Violences policières
-
posté 30/06 (09:04)Affaire Geneviève Legay : la condamnation du commissaire qui avait ordonné la charge policière confirmée en appel
J'ai trouvé ici un résumé des mensonges propagés à l'époque où c'est arrivé :Emmanuel Macron avait affirmé dans un entretien à Nice-Matin, au surlendemain de la manifestation à Nice, que « cette dame [n’avait] pas été en contact avec les forces de l’ordre ». « Quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci », avait commenté le chef de l’Etat, lui souhaitant « peut-être une forme de sagesse ».
Christian Estrosi : La mairie de Nice et Christian Estrosi ont affirmé que la manifestante blessée boulevard Jean-Jaurès, aux abords immédiats de la place Garibaldi, ne souffrait que de blessures sans gravité : "Je sais que ce n’est pas dans un heurt avec la police, elle a trébuché, et forcément toute personne qui est blessée c’est toujours malheureux, mais je crois que ce sont des blessures superficielles."
En réalité : Geneviève Legay, alors âgée de 73 ans, était restée inanimée, victime de plusieurs fractures, notamment au crâne. Hospitalisée pendant deux mois, elle a perdu l’odorat, une partie du goût et 35 % d’audition à l’oreille droite.
Jean-Michel Prêtre (ex-procureur de Nice, muté à Lyon depuis) dit rester « prudent ». Fort des vidéos et des témoignages dont il dispose, il affiche toutefois deux certitudes : la militante d’Attac, victime d’un traumatisme crânien, n’est pas tombée « toute seule ». « Ce dont on est sûr aussi, à l’analyse des images, pixel par pixel, ajoute-t-il, c’est qu’elle n’a pas été touchée par les forces de sécurité. » Il évoque un « cameraman », une autre manifestante et une personne « avec une casquette marron », qui auraient pu déstabiliser la retraitée. (article sans paywall).
En 2019, Castaner décore Souchi (le commissaire coupable).
Dans la défense en carton du policier condamné on note: "[...] qu’il « n’avait fait que transmettre l’ordre qui lui avait été donné » et qui était « légal, pour libérer les lieux », le qualifiant de « bouc émissaire » dans une affaire qui avait créé de sérieux remous dans l’opinion publique en pleine campagne de manifestations des « gilets jaunes »."
C'est probablement vrai aussi.
Enfin, encore un exemple où tous les étages de nos institutions collaborent et se protègent quand il s'agit de réprimer durement un mouvement de contestation. Ca va du simple policier jusqu'au président. Quand on dit qu'il n'y a pas de justice en fait, c'est surtout qu'il n'y a qu'il y a une justice profondément amputée dans sa capacité à maintenir un semblant de civilisation dans ce pays. -
modifié 30/06 (10:31)Cocytus Angelopoulos a écrit :
Enfin, encore un exemple où tous les étages de nos institutions collaborent et se protègent quand il s'agit de réprimer durement un mouvement de contestation. Ca va du simple policier jusqu'au président. Quand on dit qu'il n'y a pas de justice en fait, c'est surtout qu'il n'y a qu'il y a une justice profondément amputée dans sa capacité à maintenir un semblant de civilisation dans ce pays.
J'ajoute pour la précision que ledit procureur avait initialement confié, en connaissance de cause, l'enquête à la compagne du flic aujourd'hui condamné en appel…
C'est de toute façon un personnage qui a l'air hautement sympathique. /s -
posté 30/06 (11:42)Un
curieux a écrit :
Ah oui mais attention hein, il a été durement sanctionné :
"Après avoir exercé quatre ans comme procureur à Nice, Jean-Michel Prêtre est muté, à égalité de grade, au parquet de la cour d'appel de Lyon" -
posté 03/07 (11:42)Il y a une pétition à l'assemblée (qui s'approche des 100 000 signatures) contre le projet de loi qui instaurerait une présomption de légitime défense des flics dans l'exercice de leur fonction.
Vous pouvez signer ici.
Pour que les choses soient claires : vous pouvez trouver que la police est utile et qu'il faut la garder, ici il s'agit de dire qu'elle ne doit plus avoir de contre-pouvoir judiciaire quand des flics pourris font n'importe quoi.