Histoire et aventure de Laora

  • modéré 17/10 (22:00)
    +3 -1 +2 
    [corrections d'orthographe et/ou de mise en page par MAPI le 17/10 à 17:35]


    Laora naquit à Boskovo, en Sicilia. Ses parents tenaient les comptes d’un entrepôt et vivaient modestement dans un immeuble de béton. Elle avait six ans lorsqu’un incendie les emporta. Sans proches pour l’accueillir, elle fut confiée à un orphelinat municipal.

    Entre les dortoirs et les visites qui n’arrivaient jamais, elle apprit à cacher ses attentes derrière une apparente froideur. Les livres devinrent son refuge : leurs pages lui offraient des horizons que les murs de l’établissement lui refusaient.

    À dix-neuf ans, elle entra chez un relieur. Elle préparait les couvertures, nettoyait l’atelier et livrait les ouvrages restaurés. Dans des volumes abîmés, elle découvrit des annotations sur les plantes magiques et la sorcellerie. Intriguée, elle glissa ses questions entre les pages avant de rendre les livres.

    Leur propriétaire, une sorcière âgée, lui proposa des leçons en échange du classement de sa bibliothèque. Laora partagea dès lors ses journées entre l’atelier et l’étude. Reconnaître les composants, comprendre les formules, accepter les échecs : elle devint sorcière par un apprentissage patient, sans prodige ni révélation soudaine.

    À vingt-sept ans, elle perdit sa maîtresse après une longue maladie. Elle resta deux années à Boskovo, attachée à la bibliothèque désormais silencieuse. Lorsque le relieur ferma boutique, elle vendit ses meubles, emporta ses notes et prit la route. Des travaux de copie et de classement lui permirent de subsister tout en poursuivant ses recherches.

    À trente et un ans, elle arriva à Gynerak, en Slavonie, espérant s’y établir. Partie chercher des plantes dans les bois voisins, elle s’éloigna du chemin et rencontra deux détrousseurs. En fuyant, elle tomba dans un talus et se blessa à la cheville.

    Korna entendit ses appels. L’épée tirée, la chasseuse de vingt-quatre ans fit reculer les hommes, puis rejoignit Laora. Celle-ci quitta les bois appuyée sur l’épaule de l’inconnue qui venait de lui sauver la vie.

    ___

    Sorcière Voyageuse
  • posté 18/10 (09:01)
    +2 -0 +2 

    Grâce aux soins de Korna et à ses attentions quotidiennes, Laora allait mieux. Sa cheville la faisait à peine souffrir ; elle pouvait marcher sans chercher un appui à chaque pas. Bientôt, rien ne l’empêcherait de reprendre la route.

    Pourtant, à cette pensée, elle hésitait.

    Quelque chose la troublait depuis leur rencontre. Une chaleur discrète, qui revenait lorsque Korna s’asseyait près d’elle ou lui demandait comment elle se sentait. De la reconnaissance ?

    Elle lui devait beaucoup, certes. Mais cela n’expliquait pas pourquoi elle guettait son retour, ni pourquoi les silences partagés lui semblaient si agréables.

    Laora, d’ordinaire si prompte à chercher des réponses dans les livres, ne savait quel nom donner à ce qu’elle éprouvait.

    Partir aurait aussi été imprudent. Le Cybermonde était devenu un champ de bataille à ciel ouvert, et voyager seule l’exposerait à des dangers qu’elle connaissait désormais trop bien.
    Rester auprès de Korna était donc raisonnable. C’était du moins l’argument qu’elle se répétait en rangeant ses affaires, sans jamais vraiment préparer son départ.

    Elle replia une étoffe, puis s’arrêta, un sourire aux lèvres. Korna l’avait déposée sur ses épaules un soir où elle grelottait. Ce souvenir suffit à raviver la même chaleur.

    Laora baissa les yeux. Elle pouvait invoquer sa cheville, les routes dangereuses, la prudence. Aucun de ces motifs n’expliquait son envie de prolonger chaque instant auprès de la chasseuse.

    Avant de choisir une route, elle devait en avoir le cœur net. Et, cette fois, aucun livre ne lui apporterait la réponse.
  • posté 18/10 (10:46)
    +1 -2 -1 
    Bonchour ! Che suis le caporal von Evil !

    Encore de la propagande du complot Lesbien !
  • posté 18/10 (11:30)
    +2 -0 +2 
    Non, je ne partage pas cette interprétation.
    Même s’il s’agissait d’une relation entre femmes, pourquoi parler de propagande ou de complot ?

    Et vous, le caporal von Evil, qu’est-ce qui vous dérange dans cette possible relation ?

    À vous entendre, on pourrait se demander si ce n’est pas vous qui préparez un complot !


    Empire Brun d'Orient a écrit :

    Bonchour ! Che suis le caporal von Evil !

    Encore de la propagande du complot Lesbien !
  • posté 18/10 (11:35)
    +2 -0 +2 
    Je ne vois pas non plus ce qu’il y a de dérangeant.
    Qu’est-ce qui vous fait penser à de la propagande ou à un complot ?


    Empire Brun d'Orient a écrit :

    Bonchour ! Che suis le caporal von Evil !

    Encore de la propagande du complot Lesbien !
  • modifié 18/10 (13:08)
    +2 -0 +2 
    Empire Brun d'Orient a écrit :
    Bonchour ! Che suis le caporal von Evil !
    Encore de la propagande du complot Lesbien !


    YO ! YO ! YO !
    LE BRUN GRO-FACHO LÀ...
    ¡no pasaran!

    Si tu es aigri de la vie, va t'occuper de tes courtisanes et laisse les gens vivre leur histoire d'amour authentique sans mettre de gros mots dedans... Vous n’allez pas nous faire croire que vous vivez dans un igloo et que vous n’avez aucune connaissance de la diversité des familles dans notre Cybermonde ? Ici, même les photocopieuses fument et peuvent reproduire...

    Pour ma part, je suis émue...
    L’acte qu'elles vont accomplir est beau comme une rose dont la tour Eiffel assiégée à l’aube voit s‘épanouir enfin les pétales. Il est grand comme un besoin de changer d’air, fort comme l’accent aigu d’un appel dans la nuit longue...

    Spoiler


    Sachez Monsieur le BRUN GRO-FACHO qu'il y a autant d'Amour qui nait entre ces deux femmes qu'il n'y aura jamais dans votre normalité paranoïaque voyant des complots partout...

    S'il existe un complot dans le Cybermonde, c'est celui des hommes chef d'Etat chauves...

    Il restera toujours beaucoup beaucoup de femmes, pour vous regarder, messieurs, pour vous observer, pour essayer de percevoir derrière vos carapaces la tendresse qui parfois, vous habite, pour essayer de percer les défauts qui se cachent parfois sous des dehors affables, et pour discerner dans l’entrelac de vos talents et vos faiblesses si vous êtes capables de tracer des chemins sur la mer.

    LA GRANDE DÉESSE EST AMOUR...
    Elle protège et bénie toutes les formes d'Amour.
    Nulle honte à avoir mes soeurs, embrassez la vie à pleine dents. Elle passe trop vite pour ne pas en profiter.
  • posté 20/10 (08:21)
    +1 -0 +1 

    Pendant sa convalescence à Gynerak, elle reprit ses notes de sorcellerie et consacra ses journées à l’étude du feu.
    Depuis l’incendie qui lui avait pris ses parents, cet élément lui inspirait une crainte qu’elle voulait apprendre à surmonter et à maitriser

    Elle choisit un sort simple : Foyer.
    Après avoir étudié la formule et préparé les plantes nécessaires, elle posa son livre, prit une lente inspiration et prononça l’incantation.

    Son premier essai fut un succès total. Une chaleur douce l’enveloppa, régulière et rassurante. Laora resta un instant immobile, puis sourit : elle avait réussi.

    Cette nuit-là, elle se glissa sous ses couvertures sans frissonner. Le confort du sort lui permit de trouver plus aisément le sommeil. Pour la première fois, elle s’endormit avec le sentiment que le feu pouvait aussi prendre soin d’elle.
  • posté 21/10 (21:30)
    +1 -0 +1 
    Oua ! La la !

    Faut toujours se méfier quand on joujoue avec le feu !
    Dès que y'a un coin chaud, c'est super mais si tu fermes l'oeil tu risques de te retrouver avec une nuée de chats en te réveillant ! [:o]
  • posté 22/10 (18:55)
    +1 -0 +1 

    Korna était partie seule pour Bamboutopia, en Irendol.
    À la fenêtre, Laora regrettera de ne pas l’avoir accompagnée.
    L’hôtel « Le Fantasme » sera sûr, elle le savait.
    Pourtant, une question la rongera : pourquoi aller là-bas ?

    Les doigts crispés autour de sa tasse, elle sentait la jalousie se mêler à l’inquiétude.
    Le thé refroidira, les heures s’étireront. Les genoux ramenés contre elle, Laora scrutera la rue jusqu’à l’aube, guettant le retour de Korna sans parvenir à fermer l’œil.
  • HRP
  • 19/10

  • 22:12

    Non, pas vraiment...


  • 22:11

    Miaou aussi

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