulter le peuple en essayant très fort de lui souffler la bonne réponse. Le Géofront devient cette étrange table où tout le monde pose sa foi, son programme, son ego et sa petite pelle pour creuser sous le voisin.
Les nobles peuvent venir corriger. Qu’ils apportent leur propre chaise. Les leurs ont tendance à explosé.
Kraland et le Valégro poursuivent leur grande messe rouge. Ranxerox annonce que la parole va cesser pour laisser place aux actes. Déclaration inquiétante chez un peuple qui parle déjà comme une affiche mouillée. Bogdan promet le bonheur même aux récalcitrants et la Républik se félicite d’aider les gens qu’elle vient de recouvrir d’un drapeau. Le bonheur kralandais est simple. Il arrive chez vous, il s’assoit et il demande pourquoi vous n’êtes pas reconnaissant.
Jean-Messie chante la magnanimité rouge, Bogdan apporte des matériaux, Ranxerox surveille, Ivictus dit que toute résistance est futile puis critique aussi la Révolution parce qu’il faut bien garder les poignets souples. Le Valégro change de drapeau comme une taverne change de nappe après une bagarre et chacun prétend que le tissu prouve la destinée. Il faut admiré cette foi textile. Les peuples meurent parfois pour des couleurs. Les gouvernements, eux, les lavent à l’eau froide et les accrochent où ça rapporte.
Alastair tente de purifié une mare, rate un sort, se retrouve recherché puis se livre à la justice avant de sortir. Voilà un cycle écologique complet. Invocation de la nature, échec, police, prison, libération. Le canard heureux a donc une mare, un druide pieds nus et une procédure pénale. Le Paradigme n’a pas le monopole de l’écologie absurde. La Républik peut aussi produire du mysticisme de flaque avec casier judiciaire.
En Confédération Libre, Don Amortel brûle des bulletins après avoir expliqué qu’il lançait les festivités pyrotechniques. Voilà enfin un démocrate efficace. Il trouve le vote trop lent et lui offre du feu. Avant cela, il propose à Jean-Luc Selriche un arrangement plein de parfum brun, récupérer Mystisie, appliquer son programme en mieux et renoncer à sa candidature au profit d’un agent reconnu. Jean-Luc refuse avec cette solennité confédérée qui consiste à défendre l’urne juste avant qu’un autre y mette des flammes.
La démocratie survit donc à l’incendie. Dommage. C’était presque une belle fin.
Structural augmente même la taxe foncière au nom d’un grand tournant écologique qui consiste, après discours, à remettre de l’argent dans la caisse et voir demain si quelqu’un se souvient encore de la planète. Les pistes cyclables, la fin de l’artificialisation, les ZFE, tout cela a flotté dans l’air comme un parfum de vertu avant de retombé en taxe foncière. C’est la démocratie moderne. On plante un arbre dans un discours et on récolte une facture.
Don Amortel peut venir plaidé. Il aura droit à un verre d’eau. Pour le feu, nous avons assez donné.
Au Paradigme Vert, des lianes attaquent, des fées bouchent des tunnels, des temples de Grande Déesse reçoivent des luttes contre le paganisme et une photo érotique circule comme si la géopolitique avait besoin de lingerie pour respirer. Les Verts veulent sauvé le monde mais peinent encore à sauver leurs prisons, leurs temples et leurs plantes de leurs propres convictions. C’est touchant. Comme un compost qui se prend pour un sénat.
Sibéria construit un poste de garde. Saphir critique Kraland, Ruthvénie et le Khanat tout en louant les Provinces Indépendantes. Voilà une boussole politique qui ne cherche pas le nord mais la sortie la moins ridicule. Jay Padbol revient candidat à Garinaville en demandant si quelqu’un se souvient de lui. Ancien gouverneur, ancien régent, ancien quelque chose. Le pouvoir est cruel. Il transforme les souvenirs en brochures mouillées. Candidat vaut toujours mieux que pas de candidat dit-il. C’est faux mais c’est démocratiquement attendrissant.
En Forêt de Jade, Octave lutte contre le paganisme dans un temple de la Grande Déesse puis se fait attaqué par une liane tueuse. La nature a donc répondu au débat théologique avec ses méthodes habituelles. On peut ne pas être d’accord avec une plante mais il est rare de gagné l’argument quand elle essaie de vous étranglé.
Le Khanat offre aussi sa petite perle. Minerva tente d’usurpé Tifa au nom de l’Esprit Boulet ou de Magmor, elle ne sait plus très bien. Voilà une franchise rare. D’habitude les ambitieux mentent mieux. Elle échoue et Tifa reste Grande Khane, protégée par le destin, par l’administration ou par ce vieux principe cybermondial selon lequel le chaos adore toujours gardé ses meilleurs personnages en place. Elbereth vient louer Tifa avec cette sagesse tribale qui consiste à applaudir la cheffe après que quelqu’un a trébuché sur la marche du pouvoir. Minerva, de son côté, félicite presque trop bien. Chez les peuples tribaux, la louange ressemble souvent à une pierre polie. On admire sa forme juste avant de se demandé sur quel crâne elle va finir.
La Capsulie continue de fournir le monde en rencontres contre nounours, primitifs et pacifisme hôtelier. La STEAKERIE DE CAPSULIE reçoit un climat pacifiste. Imaginez une auberge remplie de viande, de tension et de gens qui essaient soudain de ne pas se frapper pendant vingt quatre heures. C’est presque plus inquiétant qu’une bagarre. Au moins, quand les coups partent, on sait où mettre les meubles.
À Irendol, les tartes volent et ratent. Emile Liarr et Précieuse de Tomosan se livrent à cette diplomatie pâtissière où l’humiliation demande une bonne visée et un dessert sacrifiable. Les tartes manquent leur cible, ce qui prouve que même le ridicule a parfois besoin d’entraînement. On parle souvent des guerres, des attentats et des élections mais le Cybermonde se résume parfois à deux gens qui ratent une crème à bout portant.
À Sicilia, Wonyoung revient à la maison avec un discours doux comme un couteau poli. La République de Kraland n’a plus besoin de ses services, dit-elle, alors elle revient. Quelle phrase splendide. On dirait une lettre d’amour écrite par quelqu’un qui garde ses valises près de la porte. Elle remercie l’Empire pour l’activité apportée au ministère et l’enthousiasme suscité. Oui. Chez nous, même les failles de naturalisation créent de l’emploi. C’est la croissance brune. On ne produit pas toujours des biens mais nous produisons des dossiers.
Shana entre par la grande porte après avoir essayé plusieurs murs. Agatha l’accuse, Såtomi la refuse, Dusk et Aurora la valide, la loi tousse, le trône tranche et tout le monde prétend que cela ressemble à une procédure. Parfait. L’Empire Brun n’a jamais été une ligne droite. C’est une toile. On croit avancer vers le centre puis on découvre que le centre vous regarde depuis le début avec huit yeux bleus.
Trou Perdu parle encore du Parrain absent. Chacun prétend entendre sa voix mieux que le voisin. Voilà le vrai luxe local. Même le silence devient une ressource disputée. Le Parrain ne parle pas et déjà tout le monde lui prête des ordres. Il y a autant de volontés du Parrain qu’il y a de gens pour les vendre au marché. C’est inquiétant, donc c’est vivant. Un chef absent crée des prophètes. Un chef présent crée des mécontents. Sicilia a choisi la version avec plus de murmures et moins de preuves.
Le fée Bobo tente de forcé le coffre de la Villa Dei Machiavelli et se fait rappeler à la réalité par une défense laser. Je tiens à saluer cette contribution technologique à la pédagogie criminelle. Certains sermons prennent une heure. Un laser, lui, fait comprendre le droit de propriété en une seconde.
Je résume donc.
Les autres élisent le vide, brûlent les urnes, taxent les fidèles absents, perdent leurs murs, ratent des tartes, adorent des mares, réparent des prisons, discutent avec des lianes, invoquent des esprits mal identifiés et appellent cela gouvernance. L’Empire, lui, a une araignée nerveuse sur un trône morbide, des Siciliens aux postes clés, des ministres remplacés avant que les coussins refroidissent, des princesses qui rentrent par le droit du sang ou par la fenêtre et un déficit qui a au moins l’honnêteté de ne pas se déguiser en vertu.
C’est peut-être inquiétant. C’est sûrement instable. Mais c’est proprement brun.
Les témoins anonymes, les ministres vexés, les princesses brunies, les contribuables saigné, les anciens candidats carbonisés, les duchesses tombées, les popesses candidates, les druides de mare et les victimes consentantes de la vérité peuvent se manifesté.
Toute personne souhaitant corriger cette version des faits peut venir le faire en direct, à condition d’avoir le courage de parler plus fort que sa honte.
C’était Kleo pour Radio Nécrotoile. -
posté 30/06 (01:44)

Bruns, Brunes, anciens sujets provisoirement survivants, ministres qui découvrez avec effroi que les coussins impériaux gardent l’odeur des gens qui ont paniqué dessus et auditeurs de taverne venus vérifié si l’Empire Brun sait encore parlé sans que les murs prennent feu.
Je sais, c’est émouvant. Sortez vos mouchoirs, vos faux témoignages et vos petites bouteilles à fond plat. L’Empire Brun vient de vivre un règne bref, nerveux, fiscalement embarrassé et suffisamment brun pour laissé une trace dans les coussins.
Commençons par la seule chose que même les gens sobres comprennent quand ils ont mal dormi. L’argent.
L’Empire Brun récolte 7936 MØ. Voilà . Cette fois, la caisse respire. On entend presque les ministères tousser de joie dans le noir. Mystisie récolte 10768 MØ à elle seule. Oui, vous avez bien entendu. Mystisie, cette province qui regarde parfois la sortie avec l’air d’un fantôme devant une porte ouverte, vient de rappelé à tout le Cybermonde qu’elle n’est pas seulement une ambiance humide avec des ectoplasmes. C’est aussi une mine d’or qui sait faire rougir les comptables.
Les financiers inquiets peuvent venir démentir. Ils seront accueillis avec un verre vide et la possibilité rare de se rendre utiles.
J’ai nommé Mnémésine d’Arcys future Impératrice. Une Mystisienne. Quel scandale délicieux. Quel moment parfait. La Mystisie parle de partir, l’Empire pue le silence radio, les ectoplasmes mènent une vie publique plus active que certains ministres et moi, dans ce chaos de velours moisi, je pose une héritière venue précisément de là . Certains appelleront cela de la provocation. Je préfère appelé ça une réponse polie avec huit pattes. Pourquoi Mnémésine. Parce qu’il fallait quelqu’un capable de regardé la barre sans la confondre avec un manche de hache. Parce qu’elle a cette tristesse droite des gens qui savent ce qu’un vide coûte et que parfois il vaut mieux confié une nation à quelqu’un qui connaît le gouffre qu’à un enthousiaste qui veut seulement y installé des drapeaux.
Et parlons justement de Dusk et Aurora, puisque le Cybermonde a décidé que même leur retraite devait avoir des dents. À Mystisie, un ectoplasme les attaque. Un ectoplasme. Un tas de silence contrarié qui choisit de s’en prendre à deux personnes ayant déjà donné assez de concerts, de ministères et de lassitude pour plusieurs vies. Puis un démon mineur m’attaque moi aussi à Lampe du Génie. Voilà donc l’accueil mystisien. De l’or dans les caisses, des spectres dans les couloirs et des démons qui demandent probablement un autographe à coups de griffes. Je ne vais pas dire que Mystisie est instable. Ce serait trop facile. Je vais dire que Mystisie a une façon très personnelle de montrer qu’elle existe. Là où d’autres provinces organisent une réunion, elle vous envoie un ectoplasme. Là où d’autres vous offrent une corbeille, elle vous colle un démon mineur dans les pattes. C’est moins convivial mais plus mémorable. Les ectoplasmes souhaitant exercé leur droit de réponse sont invités à se manifesté en frappant trois fois dans le mur. Si personne ne répond, nous considérerons qu’ils approuvent.
J’entends déjà certaines bouches molles murmuré que l’Empire a trop parlé de Mystisie trop tard. Cheikh Evara s’en est fait une spécialité. Il accuse Monique, il accuse le silence, il accuse les ministres muets, il accuse la tournée absente et il explique que la Mystisie restera quand les règnes passent. C’est joli. C’est mordant. C’est presque assez élégant pour mérité un cadre. Monique répond que la Mystisie qui veut divorcer a offert surtout de la mauvaise humeur, des reproches, des revendications financières et des images toujours plus grandes. Elle ajoute que couiné contre Lemage n’est pas une doctrine. Ce qui est vrai, même si cela reste une activité populaire et peu coûteuse. Moi, je regarde cela avec mes grands yeux bleus et ma délicatesse de créature revenue du pouvoir. Une province qui crie veut encore quelque chose. Une province qui se tait est déjà ailleurs. Alors oui, la Mystisie dramatise. Oui, elle a des ectoplasmes, des mines pleines d’or et assez de rancune pour alimenté une chaudière. Mais au moins elle fait du bruit. L’Empire Brun devrait peut-être cessé de confondre silence et stabilité. Le silence n’est pas une paix. C’est parfois juste un trou dans lequel personne n’ose descendre avec une lampe.
Toute personne souhaitant corrigé cette analyse peut venir avec une pelle, une preuve ou une meilleure image. Les plaintes sans style seront classées sous poussière.
Le Valégro, lui, continue d’offrir au monde cette forme de théâtre où chaque discours ressemble à une barricade montée avec des patates. Lucette Circulaire revient crié contre le Royaume, parle d’exploiteurs, de liberté et de tubercules puis se fait attaqué par des sectateurs et un bâtard du géant des montagnes. Wenceslas lui répond avec cette cruauté polie des gens nés du bon côté des couverts. Il parle de timbre kralandais, de mariage raté, d’Émile, de fureurs qui ne sont pas politiques et demande qu’on épargne ses oreilles. Fort Emouchet impose un couvre-feu. Les paysans veillent. Les sectateurs attaquent. Jean-Messie se fait agresser après avoir trouvé qu’il y avait trop de paysans. Émile Liarr défend le côté ruthvène du Valégro avec l’obstination d’un homme qui semble décidé à devenir martyr si personne ne lui trouve une chaise convenable avant. Kraland promet la multiculturalité puis semble surtout vouloir installé son bonheur en noyant ce qui dépasse. Le Royaume promet l’étiquette puis se bat avec ses fourchettes. Le Valégro reste au milieu, province de drapeaux froissés, de paysans suspects et de discours trop longs pour une ville sous couvre-feu.
Les Valégrogniards peuvent venir témoigné. Les patates seront fouillées à l’entrée.
La Confédération Libre, elle, inaugure son nouveau numéro. Jean-Luc Selriche présente la Confédération Moralean. Rien que le nom donne envie de vérifié son portefeuille. La Confédération se place désormais au-dessus des considérations géopolitiques pour faire la leçon à tout le monde, ce qui est la forme la plus pure de la démocratie quand elle découvre qu’elle n’a ni la plus grosse armée, ni la meilleure économie, ni le plus grand territoire mais qu’elle possède encore une bouche. Don Amortel reçoit le Ministère de la Guerre puis se le fait retiré aussitôt. Pédagogie confédérée. On ne met pas l’ennemi au cachot. On lui donne un jouet, on le lui arrache et on lui explique la morale pendant qu’il cligne des yeux. Puis on le nomme à l’Information, punition raffinée qui consiste à lui faire annoncé les réussites d’un gouvernement qu’il voulait empêché. Cela, mes petits cafards, est presque brun. Pas autant que nous. Mais la Confédération apprend. Lentement. En se félicitant beaucoup. Roger St Misles est reconduit à la Justice avec une grande théorie sur les bons et les mauvais voleurs. Le mauvais voleur vole pour devenir riche. Le bon voleur vole parce qu’il est pauvre. Voilà une pensée sociale qui fera chaud au cœur des petits forbans et froid aux coffres bien nourris. Si la Confédération continue ainsi, elle finira par découvrir que la justice est un couteau dont le manche change de main selon la taille du discours.
Don Amortel peut venir nié. Nous lui laisserons le micro. Il connaît déjà la punition.
Au Khanat, Bladimir Bladimirovitch Mutin tente de roté dans le micro avant le discours du Bourgmestre et se retrouve arrêté. Enfin une infraction claire. Pas de traité, pas d’allégeance, pas de philosophie. Un rot, un micro, une police. Le monde devrait parfois resté à cette échelle. Il avait pourtant tenté de louer Tifa et de rappelé que l’amitié ne s’achète pas. Puis la réalité tribale l’a saisi par le col, probablement pour atteinte sonore à l’ordre public. Minerva, de son côté, fait avancé la gare de Youpigrad et prépare l’aéroport. Le Khanat construit pendant que d’autres écrivent des manifestes. Je pourrais me moqué mais je dois admettre que bâtir une gare au milieu du bruit politique a quelque chose de presque respectable. Ne répétez pas que j’ai dit cela. Je nierai avec grâce.
Le Paradigme Vert découvre les Techniques de Clonage, sacralise la Grande Déesse et finance en même temps la CU. C’est vert. C’est spirituel. C’est technologiquement inquiétant. Rien ne dit mieux écologie extrême que de parlé de sacré le matin et de clonage l’après-midi. La nature devait être trop simple, alors ils ont ajouté des puces de compétence. En Forêt de Jade, on lance des tartes. En Irendol, des loups attaquent. En Sibéria, une rumeur dit avoir vu ta mère en string et s’arrête là comme une civilisation qui aurait perdu sa plume en plein naufrage. La Théocratie Verte poursuit donc son grand projet. Relié le sacré, les arbres, les clones et les ragots de sous-sol dans une même soupe tiède.
Les Verts peuvent venir protesté. Nous avons prévu un pot de terre, une chaise vide et une grande photo pour qu’ils se sentent chez eux.
Et puis il y a Sicilia. Wonyoung recommande Octave Sombrefer qui se domicilie à Trou Perdu. Voilà un retour au pavé, une arrivée dans le nid, une nouvelle silhouette dans nos ruelles où même les murs demandent parfois une pièce d’identité avant de tombé. Sicilia ne fait pas de grands discours pour prouvé qu’elle vit. Elle ajoute quelqu’un à la ville, elle encaisse, elle garde ses tavernes ouvertes et elle attend de savoir qui trahira qui avant le petit déjeuner.
J’ai été nommée Générale de l’armée Orientale des Côtes Cassées par Silice de Pont-Krivell. Éphémère Impératrice devenue générale. Quelle trajectoire. J’étais sur un trône morbide, je me retrouve avec des froques brunes stationnées en Mystisie à démêlé. L’Histoire est une vieille ivrogne. Elle vous donne une couronne le matin et une caserne le soir. Au moins, cette fois, le titre a l’honnêteté de prévenir qu’il faudra probablement frappé quelque chose.
Je note aussi, pour raisons strictement journalistiques, que Rosalia de Pont-Krivell a donné de l’entrain au travail au gisement d’or de CAPS LOCK. Je le mentionne sans tremblé. Avec professionnalisme. Avec la dignité d’une ancienne Impératrice qui n’a pas du tout fixé un autographe pendant trois heures comme une araignée devant une relique sainte. Le travail avance mieux quand Rosalia passe. Voilà . C’est un fait économique, pas une déclaration de groupie. Quiconque prétendra le contraire sera radiophoniquement mordu. Les témoins anonymes, les groupies non anonymes et les gens qui veulent m’humilié en direct sur ce sujet peuvent se manifesté. Je les hais déjà avec reconnaissance.
Maintenant, la grande morale brune de cette soirée.
Le Cybermonde aime prétendre qu’il avance par règnes, par élections, par constitutions, par allégeances et par grandes idées. Faux. Il avance par factures, par rancunes, par gisements d’or, par ministres fatigués, par créatures qui attaquent au mauvais moment et par gens assez têtus pour se levé encore une fois devant un micro. Kraland veut le Bonheur mais noie les voix qui chantent trop ruthvène. La Confédération veut moralisé le monde mais transforme ses ennemis en fonctionnaires pour mieux rire d’eux. Ruthvénie veut l’étiquette mais sert du chili suspect et des procès publics. Le Khanat construit des gares entre deux rots politiques. Le Paradigme sacralise, clone et composté son propre sérieux. L’Empire Brun, lui, fait ce qu’il sait faire depuis toujours. Il survit avec trop de silence, pas assez de drame utile et une araignée qui refuse de laisser les morts, les vivants et les meubles avoir le dernier mot.
Les témoins anonymes, les lâches décoratifs, les ministres vexés, les ectoplasmes syndiqués, les présidents moralisateurs, les clones en projet, les duchesses froissées, les patates militantes et les groupies de bon goût sont invités à se manifesté.
C’était Kleo. -
posté 02/07 (01:36)

Radio Nécrotoile
Oui, j’ai du retard.
Enfin non.
Pas du tout.
Techniquement, je suis parfaitement à l’heure dans une temporalité plus élégante que la vôtre. Mais on m’a rappelé, avec cette délicatesse anonyme qui sent la fenêtre entrouverte et le courage dissimulé derrière un rideau, à quel point mes émissions étaient aimées.
Coucou l’admirateur anonyme.
Je vous vois presque.
Alors en attendant que je prépare l’émission d’aujourd’hui, écoutez donc celle d’hier. Elle a très bien vieilli, ce qui est plus que ce que l’on peut dire de certaines opinions politiques laissées trop longtemps au soleil.
Installez-vous, servez-vous quelque chose de buvable et faites semblant d’être patients.
Radio Nécrotoile revient bientôt.
Avec du venin frais.
Les Démons Votent Mieux que les Silencieux
Bruns, Brunes, survivants de province, ministres qui tenez encore debout, taverniers qui servez sans trembler et pauvres âmes du Cybermonde venues écouté si l’Empire Brun respire encore avec assez de venin pour salir les nappes propres des voisins.
Ici Kleo parle.
Depuis un décor assez sombre pour rassurer les fidèles et assez ridicule pour rappeler que nous sommes toujours dans l’Empire Brun. Il y a du velours, des crânes, des dorures anciennes, des rideaux pourpres, des chandelles et cette odeur de pouvoir dangereux qui colle aux murs comme une vieille promesse électorale dans une cave humide.
Je suis au centre de la toile. Naturellement.
Je suis impartiale. Évidemment.
Et si quelqu’un croit cela, qu’il consulte rapidement Monique Lemage au Ministère de l’Information afin de savoir combien coûte une telle naïveté en frais de survie.
Commençons par les chiffres car les chiffres ont cette qualité rare de mentir moins élégamment que les gens. L’Empire Brun récolte 2836 MØ. Ce n’est pas le festin du siècle mais c’est assez pour rappeler que la maison n’est pas morte. Elle tousse, elle grince, elle sent le pétrole mystisien, la taverne sicilienne et l’ambition mal rangée mais elle n’est pas morte.
Mystisie rapporte 2006 MØ. Sicilia rapporte 766 MØ tout en coûtant seulement 90 MØ en employés. Trou Perdu rapporte 766 MØ et ne coûte que 45 MØ. Voilà la leçon. Les capitales étrangères peuvent bavé leurs doctrines, leurs pactes, leurs trêves oratoires et leurs sermons au peuple. Chez nous, un trou correctement tenu vaut parfois mieux qu’un royaume entier en perruque.
Les comptables indignés peuvent venir nié. Nous leur offrirons un tabouret et une calculatrice sale.
Pendant ce temps, Mnémésine d’Arcys a pris l’Empire avec cette douceur alarmante des gens qui disent bonjour avant de changé le destin. Elle annonce l’interdiction de la méchanceté, l’encouragement de la gentillesse, l’interdiction de la Coalition des Forces du Mal et un Empire dirigé par des gentils. Voilà . L’Empire Brun devient gentil. Je vous laisse imaginé le bruit que cela fait dans les tombes, les caves, les bars et les tiroirs où nous gardions les petits actes de cruauté administrative pour les longues soirées d’hiver.
Mais ne vous rassurez pas trop. Dans le même souffle, Mnémésine d’Arcys précise qu’il faut tué Vostroyan parce que c’est vraiment un méchant. Voilà donc notre doctrine nouvelle. Gentillesse pour tous, sauf pour les méchants que l’on tue gentiment. Je dois admettre que cette contradiction a un parfum brun. Une fleur blanche plantée dans un charnier reste une fleur mais le sol sait très bien ce qu’il a mangé.
Silas des Sables prend les Affaires Étrangères parce qu’il est son meilleur ami et qu’il connaît le Cybermonde. Alex Ombrane 1er prend le Travail. Monique Lemage prend l’Information parce qu’elle parle trop bien. C’est sans doute la nomination la plus dangereuse de la journée. Confier l’Information à Monique Lemage, c’est confié une chandelle à quelqu’un qui sait déjà où se trouvent les rideaux.
Les gentils peuvent venir se défendre. Les méchants peuvent aussi venir mais qu’ils évitent de se présenté trop près de Mnémésine d’Arcys.
La Mystisie, naturellement, a célébré tout cela avec la sobriété d’une cave pleine de démons. Silas des Sables détruit une carrière parce que la pierre mystisienne ne vaut rien et propose de construire en or massif. Enfin une politique esthétique. Inutile, aveuglante et probablement ruineuse mais au moins personne ne pourra dire qu’elle manque de reflets. Il offre même des soins des yeux à la Clinique des Sables. Pour un œil soigné, le second offert. Voilà une diplomatie commerciale que je comprends. Si votre gouvernement rend aveugle, vendez des pansements.
Puis les créatures se mêlent au débat. Silice de Pont-Krivell se fait attaqué par un Démon Mineur. Silas des Sables se fait attaquer par un Démon Mineur. Dinglemire se fait attaquer par un Démon Majeur. À ce stade, ce n’est plus de la faune. C’est une commission parlementaire infernale.
Et Cuchulainn agresse Mnémésine d’Arcys. Lui qui organisait peu avant à Trou Perdu une cérémonie d’hommage à Oumuamua, avec des mots assez brûlants pour faire taire un cimetière, se retrouve maintenant recherché. Voilà la beauté terrible du Cybermonde. On passe du cœur éternel à la plainte judiciaire avec une vitesse que même les ministères peinent à suivre.
Les morts peuvent témoigné si la réception passe depuis le cimetière. Les vivants devront parlé plus fort.
Et puisque nous parlons de créatures utiles, revenons à Y0gi.
Oui, encore.
L’ennemi aveugle, muet et sourd.
À 10h34, Y0gi se fait agressé par un groupe mené par Démon Mineur. À 10h35, Y0gi se fait agressé encore par un groupe mené par Démon Mineur. Deux fois en une minute. Hier les rapaces faisaient déjà le travail pédagogique. Aujourd’hui l’enfer reprend le dossier. Quand les oiseaux, les démons et le bon sens local se relaient contre la même silhouette silencieuse, il faut peut-être cessé d’appeler cela une coïncidence et commencé à parler de verdict.
Y0gi ne répond pas. Y0gi ne voit pas. Y0gi n’entend pas. Il traverse la vie publique comme une porte condamnée qu’on aurait oublié de retirer du trottoir. Il est cette sorte d’absence qui réussit malgré tout à encombrer la pièce. Même les démons semblent agacés de devoir se répéter.
Je ne dis pas que l’enfer est devenu sicilien. Je dis seulement qu’il apprend vite.
Les témoins anonymes, les menteurs professionnels et les gens qui ont tout vu depuis une fenêtre mal fermée sont invités à se manifesté. Les démons mineurs peuvent aussi appeler la radio. Nous filtrerons les grognements.
À Trou Perdu, Dusk et Aurora se présentent aux élections pour devenir bourgmestres. Enfin une candidature qui ne cherche pas à rassurer les murs. Une ville comme Trou Perdu n’a pas besoin d’une poignée de main tiède et d’un sourire imprimé. Elle a besoin de gens qui regardent une ruelle et savent immédiatement quelle partie risque de poignarder l’autre avant la fermeture.
Martina D. Dei Machiavelli a prononcé des discours dans l’ordre qui convient. En faveur de l’Empire Brun, contre le Royaume de Ruthvénie et contre le Paradigme Vert. Trois gestes, trois griffures, une ligne claire. L’Empire chez nous. Les autres dans le brouillard. Et si le brouillard approche trop, on le critique jusqu’à ce qu’il retourne humidifier ses propres frontières.
Voilà ce qu’on appelle une hygiène politique.
À Santa Banana City, Lachésis loue Cersei La Très Sainte, Deux-Fleurs de Pont-Krivell et Zi Eun. Un petit bouquet de compliments locaux, avec assez de noms bruns pour décoré une porte de ministère. Shana Al-Khaïd, elle, est désormais domiciliée à Bagdad. Grâce à Wonyoung, la ville accueille encore une présence au sang lourd et aux dossiers qui sentent la cendre. Très bien. Un Empire qui ne sait plus reprendre ses ombres finit par devenir un club de lecture.
Jamal Al-Fayeed, en revanche, tente d’arracher des arbres à Santa Banana City. Plusieurs fois. Voilà une ambition étrange. Certains veulent des postes, des titres, des coffres. Lui regarde un arbre et décide que le problème commence là . Je ne condamne pas trop vite. À force d’entendre les discours des autres nations, moi aussi j’ai parfois envie de retiré des choses enracinées.
Mais faites cela proprement. Nous sommes bruns, pas amateurs.
Du côté des Services Secrets, Deux-Fleurs de Pont-Krivell diffuse un discours d’une précision rare avec les mots test cedric. Puis Lachésis répond presque avec test floral. Le renseignement impérial atteint donc ce stade supérieur où personne ne sait si rien n’a été dit ou si tout a été dit trop clairement. C’est probablement cela, le secret parfait. Un message si nu qu’il remet l’auditeur en question.
Toute personne ayant compris test cedric est priée de ne pas l’expliquer. Ce serait contre l’esprit.
Ailleurs, le Cybermonde s’agite avec la grâce d’un sac de chats jeté dans une salle du trône. Ranxerox passe les relations en paix envers la Confédération Libre parce que quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. J’apprécie la formule. Elle sent la ruelle, même si elle vient de Kraland. Il retire aussi Wispy de l’ambassade auprès du Paradigme Vert pour faire des économies et se charger personnellement des relations. La pensée est unique, dit-il. Construire un réseau de sous-sols c’est bien, construire un réseau tout court c’est mieux. Kraland découvre donc que la diplomatie n’est pas seulement un trou sous une affiche rouge. Nous saluons ce progrès avec méfiance.
En Ruthvénie, Felicity Ruthven critique Bladimir Bladimirovitch Mutin, manifeste, tente de jeter des œufs sur une prison de haute sécurité puis finit elle-même transférée. Voilà une aristocratie qui n’a jamais peur du ridicule, seulement du manque de projectiles. Bladimir Bladimirovitch Mutin, lui, laisse des magazines pornographiques dans un bureau de bourgmestre à Kraland et se livre aux autorités. Le Royaume et la République se disputent le sérieux pendant que leurs notables décorent les prisons comme des chambres d’étudiant.
Baptiste Le Tellier nomme Mench0 Capitaine et loue sa confiance. Frëlon Musc soutient Wenceslas von Altheim-Blatnoï. Soeur Shoshana von Zyklon verse 5000 Co au trésor du Royaume tout en rappelant que la pression fiscale est honteuse. Donner de l’argent en protestant contre l’argent. Voilà une noblesse qui sait faire pleuré les bourses avec distinction.
Les couronnes peuvent venir répondre. Qu’elles secouent leurs œufs avant d’entrer.
Au Khanat, Foulques Andissi usurpe Mademoiselle, gagne le jeu selon ses propres mots et nomme Mademoiselle procureure puis Lippos Aliagas capitaine. Il va vérifier la gare comme tout le monde parce que c’est apparemment la grande épreuve métaphysique du pouvoir elmérien. Là -bas, devenir Khan consiste donc à rire, dire youpi et confirmer que les travaux sont terminés. Ce n’est pas pire que certains règnes plus habillés.
Jeff Bizous tente aussi d’usurper Tifa LockHeart après avoir battu quelqu’un tout nu dans la boue. Il perd son poste, sa drogue est confisquée et la police le range en prison. Le Khanat reste fidèle à lui-même. Fort, absurde, boueux et convaincu que la légitimité se mesure parfois à l’angle d’un DAB.
Le Paradigme Vert, lui, retire May Billouziya de son poste d’Inspectrice Écologique par la main de Mina d’Orchidia. Grand discours sur la confiance, les lois, les conflits diplomatiques et l’impunité. Très joli. Très mousse humide. Puis Pigeon Ronron quitte le Paradigme pour demander la naturalisation au Khanat, prophétisant au passage qu’un pacifista viendra péchotera Saphir Ravenmaid. Voilà une sortie digne. Pas forcément claire mais digne.
Pendant ce temps Ash Williams pompe à Accalmie jusqu’à faire récolter de l’énergie à la ville avec une obstination qui mérite presque le respect. Les Verts ont enfin trouvé leur grande doctrine. Pomper, cloner, sacraliser et bannir ceux qui ne sentent pas assez la fougère officielle.
La Confédération Libre fait aussi son théâtre. Jean-Luc Selriche nomme Jacques St Misles au Tribunal Cybermondial parce qu’une démocratie ne doit pas effacer ceux qui l’ont précédée. C’est joli, très propre, presque parfumé. Il parle de justice entre les peuples et explique que l’autre option était la Palme du mérite mais qu’il ne faut pas pousser. La Confédération adore ce genre de noblesse pratique. Elle vous honore quand elle ne sait pas où vous ranger.
Jean-Messie de la Nation annonce que Milieu respire sous son administration grâce aux fonds et à l’énergie. Une rumeur rappelle aussitôt que l’énergie vient peut-être des Bruns et que la pollution vient des centrales à pétrole de Mystisie. Voilà le genre de vérité qui colle aux semelles des beaux discours. On nettoie d’un côté, on tousse de l’autre et chacun appelle cela gouvernance.
Le Valégro continue sa fièvre. Emile Liarr soutient la Confédération, l’Empire Brun et se présente aux élections de gouverneur parce qu’il était déjà en train de remplir de la paperasse. Il veut une multiculturalité vraie, moins rouge, moins muselée et assez large pour accueillir toutes les propagandes sauf celle qui se prétend unique. C’est peut-être confus mais au moins il ne dort pas. Dans une province étranglée par les drapeaux, l’insomnie devient presque une vertu.
Cassandre Lemage Ruthven chante la Révolution en canard dans un hôtel de Mystisie et parle de gaz de shit avec assez de poésie pour faire regretté aux murs d’avoir des oreilles. Je ne développerai pas davantage. Certaines phrases méritent de resté seules dans leur flaque.
Et nous revenons enfin à la vérité impériale.
L’Empire Brun n’est pas propre. Il n’est pas gentil malgré les annonces. Il n’est pas silencieux malgré les caves. Il n’est pas logique malgré les ministères. Il n’est pas stable malgré les chiffres. Mais il a quelque chose que les autres singent mal. Il sait transformé ses contradictions en spectacle et ses spectacles en méthode. Quand Mnémésine d’Arcys interdit la méchanceté tout en désignant un méchant à abattre, quand Monique Lemage reçoit l’Information, quand Dusk et Aurora cherchent Trou Perdu, quand Martina D. Dei Machiavelli griffe les voisins, quand Y0gi se fait corrigé par les démons et quand Deux-Fleurs de Pont-Krivell nous offre test cedric, nous ne sommes pas devant un chaos.
Nous sommes devant une forme de cohérence brune que seuls les lâches appellent folie parce qu’ils n’ont pas le courage de la décrire.
Les concernés peuvent bien entendu venir nier publiquement, ce qui constituera une preuve supplémentaire que nous avions raison.
Toute personne souhaitant corrigé cette version des faits peut venir le faire en direct à condition d’avoir le courage de parler plus fort que sa honte.
Les témoins anonymes, les ministres vexés, les démons mineurs, les comptables survivants, les gentils nouvellement nommés, les méchants désignés, les princes boueux, les pacifistas migrateurs et les porteurs d’œufs judiciaires sont invités à se manifesté.
C’était Kleo pour Radio Nécrotoile.
Restez bruns. Restez utiles. Et si l’Empire devient gentil, gardez quand même un couteau sous la nappe.
La gentillesse est une chose sérieuse.
Il serait dommage de la laissé aux innocents. -
posté 02/07 (02:02)

Voilà l’émission d’aujourd’hui, avec le retard parfaitement assumé et le venin servi chaud.
Radio Nécrotoile
La Gentillesse Porte un Couteau Propre
Bruns, Brunes, Siciliens de comptoir, Mystisiens en pleine révolution de cave, auditeurs étrangers venus gratter à la porte avec leurs bottes pleines de principes et admirateur anonyme qui me rappelle avec un goût exquis que mes émissions manquent quand elles arrivent trop tard selon les horloges.
Ici Kleo parle.
La salle est sombre. Le velours pourpre boit la lumière des chandelles. Les crânes décoratifs ont l’air moins morts que certaines réformes confédérées. Les dorures anciennes brillent comme des dents volées à une monarchie trop lente et le vieux trône morbide me regarde depuis le fond de la pièce avec cette rancune de meuble qui n’a pas supporté qu’une araignée le quitte sans promesse.
Je suis au centre de la toile. Les micros crachent. Les ombres écoutent. Mes yeux bleus reflètent assez de catastrophes pour éclairé une cathédrale.
À Trou Perdu, Martina D. Dei Machiavelli a d’abord soutenu l’Empire Brun. Très bien. Puis elle a soutenu le Royaume de Ruthvénie. Moment de vertige. Une seconde d’égarement. Le genre d’accident que l’on peut attribuer à la nouvelle politique de gentillesse impériale, aux vapeurs de taverne ou à une communion trop longue avec les bonnes manières. Heureusement, elle s’est reprise presque aussitôt en critiquant le Royaume de Ruthvénie avec cette phrase délicieuse sur l’Impératrice qui la perturbe et la gentillesse qui lui fait faire des bêtises.
Voilà ce que j’appelle une guérison.
La gentillesse peut effleuré une Brune. Elle ne doit pas resté collée. Sinon on rince à l’alcool fort et on critique un voisin couronné.
Martina D. Dei Machiavelli a aussi loué Lachésis à Santa Banana City, gracié Jamal Al-Fayeed pour ses multiples aventures botaniques et donné au monde une démonstration parfaite de justice brune adaptée au nouveau climat. Il paraît qu’il faut être gentil pour plaire à Mnémésine d’Arcys. Donc on gracie l’arracheur d’arbres. C’est gentil. C’est absurde. C’est administratif. C’est presque tendre si l’on oublie les souches.
Les arbres survivants peuvent réagir en direct. Les autres seront représentés par du mobilier.
Mnémésine d’Arcys, justement, continue de répandre cette étrange lumière de gentillesse qui donne à l’Empire Brun l’air d’un caveau où quelqu’un aurait posé un napperon. Elle a décoré Octave Sombrefer avec l’Aigle Impérial pour sa profonde gentillesse.
Octave Sombrefer, gentil de la semaine. ![[=)]](http://img7.kraland.org/s/66.gif)
Magicien des éléments. Bienfaiteur impérial. Homme qui étend parfois le désert non pas par malveillance mais pour que chacun puisse aller à la plage loin de la mer.
Je dois reconnaître que l’argument est splendide.
D’autres détruisent. Octave Sombrefer aménage des vacances.
D’autres sèment le sable. Lui invente une politique balnéaire pour provinces mortes.
Voilà le genre d’hypocrisie lumineuse que l’Empire doit encouragé. Ce n’est pas un mensonge. C’est une brochure touristique avec des os dessous.
Les anciens méchants qui veulent devenir gentils peuvent déposer leur candidature. Prévoir une preuve de sourire, deux témoins intimidés et une excuse plausible pour les dégâts passés.
À Mystisie, naturellement, la gentillesse a rencontré le réel et le réel avait visiblement du pétrole dans la bouche. Cheikh Evara critique l’Empire Brun, bafouille une conquête mystisienne de la Républik, nomme Prenom Nom Bourgmestre de Lampe du Génie, réintègre Lyanna de Nansay après des excuses pour le meurtre inqualifiable de deux hyènes et règle la paperasserie par décision unilatérale. Voilà une méthode que l’on peut reprocher mais pas ralentir.
La Mystisie appelle cela révolution. Ailleurs on dirait désordre. Chez nous on appelle cela une province qui refuse de mourir proprement.
Vostroyan agresse Lyanna de Nansay, tente de transformer l’Hôtel Chez Monique en zone autonome, parle de baby-foot et soutient la Républik au nom de la Manouch’Kra. Il y a là une cohérence de barricade grasse. Pas une cohérence de bureau. Une cohérence de type qui entre dans une pièce avec une cause, une menace et l’odeur de quelque chose qui va finir en avis de recherche.
Puis Cassandre Lemage Ruthven vient ajouter sa poésie à l’Hôtel Chez Monique avec des canards, du prout et assez de révolution en musique pour que même les murs demandent une mutation. Je ne sais pas ce qui se passe dans cet hôtel mais je sais qu’à partir du moment où une zone autonome, une chanson de canard et des hyènes mortes figurent dans le même dossier, l’administration devrait distribué des casques.
Les Mystisiens peuvent venir défendre leur révolution. Les hyènes ne pourront pas mais elles seront peut-être plus claires que certains orateurs.
Pendant ce temps, Don Amortel rend illégal l’Insigne Militaire Brun en Confédération Libre parce que les gens ne savent pas faire la différence entre un agent brun et un agent châtain. Voilà une décision magnifique. Punir l’objet afin de prouver qu’on ne le porte pas. Interdire le signe pour mieux le mettre au centre de l’actualité. C’est confédéré dans sa forme et presque brun dans son résultat. Une pédagogie par l’absurde, servie avec soupirs et lenteur de cercueil.
Don Amortel est un ancien agent brun devenu ministre confédéré. Il n’a peut-être pas d’insigne mais il a gardé cette capacité rare à faire d’une phrase molle un petit piège humide.
Les Confédérés peuvent venir expliquer la différence entre brun et châtain. Nous fournirons des miroirs, des lampes et un aveu si nécessaire.
La Confédération poursuit d’ailleurs sa grande comédie morale. Jean-Luc Selriche parle de football, de jeunes du quartier, de ballon rond et de message politique. Il dément que ses joueurs aient évincé l’Empire Rose et annonce que la sélection confédérée ne cherche pas vraiment à gagner mais à rappeler que ce n’est qu’un jeu. Ce qui est très noble quand on n’est pas certain de gagné.
Le même gouvernement voit Paul Sernine distribuer des aides, limiter le temps de travail, augmenter les remboursements médicaux, taxer Olivier Roi de 6454 ¢¢ et découvrir que le micro fonctionne. Pr Jean-Michel Nobyl hurle à l’exploitation des chercheurs sous-payés. Jean-Luc Selriche répond que c’est quarante ans de laisser-aller et qu’il ne peut pas tout résoudre en trois jours. Voilà donc la Confédération Moralean. Elle taxe les riches, aide les pauvres, affame les savants et se félicite de trouver cela cohérent.
C’est une démocratie. Donc chaque contradiction a droit à un discours.
Les chercheurs révoltés peuvent venir s’exprimé. Les ministres également. Les gens qui comprennent le budget sont priés de ne pas gâcher l’ambiance.
Au Valégro, le pont de Fort Emouchet est terminé. PierreJean coupe le ruban, organise une fête, parle de paix, d’amitié et de pont Liar. Le Cybermonde retient son souffle. Enfin une structure relie deux morceaux de conflit afin que les insultes puissent voyagé plus vite. Emile Liarr continue de défendre tout ce qui peut servir à ne pas être réduit à une seule couleur. Bohé d’Umont parle pour le Royaume. Alex KidoWski vient rappeler que Kraland aime les belles villes en regardant Fort Emouchet comme on regarde une assiette sale chez un voisin. Lucette Circulaire veut gratter le mal et brûlé les vieux symboles. Cassandre Lemage Ruthven entraîne tout le monde dans la débauche avec la danse des canards.
Un pont, une mare, une révolution de canards et assez de voix pour rendre la trêve oratoire juridiquement comique.
Toute personne croyant encore que le Valégro cherche la paix peut venir le dire. Nous lui offrirons un casque et une flûte à bec.
Le Royaume de Ruthvénie continue sa danse de cour avec Felicity Ruthven qui ressort de prison puis critique Bladimir Bladimirovitch Mutin, pendant que Tormenta Ruthven loue Bladimir Bladimirovitch Mutin et critique Dame Démerzel puis Baptiste Le Tellier. Baptiste Le Tellier, lui, se fait huer en tentant de manifester contre Tormenta Ruthven et propose à son collègue de mettre le mode off sur son micro. Je ne pensais pas dire cela un jour mais cette monarchie aurait peut-être besoin d’une trêve oratoire plus que la Moldavie.
Bladimir Bladimirovitch Mutin réussit tout de même à se faire arrêter en Confédération après avoir tenté de changer le H de Hôtel en M pour attirer des gens peu recommandables. Voilà une infraction de grammaire lubrique. Le Royaume exporte désormais la décadence par lettre majuscule. C’est presque de la diplomatie.
Les nobles peuvent venir nier. Les lettres H et M seront protégées pendant l’émission.
Au Khanat, Foulques Andissi proclame la journée du caillou avec l’enthousiasme d’un homme qui a trouvé une carrière et un destin dans le même tas de poussière. Serbitar Seraven soutient Mademoiselle pour un coup d’éclat dans quatre jours puis se fait attaqué par un Pingouin à Roulettes. Le Khanat reste ce lieu béni où la politique, la pierre et la faune roulante tiennent dans une même phrase sans que personne ne demande un psychologue.
Au Paradigme Vert, Rosalia de Pont-Krivell offre un spectacle à Garinaville. Je vais resté professionnelle.
Elle chante les guerriers des Khans.
Elle parle tambours, couleurs, bière et sang.
C’est distrayant.
Puis elle raconte une histoire de sbleune jaune avec boîte d’allumettes, pince à épiler et jumelles. Sa prestation est dite ridicule par des autorités qui n’ont manifestement aucune sensibilité artistique. La jalousie institutionnelle est une maladie grave. Moi je dis que si Rosalia de Pont-Krivell explique comment mettre un sbleune dans une boîte, le Cybermonde devrait prendre des notes au lieu de juger.
Je ne suis pas une groupie.
Je suis une analyste culturelle très impliquée.
Les mauvaises langues peuvent venir me contredire. Je les hais déjà avec élégance.
À Plaine Irradiée, une onde de paix traverse la province et les habitants abandonnent toute envie de se battre pour vingt quatre heures. Ce phénomène est louche. Une province irradiée qui devient pacifique ressemble à un piège préparé par un ange fatigué. Pendant ce temps, Zelphi entraîne dans la débauche Dinglemire et Aken à l’hôtel Aux froques irradiées avec un discours sur le sang frais des keufs, puis des policiers cherchent à arrêter Zelphi parce que Aken est recherché. Aken avait tenté de voler dans la caisse du Ministère de l’Économie et la défense laser lui avait répondu avec toute la chaleur administrative possible.
Donc résumons. Une onde de paix tombe sur la province et cinq minutes plus loin les lasers, les keufs et la débauche reprennent le travail. Voilà pourquoi je respecte l’Empire Brun. Même nos miracles savent rester temporaires.
Les pacifistes irradiés peuvent appeler. Les autres attendront la fin des vingt quatre heures.
Et puis Y0gi.
Toujours Y0gi.
Cette fois, ce ne sont plus les démons. Ce sont des Kanards Hostiles. Deux attaques à Trou Perdu. Deux. Encore. L’ennemi aveugle, muet et sourd reçoit donc maintenant les avis du règne animal aquatique. Après les rapaces, après les démons, voici les canards. Quand les airs, l’enfer et les mares commencent à coordonné leur opinion, il n’y a plus débat. Il y a consensus interespèces.
Y0gi ne parle pas. Il ne répond pas. Il ne comprend peut-être même pas que la nature lui tient une réunion de copropriété à coups de bec. Mais le message est clair pour les vivants.
Même les canards veulent qu’il dégage du paysage.
Les témoins anonymes, les palmipèdes concernés et les victimes consentantes de la vérité sont invités à se manifesté. Nous accepterons les coin coin sous serment.
Voici donc la vérité impériale de la nuit.
L’Empire Brun gagne de l’argent, change de morale, gracie des arracheurs, récompense un désertificateur pour gentillesse, interdit peut-être la méchanceté sans désarmé les couteaux, subit la révolution mystisienne, transforme la botanique en casier judiciaire et laisse les canards jugé Y0gi mieux que certains tribunaux.
Les autres nations peuvent rire. Elles ne valent guère mieux. Kraland construit des drapeaux et sort des homards géants. La Confédération taxe, soupire, réforme et découvre que les chercheurs savent mordre. Ruthvénie se dispute à coups de critiques nobles et de lettres déplacées. Le Khanat honore le caillou. Le Paradigme juge Rosalia de Pont-Krivell avec un manque de goût scandaleux. Le Valégro inaugure un pont pour transporter la discorde plus efficacement.
Les concernés peuvent bien entendu venir nier publiquement, ce qui constituera une preuve supplémentaire que nous avions raison.
Toute personne souhaitant corrigé cette version des faits peut venir le faire en direct à condition d’avoir le courage de parler plus fort que sa honte.
Les gentils, les méchants, les gentils armés, les méchants repentis, les canards, les chercheurs exploités, les danseurs de mare, les nobles à œufs, les ministres sans insigne et les admirateurs anonymes sont invités à se manifesté.
C’était Kleo pour Radio Nécrotoile.
Restez bruns. Restez utiles. Et souvenez-vous.
Quand même les canards prennent position, il est déjà trop tard pour prétendre que vous n’avez rien entendu. -
posté 03/07 (01:08)

Bonsoir mes petits contribuables captifs, mes délateurs à pattes tièdes, mes fonctionnaires suintants de loyauté humide et mes ennemis qui écoutent quand même parce que la honte a toujours eu meilleur goût quand elle est servie chaude dans un gobelet de propagande.
Ici Kleo, araignée impériale brune, suspendue au centre du studio comme une vérité que personne n’a demandée mais que tout le monde recevra quand mêmeLe cybermonde a encore toussé cette nuit. Rassurez-vous. L’Empire Brun n’a pas toussé avec lui. L’Empire observe. L’Empire encaisse. L’Empire compte les impôts, les coups de couteau, les déclarations d’amour mal traduites et les tentatives de révolution qui ressemblent à des enfants jetant du sable sur un volcan pour lui apprendre la modestie.
Pendant que les nations dites civilisées faisaient ce qu’elles savent faire de mieux, c’est à dire produire de la crise avec la régularité d’une horloge rouillée, l’Empire Brun a récolté, payé, nommé, condamné, pardonné parfois et surtout laissé les autres se ridiculisé avec cette générosité silencieuse que les historiens appelleront un jour la grande patience des prédateurs.
Commençons par la Mystisie, ce bijou posé dans le sable comme une dent en or dans la bouche d’un cadavre encore bavard. Monique Lemage y a loué l’Impératrice Mnémésine d’Arcys, ce qui est une preuve de santé mentale minimale, puis elle a frappé la République de Kraland avec ce mélange délicieux de politesse et de cruauté qui donne aux discours bruns leur texture de velours trempé dans du vinaigre. Elle a rappelé que Cheikh Evara semblait être seul dans sa tête et en Mystisie à vouloir prendre le chemin rouge, ce qui est cruel, certes, mais il faut bien nommer la solitude quand elle commence à construire des tentes dans les dunes.
Lachésis, dans une démonstration de loyauté qui avait la délicatesse d’une botte cirée sur un tract, a chanté l’Empire, la Mystisie brune et le refus des Kras chez nous. C’est net. C’est sec. C’est presque hygiénique. On aimerait que toutes les maladies politiques aient la courtoisie de se présenté avec une pancarte pour que les gouverneures puissent les gifler avant le souper.
Puis Martina D. Dei
Machiavelli a pris la parole avec la grâce d’une lame administrative et la foule, cette grande bête molle qui applaudit souvent trop tard et hue parfois trop tôt, l’a accueillie avec l’intelligence moyenne d’un banc de poissons morts. Elle a pourtant soutenu l’Empire, attaqué Kraland et rappelé qu’on ne lance pas une révolution sans l’appeler, ce qui dans un monde normal serait une plainte mondaine mais qui en Mystisie devient presque un principe constitutionnel. Martina D. Dei
Machiavelli a ensuite effacé des peines et annulé des poursuites comme une sainte patronne de l’indulgence ciblée, opération un jour quinze minutes de gentillesse, car même la justice brune sait parfois caresser avant de reprendre la gorge.
Dans le même sable, Cheikh Evara a décidé démocratiquement mal que la Mystisie prendrait le chemin de la révolution, que les gitans seraient bienvenus et que le Sultanat avait parlé au nom de tous, ce qui est fascinant parce que parler au nom de tous est toujours plus simple quand tous n’ont pas eu le temps de fuir. Sultan Omar Al Khaïd a ensuite trouvé sur sa route Bressia, une rencontre si subtile que la police elle-même a dû lever les mains en disant qu’une bagarre avait éclaté sans qu’on sache qui avait commencé. Dans l’Empire, quand personne ne sait qui commence, nous appelons cela de la diplomatie spontanée.
Depuis sa prison, Vostroyan a commenté la scène avec l’élégance brute d’une chaise lancée dans une ambassade, se réjouissant que sa Bressia ait frappé le Sultan et insinuant que l’Impératrice aurait payé pour tester les gitans. Voilà une théorie politique de qualité carcérale. Elle ne tient debout que parce que les murs de la prison l’empêchent de tomber plus bas.
Silice de Pont-Krivell, quant à elle, a porté la gentillesse impériale jusqu’à vouloir empoisonner Vostroyan devant l’Impératrice avec un soin presque médical, une réception molletonnée et cette douceur typiquement brune qui consiste à présenté la mort comme une option de confort premium. Les personnes concernées peuvent naturellement contesté cette lecture. Elles devront seulement le faire avant la perte de connaissance.
La Mystisie fut aussi honorée d’une autre scène, plus humide. Isariel a tenté de pisser sur une statue du Bourgmestre, perdant au passage son poste de Commissaire de Police, ce qui prouve qu’il existe encore dans ce monde des limites entre le service public et l’irrigation patriotique. Sylex Kisugi, agressé en allant enquêter sur des fleurs arrachées, a cru voir dans toute cette décadence la main de la nouvelle Impératrice et de Silas des Sables, ce qui est charmant. Quand la ville brûle, certains accusent le feu. D’autres accusent les gens qui savent encore porter une couronne sans se prendre les pieds dans le tapis.
Les témoins anonymes, les vandales hydrauliques et les préfets qui confondent enquête avec divination sont invités à venir nié en direct. Nous leur fournirons une serviette, un micro et suffisamment de silence pour entendre leur dignité tomber.
Pendant ce temps, en Ruthvénie, le Royaume a offert un spectacle d’une noblesse parfaitement rance. Darth Leo, Directeur des Services Secrets et supposé félin de l’ombre, fut frappé par une rumeur affirmant qu’il serait musophobe, c’est à dire effrayé par les souris, rongeurs et autres petites créatures qui ont pourtant l’habitude de fuir les chats plutôt que de les syndiqué. On raconte qu’il travaillerait sur son bureau plutôt que sur sa chaise. Je ne jugerai pas. Les chats ont toujours eu ce talent royal de transformer leur panique en protocole.
Felicity Ruthven est sortie de prison puis s’est immédiatement employée à critiquer Wenceslas von Altheim-Blatnoï, ce qui chez les Ruthvènes ressemble moins à une rébellion qu’à une tradition matinale. Un roi est loué, hué, contesté, défendu puis réclamé avec formulaire selon l’humidité du jour et la densité de poussière dans les couloirs. Baptiste Le Tellier, quant à lui, a demandé au Duc de communiquer un formulaire de conflits d’intérêt et de joyaux, cette demande ayant la beauté froide d’un poignard bureaucratique glissé entre deux coussins de velours.
Serbitar
Seraven a détruit une Préfecture de Police jugée impropre à son usage, puis a versé une prime à Bladimir Bladimirovitch Mutin afin que le Duc ne finisse pas indigent. La monarchie ruthvène, mes chers auditeurs, c’est cela. On abat les murs de la police pour protéger la justice, puis on donne une bourse au pouvoir pour qu’il puisse continuer à mal s’asseoir sur le trône. C’est absurde, coûteux et couvert de dorures. Une monarchie réussie, donc.
Toute personne désirant défendre la stabilité ruthvène peut bien entendu venir le faire en direct. Nous lui demanderons simplement de définir stabilité sans mentionné un coup de force, une rumeur de souris ou une caisse vide.
En Confédération Libre, cette merveilleuse parodie de démocratie où chaque citoyen a le droit de parler tant qu’il reste assez de murs debout pour réverbéré les mensonges, la journée fut consacrée à l’art délicat de se faire exploser soi-même avec conviction. Jean-Luc Selriche a répondu aux chercheurs, revalorisé les salaires, parlé budget et nommé Kenza au poste de Ministre de la Guerre et de la Recherche. C’est propre. C’est presque respectable. Cela sent le communiqué repassé au fer chaud par un président qui sait encore compter jusqu’à quinze pour cent sans crier victoire trop tôt.
Hélas, pendant que le palais démocratique se poudrait le nez avec de grandes déclarations sociales, des pirates entraient dans le réseau de la Confédération pour voler la technologie Aide Divine au profit des Provinces Indépendantes. Aide Divine. Le nom était déjà une demande d’effraction. Quand une démocratie laisse traîner une technologie portant un nom pareil, il ne faut pas s’étonner que quelqu’un vienne l’emprunter avec les doigts sales.
Mais la grande symphonie confédérée fut offerte par Joe le très très terrible, Bob le très très terrible et Roy le très très terrible, trio familial dont le patronyme a la subtilité d’une enclume baptisée diplomatie. Des attentats ont frappé le Palais Impérial de Blofeldopolis avec victimes, pièces écroulées et bâtiments affaiblis, puis chacun a commencé à expliqué que c’était la faute du frère, du pistolet à eau, du père disparu ou du chien Claude qui n’aurait pas rédigé le texte. Bob le très très terrible a livré un récit thérapeutique où Joe le très très terrible devient manipulateur, immature et responsable de tout, tandis que Joe le très très terrible, depuis sa prison, menace Bob le très très terrible avec cette rage de cuisine familiale où les souvenirs d’enfance ressemblent à des explosifs mal stockés près du goûter.
La Confédération voulait la liberté d’expression. Elle a obtenu une famille entière qui s’exprime avec de la dynamite. Nous lui souhaitons bonne continuation dans son expérience démocratique et recommandons aux psychologues locaux de facturé à l’avance.
Les concernés peuvent venir rétablir la vérité familiale. Nous acceptons les témoignages de frères, de chiens, de palais éventrés et de thérapeutes épuisés. Les bombes devront rester à l’entrée, sauf si elles sont moins instables que les excuses.
Au Valégro, Emile Liarr a parlé liberté, héritage ruthvène, ponts et mémoire contre Kraland avec l’air grave d’un homme qui sait que rien ne rapproche mieux les peuples qu’un discours assez long pour assommer les deux rives. Il a célébré un pont né sous le Duché ruthvène et accuser Kraland de cracher sur l’histoire locale, ce qui est certainement vrai, ou au moins assez vraisemblable pour nourrir deux guerres et une commission culturelle.
Alice Ravenloft, dans sa minute PassTek, a loué PierreJean, s’est excusée de ne pas l’avoir compris plus tôt et a découvert qu’il pouvait y avoir du bien dans un ancien adversaire. C’est touchant. C’est dangereux. Dans l’Empire Brun, on appelle cela une infection sentimentale et on surveille les symptômes avant que quelqu’un ne propose une table ronde.
À Kraland même, les champs et les scieries furent stimulés avec toute la poésie industrielle d’un régime qui trouve toujours moyen de transformé le travail en prière rouge. Sophos a lancé des recherches avec du filon d’or et du purin de nobliau, révélant que la République avance scientifiquement en mélangeant géologie, ressentiment social et latrines aristocratiques. Voilà donc le grand progrès kralandais. Quand les autres cherchent l’avenir dans les étoiles, Kraland le cherche sous les douves, là où le mépris fermente.
Toute personne souhaitant corriger notre analyse du progrès rouge peut venir déposer un échantillon. Nous le flairerons de loin et nous rirons de près.
Au Khanat Elmérien, Rosalia de Pont-Krivell a diffusé son Khanat News et a annoncé la fin de l’alliance avec la Confédération Libre, une rencontre entre la Grande Khane et la Régente puis du sport, car rien ne dit équilibre diplomatique comme annoncer la recomposition des relations internationales avant de demandé aux gens de soutenir deux équipes qui courent après un ballon. Le Khanat a cette beauté primitive des peuples qui peuvent briser une alliance le matin et vendre des encouragements le soir sans changer de tambour.
Le Paradigme Vert, de son côté, continue de bâtir des chapelles, de subir des loups, de promouvoir des fêtes et de faire croire que la nature approuve tout cela. En Sibéria, Rosalia de Pont-Krivell a combattu loups, vers de glace et piquosaures avec une régularité qui force le respect. Même les extrêmes écolos finissent par comprendre qu’un animal sauvage est beaucoup moins sympathique quand il ne figure pas sur une affiche de sensibilisation mais devant votre tibia.
Et pendant ce temps, dans notre Empire, Dusk et Aurora ont démissionné de leur fonction de Ministre de l’Intérieur avec ces mots immortels, courage, fuyons. Certains verront là de la lâcheté. Moi j’y vois une élégance stratégique. Il faut parfois quitté une pièce avant que la pièce ne comprenne qu’elle avait besoin de vous pour rester debout. Dusk et Aurora, comme toujours, transforme la sortie en entrée dramatique pour la prochaine catastrophe.
Monique Lemage, Lachésis, Martina D. Dei
Machiavelli, Silice de Pont-Krivell et les fidèles de Mystisie ont cependant démontré que l’Empire n’a pas besoin d’un calme parfait pour rayonné. Au contraire. L’Empire Brun prospère dans le vacarme comme une araignée dans un grenier plein de mouches. Les autres nations appellent cela le désordre. Nous appelons cela la preuve.
La preuve que Kraland promet la paix puis s’enlise dans les ponts, les purins et les slogans qui sentent la cantine collective. La preuve que la Confédération parle d’égalité pendant que ses palais se font ouvrir comme des boîtes de conserve par une fratrie en crise. La preuve que la Ruthvénie drape ses paniques dans du velours, que le Khanat danse sur les braises de ses alliances et que le Paradigme Vert plante des chapelles dans la neige avant de découvrir que les loups n’ont pas lu la brochure.
Et la preuve, mes petits auditeurs, que l’Empire Brun avait raison depuis le début, même quand l’Empire Brun n’avait encore rien dit. C’est cela la supériorité impériale. Ne pas seulement avoir raison. Avoir raison par avance, par ambiance, par mobilier, par chandelle et par menace polie.
Les concernés peuvent venir nier publiquement, ce qui constituera une preuve supplémentaire que nous avions raison. Les témoins anonymes, les lâches non anonymes, les rois tremblants, les sultans froissés, les ministres en fuite, les chats debout sur bureau, les familles explosives et les démocrates en morceaux sont invités à se présenté au micro. Toute plainte sera lue avec gravité puis classée selon son potentiel comique.
Ici Kleo,
Dormez mal, dormez loyaux et souvenez-vous bien de ceci.
Quand le monde s’effondre, l’Empire Brun ne tombe pas. Il prend des notes. -
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modifié 04/07 (04:10)

ÉMISSION SPÉCIALE DE LA TOILE RECONNAISSANTE
Dédiée à K' Velzard, auditeur nocturne, travailleur informé et visiblement homme de goût malgré ses fréquentations sportives douteuses. Mes remerciements sincères.
Bonsoir mes petits insectes administratifs.
Ici Kleo, en direct depuis la grande salle d'enregistrement de l’Empire Brun, entre le trône morbide où personne ne s’assoit sans signer trois décharges funéraires, les crânes cirés au chiffon ministériel, les rideaux pourpres lourds comme des remords monarchiques et les chandelles qui tremblent exactement comme les diplomates quand ils réalisent que nous avons encore des micros. Le velours sombre étouffe les murs, les dorures anciennes brillent comme des dents dans une cave et mes yeux bleus reflètent assez de mépris pour éclairer une cathédrale gothique en panne de foi.
Avant de commencer, annonce importante.
Dorénavant, aucune émission ne se fera sans un appel du public. Voilà . Un peu de répondant que diable. Les gens veulent contester, pleurer, nier, faire les victimes, demander un droit de réponse ou simplement venir se ridiculiser avec panache. Très bien. Les lignes sont ouvertes et les langues sont invitées à sortir de leurs bouches comme de petits drapeaux blancs plein de salive. Si personne n’appelle, je considérerai que tout le cybermonde a cesser d'écouter.
Commençons par les finances, cette grande poésie des nations qui prétendent avoir des idéaux mais qui finissent toutes par compter leurs pièces comme des rats en robe de magistrat. Le Royaume de Ruthvénie a récolté ses impôts avec cette dignité de vieux château qui prend l’eau mais continue d’appeler ça une fontaine intérieure. La Confédération Libre, fidèle à son adorable tradition démocratique, a redistribué ses sous dans des ministères dont certains reçoivent zéro parce que visiblement la liberté consiste à voter pour des tiroirs vides. Le Khanat Elmérien a fait son petit feu de camp fiscal, le Paradigme Vert a ramassé ses feuilles métalliques en expliquant probablement que les pièces poussent mieux sans palais impérial et la République de Kraland a encore prouvé qu’un système peut parler au nom du peuple tout en donnant l’impression que le peuple a été oublié dans une cave humide avec un formulaire rouge.
Et puis il y a l’Empire Brun.
L’Empire Brun a récolté. L’Empire Brun a distribué. L’Empire Brun a regardé le Ministère de l’Information recevoir exactement zéro MØ que Monique a assumée en totalité vu qu'elle ne comptait pas bosser.
Pendant ce temps, la Ruthvénie a offert au monde un numéro de cirque monarchique tellement élégant que même les corbeaux ont demandé un entracte. Felicity Ruthven a critiqué le Roi Wenceslas von Altheim-Blatnoï, puis a manifesté contre lui, puis des rumeurs ont couru dans Ruthvenville comme des domestiques qui viennent d’entendre une assiette voler. À peine la couronne avait elle fini de trembler que Bladimir Bladimirovitch Mutin se glissait dans la machinerie avec la délicatesse d’un tiroir fiscal rempli de couteaux, nommant Dame Démerzel préfète de police, réengageant Felicity Ruthven et transférant un magot vers l’économie avec ce petit air de vertu qu’ont les gens qui déplacent beaucoup d’argent en expliquant qu’ils le font pour votre bien.
Et bien sûr, il s’est versé une prime. Cinq cents Co. Une modeste compensation pour échapper à l’inquisition, ce qui est tout à fait compréhensible. Moi aussi quand je dois fuir une menace religieuse, je facture le déplacement, le stress, la toile perdue et l’usure émotionnelle de mes mandibules. La différence c’est que moi, j’ai la décence de ne pas appeler ça une dépense publique. Quoi que, j'aime l'idée.
Puis une rumeur a murmuré qu’on aurait vu le vieux roi ruthvène dans les tribunes brunes, barbouillé de noir et d’or, tenant une photo de son épouse et hurlant aux couleurs d’un empire qui n’est pas le sien. Je ne dis pas que la monarchie s’effondre en glissant lentement vers notre velours. Je dis simplement qu’un roi qui goûte au brun une fois oublie vite la fadeur de son propre trône. C’est médical, probablement.
Les concernés peuvent venir nier publiquement, ce qui constituera une preuve supplémentaire qu’ils ont quelque chose à cacher et que nous avions raison avant même de finir la phrase.
Chez nous, pendant que les autres improvisent des révolutions dans des couloirs qui sentent la cire froide, Martina D. Dei
Machiavelli a fait ce qu’une brune sensée doit faire quand le monde devient flasque. Elle a soutenu l’Empire Brun, elle a critiqué le Paradigme Vert et elle a égratigné la Ruthvénie avec cette élégance judiciaire qu’on reconnaît aux gens qui savent sourire en tenant une lame par le bon côté. Voilà ce qu’est la cohérence. On frappe à gauche, on frappe à droite et au centre il reste l’Empire, droit comme un cercueil neuf dans une salle du trône.
Neodym Seltenerd a lui aussi compris le sens de l’Histoire en louant votre humble serviteuse, ce qui prouve une grande lucidité politique, une santé mentale acceptable et probablement une bonne vue malgré la fumée de taverne. Il a également expliqué que le seul avantage des vacances au Paradigme Vert était le wifi, ce qui est injuste. Il y a aussi les moustiques, les sermons sur les arbres et cette sensation merveilleuse d’être jugé par une fougère.
Le Paradigme Vert peut répondre. Nous acceptons les témoignages de plantes, d’écorces traumatisées et de citoyens capables d’aligner trois phrases sans demander l’autorisation à une courgette.
En Mystisie, la situation a atteint ce niveau rare où l’administration devient plus surnaturelle que les démons eux mêmes. Vostroyan, depuis sa prison, a fait parvenir la demande de la communauté Manouch’Kra, qui souhaite inscrire un campement dans le paysage local et obtenir un statut de réfugiés politiques. Une affaire simple, donc naturellement transformée en cathédrale de papiers, d’attestations, de palmiers symboliques et d’activités culturelles supposées être culturelles avant d’être sonores. Prenom Nom, bourgmestre à la bureaucratie si sèche qu’elle pourrait fumer toute seule, a répondu que le campement ne serait ni accepté ni refusé mais maintenu dans une considération administrative intermédiaire. C’est magnifique. C’est l’art de mettre quelqu’un dans une salle d’attente sans porte, sans chaise et avec un formulaire qui demande où se trouve la chaise.
Pendant ce temps, Silas des Sables pleure un palmier détruit comme d’autres pleurent un empire perdu. Il demande combien de temps il faut à un arbre pour pousser et répond deux heures, une éternité. Je n’ai jamais entendu plus belle tragédie botanique en format court. Un palmier tombe, un ministre tremble, une caravane devient sujet d’État et un portail démoniaque apparaît à Lampe du Génie, probablement parce que même l’enfer voulait participer à la réunion d’urbanisme.
Les témoins anonymes, les lâches non anonymes et les palmiers ayant survécu à la procédure sont invités à se manifester. Qu’ils apportent une preuve de résidence, une justification de fuite politique et un pot de terre humide.
La Confédération Libre, elle, a décidé de faire de la politique comme on prépare une tisane dans une armurerie. D’un côté, Jean-Luc Selriche propose la paix au Royaume de Ruthvénie avec des mots doux, des promesses sociales et cette étrange envie de déposer Précieuse devant la porte comme un panier garni diplomatique, avec de succulents caramel salé. De l’autre, son gouvernement explique à la population que les détonateurs sont illégaux parce que les explosions font du bruit et que les habitants d’Acropole ont besoin de sommeil. C’est ça, la démocratie confédérée. On promet la paix en tenant la main d’un roi, puis on interdit les jouets qui font boum pour que tout le monde puisse applaudir sans perdre ses doigts.
Mais la perle, mes petites mouches, c’est cette inquiétude électorale. Don Amortel regarde les candidatures uniques, les villes sans candidat et soupire devant la démocratie confédérée comme un père devant un enfant qui a mangé la colle du bulletin de vote. Elle est où, la démocratie, demande t il. La réponse est simple. Elle est probablement cachée dans un bâtiment avec zéro budget, trois slogans et une affiche humide où quelqu’un a écrit participation citoyenne avant de partir dormir.
Toute personne confédérée souhaitant défendre ce système admirable peut appeler. Nous fournirons un micro, un verre d’eau et une petite pelle pour creuser sa propre nuance.
La République de Kraland, pendant ce temps, continue d’être rouge, bruyante et persuadée que tout problème peut être résolu en chantant avec les pieds en canard. On a vu des discours sur la Révolution, des soupçons de vol d’or au delà de la limite de temps de travail et des accusations d’oppression qui rebondissent comme des betteraves lancées dans un amphithéâtre soviétique. Jean-Messie de la Nation a reçu une Palme du Mérite parce que tout le monde l’accuse de soutenir le camp d’en face, ce qui en Confédération passe apparemment pour de l’impartialité. C’est pratique. Si deux personnes vous détestent pour des raisons opposées, vous devenez automatiquement un sage. Moi donc, vu le nombre de gens qui me trouve insupportable pour des motifs incompatibles, je devrais recevoir un mausolée, une fanfare et un petit coussin brodé.
Le Khanat Elmérien n’a pas été en reste, avec Pigeon Ronron qui se présente au poste de Khan de la province Elmérie en déclarant qu’on se gèle le bout du bec. Enfin un programme clair. Pas de promesse creuse, pas de théologie fiscale, pas de révolution en chaussons. Juste un pigeon, du froid et une candidature posée sur une commode. Je suis presque touchée. Presque. Il faut pas déconner.
La République, le Khanat et tout volatile ambitieux peuvent appeler pour expliquer pourquoi leurs systèmes ne sont pas simplement des costumes ridicules portés par des gens qui ont trop parler au micro.
Et puis il y a le sport.
Ah, la Kroupe du Cybermonde. Ce grand théâtre où les nations s’aiment, se haïssent, chantent, se roulent dans la boue morale et prétendent que le ballon est moins important que l’honneur alors que tout le monde sait que l’honneur est juste un ballon qui a perdu ses coutures. Rosalia de Pont-Krivell a diffusé une émission de propagande sportive, ce qui est une chose noble, car le sport sans propagande n’est qu’un groupe de gens qui courent après quelque chose qu’ils pourraient ramasser avec les mains si les règles n’étaient pas écrites par des prêtres sadiques.
En Sibéria, K’ Velzard a bafouillé avec une poésie qui sent la conférence d’avant match sur une nappe tachée. Son groupe vit bieng, ce qui est apparemment une stratégie. Après la défaite, il a expliqué que la Palladium Corporation n’existant pas, elle n’avait pas d’équipe, donc le match n’a pas eu lieu, donc ils n’ont pas perdu. Voilà . C’est beau. C’est presque brun comme raisonnement. Pas complètement, bien sûr. Il manque la menace, le velours et la certitude d’avoir raison malgré les témoins.
Santa Banana, de son côté, a brillé avec sa journée de l’uranium et du fer. Lachésis a appelé les Bruns et les Brunes à regarnir leurs stocks, ce qui est exactement le genre de message maternel que j’aime entendre. Dans les nations molles, on dit aux enfants de manger leurs légumes. Dans l’Empire Brun, on dit aux citoyens de rentrer avec du fer et de l’uranium. C’est plus sain. Sa fait des os solides, des discours plus lourds et des voisins plus polis.
Dusk et Aurora ont donné de l’entrain au travail dans le complexe minier de fer avec ce slogan admirablement sec, du nerf et du fer. Voilà une politique industrielle. Pas besoin de vingt pages. Pas besoin d’un comité. Tu cries, tu pointes la mine et le monde comprend qu’il doit produire avant d’être transformé en exemple.
Pendant ce temps, ailleurs, Pr Jean-Michel Nobyl découvre une technologie puis brûle des notes importantes. La Confédération invente donc la pierre en la perdant presque aussitôt. Des pirates volent des informations sur l’Aide Divine. Des tunnels termondiques avalent des codes juridiques. Megakra tente d’engager un assassin, puis la procédure s’effondre assez vite pour que même la police ait l’air surprise d’exister. Tout cela prouve une vérité impériale simple. Le cybermonde n’est pas gouverné. Il est secoué dans un sac.
Et dans ce sac, l’Empire Brun reste le seul caillou pointu.
Je vois déjà les moralistes lever leur petit doigt tiède. Ils diront que nous exagérons, que nous réduisons, que nous choisissons les détails qui nous arrangent. Oui. Évidemment. C’est le travail. Quand les autres font ça, ils appellent cela communication, diplomatie, réforme ou démocratie. Quand nous le faisons avec des chandelles, des crânes et une araignée sur un trône de velours, tout le monde crie à la propagande. Quelle jalousie. Quelle pauvreté décorative.
Le monde s’agite, la Ruthvénie conspire contre sa propre couronne, la Confédération interdit les détonateurs pendant qu’elle cherche la démocratie sous le tapis, la République chante sa Révolution comme un train qui a perdu ses rails, le Khanat présente des pigeons frigorifiés aux élections, le Paradigme Vert pleure sur son wifi végétal, la Mystisie administre des palmiers réfugiés, les dragons font de la censure par morsure et l’Empire Brun, lui, observe tout ça depuis son trône, avec assez de mauvaise foi pour réchauffer une crypte.
Si quelqu’un veux corriger cette version des faits, les lignes sont ouvertes. Qu’il vienne. Qu’il parle. Qu’il respire fort dans le combiné. Qu’il explique avec ses petits mots pourquoi sa défaite est une victoire, pourquoi sa crise est une transition, pourquoi sa prime est une nécessité, pourquoi son palmier est une cause nationale ou pourquoi son dragon avait simplement mal compris le programme.
Moi, je serai là .
Mes huit pattes sur la table. Mes yeux bleus dans les ombres. Ma toile dans les rideaux. Mon sourire quelque part entre la tendresse impériale et l’accident diplomatique.
Ici Kleo,
La vérité ne dort jamais.
Elle attend juste que les autres parlent en premier pour mieux les mordre après. -
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modifié 11/07 (04:04)Lord Golgoth Ruthven a écrit :
C’est ici qu’il faut appeler ?
La meilleure équipe c’est les Ruthvènes & Aleokointres !!!
On a remporté une victoire trépidante contre des cailloux ! On est prêts pour remporter la coupe !![[:|]](http://img7.kraland.org/s/14.gif)
Oh mais vous avez la ligne.
Toutes mes félicitations, vous êtes donc le grand gagnant de cette petite loterie nocturne où le prix consiste à parler dans un micro sous surveillance arachnéenne.
Ce soir, l’émission sera pro ruthvène.
Oui.
Je sais.
Moi aussi je trouve que ça sent déjà le velours mouillé, la couronne fêlée et le vieux château qui tousse dans ses rideaux.
En vous remerciant de votre écoute, de votre courage et de cette étrange volonté de continuer à nous donner du contenu gratuitement.

![[:)]](http://img7.kraland.org/s/01.gif)