Violences policières
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posté 18/10/20 (19:25)Le gaz a des résultats médiocres en plein air et les coups de tasers/tirs dans les jambes en pleine action dans une petite rue face à un gars qui te court dessus...
Mais je suis sur que les méchants policiers racistes auraient dû laisser ce fanatique islamiste continuer à se promener librement après son refus d'obtempérer, histoire que ça finisse éventuellement en une petite série de meurtres ou (mieux) une prise d'otages pour laisser le temps aux forces spéciales débarquer afin de l'appréhender "correctement". -
posté 19/10/20 (11:07)... a écrit :
Histoire que les choses soient bien claires, je n'ai certainement aucun avis sur la manière dont les flics auraient dû se comporter une fois dans cette rue étroite (je note effectivement que les flics savaient que le mec en face n'avait qu'une arme blanche et une arme de type airsoft, mais je ne sais pas évaluer la dangerosité pour les flics dans ce contexte).
Tout ce qui a été développé dans ce topic appuie l'idée que quand on est dans la rue étroite, il est beaucoup trop tard pour les moyens dont j'ai parlé. Et de fait, si tu soulignes que sans les flics il y aurait eu beaucoup d'autres mort.e.s (ça reste à prouver), on peut par contre établir assez certainement qu'en dépit des flics, des signalements, etc. il y a bien eu passage à l'acte. Parce que de fait, le rôle des flics est d'intervenir après les problèmes et pas en amont. Penser désamorcer de telles situations avant qu'elles ne se déroulent par le truchement du travail policier nécessiterait un niveau de contrôle hallucinant de la population… On parle d'empêcher des gens de parler entre eux de ce que leurs enfants voient en cours ? d'acheter un couteau trop long ? Ou seulement à certaines personnes ?
Je souligne quand même un point :
> Mais je suis sur que les méchants policiers racistes [...]
Quand bien même les flics qui sont intervenus n'auraient pas agi suivant des modalités racistes, je pense que le racisme de l'institution policière et d'une grosse partie des agents qui la composent n'est plus franchement à démontrer. Cf le bouquin de Fassin, celui de Rigouste, les rapports du défenseur des droits sur la question, les rapports d'Amnesty ou des associations qui défendent les droits humains, etc.
Si on pouvait éviter de nous refaire le coup - tellement blanc - d'aller embrasser des flics dès qu'ils font un truc vaguement décent (et encore, je me prononce pas pour le cas présent), ce serait pas plus mal. -
posté 19/10/20 (13:19)... a écrit :
> Le gaz a des résultats médiocres en plein air et les coups de tasers/tirs dans les jambes en
> pleine action dans une petite rue face à un gars qui te court dessus...
"Le gaz a des résultats médiocres en plein air" bah merde, alors pourquoi on lance des lachrymos sur les manifestants si c'est médiocre ?
Non, ça fonctionne, tout comme les LBD. Quoi, la police n'a plus ses LBD ? Ce n'est utile que pour crever les yeux des petites vieilles à leurs fenêtres ou buter des gamins dans les manifestations ? Quand ça pourrait être utile finalement, et logique de l'utiliser, on va se servir d'une arme à feu, parce que, merde, j'ai rejoins la police pour être un cowboy ?
C'est sur que si la seule option que tu te laisses c'est "vider ton chargeur sur le mec en face", tu peux après justifier que c'était ta seule option de vider ton chargeur sur le mec en face.
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The seagull / wonder if she is sad / left alone without being touched / by the blue of the sky / or the blue of the sea. -
posté 19/10/20 (13:33)Personne n'a dit que la police devait faire la prévention absurde que tu évoques. Elle devait interpeller ou neutraliser l'assassin au plus vite, c'est tout. Et ça a été fait sans qu'ils se mettent en danger, ce qui est doublement satisfaisant vue la situation.
Par contre, certains évoquent qu'une protection policière pour le défunt professeur aurait été utile...
Mais à partir de quels signes prendre ce genre de décisions ? -
posté 19/10/20 (13:47)Effectivement Satori, un forcené ne réagit pas de la même manière qu'un manifestant ou un casseur. Donc ça n'a rien à voir. Surtout que les CRS organisés en rangs ordonnés ont à disposition un autre matos. Le but ici étant de l'arrêter ou de le neutraliser et pas de le disperser/faire fuir...
Sans compter le terrain de l'incident...
Soit dit passant, l'utilisation par le pouvoir central des forces polices pour réprimer la contestation sociale est effectivement très problèmatique et le COVID19 tombe à pique pour le gouvernement macron. -
posté 19/10/20 (14:33)Est-ce que quelqu'un aurait des stats d'arrestation de terroristes sans les tuer en France ? Parce que j'ai vaguement l'impression que la Belgique fait largement mieux.
Un
curieux a écrit :
> Si on pouvait éviter de nous refaire le coup - tellement blanc - d'aller embrasser
> des flics dès qu'ils font un truc vaguement décent (et encore, je me prononce pas pour
> le cas présent), ce serait pas plus mal.
Je connaissais pas la chanson... Le début avait l'air cool, il avait l'air ironique... Mais en fait non, la suite montre juste que c'est Renaud qui a plus rien à dire - à part qu'il est rangé. -
posté 19/10/20 (14:34)... a écrit :
> Personne n'a dit que la police devait faire la prévention absurde que tu évoques. Elle devait
> interpeller ou neutraliser l'assassin au plus vite, c'est tout.
C'est tout parce que c'est trop tard, et malheureusement, bien sûr que si les politiques sont prompts à ressortir au passage leurs lois sécuritaires, comme d'habitude. La répression comme solution au sentiment d'insécurité, ça n'est pas exactement nouveau ni imprévisible.
Du reste, on est en 2020, je peux volontier retenir mon jugement concernant une intervention de la police, mais certainement pas aller croire sur parole un anonyme sur un site anonyme qui m'affirme avec aplomb mais avant enquête que celle-ci est "doublement satisfaisante". -
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posté 19/10/20 (21:21)... a écrit :
> Cher anonyme d'un site anonyme, peux tu préciser ce qu'il aurait fallu faire en amont dans
> ce cas ?
Mais oui ! Ça fait 10 pages que je ne fais que ça, en filant ressources et liens vers des spécialistes qui traitent cette question. Ici, ça donnerait :
- ne pas faire n'importe quoi en Tchétchénie (ce n'est pas la responsabilité directe de la France, ici, certes).
- filer des conditions d'accueil décentes aux réfugiés, et une assistance sociale s'ils semblent faire n'importe quoi
- recruter les agents nécessaires à cette assistance, par exemple quelqu'un qui aurait pu voir les messages postés par cette personne plusieurs jours avant son passage à l'acte et voir comment intervenir
- filer une formation raisonnable aux profs/cadres de l'EN pour éviter une situation complètement absurde où chaque étape d'action et réaction de l'institution n'a fait que provoquer encore plus de problème (je parle ici sans filet, parce que j'ai soigneusement évité de regarder dans le détail le déroulement des faits au niveau pédagogique, et n'ai donc vu qu'un point : le point de départ pédagogique me semble avoir été une erreur).
- permettre une assistance directe aux enseignants qui sont menacés nommément (en les mettant en congé, au vert, etc.) aux frais de l'employeur, plutôt que de les laisser continuer à enseigner dans un contexte de menaces par des parents d'élèves).
Mais on peut aussi envisager que les collèges seraient au service des citoyens et pas l'inverse, et donc qu'il ne serait pas absurde de mêler les familles aux processus pédagogiques qui s'y trouvent. Cela demanderait du temps, de la concertation, et c'est difficile d'en obtenir ces jours-ci quand on ne porte pas un projet raciste (par exemple : financer la police). -
posté 19/10/20 (23:37)Ah. Qu'importe la théorie sans au moins une tentative d'exercice de mise en pratique sur un sujet, toute aussi théorique soit elle.
> - ne pas faire n'importe quoi en Tchétchénie (ce n'est pas la responsabilité directe de la
> France, ici, certes).
Même pas du tout. D'ailleurs, la France a même permis l'accueil de certains d'entre eux fuyant le carnage...
Tu veux dire que notre pays aurait dû imposer la paix entre la Russie et les séparatistes djihadistes ?
C'est sur que pas de guerre, pas de réfugiés, donc pas d'assassin islamiste sur le sol français.
> - filer des conditions d'accueil décentes aux réfugiés, et une assistance sociale s'ils semblent
> faire n'importe quoi
Mettons que nous passons outre les tensions politiques en France pour passer ces solutions, tu fais comment si le type s'en tape complétement des services sociaux proposés (disons dans un élan fanatique bien prononcé et bien hermétique) ?
> - recruter les agents nécessaires à cette assistance, par exemple quelqu'un qui aurait pu
> voir les messages postés par cette personne plusieurs jours avant son passage à l'acte et voir
> comment intervenir
Cela ressemble au travail des renseignements et des modérateurs de réseaux sociaux pour signaler les cas à risques. Du coup, il faut tout de même l'interpeller/l'enfermer à un moment, si ce n'est pas trop tard ?
> - filer une formation raisonnable aux profs/cadres de l'EN pour éviter une situation complètement
(...)
Alors, pour le moment, les médias soulignent que ce professeur ne faisait que son travail banal d'histoire-géo/éducation civique visant à enseigner la liberté d'expression et qu'il proposait des débats pour affiner l'esprit critique de ses élèves. Bien évidemment, sa direction le soutenait autant qu'elle pouvait malgré une ambiance très 'sale islamophobe raciste' lancée par un père d'une fille ayant vu une caricature de mahomet. Sauf, qu'effectivement à chaud, hormis les preuves sur les réseaux sociaux de l'emportement du père réclamant justice et autre destitution du prof'...
Alors, c'est quoi pour toi une "formation raisonnable" pour faire quoi exactement dans ce cas de figure ? Monsieur Paty aurait même demandé aux élèves susceptibles d'être choqués de quitter la pièce lors de projections durant ses cours. Ce compromis me parait bon. A moins qu'on découvre que ce n'était pas le père de famille jovial et sympathique bienveillant envers ses élèves, mais un sadique/raciste/incompétent...
> - permettre une assistance directe aux enseignants qui sont menacés nommément (en les mettant
> en congé, au vert, etc.) aux frais de l'employeur, plutôt que de les laisser continuer à enseigner
> dans un contexte de menaces par des parents d'élèves).
Cela se résume à faire en sorte que la victime soit mise de côté pour ne garder que les agresseurs en espérant qu'ils se calment (tout en leur donnant gain de cause, même si tu vas me dire que ce n'est pas une sanction pour le prof'). Très courant dans les cas d'harcèlements scolaires déjà .
Même si je vois bien que tu veux absolument faire disparaitre la police de ton schéma, donc c'est une alternative efficace pour la sécurité de la personne menacée...
Mais pourquoi ne pas écarter, recadrer voir sanctionner les agresseurs s'il s'acharnent plutôt ? A moins que ce soit aussi prévu.
> Mais on peut aussi envisager que les collèges seraient au service des citoyens et pas l'inverse,
(...)
C'est déjà le cas, je ne comprends pas ce que tu proposes de neuf précisément. Tu penses que les parents d'élève et les élèves n'ont aucun droit de critiques ou de participer (quand ils ont en le temps) à l'éducation de leurs enfants ? Faut il aller (encore) plus loin en adaptant le contenu de l'enseignement en fonction des sensibilités de chacun ?
Le truc c'est que ça fait déjà pas mal de décennies que des réformes dans le genre sont mises en place dans le secteur public et que ça part dans tous les sens avec des changements de cap' à chaque gouvernement. Alors si c'est par manque de moyens (accaparés par la police), je crois bien que le budget de l'éducation nationale est assez costaud pour des résultats...pas géniaux malgré les efforts du corps enseignant visant à suivre la cadence.
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