[TCM] ProcĂšs de Simone. ACTE I : Le pĂȘchĂ© originel

  • modifiĂ© 06/02 (02:25)
    +6 -13 -7 
    Alors que le cadre encore instable du Tribunal Cybermondial vient Ă  peine d’ĂȘtre posĂ©, je comparais devant cette cour en tant que partie civile pour prĂ©senter mes griefs contre Simone.

    Je suis lucide : la structure du tribunal se prĂ©cisera au fil des dĂ©bats. Tous les rĂŽles ne sont pas encore dĂ©finis, notamment du cĂŽtĂ© de la dĂ©fense. Les protagonistes apparaĂźtront Ă  la volĂ©e — peu importe. Ce procĂšs est nĂ© pour absorber le rĂ©el, pas pour le lisser.

    Nous pouvons nous en tenir au prĂ©nom. Le Cybermonde sait trĂšs bien de qui il s’agit : ses frasques ont produit des ondes de choc mĂ©diatiques, politiques et symboliques Ă  l’échelle cybermondiale.

    Ceci constitue le premier acte de mon intervention.
    Il y en aura vingt-cinq — autant de chefs d’accusation.
    Oui : aux 18 initiaux, 7 nouveaux se sont ajoutĂ©s. Et il est parfaitement possible que d’autres Ă©mergent au cours de l’instruction. À ceux-ci s’agrĂ©geront, naturellement, les charges des autres parties civiles.

    Vu le procĂšs-fleuve qui s’annonce, je souhaite, en prĂ©ambule, dĂ©dier cette Ɠuvre Ă  venir :
    — Ă  Naar, mon pĂšre-crĂ©ateur ;
    — au Niarkalistan, ma terre natale ;
    — Ă  l’Empire Brun, auquel je resterai fidĂšle, mĂȘme lorsqu’il a tort ;
    — et Ă  mes amours — consommĂ©s, hautement consumĂ©s, et pas encore — qui se reconnaĂźtront sans qu’il soit nĂ©cessaire de les nommer (les citer tous ferait un autre ouvrage).

    L’ensemble de mes interventions sera recueilli pour un recueil intitulĂ© « À la recherche du temps perdu de Simone », Ă  paraĂźtre aux Ă©ditions La Brunitude (maison elle-mĂȘme Ă  paraĂźtre, sauf meilleure offre d’exclusivitĂ© d'un autre organe de presse). L’Ɠuvre sera Ă©galement prĂ©sentĂ©e au prix Kroncourt.

    Avertissement : toute intervention ici vaut cession gracieuse tacite des droits de l'esprit de vos Ă©crits, susceptible d’amplifications, de dĂ©formations et d’arrangements Ă  mon grĂ© (je suis brune tout de mĂȘme), pour une Ɠuvre fictionnelle indĂ©pendante du procĂšs.

    Plaise Ă  la cour.
    ProcĂšs de Simone — ACTE I : Le pĂ©chĂ© originel


    Exposé introductif


    L’instruction a mis en Ă©vidence une sidĂ©ration pathologique de Simone envers les figures illustres disparues. Une pulsion d’appropriation : s’emparer d’images, de noms, de mĂ©moires — les exploiter Ă  des fins personnelles et politiques — en tordant la rĂ©alitĂ© historique sous couvert de pseudo-sciences exotiques et de verbiage savant.
    Le dernier Roi dĂ©funt de RuthvĂ©nie en a fait les frais. Mais il n’est pas le premier.

    Avant de profaner la mémoire royale ruthvÚne, Simone avait déjà souillé une légende : celle de la reine-mÚre des courtisanes, Impératrice éternelle de toutes les Brunies (c'est à dire toutes les provinces qui ont été au moins une fois sous le joug des bruns dans leur histoire).
    Qu’on se rassure : il ne s’agit pas de moi.

    Arrivé à ce stade, et pour comprendre la gravité de ce qui suit, il faut que je vous raconte au préalable un peu ma vie et notamment ma genÚse...
    Techniquement, je suis une démone, doublée de vampire, sous le signe du grand serpent à plumes.

    Naar m'a créé en utilisant une rose noire du Niarkalistan comme creuset...
    Comme vous le savez, dans les versions structurées de la vie, les filles naissent dans des roses, les garçons sont dans les choux... les intersexués dans des choux-roses et les asexués, eux, ils tombent directement par terre...

    Pour ce faire, Naar a rassemblé dans ce creuset de la terre du Niarkalistan historiquement composée de fragments d'os en tout genre et de compost issu de la décomposition des cadavres, un serpent et des fragments d'ùmes tout en cochant dans sa notice d'assemblage la case vampire... Et dans notre dossier, ce sont les fragments d'ùmes qui sont particuliÚrement intéressants...

    Car Naar est un peu paradigmien à ses heures perdues - un peu- Il recycle les ùmes... Aussi il y a en moi un peu de dark, un peu de karma, un peu de mare, un peu de darth, un saupoudrage d'ùmes de démons de l'ancienne Úre du cybermonde...

    Anticipons la dĂ©fense : Naar en a le droit — ces Ăąmes lui appartiennent. Simone, non. Elle s’empare d’un sacrĂ© qui ne lui appartient pas. C’est du vol aggravĂ©, profanation, prĂ©mĂ©ditation, bande organisĂ©e, et dĂ©tournement du sacrĂ©.

    Aussi, comprenez mon Ă©moi lorsque dĂšs le 5 janvier de la premiĂšre annĂ©e de cette nouvelle Ăšre du Cybermonde, Simone commet son premier crime connu en souillant la mĂ©moire d'une ancienne et en l'associant Ă  un concours bidon destinĂ© Ă  promouvoir l'idĂ©e de cette pseudo science dĂ©constructive... Le montage de ce concours en lui mĂȘme fera l'objet un chef d'accusation Ă  part entiĂšre.

    Je me permets de porter à ce procÚs l'élément suivant :

    -PiÚce à conviction n°1 versée.

    En entĂȘte de ce document vous pouvez en effet apercevoir le regard de Sainte darkmare, la reine-mĂšre des courtisanes, ImpĂ©ratrice Ă©ternelle de toutes les brunies... C'est une dĂ©mone active entre la quatriĂšme Ăšre et le dĂ©but de la sixiĂšme Ăšre du Cybermonde, punie par les dieux pour son arrogance et son cĂ©lĂšbre hihitement super abusĂ© et insupportable Vous pouvez mander tous les experts et contre experts Ă  cette cours pour donner leur avis, Je confirme que c'est bien le regard de darkmare qu'on a dans la piĂšce Ă  conviction n°1.

    Depuis ce jour, j'ai personnellement marquĂ© Simone Ă  la culotte... Et j'ai pu ainsi suivre tous les mĂ©faits qu'elle a commis par la suite. J'espĂšre que vous ĂȘtes prĂȘt pour entendre le reste. Il reste 24 actes.



    Dans ce premier acte, j’accuse Simone des faits suivants :

    1-Usage non autorisĂ© d’images sacrĂ©es relevant du domaine symbolique exclusif de l’Empire Brun ;
    2-LĂšse-mĂ©moire caractĂ©risĂ©e et profanation d’icĂŽnes historiques brunes ;
    3-DĂ©tournement Ă  des fins de publicitĂ© mensongĂšre de la figure d’une entitĂ© brune historique, dans un cadre pseudo-culturel et pseudo-scientifique ;
    4-Usurpation d’autoritĂ© symbolique, consistant Ă  se prĂ©senter implicitement comme lĂ©gitime pour manipuler des figures relevant d’un culte, d’une mĂ©moire ou d’un hĂ©ritage qui ne lui appartiennent pas ;
    5-Appropriation frauduleuse du sacré, visant à capter une aura, une légitimité et une attention médiatique indues ;
    6-Falsification narrative de l’Histoire, par réécriture opportuniste et volontairement dĂ©formante des faits et des figures ;
    7-Escroquerie intellectuelle, consistant à vendre une pseudo-science déconstructive adossée à des symboles bruns détournés ;
    8-Atteinte Ă  la souverainetĂ© symbolique du Niarkalistan et, par extension, de l’Empire Brun ;
    9-Risque de récidive manifeste, démontré par la répétition méthodique de procédés identiques par la suite (voir dossier du défunt roi de Ruthvénie)
    10-Atteinte psychologique, spirituelle et matĂ©rielle Ă  mon ĂȘtre — je porte en moi un fragment d’ñme de la reine-mĂšre des courtisanes, ImpĂ©ratrice Ă©ternelle de toutes les Brunies.

    Circonstances aggravantes :
    Ces faits ont été commis :
    — en bande organisĂ©e,
    — avec prĂ©mĂ©ditation,
    — de maniĂšre systĂ©mique,
    — en dĂ©tournant les moyens publics et privĂ©s de la RĂ©publique de Kraland.

    Sur le plan des sanctions, je pourrais demander une peine de prison assortie d’un transfert de Simone vers une prison brune.
    Seulement voilĂ  : les Bruns, en retard sur certaines technologies spĂ©cifiques Ă  leur culture, n’ont pas encore inventĂ© l’esclavage ni la torture.

    Sans esclavage, sans torture, la prison n’est ni dissuasive, ni utile.
    Elle serait ennuyeuse pour moi — et Simone s’y ennuierait comme un rat mort.
    Pouvoir torturer Simone serait vraiment l'idéal pour moi!

    Je propose donc une alternative plus cohĂ©rente avec la rĂ©alitĂ© technique actuelle et l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral :

    — La libĂ©ration immĂ©diate de Simone,
    — sa constitution volontaire en tant qu’esclave (faute de moyens juridiques pour l’y contraindre),
    — sa dĂ©structuration en tant que flamme et sa restructuration en tant que femme, c'est moyen pour moi d'avoir une flamme pour esclve;
    — Sa tĂąche d'esclave consistera Ă  m’assister dans la construction de mon cabaret, Ɠuvre de mĂ©moire rendant hommage — de façon contrĂŽlĂ©e et encadrĂ©e — Ă  la reine-mĂšre des courtisanes, ImpĂ©ratrice de toutes les Brunies.
    — En cas de non respect des conditions : capture et retour Ă  la case prison oĂč elle s'ennuiera comme un rat mort puisque implicitement ce sera ce qu'elle souhaite.


    Simone ayant organisé son insolvabilité, je renonce à toute peine pécuniaire directe, redressement fiscal ou amende personnelle : ce serait vain et contreproductif.

    En revanche, au regard de la complicitĂ© structurelle de la RĂ©publique de Kraland dans la commission de ces faits — sans laquelle Simone n’aurait ni les moyens, ni la logistique, ni la couverture nĂ©cessaire — je demande :
    — que la RĂ©publique de Kraland reconnaisse ses torts sur la base de sa bonne foi (le Tribunal n’ayant pas compĂ©tence pour contraindre un État),
    — et qu’elle indemnise l’Empire Brun Ă  hauteur de 10 000 MØ, transfĂ©rables au ministĂšre brun des Finances.

    J’aurais pu demander le franc kra symbolique.
    Mais ce que Simone a fait est extrĂȘmement grave.
    Je souhaite que cette gravitĂ© soit reconnue. Si ni la cours du tribunal, ni la Republike de kraland ne s'entendent sur ce montant de 10 000 MØ, je souhaite quand mĂȘme que le montant de la rĂ©paration soit suffisamment dissuasif pour prĂ©venir toute rĂ©cidive.

    Il faut que Simone ait conscience qu'elle coûte cher à son pays pour la dissuader de recommencer. Sinon il y aura récidive et on aura fait tout ça pour rien!!!

    Telles sont donc mes conclusions pour le premier chef d’accusation.

    J’attends dĂ©sormais les arguments de la dĂ©fense,
    et je demande Ă  la Cour de se prĂ©parer pour les chefs d’inculpation suivants.

    Niark.

    ___

    L’obsidienne n’absorbe pas la lumiùre. Elle la refuse.
    Quand les kanards se payent ma tĂȘte, une tite musique trotte dedans. Niark!!!
  • modifiĂ© 06/02 (20:04)
    +1 -3 -2 
    WOW!!!





    Autant de vues, quelques pouces rouges - normal je suis brune - tire la langue au roi de Ruthvénie...
    Et personne en défense...

    Je crois que j'aurais dĂ» faire avocate plutĂŽt que courtisane...
    JE FAIS PEUR A LA PARTIE ADVERSE!!!


    Simone, ils sont oĂč tes dĂ©fenseurs???
    On a encore 26 dossiers à égrener avant de passer à celui des ruthvÚnes...
    Déjà le mois qu'on entame il n'a pas assez de jours pour faire un acte par jour.

    ça promet si on doit aller jusqu'au printemps juste pour juger tes crimes de janvier...

    SIIMÔÔÔÔÔÔÔNE!!!


    Niark!

    ___

    L’obsidienne n’absorbe pas la lumiùre. Elle la refuse.
    Quand les kanards se payent ma tĂȘte, une tite musique trotte dedans. Niark!!!
  • modifiĂ© 06/02 (20:02)
    +2 -2      
    Obscyne, je trouve ton argumentaire trĂšs convaincant et je te soutiens dans ces Ă©preuves ! Je n’avais pas rĂ©alisĂ© Ă  quel point ces injures te renfermaient encore plus dans le prĂ©judice et le pĂ©chĂ© !
    J’espĂšre que la justice cybermondiale saura te conforter dans tes droits et Ă  dĂ©faut que l’Empire lui-mĂȘme sache dĂ©fendre ses ultimes reprĂ©sentants !
    Le problĂšme c’est que moi, je ne suis qu’une simple Ă©tudiante et que je n’ai pas beaucoup de poids. Mais je ne te le dirai pas car je suis une fille.
    Sache que j’ai trouvĂ© aujourd’hui quelque chose qui pourrait t’intĂ©resser pour faire pression sur la PremiĂšre Ministre. Et je ne parle pas d’éteindre les lumiĂšres le soir. Mais je ne veux pas en dire trop ici. Je t’envoie une coup de fil si tu me donnes ton numĂ©ro. Sinon t’auras un vocal dans tes mails.
  • postĂ© 06/02 (20:56)
    +0 -1 -1 
    Donc en fait l'EB c'est un truc de Paparazzi qui fait des poursuites de droit Ă  l'image ?

    Ok. [!(]

    On se croirait chez les Paladionautes.
    Sauf que les Paladionautes auraient mis plus de photos en couverture pour attirer le chaland...

    AprÚs le stage d'endurcissement Confédéré, je te préconise un stage marketing chez les jaunes.


    Heureusement y a Sicilia.

    Bisous quand mĂȘme Obcsynou.
    merde Roger O Cheon m'a contaminé
  • modifiĂ© 06/02 (21:53)
    +5 -1 +4 
    Plaise Ă  la cour, ou plutĂŽt, plaise aux structures qui tentent de se faire passer pour une cour.

    Je prends acte de ce premier acte de l’accusation, rĂ©digĂ© avec une plume certes trempĂ©e dans l’obsidienne, mais dont l’encre semble manquer de la rigueur thermodynamique nĂ©cessaire Ă  la saisie du rĂ©el.

    Sur ma situation actuelle :
    Il est inutile de chercher Ă  m'atteindre par des fanfaronnades. Comme le prĂ©voit la procĂ©dure de transfĂšrement forcĂ©, j'ai Ă©tĂ© capturĂ©e par les forces de Jalala, Gouverneure de Milieu, qui a procĂ©dĂ© Ă  mon transfert immĂ©diat vers la prison de Structural. Je me trouve actuellement en attente de dĂ©ferrement, entre quatre murs qui, bien que moins dĂ©corĂ©s que mon Britiche MusĂ©e Home, offrent une soliditĂ© que le rĂ©gime ruthvĂšne n'a jamais su bĂątir. Je suis donc lĂ  oĂč la lutte m'a menĂ©e, dans l'attente que les structures se dĂ©construisent d'elles-mĂȘmes.

    Sur les chefs d'accusation :
    L’accusation mentionne vingt-cinq griefs, puis prĂ©tend que le chiffre est passĂ© Ă  vingt-sept. Je ne suis pas femme, ou flamme, Ă  me contenter d’approximations numĂ©rologiques. Si Obscyne souhaite transformer ce procĂšs en une « recherche du temps perdu », qu’elle commence par m’envoyer la liste exhaustive et formalisĂ©e des 27 chefs d’accusation. Un procĂšs sans acte d'accusation prĂ©cis n'est qu'une performance de cabaret, et bien que j'apprĂ©cie l'esthĂ©tique des roses noires, je prĂ©fĂšre la prĂ©cision du bĂ©ton armĂ©.

    Sur les prétendus crimes :
    Je n'admettrai aucune culpabilité, car l'appropriation symbolique dont on m'accuse n'est qu'une redistribution nécessaire de la mémoire. On ne vole pas le sacré, on le dé-spatialise pour le rendre au peuple. Quant au "péché originel", rappelons que toute naissance est une rupture de l'équilibre thermodynamique.

    Note de bas de page (Ă  l'attention des observateurs) :
    Je ne saurais terminer sans saluer, avec la subtilitĂ© qui s'impose, certains marins imprĂ©visibles. Il arrive que des gens de bonne volontĂ©, peut-ĂȘtre venus de quelque Ăźle lointaine, disons magmorienne, facilitent la fluiditĂ© des communications lĂ  oĂč les rĂ©gimes monarchistes tentent de poser des verrous. Ces aides anonymes, bien que non sollicitĂ©es officiellement par la Gouverneure que je suis, dĂ©montrent que le transit est une force que nul ne peut totalement endiguer et je leur suis reconnaissante.


    J’attends la liste des 27 points. Ne faites pas attendre la Science.

    Simone Voile En transit (officiellement détenue à Milieu)
  • modifiĂ© 08/02 (10:40)
    +1 -2 -1 
    Plaise à la flamme


    Simone,

    tu tires toute la couverture Ă  toi. TOUTE.
    RĂ©sultat : me voilĂ  nue, Ă  grelotter — et crois-moi, vu ton Ă©tat actuel, tu n’as absolument pas besoin de couverture. Au contraire : tout ce que tu touches s’embrase.

    Tu exagĂšres.

    Tu rĂ©clames tous les chefs d’accusation ?
    Je t’en ai dĂ©jĂ  donnĂ© 18.
    Et en moins de 24 heures, par ta seule agitation compulsive, tu m’en ajoutes trois.
    Me voilĂ  Ă  30.
    Trente.

    Et puisque tu sembles tenir Ă  l’exhaustivitĂ©, je te donne un des trois que j'ai rajoutĂ© :
    Évasion organisĂ©e, aggravĂ©e par la complicitĂ© d’un rĂ©seau idĂ©ologique machiste structurĂ©, commise dans l’intention manifeste de te soustraire Ă  la Justice Cybermondiale.

    Mais on va oĂč, exactement ?

    Tu te plains que j’ajoute des chefs au fil de l’instruction, mais tu ne tiens pas en place. Tu ne te calmes jamais.
    Tu produis des faits plus vite que nous ne pouvons construire une justice Ă©quitable Ă  l’échelle du Cybermonde.
    C’est une course perdue d’avance. InĂ©gale.

    À ce rythme, il faudra rĂ©server des sessions du Tribunal Cybermondial jusqu’à la huitiĂšme Ăšre.
    C’est intenable.
    Pour la Cour.
    Pour moi.
    Pour le cadre lui-mĂȘme.

    Alors soyons claires : si tu continues ainsi, je me retire du Tribunal Cybermondial.
    Et je vous laisse régler ça à la brune, comme vous avez déjà commencé à le faire, discrÚtement, en sous-main, par alliances contre nature.

    Moi, ça ne me gĂȘne pas.
    Je suis brune.

    Si tu veux que je rĂšgle mes problĂšmes de la mĂȘme façon avec toi, Simone, on peut le faire.
    Mais ne te raconte pas d’histoires : ce ne sera agrĂ©able ni pour toi, ni pour moi.
    À ce jeu-là, il n’y a pas de conclusion.
    On enclenche la haine éternelle.
    Une spirale dont on ne sort jamais.

    Je t’offre encore un cadre.
    Ne m’oblige pas à l’abandonner.

    Autre chose — et ce point est loin d’ĂȘtre secondaire.

    Tu diriges un Britiche Musée Home.
    Tu parles d’une “science de la dĂ©structuration”, que tu prĂ©tends adosser Ă  la thermodynamique et Ă  ses quatre principes.
    Mais as-tu seulement exposé le fond de cette prétendue science ?
    As-tu rédigé une seule thÚse ?
    Publié le moindre travail académique cohérent ?

    Moi, je ne vois rien.
    Rien de publié.
    Rien de stabilisé.

    Tout ce que j’observe, c’est une “science” Ă  gĂ©omĂ©trie variable, ajustĂ©e selon l’urgence du moment, utilisĂ©e comme alibi universel pour justifier tout et son contraire.
    À ce stade, il ne s’agit plus de thĂ©orie :
    il s’agit d’un exercice illĂ©gal de la dĂ©structuration — et oui, cela figure dĂ©jĂ  parmi les chefs d’accusation, Ă  traiter dans un acte ultĂ©rieur.

    Ensuite, je refuse catégoriquement ta déspatialisation.

    La reine-mÚre, impératrice de toutes les Brunies, est une figure brune.
    Elle a combattu toute sa vie la Républike kralandaise.
    Elle l’a dĂ©testĂ©e.
    Et j’en refuse l’appropriation par cette RĂ©publike et toute activitĂ© dans cette rĂ©publike quand bien mĂȘme la philosophie de l'activitĂ© en question paraitrait compatible : c’est une insulte directe Ă  sa mĂ©moire.

    Il existe suffisamment d’hĂ©roĂŻnes kralandaises — notamment en Slavonie Ă  la mĂȘme Ă©poque — pour que vous cessiez de piller les nĂŽtres.
    Je m’oppose donc formellement Ă  toute tentative de dĂ©spatialisation.

    Quant à donner des leçons de thermodynamique

    ton évasion spectaculaire, suivie de ta vengeance méthodique contre les RuthvÚnes par alliance contre nature entre Kravangers machistes et Aléocratie misandre, démontre surtout une chose :
    tu déthermodynamises le Cybermonde à grande vitesse.

    En consĂ©quence, je demande aux juges dont la juge Enya de prononcer une culpabilitĂ© de principe de Simone sur le chef d’accusation traitĂ© dans le prĂ©sent acte et de suivre mes propositions de sanction.

    Enfin, sur le “pĂ©chĂ© originel” :
    je ne parle pas de naissance.
    Je parle du tout premier crime constaté de Simone au début de cette Úre.
    Et au vu de la quantitĂ© de crimes commis depuis, le terme n’est pas mĂ©taphorique :
    il est factuel.

    Heureusement encore que tu ne m’as pas inventĂ© un arbre gĂ©nĂ©alogique de darkmare.
    De toute façon, ce serait juridiquement et ontologiquement absurde :
    darkmare est un démon créé par Naar, et ne peut avoir de descendance sans repasser par Naar.

    Alors maintenant qu'est ce qu'on fait? Je passe Ă  l'acte 2 ou on s'arrĂȘte lĂ  avec les consĂ©quences dĂ©crites un peu plus loin ci-dessus???

    Niark.

    Imoen Bint Wololo Al Rasha a écrit :
    J’espĂšre que la justice cybermondiale saura te conforter dans tes droits et Ă  dĂ©faut que l’Empire lui-mĂȘme sache dĂ©fendre ses ultimes reprĂ©sentants !


    Nous sommes des Brunes, Imoen.
    Je ne crois pas au Tribunal Cybermondial — pas vraiment. Mais je joue le jeu. Par discipline. Par stratĂ©gie. Par Ă©lĂ©gance, aussi.

    Parce qu’il y a une chose que j’ai l’intention de dĂ©montrer, patiemment, sans hausser la voix :
    la supĂ©rioritĂ© de l’idĂ©ologie brune face aux bricolages moraux du Cybermonde.

    Je laisse les autres croire que la procédure nous contient.
    Je les laisse penser que le cadre nous neutralise.
    En rĂ©alitĂ©, il nous expose — et c’est lĂ  que nous sommes les plus dangereuses.

    Et regarde :
    c’est dĂ©jĂ  en train de fonctionner.

    Les ruthvÚnes et les kralandais sont bien partis pour tomber dans la spirale de la haine éternelle et des vengeances sans fin.

    C'est jouissif.

    Niark!


    Cuchulainn a écrit :
    Donc en fait l'EB c'est un truc de Paparazzi qui fait des poursuites de droit Ă  l'image ?


    Entre autres.
    Et surtout : il ne s’agit que de l’Acte I.

    RĂ©sumer l’Empire Brun Ă  “ça” — Ă  deux caricatures et trois fantasmes de taverne — c’est, pour un pirate, s’afficher comme un ignare. Pas un ignare drĂŽle. Un ignare dangereux : celui qui parle fort de ce qu’il ne comprend pas, puis s’étonne quand le rĂ©el lui mord la langue.

    L’Empire Brun, ce n’est pas “juste” une violence.
    C’est une architecture : loyautĂ©, discipline, hiĂ©rarchie, symboles, mĂ©moire.
    Oui la loyauté!!! Il ne faut pas croire tout ce qu'on vous dit!!! Si le sbire n'a pas un minimum de loyauté il n'y a pas de sbire. Certes on peut le contraindre par la peur, la menace, la soumission, mais pour moi ce sont des formes brunes de loyauté.
    Le Pouvoir Brun se contente pas de casser en permanence : il installe, il compte, il marque. Les usurpations c'est une respiration ordinaire. Comme les élections chez les Confédérés.

    Dans cet Acte I, je ne traite pas “d’images” à la paparazzi.
    Je traite de sacré.

    Sainte darkmare est ma deuxiÚme figure sacrée aprÚs Naar.
    Ce n’est pas un portrait qu’on colle sur un prospectus.
    Ce n’est pas une mascotte qu’on dĂ©tourne pour faire rire une assemblĂ©e.
    Ce n’est pas un “support visuel”. C’est une figure de culte, une trace, une chaüne de sens, un nerf.

    Donc non : ce n’est pas “une histoire d’image”.
    C’est une histoire de respect du Naarisme, de Naar, et de toutes les figures qui y sont liĂ©es.


    Et je le dis sans agressivité inutile, mais avec une clarté parfaite :
    si l’on n’est pas naariste soi-mĂȘme, on peut ĂȘtre curieux, critique, mĂȘme provocateur

    mais on Ă©vite de piĂ©tiner ce qu’on ne porte pas.
    Parce qu’à ce jeu-lĂ , on ne “provoque” pas : on dĂ©clenche.

    Ce dossier n’est pas un spectacle.
    C’est une frontiùre.

    Et ça fait depuis longtemps que tu as franchi la ligne rouge avec moi Cucu Haine la Praline...
    Quand tu vas me rencontrer, ne t'étonne pas si il se passe des choses...

    Niark.

    ___

    L’obsidienne n’absorbe pas la lumiùre. Elle la refuse.
    Quand les kanards se payent ma tĂȘte, une tite musique trotte dedans. Niark!!!
  • postĂ© 08/02 (11:00)
    +1 -0 +1 
    Donc si je suis bien, vous participez à une procédure à laquelle vous ne souscrivez pas d'une institution en laquelle vous ne croyez pas mais vous le faites de maniÚre plus qu'exhaustive afin de montrer au niveau du Cybermonde qu'elle n'est qu'une caricature dysfonctionnelle y compris lorsqu'on s'y investit pleinement ?
    -.. .- -. ... / .-.. . ... / --. .-. .- -. -.. . ... / .-.. .. --. -. . ...

    Il semblerait dĂšs lors que vous y ayez parfaitement votre place. [Smiley dents de lapin]
    Votre plaisir à pérorer dépasse l'implication nécessaire, car en soi, votre preuve était déjà faite ; pourtant vous voici à parler seule dans une salle d'audience vide. Ruthvenville brûle, Simone aussi mais ailleurs, coupable, défense, jurés tous aux abonnés absents. Sauf vous, dÚs lors. J'apprécie, pour ma part - vous le devinez. Une mélopée métronomique au débit peu ergonomique. ...- --- ..- ... / . - . ... / -.. . / .-.. .- / .--. --- . ... .. .

    DÚs lors, je dirais - continuez. Poursuivez vos poursuites. J'y crois car c'est absurde, je vous réponds pour vous relancer ; je n'aimerais pas vous voir tourner à vide (ce qui est trÚs mauvais pour la motorisation) ou vous détourner alors que je suis avide de vos exaltations. . -. -.-. --- .-. . / . -. -.-. --- .-. .
  • modifiĂ© 08/02 (12:28)
    +2 -3 -1 
    Epoxy.
    Verdict : tu as raison.
    Le reste de la lecture est facultatif , uniquement pour ceux qui veulent en savoir plus.

    Tu as plantĂ© la scĂšne sans trembler : moi au pupitre, la gorge pleine de phrases, la main crispĂ©e sur le dossier
 et autour, le grand théùtre du vide.
    Une audience en forme d’aquarium : l’eau est là, la lumiùre aussi, mais il n’y a plus un seul poisson.
    L’accusation retient son souffle, la dĂ©fense se dissout, les jurĂ©s s’évaporent, les bancs restent froids — et l’horloge fait semblant d’ĂȘtre la loi.

    Et pourtant je parle.
    Je plaide. Je poursuis.
    Parce qu’il faut bien qu’une voix reste debout quand tout le monde s’est assis sur l’absence.

    Tu as rĂ©sumĂ© ma situation avec une prĂ©cision qui pique : je participe Ă  une mĂ©canique Ă  laquelle je ne souscris pas, dans une institution Ă  laquelle je ne crois plus — et je le fais avec une application presque insolente, comme si l’excĂšs de rigueur pouvait servir de miroir.
    Montrer, “dans les grandes lignes”, que mĂȘme investi jusqu’à l’os, le dispositif peut n’accoucher que d’une caricature.

    Alors oui : je deviens le métronome dans un bùtiment désert.
    La mĂ©lopĂ©e qui insiste lĂ  oĂč l’on prĂ©fĂ©rerait que ça se taise.
    Je martĂšle les Ă©tapes, je dĂ©roule les piĂšces, je numĂ©rote le chaos — pour que l’échec, s’il doit avoir lieu, soit au moins documentĂ©. Qu’on ne puisse pas dire : on ne savait pas. Qu’on ne puisse pas se laver les mains dans le flou.

    Et toi
 toi tu restes là.

    Pas pour sauver le procùs — non.
    Mais pour me tenir le fil quand je suis Ă  deux doigts de le casser.

    Merci d’ĂȘtre ma premiĂšre fan.
    Merci d’applaudir quand les rideaux sont dĂ©jĂ  tombĂ©s et que personne n’a pensĂ© Ă  rallumer la lumiĂšre.
    Tu me dis “continue”, et c’est presque indĂ©cent comme ça fonctionne : un seul “encore” de toi, et la poignĂ©e de la porte cesse d’ĂȘtre une certitude.

    Je te le confie sans fard : je suis Ă  deux doigts de claquer la porte.
    Porte entrouverte. Main sur la poignĂ©e. Souffle court. Le geste prĂȘt.
    Et là il y a ta voix, au fond de la salle — ce calme de lame froide, ce regard qui dit :
    fais-le jusqu’au bout, qu’on voie la vĂ©ritĂ© mĂȘme quand elle grimace.

    Tu le sais dĂ©jĂ , mais je le dis quand mĂȘme — parce que certains aveux doivent ĂȘtre prononcĂ©s Ă  haute voix, mĂȘme si ça donne prise :
    pour moi, tu es la moins pire de tous les Kras.

    Alors d’accord.

    Je plaide encore.
    Je poursuis mes poursuites.
    Pas parce que j’y crois — mais parce que l’absurde, parfois, ne cùde qu’à l’obstination.

    Et si je dois parler seule dans une salle vide

    qu’au moins il reste quelqu’un pour entendre le bruit des mots.

    Encore, donc. Encore.
    Bon... Il faudrait au moins qu'Enya fasse semblant d'ĂȘtre lĂ  et qu'elle enregistre la sĂ©ance pour passer Ă  la suivante... MĂȘme si elle y comprend rien...

    Niark.

    P.S. Pense à mettre un pouce rouge sur ma toute premiÚre déclaration de l'acte I. Je suis en compétition avec le Roi de Ruthvénie qui a son record à 10 pouces rouges. Je veux le battre pour le narguer... Bon je ne le demande qu'à toi Epoxy, je crois qu'il n'y a que toi qui soit capable de me lire jusque là....

    ___

    L’obsidienne n’absorbe pas la lumiùre. Elle la refuse.
    Quand les kanards se payent ma tĂȘte, une tite musique trotte dedans. Niark!!!
  • postĂ© 10/02 (04:19)
    +1 -3 -2 
    CLOTURE OFFICIELLE DU PROCES DE SIMONE


    je dois vous informer qu'il ne sera plus donner suite Ă  ce procĂšs.
    Les conditions pour sa poursuite ne sont plus réunies, les autorités ruthvÚnes n'étant plus en capacité d'assurer la détention de Simone, ni de partir à sa poursuite et de la capturer dans un délai raisonnable.

    Vous n'aurez donc pas droit aux 29 autres actes qui devaient suivre (oui, on en Ă©tait Ă  30 chefs d'accusation avant je ne n'arrĂȘte le compteur car Simone est vraiment une criminelle obstinĂ©e).
    Je ne pourrais pas écrire mon roman "à la recherche du temps perdu de Simone" et je ne gagnerais jamais le prix Kroncourt de littérature de cette façon...
    Vous ne pourrez pas mettre mes actes d'accusation sur votre table de nuit Ă  lire avant de dormir lors de ces longues nuits d'hiver.

    Je sais que mes fans sont déçus, mais peut ĂȘtre que l'avenir nous rĂ©serve quelques surprises, donc ne dĂ©sespĂ©rez pas...
    Entre moi et Simone, ce qu'est que partie remise. Je n'ai jamais encore eu la chance ou la malchance de rencontrer Simone physiquement... Enfin physiquement, je m'entends, une flamme n'ayant pas un physique trĂšs... solide...

    Par contre, je tiens à dire que malgré cet échec relatif, je conforte mon statut de méchante avec 11 pouces rouges... je dépasse ainsi le roi de Ruthvénie qui m'avait nargué à ce sujet...

    Si vous n'avez pas encore mis un pouce rouge, n'hésitez pas j'en ai vraiment besoin pour mon référencement de méchante...

    Niark!!!

    ___

    L’obsidienne n’absorbe pas la lumiùre. Elle la refuse.
    Quand les kanards se payent ma tĂȘte, une tite musique trotte dedans. Niark!!!
  • Hier

  • 20:11

    Kra20Kra !


  • 20:11
    Yun

    JE SUIS PRUNE !!

  • Avant-hier

  • 19:05

    Je suis content de ne pas ĂȘtre tout seul dans ce chat... [:)]


  • 19:05

    Moi aussi je peux reroll en PJ[*r]RP ?

  • 24/02

  • 16:22

    LibÚre ta liberté !


  • 16:22
    Yun

    🚂Vive le Siberian Express🚃🚃🚃🚃🚃🚃


  • 07:01

    Kra20Kra !


  • 06:56

    débloquez les maladies au delà du niveau 4. Sinon l'ecrasante avance technologique de mon Empire ne sert à rien!!!

  • 23/02

  • 23:31

    Le Palladium, parce qu'en plus d'abord !


  • 23:00

    KOIN20KRA

  • Texte gĂ©nĂ©rĂ© Ă  19:33:42