[TCM] ProcĂšs de Simone. ACTE I : Le pĂȘchĂ© originel
| Message | Date | Auteur | Modérateur |
|---|---|---|---|
|
Alors que le cadre encore instable du Tribunal Cybermondial vient Ă peine dâĂȘtre posĂ©, je comparais devant cette cour en tant que partie civile (...)
Alors que le cadre encore instable du Tribunal Cybermondial vient Ă peine dâĂȘtre posĂ©, je comparais devant cette cour en tant que partie civile pour prĂ©senter mes griefs contre Simone.
Je suis lucide : la structure du tribunal se prĂ©cisera au fil des dĂ©bats. Tous les rĂŽles ne sont pas encore dĂ©finis, notamment du cĂŽtĂ© de la dĂ©fense. Les protagonistes apparaĂźtront Ă la volĂ©e â peu importe. Ce procĂšs est nĂ© pour absorber le rĂ©el, pas pour le lisser. Nous pouvons nous en tenir au prĂ©nom. Le Cybermonde sait trĂšs bien de qui il sâagit : ses frasques ont produit des ondes de choc mĂ©diatiques, politiques et symboliques Ă lâĂ©chelle cybermondiale. Ceci constitue le premier acte de mon intervention. Il y en aura vingt-cinq â autant de chefs dâaccusation. Oui : aux 18 initiaux, 7 nouveaux se sont ajoutĂ©s. Et il est parfaitement possible que dâautres Ă©mergent au cours de lâinstruction. Ă ceux-ci sâagrĂ©geront, naturellement, les charges des autres parties civiles. Vu le procĂšs-fleuve qui sâannonce, je souhaite, en prĂ©ambule, dĂ©dier cette Ćuvre Ă venir : â Ă Naar, mon pĂšre-crĂ©ateur ; â au Niarkalistan, ma terre natale ; â Ă lâEmpire Brun, auquel je resterai fidĂšle, mĂȘme lorsquâil a tort ; â et Ă mes amours â consommĂ©s, hautement consumĂ©s, et pas encore â qui se reconnaĂźtront sans quâil soit nĂ©cessaire de les nommer (les citer tous ferait un autre ouvrage). Lâensemble de mes interventions sera recueilli pour un recueil intitulĂ© « Ă la recherche du temps perdu de Simone », Ă paraĂźtre aux Ă©ditions La Brunitude (maison elle-mĂȘme Ă paraĂźtre, sauf meilleure offre dâexclusivitĂ© d'un autre organe de presse). LâĆuvre sera Ă©galement prĂ©sentĂ©e au prix Kroncourt. Avertissement : toute intervention ici vaut cession gracieuse tacite des droits de l'esprit de vos Ă©crits, susceptible dâamplifications, de dĂ©formations et dâarrangements Ă mon grĂ© (je suis brune tout de mĂȘme), pour une Ćuvre fictionnelle indĂ©pendante du procĂšs. Plaise Ă la cour. Lâinstruction a mis en Ă©vidence une sidĂ©ration pathologique de Simone envers les figures illustres disparues. Une pulsion dâappropriation : sâemparer dâimages, de noms, de mĂ©moires â les exploiter Ă des fins personnelles et politiques â en tordant la rĂ©alitĂ© historique sous couvert de pseudo-sciences exotiques et de verbiage savant. Le dernier Roi dĂ©funt de RuthvĂ©nie en a fait les frais. Mais il nâest pas le premier. Avant de profaner la mĂ©moire royale ruthvĂšne, Simone avait dĂ©jĂ souillĂ© une lĂ©gende : celle de la reine-mĂšre des courtisanes, ImpĂ©ratrice Ă©ternelle de toutes les Brunies (c'est Ă dire toutes les provinces qui ont Ă©tĂ© au moins une fois sous le joug des bruns dans leur histoire). Quâon se rassure : il ne sâagit pas de moi. ArrivĂ© Ă ce stade, et pour comprendre la gravitĂ© de ce qui suit, il faut que je vous raconte au prĂ©alable un peu ma vie et notamment ma genĂšse... Techniquement, je suis une dĂ©mone, doublĂ©e de vampire, sous le signe du grand serpent Ă plumes. Naar m'a créé en utilisant une rose noire du Niarkalistan comme creuset... Comme vous le savez, dans les versions structurĂ©es de la vie, les filles naissent dans des roses, les garçons sont dans les choux... les intersexuĂ©s dans des choux-roses et les asexuĂ©s, eux, ils tombent directement par terre... Pour ce faire, Naar a rassemblĂ© dans ce creuset de la terre du Niarkalistan historiquement composĂ©e de fragments d'os en tout genre et de compost issu de la dĂ©composition des cadavres, un serpent et des fragments d'Ăąmes tout en cochant dans sa notice d'assemblage la case vampire... Et dans notre dossier, ce sont les fragments d'Ăąmes qui sont particuliĂšrement intĂ©ressants... Car Naar est un peu paradigmien Ă ses heures perdues - un peu- Il recycle les Ăąmes... Aussi il y a en moi un peu de dark, un peu de karma, un peu de mare, un peu de darth, un saupoudrage d'Ăąmes de dĂ©mons de l'ancienne Ăšre du cybermonde... Anticipons la dĂ©fense : Naar en a le droit â ces Ăąmes lui appartiennent. Simone, non. Elle sâempare dâun sacrĂ© qui ne lui appartient pas. Câest du vol aggravĂ©, profanation, prĂ©mĂ©ditation, bande organisĂ©e, et dĂ©tournement du sacrĂ©. Aussi, comprenez mon Ă©moi lorsque dĂšs le 5 janvier de la premiĂšre annĂ©e de cette nouvelle Ăšre du Cybermonde, Simone commet son premier crime connu en souillant la mĂ©moire d'une ancienne et en l'associant Ă un concours bidon destinĂ© Ă promouvoir l'idĂ©e de cette pseudo science dĂ©constructive... Le montage de ce concours en lui mĂȘme fera l'objet un chef d'accusation Ă part entiĂšre. Je me permets de porter Ă ce procĂšs l'Ă©lĂ©ment suivant : -PiĂšce Ă conviction n°1 versĂ©e. En entĂȘte de ce document vous pouvez en effet apercevoir le regard de Sainte darkmare, la reine-mĂšre des courtisanes, ImpĂ©ratrice Ă©ternelle de toutes les brunies... C'est une dĂ©mone active entre la quatriĂšme Ăšre et le dĂ©but de la sixiĂšme Ăšre du Cybermonde, punie par les dieux pour son arrogance et son cĂ©lĂšbre hihitement super abusĂ© et insupportable Vous pouvez mander tous les experts et contre experts Ă cette cours pour donner leur avis, Je confirme que c'est bien le regard de darkmare qu'on a dans la piĂšce Ă conviction n°1. Depuis ce jour, j'ai personnellement marquĂ© Simone Ă la culotte... Et j'ai pu ainsi suivre tous les mĂ©faits qu'elle a commis par la suite. J'espĂšre que vous ĂȘtes prĂȘt pour entendre le reste. Il reste 24 actes. Dans ce premier acte, jâaccuse Simone des faits suivants : 1-Usage non autorisĂ© dâimages sacrĂ©es relevant du domaine symbolique exclusif de lâEmpire Brun ; 2-LĂšse-mĂ©moire caractĂ©risĂ©e et profanation dâicĂŽnes historiques brunes ; 3-DĂ©tournement Ă des fins de publicitĂ© mensongĂšre de la figure dâune entitĂ© brune historique, dans un cadre pseudo-culturel et pseudo-scientifique ; 4-Usurpation dâautoritĂ© symbolique, consistant Ă se prĂ©senter implicitement comme lĂ©gitime pour manipuler des figures relevant dâun culte, dâune mĂ©moire ou dâun hĂ©ritage qui ne lui appartiennent pas ; 5-Appropriation frauduleuse du sacrĂ©, visant Ă capter une aura, une lĂ©gitimitĂ© et une attention mĂ©diatique indues ; 6-Falsification narrative de lâHistoire, par réécriture opportuniste et volontairement dĂ©formante des faits et des figures ; 7-Escroquerie intellectuelle, consistant Ă vendre une pseudo-science dĂ©constructive adossĂ©e Ă des symboles bruns dĂ©tournĂ©s ; 8-Atteinte Ă la souverainetĂ© symbolique du Niarkalistan et, par extension, de lâEmpire Brun ; 9-Risque de rĂ©cidive manifeste, dĂ©montrĂ© par la rĂ©pĂ©tition mĂ©thodique de procĂ©dĂ©s identiques par la suite (voir dossier du dĂ©funt roi de RuthvĂ©nie) 10-Atteinte psychologique, spirituelle et matĂ©rielle Ă mon ĂȘtre â je porte en moi un fragment dâĂąme de la reine-mĂšre des courtisanes, ImpĂ©ratrice Ă©ternelle de toutes les Brunies. Circonstances aggravantes : Ces faits ont Ă©tĂ© commis : â en bande organisĂ©e, â avec prĂ©mĂ©ditation, â de maniĂšre systĂ©mique, â en dĂ©tournant les moyens publics et privĂ©s de la RĂ©publique de Kraland. Sur le plan des sanctions, je pourrais demander une peine de prison assortie dâun transfert de Simone vers une prison brune. Seulement voilĂ : les Bruns, en retard sur certaines technologies spĂ©cifiques Ă leur culture, nâont pas encore inventĂ© lâesclavage ni la torture. Sans esclavage, sans torture, la prison nâest ni dissuasive, ni utile. Elle serait ennuyeuse pour moi â et Simone sây ennuierait comme un rat mort. Pouvoir torturer Simone serait vraiment l'idĂ©al pour moi! Je propose donc une alternative plus cohĂ©rente avec la rĂ©alitĂ© technique actuelle et lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral : â La libĂ©ration immĂ©diate de Simone, â sa constitution volontaire en tant quâesclave (faute de moyens juridiques pour lây contraindre), â sa dĂ©structuration en tant que flamme et sa restructuration en tant que femme, c'est moyen pour moi d'avoir une flamme pour esclve; â Sa tĂąche d'esclave consistera Ă mâassister dans la construction de mon cabaret, Ćuvre de mĂ©moire rendant hommage â de façon contrĂŽlĂ©e et encadrĂ©e â Ă la reine-mĂšre des courtisanes, ImpĂ©ratrice de toutes les Brunies. â En cas de non respect des conditions : capture et retour Ă la case prison oĂč elle s'ennuiera comme un rat mort puisque implicitement ce sera ce qu'elle souhaite. Simone ayant organisĂ© son insolvabilitĂ©, je renonce Ă toute peine pĂ©cuniaire directe, redressement fiscal ou amende personnelle : ce serait vain et contreproductif. En revanche, au regard de la complicitĂ© structurelle de la RĂ©publique de Kraland dans la commission de ces faits â sans laquelle Simone nâaurait ni les moyens, ni la logistique, ni la couverture nĂ©cessaire â je demande : â que la RĂ©publique de Kraland reconnaisse ses torts sur la base de sa bonne foi (le Tribunal nâayant pas compĂ©tence pour contraindre un Ătat), â et quâelle indemnise lâEmpire Brun Ă hauteur de 10 000 MĂ, transfĂ©rables au ministĂšre brun des Finances. Jâaurais pu demander le franc kra symbolique. Mais ce que Simone a fait est extrĂȘmement grave. Je souhaite que cette gravitĂ© soit reconnue. Si ni la cours du tribunal, ni la Republike de kraland ne s'entendent sur ce montant de 10 000 MĂ, je souhaite quand mĂȘme que le montant de la rĂ©paration soit suffisamment dissuasif pour prĂ©venir toute rĂ©cidive. Il faut que Simone ait conscience qu'elle coĂ»te cher Ă son pays pour la dissuader de recommencer. Sinon il y aura rĂ©cidive et on aura fait tout ça pour rien!!! Telles sont donc mes conclusions pour le premier chef dâaccusation. Jâattends dĂ©sormais les arguments de la dĂ©fense, et je demande Ă la Cour de se prĂ©parer pour les chefs dâinculpation suivants. Niark. |
06/02 (01:44) | obscyne | |
WOW!!!
https://i.goopics.net/q3jydy.gif
Autant de vues, quelques pouces rouges - normal je suis brune - tire la langue au roi de (...)
![]() Autant de vues, quelques pouces rouges - normal je suis brune - tire la langue au roi de RuthvĂ©nie... Et personne en dĂ©fense... Je crois que j'aurais dĂ» faire avocate plutĂŽt que courtisane... Simone, ils sont oĂč tes dĂ©fenseurs??? On a encore 26 dossiers Ă Ă©grener avant de passer Ă celui des ruthvĂšnes... DĂ©jĂ le mois qu'on entame il n'a pas assez de jours pour faire un acte par jour. ça promet si on doit aller jusqu'au printemps juste pour juger tes crimes de janvier... Niark! |
06/02 (19:30) | obscyne | |
|
Obscyne, je trouve ton argumentaire trĂšs convaincant et je te soutiens dans ces Ă©preuves ! Je nâavais pas rĂ©alisĂ© Ă quel point ces injures te (...)
Obscyne, je trouve ton argumentaire trĂšs convaincant et je te soutiens dans ces Ă©preuves ! Je nâavais pas rĂ©alisĂ© Ă quel point ces injures te renfermaient encore plus dans le prĂ©judice et le pĂ©chĂ© !
JâespĂšre que la justice cybermondiale saura te conforter dans tes droits et Ă dĂ©faut que lâEmpire lui-mĂȘme sache dĂ©fendre ses ultimes reprĂ©sentants ! Le problĂšme câest que moi, je ne suis quâune simple Ă©tudiante et que je nâai pas beaucoup de poids. Mais je ne te le dirai pas car je suis une fille. Sache que jâai trouvĂ© aujourdâhui quelque chose qui pourrait tâintĂ©resser pour faire pression sur la PremiĂšre Ministre. Et je ne parle pas dâĂ©teindre les lumiĂšres le soir. Mais je ne veux pas en dire trop ici. Je tâenvoie une coup de fil si tu me donnes ton numĂ©ro. Sinon tâauras un vocal dans tes mails. |
06/02 (19:54) | Imoen Bint Wololo Al Rasha | |
|
Donc en fait l'EB c'est un truc de Paparazzi qui fait des poursuites de droit Ă l'image ?
Ok.
On se croirait chez les (...)
Donc en fait l'EB c'est un truc de Paparazzi qui fait des poursuites de droit Ă l'image ?
Ok. ![]() On se croirait chez les Paladionautes. Sauf que les Paladionautes auraient mis plus de photos en couverture pour attirer le chaland... AprĂšs le stage d'endurcissement ConfĂ©dĂ©rĂ©, je te prĂ©conise un stage marketing chez les jaunes. Heureusement y a Sicilia. Bisous quand mĂȘme Obcsynou. merde Roger O Cheon m'a contaminĂ© |
06/02 (20:56) | Cuchulainn | |
|
Plaise Ă la cour, ou plutĂŽt, plaise aux structures qui tentent de se faire passer pour une cour.
Je prends acte de ce premier acte de (...)
Plaise Ă la cour, ou plutĂŽt, plaise aux structures qui tentent de se faire passer pour une cour.
Je prends acte de ce premier acte de lâaccusation, rĂ©digĂ© avec une plume certes trempĂ©e dans lâobsidienne, mais dont lâencre semble manquer de la rigueur thermodynamique nĂ©cessaire Ă la saisie du rĂ©el. Sur ma situation actuelle : Il est inutile de chercher Ă m'atteindre par des fanfaronnades. Comme le prĂ©voit la procĂ©dure de transfĂšrement forcĂ©, j'ai Ă©tĂ© capturĂ©e par les forces de Jalala, Gouverneure de Milieu, qui a procĂ©dĂ© Ă mon transfert immĂ©diat vers la prison de Structural. Je me trouve actuellement en attente de dĂ©ferrement, entre quatre murs qui, bien que moins dĂ©corĂ©s que mon Britiche MusĂ©e Home, offrent une soliditĂ© que le rĂ©gime ruthvĂšne n'a jamais su bĂątir. Je suis donc lĂ oĂč la lutte m'a menĂ©e, dans l'attente que les structures se dĂ©construisent d'elles-mĂȘmes. Sur les chefs d'accusation : Lâaccusation mentionne vingt-cinq griefs, puis prĂ©tend que le chiffre est passĂ© Ă vingt-sept. Je ne suis pas femme, ou flamme, Ă me contenter dâapproximations numĂ©rologiques. Si Obscyne souhaite transformer ce procĂšs en une « recherche du temps perdu », quâelle commence par mâenvoyer la liste exhaustive et formalisĂ©e des 27 chefs dâaccusation. Un procĂšs sans acte d'accusation prĂ©cis n'est qu'une performance de cabaret, et bien que j'apprĂ©cie l'esthĂ©tique des roses noires, je prĂ©fĂšre la prĂ©cision du bĂ©ton armĂ©. Sur les prĂ©tendus crimes : Je n'admettrai aucune culpabilitĂ©, car l'appropriation symbolique dont on m'accuse n'est qu'une redistribution nĂ©cessaire de la mĂ©moire. On ne vole pas le sacrĂ©, on le dĂ©-spatialise pour le rendre au peuple. Quant au "pĂ©chĂ© originel", rappelons que toute naissance est une rupture de l'Ă©quilibre thermodynamique. Note de bas de page (Ă l'attention des observateurs) : Je ne saurais terminer sans saluer, avec la subtilitĂ© qui s'impose, certains marins imprĂ©visibles. Il arrive que des gens de bonne volontĂ©, peut-ĂȘtre venus de quelque Ăźle lointaine, disons magmorienne, facilitent la fluiditĂ© des communications lĂ oĂč les rĂ©gimes monarchistes tentent de poser des verrous. Ces aides anonymes, bien que non sollicitĂ©es officiellement par la Gouverneure que je suis, dĂ©montrent que le transit est une force que nul ne peut totalement endiguer et je leur suis reconnaissante. Jâattends la liste des 27 points. Ne faites pas attendre la Science. Simone Voile En transit (officiellement dĂ©tenue Ă Milieu) |
06/02 (21:34) | Simone Voile | |
|
Plaise Ă la flammeâŠ
Simone,
tu tires toute la couverture Ă toi. TOUTE.
RĂ©sultat : me voilĂ nue, Ă grelotter â et crois-moi, vu ton (...)
Plaise Ă la flammeâŠ
Simone, tu tires toute la couverture Ă toi. TOUTE. RĂ©sultat : me voilĂ nue, Ă grelotter â et crois-moi, vu ton Ă©tat actuel, tu nâas absolument pas besoin de couverture. Au contraire : tout ce que tu touches sâembrase. Tu exagĂšres. Tu rĂ©clames tous les chefs dâaccusation ? Je tâen ai dĂ©jĂ donnĂ© 18. Et en moins de 24 heures, par ta seule agitation compulsive, tu mâen ajoutes trois. Me voilĂ Ă 30. Trente. Et puisque tu sembles tenir Ă lâexhaustivitĂ©, je te donne un des trois que j'ai rajoutĂ© : Ăvasion organisĂ©e, aggravĂ©e par la complicitĂ© dâun rĂ©seau idĂ©ologique machiste structurĂ©, commise dans lâintention manifeste de te soustraire Ă la Justice Cybermondiale. Mais on va oĂč, exactement ? Tu te plains que jâajoute des chefs au fil de lâinstruction, mais tu ne tiens pas en place. Tu ne te calmes jamais. Tu produis des faits plus vite que nous ne pouvons construire une justice Ă©quitable Ă lâĂ©chelle du Cybermonde. Câest une course perdue dâavance. InĂ©gale. Ă ce rythme, il faudra rĂ©server des sessions du Tribunal Cybermondial jusquâĂ la huitiĂšme Ăšre. Câest intenable. Pour la Cour. Pour moi. Pour le cadre lui-mĂȘme. Alors soyons claires : si tu continues ainsi, je me retire du Tribunal Cybermondial. Et je vous laisse rĂ©gler ça Ă la brune, comme vous avez dĂ©jĂ commencĂ© Ă le faire, discrĂštement, en sous-main, par alliances contre nature. Moi, ça ne me gĂȘne pas. Je suis brune. Si tu veux que je rĂšgle mes problĂšmes de la mĂȘme façon avec toi, Simone, on peut le faire. Mais ne te raconte pas dâhistoires : ce ne sera agrĂ©able ni pour toi, ni pour moi. Ă ce jeu-lĂ , il nây a pas de conclusion. On enclenche la haine Ă©ternelle. Une spirale dont on ne sort jamais. Je tâoffre encore un cadre. Ne mâoblige pas Ă lâabandonner. Autre chose â et ce point est loin dâĂȘtre secondaire. Tu diriges un Britiche MusĂ©e Home. Tu parles dâune âscience de la dĂ©structurationâ, que tu prĂ©tends adosser Ă la thermodynamique et Ă ses quatre principes. Mais as-tu seulement exposĂ© le fond de cette prĂ©tendue science ? As-tu rĂ©digĂ© une seule thĂšse ? PubliĂ© le moindre travail acadĂ©mique cohĂ©rent ? Moi, je ne vois rien. Rien de publiĂ©. Rien de stabilisĂ©. Tout ce que jâobserve, câest une âscienceâ Ă gĂ©omĂ©trie variable, ajustĂ©e selon lâurgence du moment, utilisĂ©e comme alibi universel pour justifier tout et son contraire. Ă ce stade, il ne sâagit plus de thĂ©orie : il sâagit dâun exercice illĂ©gal de la dĂ©structuration â et oui, cela figure dĂ©jĂ parmi les chefs dâaccusation, Ă traiter dans un acte ultĂ©rieur. Ensuite, je refuse catĂ©goriquement ta dĂ©spatialisation. La reine-mĂšre, impĂ©ratrice de toutes les Brunies, est une figure brune. Elle a combattu toute sa vie la RĂ©publike kralandaise. Elle lâa dĂ©testĂ©e. Et jâen refuse lâappropriation par cette RĂ©publike et toute activitĂ© dans cette rĂ©publike quand bien mĂȘme la philosophie de l'activitĂ© en question paraitrait compatible : câest une insulte directe Ă sa mĂ©moire. Il existe suffisamment dâhĂ©roĂŻnes kralandaises â notamment en Slavonie Ă la mĂȘme Ă©poque â pour que vous cessiez de piller les nĂŽtres. Je mâoppose donc formellement Ă toute tentative de dĂ©spatialisation. Quant Ă donner des leçons de thermodynamique⊠ton Ă©vasion spectaculaire, suivie de ta vengeance mĂ©thodique contre les RuthvĂšnes par alliance contre nature entre Kravangers machistes et AlĂ©ocratie misandre, dĂ©montre surtout une chose : tu dĂ©thermodynamises le Cybermonde Ă grande vitesse. En consĂ©quence, je demande aux juges dont la juge Enya de prononcer une culpabilitĂ© de principe de Simone sur le chef dâaccusation traitĂ© dans le prĂ©sent acte et de suivre mes propositions de sanction. Enfin, sur le âpĂ©chĂ© originelâ : je ne parle pas de naissance. Je parle du tout premier crime constatĂ© de Simone au dĂ©but de cette Ăšre. Et au vu de la quantitĂ© de crimes commis depuis, le terme nâest pas mĂ©taphorique : il est factuel. Heureusement encore que tu ne mâas pas inventĂ© un arbre gĂ©nĂ©alogique de darkmare. De toute façon, ce serait juridiquement et ontologiquement absurde : darkmare est un dĂ©mon créé par Naar, et ne peut avoir de descendance sans repasser par Naar. Alors maintenant qu'est ce qu'on fait? Je passe Ă l'acte 2 ou on s'arrĂȘte lĂ avec les consĂ©quences dĂ©crites un peu plus loin ci-dessus??? Niark. Imoen Bint Wololo Al Rasha a Ă©crit : JâespĂšre que la justice cybermondiale saura te conforter dans tes droits et Ă dĂ©faut que lâEmpire lui-mĂȘme sache dĂ©fendre ses ultimes reprĂ©sentants ! Nous sommes des Brunes, Imoen. Je ne crois pas au Tribunal Cybermondial â pas vraiment. Mais je joue le jeu. Par discipline. Par stratĂ©gie. Par Ă©lĂ©gance, aussi. Parce quâil y a une chose que jâai lâintention de dĂ©montrer, patiemment, sans hausser la voix : la supĂ©rioritĂ© de lâidĂ©ologie brune face aux bricolages moraux du Cybermonde. Je laisse les autres croire que la procĂ©dure nous contient. Je les laisse penser que le cadre nous neutralise. En rĂ©alitĂ©, il nous expose â et câest lĂ que nous sommes les plus dangereuses. Et regarde : câest dĂ©jĂ en train de fonctionner. Les ruthvĂšnes et les kralandais sont bien partis pour tomber dans la spirale de la haine Ă©ternelle et des vengeances sans fin. C'est jouissif. Niark! Cuchulainn a Ă©crit : Donc en fait l'EB c'est un truc de Paparazzi qui fait des poursuites de droit Ă l'image ? Entre autres. Et surtout : il ne sâagit que de lâActe I. RĂ©sumer lâEmpire Brun Ă âçaâ â Ă deux caricatures et trois fantasmes de taverne â câest, pour un pirate, sâafficher comme un ignare. Pas un ignare drĂŽle. Un ignare dangereux : celui qui parle fort de ce quâil ne comprend pas, puis sâĂ©tonne quand le rĂ©el lui mord la langue. LâEmpire Brun, ce nâest pas âjusteâ une violence. Câest une architecture : loyautĂ©, discipline, hiĂ©rarchie, symboles, mĂ©moire. Oui la loyautĂ©!!! Il ne faut pas croire tout ce qu'on vous dit!!! Si le sbire n'a pas un minimum de loyautĂ© il n'y a pas de sbire. Certes on peut le contraindre par la peur, la menace, la soumission, mais pour moi ce sont des formes brunes de loyautĂ©. Le Pouvoir Brun se contente pas de casser en permanence : il installe, il compte, il marque. Les usurpations c'est une respiration ordinaire. Comme les Ă©lections chez les ConfĂ©dĂ©rĂ©s. Dans cet Acte I, je ne traite pas âdâimagesâ Ă la paparazzi. Je traite de sacrĂ©. Sainte darkmare est ma deuxiĂšme figure sacrĂ©e aprĂšs Naar. Ce nâest pas un portrait quâon colle sur un prospectus. Ce nâest pas une mascotte quâon dĂ©tourne pour faire rire une assemblĂ©e. Ce nâest pas un âsupport visuelâ. Câest une figure de culte, une trace, une chaĂźne de sens, un nerf. Donc non : ce nâest pas âune histoire dâimageâ. Câest une histoire de respect du Naarisme, de Naar, et de toutes les figures qui y sont liĂ©es. Et je le dis sans agressivitĂ© inutile, mais avec une clartĂ© parfaite : si lâon nâest pas naariste soi-mĂȘme, on peut ĂȘtre curieux, critique, mĂȘme provocateur⊠mais on Ă©vite de piĂ©tiner ce quâon ne porte pas. Parce quâĂ ce jeu-lĂ , on ne âprovoqueâ pas : on dĂ©clenche. Ce dossier nâest pas un spectacle. Câest une frontiĂšre. Et ça fait depuis longtemps que tu as franchi la ligne rouge avec moi Cucu Haine la Praline... Quand tu vas me rencontrer, ne t'Ă©tonne pas si il se passe des choses... Niark. |
08/02 (10:06) | obscyne | |
|
Donc si je suis bien, vous participez à une procédure à laquelle vous ne souscrivez pas d'une institution en laquelle vous ne croyez pas mais (...)
Donc si je suis bien, vous participez à une procédure à laquelle vous ne souscrivez pas d'une institution en laquelle vous ne croyez pas mais vous le faites de maniÚre plus qu'exhaustive afin de montrer au niveau du Cybermonde qu'elle n'est qu'une caricature dysfonctionnelle y compris lorsqu'on s'y investit pleinement ?
-.. .- -. ... / .-.. . ... / --. .-. .- -. -.. . ... / .-.. .. --. -. . ... Il semblerait dÚs lors que vous y ayez parfaitement votre place. [Smiley dents de lapin] Votre plaisir à pérorer dépasse l'implication nécessaire, car en soi, votre preuve était déjà faite ; pourtant vous voici à parler seule dans une salle d'audience vide. Ruthvenville brûle, Simone aussi mais ailleurs, coupable, défense, jurés tous aux abonnés absents. Sauf vous, dÚs lors. J'apprécie, pour ma part - vous le devinez. Une mélopée métronomique au débit peu ergonomique. ...- --- ..- ... / . - . ... / -.. . / .-.. .- / .--. --- . ... .. . DÚs lors, je dirais - continuez. Poursuivez vos poursuites. J'y crois car c'est absurde, je vous réponds pour vous relancer ; je n'aimerais pas vous voir tourner à vide (ce qui est trÚs mauvais pour la motorisation) ou vous détourner alors que je suis avide de vos exaltations. . -. -.-. --- .-. . / . -. -.-. --- .-. . |
08/02 (11:00) | Epoxy [429] | |
|
Epoxy.
Verdict : tu as raison.
Le reste de la lecture est facultatif , uniquement pour ceux qui veulent en savoir plus.
Tu as planté la scÚne (...)
Epoxy.
Verdict : tu as raison. Le reste de la lecture est facultatif , uniquement pour ceux qui veulent en savoir plus. Tu as plantĂ© la scĂšne sans trembler : moi au pupitre, la gorge pleine de phrases, la main crispĂ©e sur le dossier⊠et autour, le grand théùtre du vide. Une audience en forme dâaquarium : lâeau est lĂ , la lumiĂšre aussi, mais il nây a plus un seul poisson. Lâaccusation retient son souffle, la dĂ©fense se dissout, les jurĂ©s sâĂ©vaporent, les bancs restent froids â et lâhorloge fait semblant dâĂȘtre la loi. Et pourtant je parle. Je plaide. Je poursuis. Parce quâil faut bien quâune voix reste debout quand tout le monde sâest assis sur lâabsence. Tu as rĂ©sumĂ© ma situation avec une prĂ©cision qui pique : je participe Ă une mĂ©canique Ă laquelle je ne souscris pas, dans une institution Ă laquelle je ne crois plus â et je le fais avec une application presque insolente, comme si lâexcĂšs de rigueur pouvait servir de miroir. Montrer, âdans les grandes lignesâ, que mĂȘme investi jusquâĂ lâos, le dispositif peut nâaccoucher que dâune caricature. Alors oui : je deviens le mĂ©tronome dans un bĂątiment dĂ©sert. La mĂ©lopĂ©e qui insiste lĂ oĂč lâon prĂ©fĂ©rerait que ça se taise. Je martĂšle les Ă©tapes, je dĂ©roule les piĂšces, je numĂ©rote le chaos â pour que lâĂ©chec, sâil doit avoir lieu, soit au moins documentĂ©. Quâon ne puisse pas dire : on ne savait pas. Quâon ne puisse pas se laver les mains dans le flou. Et toi⊠toi tu restes lĂ . Pas pour sauver le procĂšs â non. Mais pour me tenir le fil quand je suis Ă deux doigts de le casser. Merci dâĂȘtre ma premiĂšre fan. Merci dâapplaudir quand les rideaux sont dĂ©jĂ tombĂ©s et que personne nâa pensĂ© Ă rallumer la lumiĂšre. Tu me dis âcontinueâ, et câest presque indĂ©cent comme ça fonctionne : un seul âencoreâ de toi, et la poignĂ©e de la porte cesse dâĂȘtre une certitude. Je te le confie sans fard : je suis Ă deux doigts de claquer la porte. Porte entrouverte. Main sur la poignĂ©e. Souffle court. Le geste prĂȘt. Et lĂ il y a ta voix, au fond de la salle â ce calme de lame froide, ce regard qui dit : fais-le jusquâau bout, quâon voie la vĂ©ritĂ© mĂȘme quand elle grimace. Tu le sais dĂ©jĂ , mais je le dis quand mĂȘme â parce que certains aveux doivent ĂȘtre prononcĂ©s Ă haute voix, mĂȘme si ça donne prise : pour moi, tu es la moins pire de tous les Kras. Alors dâaccord. Je plaide encore. Je poursuis mes poursuites. Pas parce que jây crois â mais parce que lâabsurde, parfois, ne cĂšde quâĂ lâobstination. Et si je dois parler seule dans une salle vide⊠quâau moins il reste quelquâun pour entendre le bruit des mots. Encore, donc. Encore. Bon... Il faudrait au moins qu'Enya fasse semblant d'ĂȘtre lĂ et qu'elle enregistre la sĂ©ance pour passer Ă la suivante... MĂȘme si elle y comprend rien... Niark. P.S. Pense Ă mettre un pouce rouge sur ma toute premiĂšre dĂ©claration de l'acte I. Je suis en compĂ©tition avec le Roi de RuthvĂ©nie qui a son record Ă 10 pouces rouges. Je veux le battre pour le narguer... Bon je ne le demande qu'Ă toi Epoxy, je crois qu'il n'y a que toi qui soit capable de me lire jusque lĂ .... |
08/02 (12:25) | obscyne | |
|
CLOTURE OFFICIELLE DU PROCES DE SIMONE
je dois vous informer qu'il ne sera plus donner suite Ă ce procĂšs.
Les conditions pour sa poursuite (...)
je dois vous informer qu'il ne sera plus donner suite Ă ce procĂšs. Les conditions pour sa poursuite ne sont plus rĂ©unies, les autoritĂ©s ruthvĂšnes n'Ă©tant plus en capacitĂ© d'assurer la dĂ©tention de Simone, ni de partir Ă sa poursuite et de la capturer dans un dĂ©lai raisonnable. Vous n'aurez donc pas droit aux 29 autres actes qui devaient suivre (oui, on en Ă©tait Ă 30 chefs d'accusation avant je ne n'arrĂȘte le compteur car Simone est vraiment une criminelle obstinĂ©e). Je ne pourrais pas Ă©crire mon roman "Ă la recherche du temps perdu de Simone" et je ne gagnerais jamais le prix Kroncourt de littĂ©rature de cette façon... Vous ne pourrez pas mettre mes actes d'accusation sur votre table de nuit Ă lire avant de dormir lors de ces longues nuits d'hiver. Je sais que mes fans sont déçus, mais peut ĂȘtre que l'avenir nous rĂ©serve quelques surprises, donc ne dĂ©sespĂ©rez pas... Entre moi et Simone, ce qu'est que partie remise. Je n'ai jamais encore eu la chance ou la malchance de rencontrer Simone physiquement... Enfin physiquement, je m'entends, une flamme n'ayant pas un physique trĂšs... solide... Par contre, je tiens Ă dire que malgrĂ© cet Ă©chec relatif, je conforte mon statut de mĂ©chante avec 11 pouces rouges... je dĂ©passe ainsi le roi de RuthvĂ©nie qui m'avait narguĂ© Ă ce sujet... Si vous n'avez pas encore mis un pouce rouge, n'hĂ©sitez pas j'en ai vraiment besoin pour mon rĂ©fĂ©rencement de mĂ©chante... Niark!!! |
10/02 (04:19) | obscyne |

![[!(]](http://img7.kraland.org/s/0D.gif)