Tata Rafani, où l’impossible retour au nom de jeune fille
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C'est l'histoire de notre TATA, Tata RAFANI
Il faut d’abord comprendre une chose à propos de la famille Al Khaid. Chez (...)
C'est l'histoire de notre TATA, Tata RAFANI Il faut d’abord comprendre une chose à propos de la famille Al Khaid. Chez les Al Khaid, on ne naissait pas vraiment. On était annoncé. La naissance d’un enfant ne se faisait pas discrètement dans une chambre, comme chez les gens raisonnables. Elle faisait l’objet d’un communiqué officiel, de trois coups de canon et d’une réception réunissant quarante-sept cousins. Selon l’importance du nouveau-né, elle pouvait même provoquer une légère fluctuation du prix du pétrole. Les Al Khaid formaient une famille ancienne, riche, puissante et surtout très nombreuse. On disait qu’ils possédaient la moitié des puits de pétrole du Sultanat, un tiers des mines d’or et les trois quarts des personnes chargées d’expliquer pourquoi le dernier quart appartenait également, d’une manière ou d’une autre, aux Al Khaid. Chez nous, le pétrole était une affaire de famille. L’or aussi. Les ministères aussi. À Bagdad, presque tout était une affaire de famille. Il existait même un ministère des Affaires familiales. Il avait été créé après qu’un cousin eut accidentellement déclaré la guerre à un autre cousin pendant un mariage, à la suite d’un désaccord sur la propriété d’un chameau. Le chameau, pour sa part, avait depuis obtenu l’asile politique. À la tête de cette grande famille se trouvait mon frère, le Sultan Omar Al Khaid. Omar était respectable, majestueux et toujours parfaitement coiffé. Il possédait surtout cette capacité très particulière qu’ont les souverains à entrer dans une pièce dix minutes après tout le monde tout en donnant l’impression que les autres étaient arrivés trop tôt. Mais derrière chaque grand Sultan, il y a généralement quelqu’un qui travaille. Dans le cas d’Omar, cette personne était sa sœur. Moi. On m’appelait la Tata. Pas « Son Altesse ». Pas « Madame la sœur du Sultan ». Pas même « Très Honorable Administratrice des Affaires que le Sultan n’a pas envie de traiter aujourd’hui ». Non. Tata. Tout simplement. J’avais commis une grave erreur stratégique dans ma jeunesse. J’avais donné des conseils. Or, dans une famille orientale, donner un conseil une fois signifie qu’on vous demandera votre avis jusqu’à votre mort. En donner deux signifie que vous êtes désormais responsable de tout. À vingt ans, j’avais expliqué à un cousin qu’investir l’intégralité de son héritage dans un élevage de faucons végétariens n’était peut-être pas une excellente idée. À vingt-deux ans, j’avais empêché mon oncle (Nasser) d’instaurer une taxe sur les dattes importées alors que nous étions nous-mêmes les principaux importateurs de dattes. À vingt-cinq ans, j’avais déjà organisé trois mariages, deux enterrements, une négociation pétrolière et le remplacement des rideaux du salon royal. C’est ainsi que je devins, sans décret officiel, responsable du Sultanat de Bagdad. Mon frère Omar régnait. Moi, je gérais. La nuance est importante. Omar inaugurait les bâtiments. Je vérifiais qu’ils existaient. Omar signait les traités. Je les lisais. Omar recevait les ambassadeurs. Je savais lesquels il ne fallait surtout pas placer à côté de l’oncle Farouk pendant les dîners. L’oncle Nasser avait une conception très personnelle de la diplomatie internationale. Selon lui, tout problème géopolitique pouvait être résolu de trois manières. Il suffisait d’offrir de l’or, de couper le pétrole ou de marier une cousine. Il faut reconnaître que cela fonctionnait étonnamment souvent. Notre famille vivait donc paisiblement selon les grandes règles ancestrales des Al Khaid. Accumuler des richesses. Protéger les intérêts du clan. Et prétendre que les cinquante-huit personnes présentes au déjeuner étaient venues par hasard. Puis j’épousai un Rafani. Et les choses commencèrent à se compliquer. Les Rafani formaient eux aussi une grande famille, mais pas exactement comme la nôtre. Chez les Al Khaid, on possédait des puits de pétrole. Chez les Rafani, on connaissait quelqu’un qui connaissait quelqu’un qui savait où se trouvait un puits de pétrole. Les Al Khaid possédaient des mines d’or. Les Rafani arrivaient à toucher une commission sur l’or avant même qu’il ne sorte de la mine. La différence était subtile, mais fondamentale. Les Al Khaid avaient des palais. Les Rafani avaient des réseaux. Les Al Khaid avaient des coffres. Les Rafani connaissaient les gens qui fabriquaient les clés. Lorsque j’annonçai mon mariage, Bagdad entra immédiatement dans une période de réflexion stratégique. Omar me demanda si j’étais certaine qu’il s’agissait bien d’un Rafani. Je lui fis remarquer que son nom constituait déjà un indice assez sérieux. Puis il me posa la véritable question. Est-ce que je l’aimais ? Je répondis que oui. Mon frère soupira et déclara simplement : « C’est embêtant. » Il avait raison sur un point. Dans les familles puissantes, l’amour est toujours considéré comme un problème administratif. Un mariage d’intérêt, tout le monde comprend. On sort les cartes, les contrats et les bijoux. On compte les puits. On compare les patrimoines. On négocie quelques cousins. Mais l’amour ? Aucune colonne n’est prévue pour ça dans les registres. Mais avant de parler de mon mari, il faut expliquer ce qu’était exactement un Rafani. Les Rafani n’étaient ni des souverains, ni de grands propriétaires terriens, ni même, officiellement, des gens particulièrement importants. C’était précisément ce qui les rendait importants. Chez les Al Khaid, lorsqu’on voulait quelque chose, on l’achetait. Chez les Rafani, on trouvait la personne qui pouvait l’obtenir. Puis celle qui pouvait la convaincre. Puis celle qui pouvait financer l’opération. Et, si nécessaire, celle qui pouvait expliquer au ministre concerné que tout cela avait toujours été parfaitement légal. Les Rafani étaient des intermédiaires. Des négociants, des financiers, des courtiers, des conseillers et parfois des arrangeurs. Ils avaient des intérêts dans les caravanes, les banques, les compagnies marchandes, les assurances et les concessions minières. Ils possédaient aussi des parts dans plusieurs entreprises dont personne ne semblait capable d’expliquer précisément l’activité. Lorsqu’un Al Khaid possédait une mine d’or, il y avait généralement un Rafani qui assurait son transport. Un autre finançait les machines. Un troisième assurait les machines. Un quatrième connaissait le responsable des douanes. Et un cinquième apparaissait mystérieusement dans les comptes sous la rubrique « frais divers ». Personne n’avait jamais réussi à identifier précisément ce cinquième Rafani. Les Al Khaid possédaient donc les choses. Les Rafani possédaient quelque chose de parfois plus utile. Ils possédaient les relations entre les choses. C’était une famille ancienne. Très ancienne même, si l’on en croyait leurs propres archives. Les archives des autres familles étaient un peu moins catégoriques. Selon les Rafani, leur premier ancêtre avait conseillé un roi cinq siècles auparavant. Selon les registres royaux, cet homme avait principalement vendu des tapis. Les Rafani soutenaient qu’il s’agissait d’une erreur de traduction. Personne n’avait jamais osé demander quelle langue pouvait transformer « marchand de tapis » en « conseiller stratégique du royaume ». Et c’est dans cette famille que je décidai de me marier. Je rencontrai mon futur mari pendant une négociation commerciale. Évidemment. Dans notre monde, les grandes histoires d’amour commençaient rarement dans un jardin sous les étoiles. Elles commençaient plus souvent devant un contrat de quarante-sept pages. Nous négociions alors une concession liée au transport du pétrole. Les Al Khaid possédaient le pétrole. Les Rafani contrôlaient une partie des circuits commerciaux. Les deux familles estimaient donc, avec une logique irréprochable, que cent pour cent des bénéfices leur revenaient. La discussion durait depuis six heures. Trois ministres avaient quitté la pièce. Un avocat avait demandé une pause. L’oncle Farouk avait proposé de résoudre le problème par un mariage. Pour une fois, personne ne l’avait écouté. C’est alors que mon futur mari prit la parole. Il regarda les chiffres. Il regarda les contrats. Puis il me regarda. « Votre famille veut garder le pétrole, le transport et les bénéfices. » Je lui répondis que son sens de l’observation était remarquable. Il ajouta simplement : « Ma famille aussi. » Je compris immédiatement que cet homme avait de l’avenir. Il fut aussi le premier homme depuis longtemps à me parler sans essayer de me flatter. Il ne me demanda pas de présenter un cousin au Sultan. Il ne me demanda pas un poste. Il ne me demanda pas une concession pétrolière. Il ne me demanda même pas si mon frère pouvait financer quelque chose. Il se contenta de m’expliquer que mon calcul était faux. J’étais fascinée. Je vérifiai. Mon calcul était effectivement faux. Je fus beaucoup moins fascinée. Mais il avait raison. Nous passâmes deux heures à refaire les comptes. Puis trois heures à discuter. Ensuite, il fallut encore une heure pour expliquer à nos familles que non, cette conversation ne constituait pas encore une négociation matrimoniale. L’oncle Farouk était déjà parti chercher son carnet. Quelques semaines plus tard, je revis le Rafani. Puis encore une fois. Il avait une qualité particulièrement rare chez les hommes qui fréquentaient le palais. Il avait déjà sa propre influence. Il n’avait pas besoin de la mienne. Il connaissait les commerçants, les banquiers et les négociants. Il connaissait aussi des diplomates et plusieurs ambassadeurs. Il connaissait même certaines personnes qu’il prétendait ne pas connaître. Chez un Rafani, c’était généralement le signe d’une relation particulièrement importante. Avec lui, je pouvais parler de politique, de commerce ou de famille. Nous pouvions aussi passer une heure entière sans parler du Sultan. Je ne savais même pas que cela était possible. Alors oui. J’épousai un Rafani parce que je l’aimais. Mais aussi parce qu’il était intelligent. Parce qu’il me faisait rire. Parce qu’il n’avait pas peur de me contredire. Et surtout parce qu’il était le seul homme de Bagdad capable de dîner avec cinquante Al Khaid, de repartir vivant et d’avoir obtenu trois contrats avant le dessert. Il fallait respecter le talent. Lorsque j’annonçai mon mariage, Bagdad entra immédiatement dans une période de réflexion stratégique. Omar me demanda si j’étais certaine qu’il s’agissait bien d’un Rafani. Je lui fis remarquer que son nom constituait déjà un indice assez sérieux. Puis il me posa la véritable question. Est-ce que je l’aimais ? Je répondis que oui. Mon frère soupira. « C’est embêtant. » Il avait raison sur un point. Dans les familles puissantes, l’amour est toujours considéré comme un problème administratif. Un mariage d’intérêt, tout le monde comprend. On sort les cartes. On examine les patrimoines. On compte les puits. On négocie éventuellement quelques cousins. Mais l’amour ? Aucune colonne n’est prévue pour ça dans les registres. Le mariage eut néanmoins lieu. Il fut grandiose. Les Al Khaid occupaient le côté gauche de la salle. Les Rafani occupaient le côté droit. Entre les deux, nous avions installé un buffet suffisamment large pour servir de zone démilitarisée. Un cousin Al Khaid demanda poliment à un Rafani ce que sa famille faisait exactement. « Des affaires », répondit-il. Lorsqu’on lui demanda quel genre d’affaires, il précisa seulement : « Des affaires qui vont bien. » Personne n’obtint davantage d’informations. Pendant ce temps, l’oncle Farouk calculait déjà combien de Rafani pourraient être mariés à combien de Al Khaid afin de « stabiliser la région ». Je lui retirai discrètement son carnet. Il y avait cependant une personne dans ma famille qui observait tout cela avec beaucoup plus de sérieux. Ma cousine Sara. Sara était Grande Prêtresse de l’Empire. Ce titre impressionnait énormément les étrangers. Il impressionnait un peu moins la famille. Pour nous, elle restait Sara. La petite cousine qui, à douze ans, avait réussi à convaincre trois adultes qu’une éclipse constituait une excellente raison pour annuler ses leçons de géographie. Depuis, elle avait considérablement perfectionné ses méthodes. Sara était douée. Très douée. Elle connaissait les rites impériaux, les textes sacrés, les cérémonies et les traditions. Elle savait bénir un régiment. Elle savait présider un couronnement. Elle savait interpréter un mauvais présage. Elle savait aussi transformer un mauvais présage en présage beaucoup plus convenable lorsque le premier risquait de perturber le calendrier officiel. Cette dernière compétence était particulièrement appréciée du gouvernement. Le matin, Sara pouvait annoncer au Conseil que les astres étaient favorables à une campagne militaire. À midi, elle pouvait célébrer un mariage princier. À quinze heures, elle pouvait excommunier quelqu’un. À seize heures, elle était parfaitement disponible pour le thé. L’organisation était remarquable. Le peuple l’adorait. Les ministres la respectaient. Les généraux l’écoutaient. Même Omar prenait ses avertissements au sérieux. Enfin, la plupart du temps. Un jour, Sara lui annonça que les signes n’étaient pas favorables à un déplacement officiel. Omar partit quand même. Sa voiture tomba en panne à trente kilomètres du palais. À son retour, Sara ne dit rien. Elle se contenta de le regarder. Depuis ce jour, Omar consultait beaucoup plus attentivement les signes. Et l’état de ses voitures. Sara et moi étions très proches. Nous avions simplement des méthodes différentes. Moi, je réglais les problèmes avec des contrats, des négociations et parfois des menaces extrêmement polies. Sara utilisait les traditions, les symboles et cette façon inquiétante de regarder quelqu’un pendant plusieurs secondes sans parler. Nous obtenions généralement les mêmes résultats. La différence était que mes interlocuteurs savaient pourquoi ils avaient accepté. Avec Sara, ils repartaient parfois sans en être tout à fait certains. Nous formions donc un duo assez efficace. Moi, je m’occupais des vivants. Sara entretenait d’excellentes relations avec tout le reste. Il ne faut jamais sous-estimer l’utilité institutionnelle d’une Grande Prêtresse. Pendant des années, l’équilibre tint. Les Al Khaid avaient leur pétrole. Les Rafani avaient leurs réseaux. Omar avait son trône. Sara avait ses temples. Et moi, j’avais la responsabilité particulièrement ingrate de faire croire à tout ce petit monde que quelqu’un contrôlait la situation. Puis, un jour, mon mari disparut. Comme ça. Disparu. Pas de lettre. Pas de corps. Pas de scandale officiel. Pas même une facture d’hôtel suffisamment compromettante pour nous fournir une piste. Rien. La veille, il était là . Le lendemain, plus de Rafani. Enfin, plus de mon Rafani. Des autres, il en restait énormément. J’appelai sa famille et demandai s’ils savaient où il se trouvait. Après un long silence, un cousin répondit que cela dépendait de la raison pour laquelle je posais la question. Je dus lui rappeler que l’homme disparu était mon mari. Nouveau silence. Puis il conclut que, dans ce cas, non, ils ne savaient rien. Je compris immédiatement que l’enquête serait productive. Je convoquai les gardes. Puis le Grand Vizir. Puis deux cousins Rafani. Enfin, je convoquai Sara. Elle arriva vingt minutes plus tard. Pas dix-neuf. Pas vingt-et-une. Vingt. Sara considérait la ponctualité comme une vertu religieuse. Elle entra dans mon salon, regarda la chaise vide de mon mari, puis me regarda. « Depuis combien de temps ? » « Depuis ce matin. » « Des témoins ? » « Aucun. » « Une lettre ? » « Rien. » « De l’argent disparu ? » Je réfléchis quelques secondes. « C’est un Rafani. Il va falloir préciser. » Elle acquiesça. Voilà pourquoi Sara était Grande Prêtresse. Elle savait immédiatement identifier les vraies difficultés d’une enquête. Nous passâmes la journée à examiner les affaires de mon mari. Ses vêtements étaient là . Ses papiers aussi. Une partie de son argent également. Je dis bien une partie. Avec les Rafani, il était considéré comme indélicat de demander où se trouvait le reste. Même entre époux. Sara trouva finalement quelque chose. Un petit carnet. Rien d’extraordinaire en apparence. Quelques noms. Quelques dates. Des chiffres. Trois rendez-vous. Puis, au milieu d’une page, un symbole que je ne connaissais pas. Sara, elle, le connaissait. Je le compris immédiatement. Son visage changea. Très légèrement. Mais Sara était une femme capable d’assister à une exécution publique tout en se demandant si le bourreau avait respecté le cérémonial. Chez elle, un sourcil qui bougeait constituait pratiquement une crise de panique. « Tu connais ce symbole ? » Elle referma le carnet. « Oui. » « Et ? » Elle me regarda. « Je préférerais prendre du thé avant. » C’est à ce moment précis que je compris que nous avions un véritable problème. Dans notre famille, lorsqu’une femme demandait du thé avant de donner une explication, la situation était généralement grave. Elle serait aussi probablement longue à expliquer. Et quelqu’un, quelque part, avait presque certainement fait une énorme bêtise. Je fis apporter la théière. Après tout, j’étais Tata Rafani. Et si l’Empire devait s’effondrer, il pouvait au moins attendre que l’eau soit chaude. Quelques mois plus tard, je repris finalement mon nom d’Al Khaid. Officiellement, mon mari était parti à la guerre. Laquelle, personne ne semblait vraiment le savoir. Chez les Rafani, ce genre de détail relevait probablement du secret de famille. Pourquoi je redevins Al Khaid ? Ça, c’est encore une autre histoire. |
29/09 (20:06) | Golshifteh Rafani Al Khaid | |
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Salam chers fidèles,
Les ornements du trône ne sont point les trésors que je convoite. Je remets donc cette charge à ma chère cousine (...)
Salam chers fidèles,
Les ornements du trône ne sont point les trésors que je convoite. Je remets donc cette charge à ma chère cousine Golshifteh Rafani, qui hier n’a su faire entendre sa voix face aux démons. Peut-être sera-t-elle désormais plus disposée à écouter les murmures portés par les vents et les secrets enfouis sous les sables. Car les démons savent insuffler ces désirs ardents qui consument les âmes. ![]() Ils sont venus à moi, comme je l’espérais lors de cette prise de poste. Ce n’étaient point les Ombres que nous avions rencontrées autrefois, mais une autre présence, qui s’est avancée dans le souffle brûlant du désert pour me révéler que Naar plaçait de grandes attentes en notre œuvre. Le Culte doit retrouver sa place au sein de l’Empire Brun. Et moi, mandatée pour accomplir sa divine besogne, je me dois de marcher sans détour sur cette voie, avec la hâte que réclame cette mission. Que le Grand Démon soit témoin des sacrifices que nous portons sous le soleil et les étoiles du désert. Qu’ils soient de sang ou de pouvoir, ce sont ses desseins qui demeurent notre boussole dans l’immensité des dunes. Gloire à Lady Rafani |
29/09 (20:29) | Sara Al KhaĂŻd |
