Festival : Contes & Légende III - Costumé
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posté 10/08 (07:03)
Bonjour Ă tous !
Enfilez vos plus déguisements ou costumes ayant pour thème les contes et les légendes, à la Lune Dansante lors de la Troisième édition du festival : Contes & Légendes III.
Le but de ce festival est de se retrouver, de faire la fête, mais aussi et surtout de partager tous ensemble des contes et des légendes avec tout le monde... pour faire découvrir des cultures, des folklores et des créature fantastiques.
On y partage de belles histoires, de bons moments, un menu préparé pour l'occasion ainsi que différents ateliers !
En résumé, pendant ce séjour à Sanctuaire :
Concours de déguisements avec Jury impartial voir même departial
Des histoires Ă partager sans fin.
Des ateliers que vous pouvez proposer
Un concert
Et un bon repas
Tout le monde est le bienvenu.
Venez donc partager avec nous ce sera super :
HRP :SpoilerEtant donné que ce festival se base essentiellement sur l'écrit afin de faire voyager les autres participants, nous vous encourageons fortement à ne pas utiliser l'IA pour générer des histoires.
Par contre, n'hésitez à nous faire découvrir des histoire de vos régions trouvée dans un vieux livre de contes, dans votre grenier ou dans un vieux livre d'histoires offert par un ami qui vous veux du bien, narrant des folklores d'autres pays comme l'Ouzbékistan.
Merci et have fun !!![[=)]](http://img7.kraland.org/s/66.gif)
♫ Pink Fluffy Unircorn dancing on rainbows ♪ -
modifié 10/08 (11:17)Nosinspecteurs des travaux finisjournalistes nous ont informés que certains peinaient à trouver l'information... Alors... en tant que journal sérieux, voilà des informations percutantes ! Car nous sommes le journal qui parle FORT de l'actualité ! Que les intéressés sachent que ce festival aura lieu...Les 14-15-16 août à Sanctuaire !
Merci de votre attention.
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Khanat News, le journal qui parle FORT de l'actualité !
Retrouvez nos acticles dans notre gazette... -
[D]
Fawomane
Ravenloft
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modifié 23/08 (17:39)Bonjour à tous !
Tout le monde étant partis, j'en profite pour remercier tous les participants à notre festival.
Toute l'équipe a été heureuse de partager tout ses moments avec nous.
C 'est unique.
Donc voila merci.
Et on vous proposer déjà de réserver votre weekend du 30,31 octobre et 1er novembre pour le Festival du Naarloween !
Ce sera costumé; il y aura des histoires qui font peur et qui peuvent finir mals ! Un menu adapté, des ateliers, un concert, des surprises et des bons moments !
Et pour remercier tout le monde voici les histoires qui ont été racontées.
Histoires de Ninoo
Le gardienSpoilerNotre histoire se déroule dans les fonds marins.
Un peuple vivait la, Il ressemblait a des limaces avec des bras des jambes et une grosse carapace Ă pointe.
Il vivait dans leur grand village dans la paix et le respect.
Il y avait mĂŞme des structures familiales. et parmi ces centaines d'individus il y avait un mari aimant qui chaque jour allait faire son travail.
Sa tache, était simple car il était chasseur. Lui et son groupe devait parcourir les océans pour ramener au village de quoi subsister.
Il n'avait jamais failli à sa tache et ce jour la n'allait pas être différent des autres jour.
Du poissons, des algues, des légumes de la mer tout était bon. Lui même était friand de la soupe de poisson aux algues. il en raffolait et sa femme lui en préparait toujours.
En bref, il avait la vie rêvée.
Mais comme dans le vrai vie, les fonds marin sont une vraie jungle et personne ne reste jamais à l’écart de l'avidité des autres.
Un beau jour, alors que lui et son équipe rentraient de leur chasse, leur attention furent attirée par des cris venant de leur village.
Ils s'y précipitèrent pour constater qu'il subissait une attaque.
Les Crabsiens venu du nord avait pris leur village pour cible.
Le groupe sans hésiter se porta au secours de leur village. Ils prirent pas au combat et se défendaient bien. Mais les Crabsiens était venus en nombre. Et après 30 minutes d'affrontement, il ne restait plus que notre vaillant amateur de soupe debout. Blessé, il avait perdu une de ses antennes et il faiblissait. S'il devait mourir, il en entrainera un maximum avec lui.
Mais le destin ne lui accorda pas cette faveur, un filet lui tomba dessus, il fut assommé. Il fut emmené loin de chez lui où il ne restait plus âme qui vivent. On l'enferma. Et dorénavant, il passerait sa vie à combattre dans l'arène pour le plaisir des Crabsiens contre des créatures marines en tout genre.
Plus rien n'avait de sens pour lui, alors il se battait.Il tuait jusqu'au jour ou il vu une brèche.
Lors dans grand tremblement qui affecta les fonds marin, il pu fuir de sa geôle. Alors, il nagea loin,très loin et très vite. Puis après des mois de fuite. il décida de monter à la surface. Il sorti de l'eau et tomba sur une ville en construction prés de l'eau. Mais plus il se rapprochait plus cette ville était petite en rapport à lui.
Il approcha doucement. Il devait faire 15 mètre de haut par rapport au reste.
La il y rencontra une communauté. Desêtres avec un tête, des bras,des jambes, des pattes ou même des serres. Aurait-il rencontré le peuple de la surface, comme dans les légendes.
Une partie d'entre eux vinrent à sa rencontre. Pas apeuré, mais curieux.
Alors, il décida de leur parler.
*Je ne vous veux pas de mal. Je suis fatiguée, j'ai voyagé longtemps. J'aimerais juste un peu de soupe*
La communauté semblait le comprendre, et rapidement de la soupe lui fut emmené.
Alors, comme il était grand et fort il aida à construire la villa.
Les gens le surnommait le Kaiju, ca semblait affectif alors il appréciait.
Après plusieurs semaines et la ville bien avancé, il réunit tout le monde. Il les remercia pour leur accueil puis leur dit.
*Je vais repartir dans les eaux mais dorénavant je serais le gardien des eau de votre île. Tout ce que j'aimerais c 'est de continuer a avoir de la soupe.*
Les habitants, lui promirent que chaque semaine, serait envoyé envoyé par le fond des litres de soupes pour lui.
il sourit alors et pris la direction de la mer. Il se retourna une dernière fois.
* Je suis Electrogor, et je serais votre gardien*
C 'est pour cela que depuis 7 mois, chaque semaine à Sanctuaire des litres de soupe de poisson aux algues sont envoyé au fond tandis que leur gardien veille sur eux.
La petite poule rousseSpoilerLa petite poule rousse vivait en compagnie d’un cochon, d’un canard et d’un chat dans une petite maison dont elle faisait toujours soigneusement le ménage. Les autres ne travaillaient jamais. Ils étaient toujours sur le point de faire quelque chose, mais… ils étaient bien trop paresseux ! Le cochon aimait se rouler dans la boue, le canard aimait nager dans la mare et le chat aimait dormir au soleil, en ronronnant.
Un jour, la petite poule rousse trouva un grain de blé.
« Qui va planter ce grain de blé ? demanda-t-elle.
— Pas moi ! » grommela le cochon, caqueta le canard, ronronna le chat.
Alors la petite poule rousse choisit un joli coin de terre, le gratta avec ses pattes et planta le grain de blé. Pendant l’été, le grain de blé poussa.
Ce fut d’abord un grand épi vert, puis il mûrit au soleil et devint d’une belle couleur dorée.
« Qui va m’aider à couper le blé ? demanda la petite poule rousse.
— Pas moi ! grommela le cochon, caqueta le canard, ronronna le chat.
— Très bien, alors je le couperai moi-même ! » s’écria la petite poule rousse.
Elle coupa délicatement l’épi dont elle retira les grains un à un.
« Qui va emmener le blé au moulin pour le faire moudre ? demanda-t-elle.
— Pas moi ! » grommela le cochon, caqueta le canard, ronronna le chat.
Alors la petite poule rousse emporta elle-même le blé au moulin et commanda au meunier de la farine.
Le meunier envoya un petit sac de farine dans la maison oĂą la petite poule rousse vivait avec le cochon, le canard et le chat.
« Qui va m’aider à faire du pain avec cette farine ? demanda la petite poule.
— Pas moi ! grommela le cochon, caqueta le canard, ronronna le chat.
— Très bien, concéda la petite poule rousse. Je vais faire le pain moi-même. »
Elle transforma la farine en pâte. Elle pétrit cette pâte et la mit au four. Une bonne odeur de pain chaud se répandit bientôt dans toute la maison et envahit le jardin.
Le cochon quitta sa flaque de boue, le canard sortit de sa mare et le chat abandonna sa place au soleil. Ils vinrent tous dans la cuisine.
Quand la petite poule rousse ouvrit le four, la pâte avait gonflé et était devenue une miche de pain appétissante et croustillante.
« Qui va manger ce pain ? demanda la petite poule rousse.
— Moi ! grommela le cochon
— Moi ! caqueta le canard
— Moi ! ronronna le chat
— Oh, non, pas vous ! s’écria la petite poule rousse. J’ai planté le grain, j’ai coupé le blé, je l’ai porté au moulin pour avoir de la farine et j’ai cuit le pain. J’ai tout fait toute seule. Eh bien, maintenant, je vais manger la miche toute seule. »
Le cochon, le chat et le canard restèrent là , à regarder la petite poule rousse, qui mangea la miche de pain toute seule.
C’était délicieux et elle en profita jusqu’à la dernière miette ![/lightblue]
La bouilloire MagiqueSpoilerEn plein cœur de la seele il y a bien longtemps, perché dans les montagnes, vivait un vieil homme dans sa petite maison. Il en était très fier et ne se lassait jamais d'admirer la blancheur de ses nattes de paille et les jolis murs tapissés qui, par beau temps, s'ouvraient toujours pour laisser entrer les parfums des arbres et des fleurs.
Un jour, alors qu'il contemplait la montagne d'en face, il entendit un grondement sourd dans la pièce derrière lui. Il se retourna et aperçut, dans un coin, une vieille bouilloire en fer rouillée, qui n'avait visiblement pas vu la lumière du jour depuis des années. Le vieil homme ignorait comment elle était arrivée là , mais il la prit, l'examina attentivement et, constatant qu'elle était intacte, il la dépoussiéra et la porta dans sa cuisine.
« C’était un coup de chance », dit-il en souriant intérieurement ; « une bonne bouilloire coûte cher, et c’est bien d’en avoir une deuxième sous la main en cas de besoin ; la mienne commence à s’user, et l’eau commence déjà à fuir par le fond. »
Puis il retira l'autre bouilloire du feu, remplit la nouvelle d'eau et la remit Ă sa place.
À peine l'eau de la bouilloire commençait-elle à chauffer qu'un phénomène étrange se produisit, et l'homme qui se tenait là crut rêver. D'abord, la poignée de la bouilloire changea peu à peu de forme et devint une tête, le bec se transforma en queue, et quatre pattes jaillirent du corps. En quelques minutes, l'homme se retrouva face à face, non pas une bouilloire, mais un tanuki ! La créature sauta du feu et bondit dans la pièce comme un chaton, courant le long des murs et parcourant le plafond, au point que le vieil homme, pris d'angoisse à l'idée que sa jolie chambre ne soit abîmée, appela à l'aide un voisin. Ensemble, ils réussirent à attraper le tanuki et à l'enfermer en sécurité dans un coffre en bois. Puis, complètement épuisés, ils s'assirent sur les nattes et délibérèrent sur ce qu'ils allaient faire de cette bête encombrante. Finalement, ils décidèrent de la vendre et demandèrent à un enfant qui passait par là de leur envoyer un certain marchand nommé Jimmu.
À l'arrivée de Jimmu, le vieil homme lui dit qu'il avait quelque chose dont il voulait se débarrasser et souleva le couvercle du coffre en bois où il avait enfermé le tanuki. Mais à sa grande surprise, il n'y avait pas de tanuki, seulement la bouilloire qu'il avait trouvée dans un coin. C'était assurément très étrange, mais l'homme se souvenait de ce qui s'était passé près du feu et ne voulait plus garder la bouilloire. Après quelques négociations, Jimmu repartit avec la bouilloire.
Jimmu n'avait pas fait beaucoup de chemin lorsqu'il sentit la bouilloire devenir de plus en plus lourde. Arrivé chez lui, il était si fatigué qu'il fut soulagé de la poser dans un coin de sa chambre et de l'oublier aussitôt. Au milieu de la nuit, cependant, un grand bruit le réveilla. Il se redressa dans son lit pour voir ce qui se passait, mais il n'y avait rien d'autre que la bouilloire, qui semblait parfaitement silencieuse. Il pensa avoir rêvé et se rendormit, pour être aussitôt tiré du sommeil une seconde fois par le même bruit. Il bondit du lit et se précipita dans le coin. À la lumière de la lampe qu'il laissait toujours allumée, il vit que la bouilloire s'était transformée en tanuki, qui courait après sa queue. Lassé de ce spectacle, il courut sur le balcon et, fou de joie, fit plusieurs sauts périlleux. Le commerçant, bien inquiet de ce qu'il allait faire de l'animal, ne parvint à dormir qu'à l'aube. Mais lorsqu'il rouvrit les yeux, il n'y avait plus de tanuki, seulement la vieille bouilloire qu'il avait laissée là la veille.
Dès qu'il eut rangé sa maison, Jimmu partit raconter son histoire à un ami d'à côté. L'homme écouta en silence et ne parut pas aussi surpris que Jimmu l'avait imaginé, car il se souvenait avoir entendu parler, dans sa jeunesse, d'une bouilloire miraculeuse. « Va voyager avec, et montre-la à tout le monde », dit-il, « et tu deviendras riche ; mais prends soin d'abord de demander la permission au tanuki, et aussi d'accomplir quelques rituels magiques pour l'empêcher de s'enfuir à la vue des gens. »
Jimmu remercia son ami pour ses conseils, qu'il suivit à la lettre. Le consentement du tanuki fut obtenu, une cabane fut construite et une affiche fut apposée à l'extérieur, invitant la foule à venir assister à la plus merveilleuse transformation jamais vue.
Ils affluèrent en foule, et la bouilloire circula de main en main, chacun pouvant l'examiner sous toutes ses coutures, et même regarder à l'intérieur. Puis Jimmu la reprit, la posa sur l'estrade et lui ordonna de se transformer en tanuki. En un instant, l'anse se changea en tête, le bec en queue, tandis que quatre pattes apparurent de chaque côté. « Danse ! » dit Jimmu, et le tanuki exécuta ses pas, se déplaçant d'abord d'un côté puis de l'autre, jusqu'à ce que la foule, ne pouvant plus rester immobile, se mette à danser elle aussi. Avec grâce, il mena la danse des éventails, puis glissa sans transition dans la danse des ombres et la danse des parapluies, et l'on crut qu'il pourrait danser indéfiniment. Et il l'aurait sans doute fait, si Jimmu n'avait pas déclaré qu'il avait assez dansé et que le stand devait fermer.
Jour après jour, la cabane était si pleine qu'il était presque impossible d'y entrer, et la prédiction du voisin s'était réalisée : Jimmu était devenu riche. Pourtant, il n'était pas heureux. Honnête, il estimait devoir une partie de sa fortune à celui qui lui avait vendu la bouilloire. Aussi, un matin, il y déposa cent pièces d'or, puis, la remettant à son bras, il retourna chez le vendeur. « Je n'ai plus le droit de la garder », ajouta-t-il en terminant son récit, « je vous la rapporte donc, et vous y trouverez cent pièces d'or, le prix de sa location. »
L'homme remercia Jimmu et dit que peu de gens auraient été aussi honnêtes que lui. La bouilloire leur porta chance à tous deux, et ils vécurent heureux jusqu'à leur mort, survenue à un âge avancé, respectés de tous.
La jeune fille et la pommeSpoilerVoici ma dernière histoire.
Ma préférée qu'on se raconte de mères en filles.La jeune fille et la pomme
Il y a bien long dans une petite ferme près de la forêt vivait une jeune fille et son petit frère. Elle avait 16 ans et son petit frère 11.

Ils vivaient la depuis la disparition de leur parents.
Les deux mettaient du cœur à l'ouvrage pour tenir cette petite ferme. Ils arrivaient à subvenir à leur besoins et parfois même à en faire plus pour en revendre au marché du village.
Ils étaient heureux ainsi même si l'hiver pouvait parfois être dur.
Mais un jour, son petit frère tomba malade.
Il resta alité. La jeune fille travailla dur pour gagner de l'argent mais aucun médecin n'arrivaient à soigner son petit frère.
Plus les jour passaient plus il dépérissait et personne ne pouvaient rien y faire. Le village honteux de ne pouvoir l'aidé avait même fini par ignorer le problème.
Elle était seule maintenant.
Chaque jour en plus de son travail à la ferme, elle veillait sur son petit frère. Elle lui tenait la main. Lui racontait des histoire.
Elle pleurait parfois de ne rien pouvoir faire.
Elle était désespérait et sentait bien qu'il n'y en avait plus pour longtemps.
Alors chaque jour elle priait. Elle priait pour qu'on sauve son frère.
Un matin alors qu'elle semait leur champ, elle aperçu une étrange lueur venant de la forêt. Elle s'y engagea et avança prudemment. Son cœur allait à 100 à l'heure.
Elle aperçu alors une étrange lueur au moins entre les arbres.
Elle s'approcha doucement avec précaution et une fois sur place, elle découvrit une simple pomme enveloppée par la lumière.
Elle était belle et bien rouge.
N'ayant pas eu à manger pour elle et son frère depuis deux jours, elle la prise avec elle.
De retour à leur maisonnette, elle coupa un quartier, qu'elle emmena directement dans la chambre de son frère pour lui faire manger.
Puis elle resta avec lui et comme chaque soir, elle pria tenant sa main dans la sienne.
Ce soir la c 'est dans cette position qu'elle s’endormit.
Qu'elle ne fut pas sa surprise, d'être réveillé par une main la secouant. C'était son frère. Son teint avait pris sa couleur d'avant, il était souriant et en pleine forme.
Elle n'en croyait pas ses yeux.
Elle le serra fort dans ses bras pour être sure que c'était bien lui.
Il sorti de lui même de ma chambre et entrainé sa sœur pour aller dehors. Quand elle passe devant la table ou se trouvait la pomme, elle la regarda un instant puis se concentra à nouveaux sur son frère. Ils ont profité ensemble de la journée.
Pour ĂŞtre sure le soir, elle lui fit manger un nouveau quartier de pomme.
Le lendemain tout allait bien et les autres jours aussi. Et la demi pomme ne pourrissait pas.
Alors la jeune fille pris une décision. Elle creusa un trou, et elle y mis ce qui restait. Elle le recouvrit de terre et commença à l'arrosé. Chaque jour durant des années. Même après s'etre mariée y compris après être devenu grand mère. un arbuste puis un pommier magnifique était la, qu'elle pouvait léguer à ses enfants.
Deux ans plus tard, c'est un vieil homme qui légua cet arbre a sa petite fille. Elle même allait maintenant s'en occuper.
Cette jeune femme allait aussi connaitre son lot d'épreuve mais ceci est une autre histoire.
Histoire de JaySpoilerDans une contrée du Grand Nord, un vieux couple désespérait de ne jamais avoir d'enfant. Un soir, en voyant les enfants du village jouer dehors, la femme eut une idée, sculpter leur propre fillette dans la neige. Ensemble, ils façonnèrent une petite silhouette avec tout leur amour avant de s'endormir..
Le lendemain matin, la sculpture avait disparu du jardin... pour réapparaître vivante sur une balançoire ! Cette jolie petite fille de dix ans apporta une joie immense au foyer. Douce et brillante, elle s'intégra très vite au village et l'hiver passa à une vitesse folle.
Mais l'arrivée du printemps vint tout gâcher. Face à la chaleur grandissant, elle comprit le danger : faite de glace, elle risquait de fondre. Triste et isolée, elle ne pouvait plus sortir que la nuit tombée.
Mais un soir, ses amis et ses parents la convainquirent de les rejoindre pour célébrer la fête du printemps. Portée par la musique et la fête générale, elle oublia un instant sa condition. À la nuit tombée, selon la tradition, les jeunes se mirent à sauter par-dessus un grand feu de joie. Voulant faire comme les autres, elle s'élança à son tour... et s'évapora dans les flammes en une seconde, ne laissant derrière elle qu'un fin nuage de vapeur s'élevant dans le ciel.
Bouleversés, ses parents et ses amis se mirent à la chercher partout en criant désespérément son nom : Sibéria ! Sibéria ! Sibéria !.
Son histoire marqua tellement les esprits que son souvenir donna, dit on son nom à toute la province : qui s'appela aujourd'hui Sibéria![[:)]](http://img7.kraland.org/s/01.gif)
Histoires de ZephiriaSpoilerPour cette première histoire, laissez moi vous conter l'histoire d'une créature immémorielle.
Une créature aussi vieille que la terre elle même pourrait on dire. Son physique, aujourd'hui, on pourrait dire un immense golem de pierre. Cette créature adorait ses amies les montagnes, mais assistait immanquablement à leur lente érosion.
Sur la durée de vie d'un homme, cela ne représente qu'une infinie partie, mais pour lui, c'était comme assister à la lente agonie de ses vieux amis. Aussi, alors qu'il passait près d'un de ses vieux amis, il vit un immense rocher qui gisait là , à ses pieds. Il entreprit la longue ascension, avec le rocher sur le dos, jusqu'au plus haut sommet, et là , il remis la pierre en place.
On pouvait voir un sourire se dessiner sur son visage, alors qu'il faisait quelques pas.
Puis soudain, un craquement dans son dos... Ses yeux étaient tout rond, et il se retourna, et vit avec stupéfaction la pierre glisser de son emplacement.
La théorie du chaos a ses voies que la raison ignore, alors vous vous doutez bien que ce n'est pas exactement dans la même direction qu'initialement qu'elle glissa. Il lui suffit d'un coup d’œil pour apercevoir cette trajectoire : L'arrête courait légèrement sur sa gauche, quelques arbres, et finissait par se jeter à l'eau.
LĂ bas, tout au bout de cette descente, la ville de "CrĂŞpe".
Alors que la pierre dévalait la descente, elle se brisait quelques endroits sous les chocs, mais le gros de l'immense rocher continuait de dévaler la pente. Il avait déjà pris son élan et courait à toute jambe, dans un puissant bruit à chaque choc de ses pas. Il tenta d'agripper et ralentir le rocher. Mais alors qu'il la saisissait, la pierre avec l'inertie se fragmenta encore. Il trébucha pendant que le reste du cailloux continuait de dévaler.
Dans un ultime effort, il fit un immense saut, sur la trajectoire de la masse rocheuse, se cramponna, et mis ses mains en opposition pour recevoir le boulet de canon. L'impact fut immense, mais il tenait bon.
Il dérapait lentement dans la pente, si bien que sa jambe arriva en contact avec le tout premier bâtiment de la ville qui s'avérait être une église de Nabla. Sous le choc, la cloche sonna, juste avant que l'église ne s'effondre.
Le peuple ne manqua pas de réagir. Une immense créature venait de s'attaquer à leur culte.
Aussi un déferlement de violence se fit en retour. Tir de trébuchet, balistes, scorpions, et même tirs de canon noirci le ciel quelques instant pour s'attaquer à ce qui s'avérait être le dos de la créature.
Cela ne lui fit pas le moindre mal, pas physiquement en tout cas. Mais ses sourcils se noircirent, et après quelques secondes de réflexion, il s'écarta tout simplement, laissant l'immense boule de pierre reprendre son chemin, et écraser complètement la ville.
Morales de cette histoire :
La violence nous mène parfois à notre propre destruction.
Être un héros, c'est bien, mais il faut l'être pour soit même avant tout, attendre de la reconnaissance est vain.
Certaines choses sont ce qu'elles sont. C'est bien connu, qu'une Crêpe soit plate, c'est la juste nature des choses !SpoilerPour l'histoire suivante... j'ai fini tout juste de revérifier les derniers détails de ma retranscription.
C'est une très vieille histoire, qui fait elle même écho à une autre très vieille histoire...
Je vous laisse me dire ce que vous pensez... Elle est un peu longue, et tout en rimes !:De tous les songes d'été, il en est un plus étrange,
Qui naît sous le soleil quand le désert s'étend,
Lorsque le sable au loin, sous sa lumière, change,
Et que le ciel lui-mĂŞme semble flotter dans le vent.
Car dans les terres sèches où la chaleur accable,
Les hommes savent bien ce que vaut une eau claire,
Une ombre sous un arbre, un fruit doux et mangeable,
Et le moindre ruisseau devient un miracle salutaire.
Depuis plusieurs semaines, le soleil sans pitié
Brûlait les toits du village et les pierres des chemins,
Les puits donnaient moins d'eau, les fruits étaient comptés,
Et chacun conservait précieusement le moindre bien.
Ă€ midi, les maisons fermaient leurs lourdes portes.
Les enfants se tenaient Ă l'abri des murs blancs,
Car le soleil frappe si fort que peu le supporte.
Il cherchent un peu d'ombre pour attendre le couchant.
Pourtant, non loin de lĂ , vivait la jeune Violette,
Dans une grande demeure aux murs couleur de sable,
Où l'eau coulait encore, fraîche et toujours parfaite,
Et où les arbres offraient un refuge agréable.
Derrière ses hauts murs s'étendait son domaine,
Des jardins pleins de fleurs, de grenadiers, de fruits,
Des fontaines tranquilles oĂą chantait l'eau sereine,
Et des arbres touffus protégeant de midi.
Elle n'était point cruelle, et ne manquait de cœur,
Mais l'abondance avait rendu les choses ordinaires ;
L'eau, les fruits, la fraîcheur, l'ombre et leur douceur
Lui semblaient naturelles, et non extraordinaires.
Un matin, devant sa grande porte béante,
Alors qu'elle regardait le désert assoupi,
Une petite forme, blanche et hésitante,
Inclinait un peu la tête, légèrement éblouie.
C'était une licorne, minuscule et légère,
Une petite Jabu, comme sortie d'un rĂŞve.
Sa corne étincelait sous la lumière claire.
Et ses pas mal assurés semblaient demander trêve.
Elle était assoiffée. Quel long trajet avait-elle accompli ?
Violette prit une petite coupe au bord de la fontaine.
La réaction de la créature pourtant, la laissa ébahie.
Car elle sourit simplement, repartit dans les dunes lointaines.
Violette la regarda disparaître à l'horizon,
Puis prit son grand chapeau et une vieille gourde.
Sans trop savoir pourquoi, sans autre explication,
Elle partit sur ses traces, légère mais un peu sourde.
Le chemin s'enfonçait au milieu des collines sablonneuses.
Un petit peu plus loin, disparaissait en une route sinueuse.
Le sable sous ses pas se soulevait sans aucun bruit,
Et les lointains tremblaient sous le soleil de midi.
Violette avançait, malgré la chaleur lourde.
Son visage rougissait sous l'ardeur du soleil.
Elle avait avec elle une modeste gourde,
Et pourtant continuait, d'une ardeur sans pareil.
Le village avait disparu derrière les dunes.
Il ne restait plus rien que le désert immense.
Le ciel était si bleu, sans une seule brume,
Que le monde semblait suspendu dans le silence.
Puis soudain, au loin, apparut une étendue
Qui ressemblait à un lac sous le ciel embrasé.
Violette courut, le cœur plein d'espérance,
Mais lorsqu'elle arriva, le lac s'était effacé.
Ce n'était qu'un mirage, une illusion légère,
Un rêve de fraîcheur dans la chaleur du jour ;
Des palmiers apparaissaient, puis quittaient la lumière,
Comme un jardin secret qui se dérobe toujours.
Jabu l'attendait lĂ , debout sur une dune.
Et sa petite corne brillait comme un éclair.
Puis elle repartit sous l'immense fortune,
Du soleil qui pesait comme un roi dans les airs.
Violette avait soif. Elle but une gorgée, puis regarda Jabu.
Cette créature somptueuse, elle, n'avait encore rien bu.
Elle donna la priorité à cette créature, en toute simplicité.
Elle lui tendit sa gourde, lentement, oubliant sa gorge desséchée,
C'est alors que la petite bête y trempa doucement les lèvres.
Puis elle posa son front contre la main de Violette.
Sa corne était délicate et détaillée, comme l'œuvre d'un orfèvre.
Quand soudain, de nulle part sortit un bruit magique, comme une sonnette.
Une brise parcourut les dunes silencieuses,
Et soudain, très loin devant, apparut une porte ;
Une arche solitaire, ancienne et mystérieuse,
Plantée au beau milieu d'une étendue morte.
Violette s'approcha, le cœur battant très fort,
Jabu passa devant et franchit le passage ;
Derrière l'arche ancienne, elle découvrit alors
Un monde que nul désert n'aurait dû rendre possible.
Des arbres s'élevaient, chargés de fruits mûrs,
Des palmiers protégeaient des chemins de lumière,
L'eau chantait doucement dans des bassins d'azur,
Et l'ombre était partout, fraîche et hospitalière.
Des figues et des dattes pendaient aux branches basses,
Des grenades éclataient comme des rubis,
Et de petits ruisseaux traversaient les espaces,
En serpentant doucement parmi les tapis fleuris.
Violette resta lĂ , incapable de parler.
Elle songea au village, à ses murs desséchés,
Aux enfants qui cherchaient la moindre place ombragée,
Aux cruches surveillées, aux fruits rationnés.
Alors elle comprit ce que le désert voulait dire :
Ce n'est pas la richesse qui rend un lieu heureux,
Mais ce que l'on en fait lorsqu'on possède un peu.
Alors quelques instants durant, elle ferma les yeux.
Elle les rouvrit, et elle vit une vieille arche de pierre, bien solide.
Le jardin avait disparu; il ne restait que des dunes et le silence du vent.
Mais Ă sa grande surprise, sa petite gourde, qu'elle savait presque vide,
Était pleine d'une eau claire et fraîche, intacte, comme avant.
Jabu se tenait près d'elle, tranquille et immobile.
Sa petite silhouette était éclairée par le jour.
Violette comprit alors, dans ce désert fragile,
Que certains grands miracles ont la forme de l'amour.
Elle prit donc le chemin qui ramenait au village.
Le soleil descendait, moins cruel qu'au matin.
Et Jabu trottinait doucement à ses côtés.
Comme un petit compagnon guidant son nouveau destin.
Lorsqu'elle arriva devant sa grande demeure,
Les habitants sortirent pour la voir revenir.
Elle était couverte de poussière et de sueur.
Mais son regard semblait tout Ă coup rajeunir.
Elle ouvrit la grande porte qui séparait son jardin luxuriant et le reste du village et ses maisons fatiguées.
"Entrez, mes amis. Venez prendre un peu d'eau, venez prendre de l'ombre, et revenez quand vous le voudrez"
Les habitants hésitèrent, surpris par son invitation, puis franchirent lentement le seuil de la demeure.
Ils découvrirent les arbres, les fruits, les fontaines, et l'ombre fraîche où pouvait enfin reposer leur cœur.
Ce jour-lĂ , Violette ouvrit toutes ses portes.
Elle fit remplir les cruches et cueillir les fruits.
Elle invita les familles, les enfants, tout le monde en cohorte,
Ă€ venir se reposer au frais dans son abri.
On installa des bancs sous les grandes ramures,
Des tables près des somptueuses fontaines en marbre,
Et lorsque le soleil brûlait les toitures,
Tout le village trouvait refuge sous les différents arbres.
Jabu courait parmi eux, sa petite corne brillante,
Et les enfants riaient de la voir galoper ;
La demeure autrefois calme devint accueillante,
Et jamais plus ses portes ne furent refermées.
A compter de ce jour, dit-on, lorsque l'été s'avance,
La grande porte s'ouvre alors dès les premiers chants du matin.
Violette y fait distribuer les fruits, couler l'eau en permanence,
Et tout un chacun peut trouver de l'ombre sur son chemin.
On raconte parfois qu'au milieu des mirages,
Une licorne blanche apparaît sur les dunes, sans préambule.
Elle veille sur ceux qui traversent les paysages,
Et conduit les assoiffés lorsque la chaleur brûle.
Certains vous diront pourtant que Jabu n'existe pas,
Que cette histoire n'est qu'un rêve inventé dans le sable ;
Que les jardins secrets ne fleurissent pas lĂ -bas,
Et qu'une oasis éternelle n'est qu'une simple fable.
Si vous traversez la vallée au cœur de l'été,
Et qu'une grande porte s'ouvre au bout du chemin,
Vous trouverez peut-être, derrière les murs dorés,
Un jardin plein d'ombre oĂą l'on vous tendra de la main.
Et si vous apercevez, entre deux arbres en fleurs,
Une petite licorne blanche qui vous regarde sans peur,
Alors souvenez-vous de ce que sut comprendre Violette,
Cette leçon primordiale que lui a apporté sa quête.
L'eau est plus douce lorsqu'elle est partagée,
L'ombre plus fraîche pour celui qui l'a tant désirée,
Les fruits ont meilleur goût lorsqu'on les offre à quelqu'un.
L'amour est un don que l'on doit partager chaque matin.
Histoire de ShikiSpoiler*Shiki lance son enregistrement, c'est bien sa voix, et elle est aussi chantante que d'habitude, juste plus fluide. Oh ! Et le grand-écran diffuse des petites images de temps en temps !* [/b]Les deux fils du pêcheur
Une fois il y avait, une fois il y aura,
Pour donner carrière à tous les contes.
Il y avait une fois un vieux Pêcheur dont la femme était enceinte. Un soir il revint à la maison, n’ayant rien pris. Mais sa femme avait envie de manger du poisson, et il lui fallut retourner tout de suite au rivage. Il jeta ses filets et amena un très-beau poisson. Il en était tout heureux :
"À présent, du moins", se disait-il, "ma femme me donnera un peu de paix."
Mais voilà qu’au moment où il voulut prendre le poisson, celui-ci se mit à parler, et lui dit :
"Quand je serai mort, donnez ma chair à manger à votre femme ; mon cœur, avec l’eau où j’aurai été lavé, à votre jument ; et mes entrailles et mes poumons, à votre chienne."
Le vieux Pêcheur fut bien étonné d’entendre parler un poisson, comme un homme. Jamais il n’avait vu pareille chose. Il répondit : "Je le ferai."
Puis, il s’en revint à la maison.
En arrivant, il dit Ă sa femme :
"C’est moi qui ai pris un beau poisson !
Voyez, femme, comme il est beau et grand !"
"Oui vraiment ; il faut le faire cuire."
"Si vous saviez ce qu’il m’a dit !"
"Qui ? le poisson ?"
"Oui, le poisson."
"Et que vous a-t-il donc dit ?"
"Qu’il faut vous donner sa chair à manger, son cœur, avec l’eau qui aura servi à le laver, à notre jument, et ses entrailles et ses poumons, à notre chienne."
"Alors il faudra faire comme il a dit."
On fit cuire le poisson, et la femme du pêcheur mangea sa chair, la jument mangea son cœur et la chienne, ses entrailles.
Tôt après, la femme du pêcheur accoucha et elle donna le jour à deux jumeaux, deux enfants superbes. Ils se ressemblaient si bien, qu’il fallut mettre un ruban au bras de l’un d’eux, pour les distinguer l’un de l’autre. La jument aussi eut, le même jour, deux petits poulains, qui se ressemblaient parfaitement, et la chienne mit bas également deux petits chiens qu’il était impossible de distinguer l’un de l’autre.
"Ă€ merveille ! dit le pĂŞcheur ; un poulain et un chien pour chacun de nos enfants."
Les deux enfants venaient bien. Quand ils furent arrivés à l’âge de quinze ou seize ans, l’un d’eux dit à ses parents qu’il s’ennuyait à la maison et qu’il voulait voyager. Son père, sa mère et son frère firent de vains efforts pour le retenir.
Il fallut le laisser partir. Mais avant de se séparer, il recommanda à son frère d’aller tous les matins, en se levant, donner un coup de couteau dans le tronc d’un laurier qui se trouvait dans le jardin ; quand il en sortirait du sang, alors il serait mort ; mais jusqu’alors, il n’aurait pas à être inquiet sur son sort.
Il partit, emmenant son cheval et son chien. Il marcha tant et tant qu’il arriva, un jour, dans une longue avenue de vieux chênes. Il suivit cette avenue et, à l’extrémité, il se trouva devant un beau château.
Il frappa à la porte : on lui ouvrit, et il demanda au portier si l’on n’avait pas besoin d’un domestique dans le château. On le prit comme valet d’écurie. Comme il était laborieux, adroit, et un beau garçon aussi, il plut, vite, au seigneur ; et son cheval et son chien lui plaisaient aussi. Mais s’il plaisait au seigneur, il plaisait davantage encore à sa fille, une jeune demoiselle d’une grande beauté. Enfin, il lui plut si bien, qu’ils se marièrent ensemble, au bout d’un an.
Les deux jeunes époux vivaient heureux, se promenant tous les jours dans les jardins et les bois qui entouraient le château. Un jour, le fils du pêcheur remarqua que les fenêtres et les portes d’un côté du château étaient toujours fermées. Il en demanda la raison à sa femme.
"C’est que, répondit-elle, il y a de ce côté du château une cour qui est remplie de bêtes venimeuses, couleuvres, crapauds, salamandres et autres reptiles."
A partir de ce moment, il ne faisait que songer à cette cour, et il avait une grande envie d’aller voir si ce qu’on lui en avait dit était vrai. Un jour, qu’il se promenait de ce côté du château, avec son cheval et son chien (sa femme ne l’accompagnait pas ce jour-là ), en passant devant la porte, il se dit : "Il faut absolument que je voie ce qu’il y a là !"
Il frappa Ă la porte ; elle lui fut ouverte par une vieille petite femme qui lui parla de la sorte :
"Bonjour, mon fils ; tu viens donc me voir, enfin ?"
"Bonjour, grand’mère."
"Entre, vite, et viens que je te fasse voir les belles choses que j’ai ici. Tiens, voilà deux chaînes, pour attacher ton cheval et ton chien."
Et elle s’arracha deux cheveux de la tête et les lui présenta. Et aussitôt les deux cheveux se changèrent en deux chaînes, avec lesquelles il attacha son cheval et son chien à deux poteaux de pierre qui étaient là , un de chaque côté de la porte. Le cheval et le chien, en voyant cela, se mirent à se démener, pour s’en défendre, à hennir et à hurler ; mais ce fut en vain, ils furent attachés et il leur fallut rester là .
"Suis-moi, à présent, mon fils, que je te fasse voir mon château", reprit la vieille femme ; "viens voir toutes les belles choses que j’ai ici ; jamais tu n’as rien vu de pareil. Allons d’abord voir le moulin de rasoirs."
Quand ils furent devant la grande roue, toute garnie de rasoirs :
"Vois, mon fils, quelle merveille ! Mais baisse toi un peu, penche-toi par ici, tu verras mieux."
Et comme il se penchait sur l’abîme, sans songer à mal, la vieille diablesse le poussa, et il tomba sur la roue et fut haché menu et moulu, comme de la sciure de bois !
Son frère, qui était resté à la maison, allait chaque matin, en se levant, donner un coup de couteau dans le tronc du laurier du jardin, et, comme il n’amenait pas de sang, il ne s’inquiétait de rien et il se disait :
"Que la Grande-Déesse soit louée ! il est toujours en vie, mon frère chéri ?"
Mais hélas ! ce matin-là , dès qu’il eut donné son coup de couteau, comme à l’ordinaire, le sang jaillit du tronc du laurier.
"O malheur ! mon pauvre frère est mort !" s’écria-t-il aussitôt.
Et le voilà d’aller trouver son père, les larmes aux yeux, et de lui dire :
"Hélas ! mon père, mon pauvre frère est mort !"
"Comment peux-tu savoir cela ?"
"Il m’avait recommandé, avant de partir, d’aller tous les matins, en me levant, donner un coup de couteau dans le tronc du laurier de notre jardin, me disant que lorsque j’amènerais du sang, il serait mort. Hélas ! ce matin, le sang a jailli du tronc du laurier : mon pauvre frère est mort ! Mais je veux aller à sa recherche, et je ne cesserai de marcher, ni la nuit ni le jour, que quand je l’aurai retrouvé."
Son père et sa mère eurent beau le supplier, en pleurant, de ne pas les abandonner dans leur vieillesse, il ne les écoutait, et il partit, emmenant aussi son cheval et son chien, comme son frère. À force de marcher, nuit et jour, sans jamais s’arrêter, il arriva dans la même avenue de chênes que son frère. Il frappa aussi à la porte du château, et on lui ouvrit aussitôt. La femme de son frère, en le voyant entrer dans la cour, le prit pour son mari, et, descendant l’escalier au plus vite, elle vint se jeter dans ses bras, en criant :
"Te voilà donc, mon pauvre époux ! Dieu, que tu m’as causé du chagrin ! Je craignais que tu ne fusses allé dans la cour de derrière du château, car de là personne ne revient !"
Celui-ci vit bien qu’on le prenait pour son frère, et il dit :
"Je m’étais égaré dans le bois, je ne sais comment ; mais je n’ai pas éprouvé de mal."
Et la joie de renaître dans le château, au milieu de la plus grande affliction !
Quand l’heure du repas fût venue ils mangèrent à la même table, puis, ils montèrent ensemble à leur chambre à coucher. Avant de se mettre au lit, le jeune homme plaça son épée nue entre la femme de son frère et lui.
"Pourquoi donc fait-il cela ?" se disait en elle-même la jeune femme, étonnée.
Le fils du pécheur, qui tremblait d’être reconnu, dit qu’il était accablé de fatigue et qu’il voulait dormir. Mais la jeune femme ne cessait de l’interroger, lui demandant comment il avait passé son temps, depuis son absence, et beaucoup d’autres choses. Il était bien embarrassé, vous le pensez bien, et ne savait que répondre, le plus souvent. Il demanda aussi pourquoi toutes les portes et les fenêtres étaient closes dans tout un côté du château.
"Mais je te l’ai déjà dit ; tu ne te le rappelles donc pas ?"
"Non sûrement ; je l’ai oublié."
"Eh ! bien, je vais te le dire à nouveau : de ce côté du château il y a une cour toute pleine de reptiles venimeux, et de bêtes plus méchantes encore, et celui qui s’aventurerait là , n’en reviendrait jamais."
Il pensa aussitôt que son frère était allé là .
Le lendemain matin, après déjeuner, il alla se promener de ce côté du château, avec son cheval et son chien.
"Mon frère doit être là ", se disait-il en lui-même, et, arrive que pourra, il faut que j’aille voir.
Et il frappa à la porte. La vieille vint lui ouvrir. Il entra, et reconnut aussitôt le cheval et le chien de son frère, bien qu’ils fussent si maigres qu’ils paraissaient prêts de mourir de faim.
"Bonjour, mon fils", lui dit la vieille femme ;
"Tu es donc aussi venu me voir ? Entre, vite, que je te fasse voir toutes les belles choses que j’ai ici. Mais prends d’abord ces deux chaines, pour attacher ton cheval et ton chien, là , auprès de la porte, jusqu’à ton retour."
Et elle s’arracha deux cheveux de la tête et les lui présenta. Mais lui souffla dessus, et ils tombèrent à terre et se changèrent aussitôt en deux vipères.
"Eh !" reprit la vieille, en voyant cela,
"Si tu ne veux pas attacher ton cheval et ton chien, laisse-les là en liberté, dans la cour, et viens toujours avec moi, pour visiter mon château."
Et il la suivit. Quand ils furent arrivés au moulin de rasoirs :
"Regarde, mon fils, mets la tĂŞte Ă ce trou-lĂ , et tu verras quelque chose de merveilleux."
"Montrez-moi comment je dois faire, grand’mère."
"Tiens, comme ceci, mon fils !"
Et elle passa sa tête par le trou. Aussitôt le fils du pêcheur la prît par les pieds et la précipita sur la roue garnie de rasoirs et, en un moment elle tomba en bas moulue et hachée en morceaux menus comme de la sciure de bois.
Alors, il se promena partout par le château, pour voir s’il ne retrouverait pas son frère. Il rencontra un renard femelle, qui lui dit :
"Comment avez-vous pu venir ici ?"
"Vous parlez donc aussi, vous ?" lui répondit-il, tout étonné.
"Comme vous le voyez."
"Oh ! j’ai su venir à bout de la vielle femme, moi !"
"Comment cela ?"
"Comment ? Je l’ai précipitée, la tête la première, sur sa roue garnie de rasoirs, et elle a été hachée en morceaux menus comme de la sciure de bois."
"Oh ! que je voudrais que ce fût vrai !"
"Rien n’est plus vrai, vous pouvez m’en croire."
"Alors vous m’avez délivrée !"
Et aussitôt le renard femelle se changea en une princesse, d’une beauté merveilleuse !
"Voilà cinq cents ans, dit-elle, que j’étais retenue ici sous un charme par cette sorcière maudite !"
"Et mon pauvre frère, ne pouvez-vous me dire ce qu’il est devenu ?!"
"Votre frère a été précipité par elle sur la roue garnie de rasoirs, et il a été réduit en morceaux menus comme de la sciure de bois. Mais rassurez-vous, j’ai tout ramassé, sa chair, ses os, son sang, et avec de l’eau de vie dont nous trouverons une fiole dans la chambre de la vieille sorcière nous le rappellerons à la vie."
Chair, os, sang, on mit le tout dans un tas, on répandit dessus une fiole de l’eau de vie, et aussitôt le corps se reconstitua et le fils du pêcheur se releva, bien vivant et bien portant, et dit : "Que j’ai bien dormi !"
"Oui, mon pauvre frère, et sans moi et cette belle princesse, tu ne te serais pas réveillé de si tôt !"
Les deux frères se jetèrent alors dans les bras l’un de l’autre et pleurèrent de joie de s’être retrouvés. Puis, accompagnés de la belle princesse qu’ils avaient délivrée, ils revinrent dans la partie opposée du château, et la jeune femme fut bien étonnée de se voir deux maris, au lieu d’un, et elle ne pouvait distinguer lequel était le véritable, tant ils se ressemblaient !
Ils lui racontèrent tout, et alors elle comprit pourquoi le second avait placé son épée nue entre elle et lui, pendant la nuit qu’il avait passée avec elle.
Alors celui des deux frères qui n’était pas marié, se maria avec la belle princesse qu’il avait délivrée et qui était sous la forme d’un renard femelle.
On envoya un beau carrosse pour prendre le vieux pêcheur et sa femme, et, pendant un mois entier, il y eut des jeux, des danses et des festins comme vous n’en avez jamais vu.
La grand’mère de ma trisaïeule était un peu parente du vieux pêcheur, et elle fut aussi invitée à la noce ; et c’est ainsi qu’on eut des nouvelles de cette fameuse noce dans le pays.
Histoire de MandySpoilerJe me lance alors.
J'ai une petite histoire.
Il me semble qu'elle vient d'un ancien pays qui a disparu aujourd'hui.
C'est une histoire qui parle d'un vieil homme malicieux qui s’appelait Nasreddine Hodja.
Un jour, Hodja se rendit chez un de ses voisins et lui dit :
«Prête moi une marmite pour y faire cuire ma soupe.»
Son voisin la lui prĂŞta.
Le lendemain Hodja lui rendit la marmite dans laquelle se trouvait une plus petite marmite.
«Voici ta marmite.»
Le voisin la prit, trouva celle qui était placée dedans et demande a Hodja :
«Qu'est ce que c'est que cette marmite çi ?»
Le vieil homme sourit en lissant sa barbe blanche.
«C'est son petit. C'est ta marmite qui l'a mise au monde.»
«C'est bien.» répondit l'autre. Et il prit les deux marmites.
Quelques temps après Hodja retourna chez ce voisin.
«Prête moi ta marmite.» dit il.
Il la lui donna et Hodja ne la lui rendit pas le lendemain. Ni le surlendemain ni après. Si bien que son voisin alla chez Hodja pour la réclamer.
«Donne moi ma marmite.»
«Elle est morte.» lui répondit le vieillard espiègle en prenant un air tout triste.
«Comment ! Est ce qu'une marmite meurt donc ?»
«Tout ce qui engendre meurt.» déclara sobrement Hodja.
Mandy espère que l'histoire vous a plu et scrute les réactions un peu nerveuse.
Fin !
Histoire de MalcomSpoilerPeut-être un peu plus sombre, mais j'espère qu'elle vous plaira ...
J'ai souvent entendu cette histoire quand j'étais jeune par les vieux de mon village natal. Je ne sais pas si elle est basé sur des faits véridiques .. mais je préfère pas le savoir avec ma rencontre de cette nuit!Les Exilés de la Nuit Froide
Au Royaume de Ruthvenie et dans les anciennes contrées de la Palladium Corporation, on raconte souvent la légende de la Course Damnée pour tromper l'ennui lors des longues nuits de garde de la veille du jour de l'An.
C'est le sombre récit d'une poignée de miliciens autrefois coincés dans un avant-poste frontalier, misérable et isolé, bien loin de l'effervescence des grandes cités. La nostalgie rongeait ces hommes ; perdus dans le froid mordant, ils rêvaient des salles bondées, de la chaleur des foules et de leurs proches, prêts à tout pour fuir leur trou perdu l'espace d'une seule nuit.
​Dans leur désespoir, ils commirent l'irréparable : ils conclurent un marché avec Naar. L'entité obscure, toujours avide de pactes funestes, accepta leur contrat et jeta son dévolu sur l'épave d'un vieux voilier abandonné non loin du campement. Sous l'influence de sa puissance corruptrice, les voiles en lambeaux se gonflèrent d'un vent impie. Sous les yeux écarquillés des soldats, le navire de bois craquant s'arracha du sol gelé pour léviter majestueusement, prêt à fendre le ciel nocturne et à les déposer, en un clin d'œil, au cœur des festivités lointaines.
​Les conditions dictées par Naar étaient cependant implacables. Pendant toute la durée de leur escapade, l'équipage maudit devait respecter trois règles absolues : ne jamais prononcer le nom de la grande Déesse, ne jamais mettre un genou au sol, et, par-dessus tout, n'embrasser aucune fille. Si l'une de ces clauses venait à être brisée, le pacte serait rompu et Naar engloutirait leurs âmes dans les abysses sans la moindre sommation.
​Le voyage aller fut fulgurant et la nuit de célébration fut mémorable, noyée dans la musique, l'excès et l'oubli. La troupe profita de chaque instant, veillant jalousement les uns sur les autres pour s'assurer que personne ne trébuche ou ne blasphème. Mais alors que l'aube pointait et que l'heure du départ approchait, Simon, le plus jeune des miliciens, se laissa emporter par l'ivresse et la magie de la nuit. Dans l'ombre d'une ruelle, charmé par un regard langoureux, il baissa sa garde et embrassa une courtisane qui lui avait fait de l'Oeil toute la soirée.
​Croyant son forfait passé inaperçu, Simon rejoignit le reste de la troupe qui se hâtait de rembarquer secrètement pour retourner à son poste avant la relève. Mais à peine les hommes eurent-ils posé le pied sur le pont du vieux voilier que le vent surnaturel se lèva. L'air se figea, remplacé par un froid bien plus terrible que celui de l'hiver, et un rire caverneux fit trembler la coque du navire. Le pacte avait été brisé.
Avant même que le voilier ne puisse regagner les airs, les ombres s'étirèrent et engloutirent le pont. Implacable et silencieux, Naar venait de récupérer son dû, emportant Simon et tous ses compagnons d'infortune dans les ténèbres éternelles.
Cependant, alors que les ténèbres se refermaient sur les malheureux, une lueur d'une pureté aveuglante perça soudain l'obscurité. La Grande Déesse avait été témoin de la tragédie. Bien qu'Elle était contre ce pacte impie conclu avec les forces obscures, Elle ressentit une pointe de pitié pour ces simples miliciens. Leur faute, au fond, n'était née que du mal du pays et de la fragilité humaine face à l'ivresse d'un soir.
Elle ne pouvait décemment pas leur ouvrir les portes immaculées de son Paradis ; leur alliance avec Naar avait laissé sur leurs âmes une marque indélébile que la lumière ne pouvait effacer. Mais Elle refusa tout de même de les laisser subir les tourments éternels des abysses. D'un geste majestueux, la Grande Déesse arracha le navire aux griffes de Naar et suspendit leur damnation, leur offrant un compromis qui tenait autant de la grâce que de la malédiction.
Elle les condamna à une errance perpétuelle, entre le monde des vivants et celui des morts ...
Depuis cette nuit fatidique, les anciens racontent que lors des nuits extrêmement froides, quand le vent mord la peau et que le givre fige la pierre, il suffit de lever les yeux vers les hauts cieux de Ruthvenville. Là , perçant les nuages gelés, on peut parfois apercevoir la silhouette spectrale d'un vieux voilier en lambeaux voguant silencieusement dans les airs. À son bord, un équipage fantôme scrute éternellement un horizon qu'il ne pourra jamais atteindre, rappelant à tous ceux qui l'observent le prix terrible d'un pacte avec les ténèbres.
Histoire d'Imoen :SpoilerC'est mon tour, et voici l'histoire que je vais vous conter !
Les lumières s'éteignent, toute la pièce sombre dans le noir.
Il était une fois dans un Royaume lointain... très lointain... Si lointain qu'on dit même qu'il est oublié, un vieux nain qui vivait dans un château, avec toute sa famille : sa femme et ses enfants...
C'était une forteresse imprenable. Il avait accumulé toute sa vie durant des fortunes entreposées dans le château mais aussi dans les souterrains. Des fortunes mises à l'abri dans des coffres et derrière des pièges.
Mais un jour, des doppelgangers s'infiltrèrent dans son château, prenant d'abord la place d'un serviteur, sans que quiconque ne s'en rende compte : qui aurait pu de toute façon ?
Mais la rumeur finit par se répandre... Des agissements suspects de certains... Le doute apparu... À qui fallait-il se fier ?
Mais le vieux nain commença à suspecter tout le monde... et petit à petit ses proches... Il était obnubilés par ses trésors qui préféra rester dans son château infesté plutôt que de sauver sa famille...
Et au fur et à mesure qu'il suspectait ses proches...Spoiler... IL LES EXÉCUTAIT... ![[:i]](http://img7.kraland.org/s/28.gif)
Imoen allume sa lampe torche. 
BOUH !
Voilà , peut-être pas aussi longue que les chefs-d'œuvre entendu plus tôt mais c'était une histoire qu'on racontait chez moi quand j'étais petite !
»
Histoire de FurfangSpoiler
Dans l’immensité sombre et feutrée du cosmos vivait un petit vagabond minéral que tout le monde appelait **Caillou de l’Espace**. Il n’était ni rond ni lisse, simplement un éclat de roche grise, un peu bosselé, flottant sans bruit entre les galaxies. Pourtant, sous sa carapace terne et froide, Caillou gardait un secret brûlant : il était éperdument amoureux du **Soleil**.
Un après-midi stellaire, alors qu’il soupirait dans son coin sombre, il croisa la route d'un monde des plus surprenants : la planète **Miaou**. C’était un endroit doux et joyeux, habité uniquement par de jolies chattes tigrées au regard malicieux et de gentils garçons aux cheveux blonds comme les blés. Voyant la petite pierre toute triste au milieu des siens, une grande chatte tigrée grimpa sur les épaules de son ami blond et lui lança dans un doux ronronnement : « Dis donc, petit Caillou ! Tu vas passer ta vie à broyer du noir au milieu de ta famille de rochers ? La vie est trop courte pour rester immobile ! Allez, secoue ta poussière, nous venons avec toi faire un bout de chemin pour aller saluer la belle Demoiselle Soleil ! »
Pour lui, cette étoile était la plus merveilleuse créature de l'univers. Elle souriait en vagues de chaleur dorée, déployait des couronnes de flammes bienveillantes et baignait le monde d’une tendresse infinie. Caillou se trouvait bien modeste à côté d'elle, mais rassuré par les encouragements de ses nouveaux amis, l'amour le rendit téméraire. Rassemblant tout son courage, il modifia sa course et se plaça en orbite, glissant d'un cercle à l'autre pour s'approcher peu à peu de sa lumière.
Sur son chemin, la **Lune**, la sœur d'argent du Soleil, vint lui barrer la route avec un éclat sévère. « Fais demi-tour, poussière grise ! » souffla-t-elle d'une voix glacée. « Regarde-toi, tu n'es qu'une pierre cabossée, terne et insignifiante. Tu n'es pas digne de ma sœur étincelante. Éloigne-toi avant qu'elle ne te réduise en cendres sans même remarquer ta présence. »
Le petit astéroïde se sentit vaciller, le cœur serré par le doute. Mais alors qu'il allait faire marche arrière, une magnifique **Planète Bleue**, drapée d'océans calmes et de nuages soyeux, s'approcha doucement de lui. « N'écoute pas les voix froides, petit Caillou », lui murmura-t-elle tendrement. « La grandeur d'un rêve ne dépend pas de la taille de celui qui le porte. Ma sœur le Soleil a assez d'amour pour réchauffer le plus petit des cœurs. Va, n'aie pas peur, vous méritez tous les deux d'être heureux. »
Gonflé d'espoir, Caillou de l’Espace ferma les yeux et plongea droit vers le halo d'or. La chaleur ne le détruisit pas ; elle l'embrasa de joie. Dans une étincelle éclatante, il s'unit au cœur de l'étoile, devenant lui-même une parcelle de lumière dorée, fusionné pour toujours avec celle qu'il aimait.
Au loin, la famille des astéroïdes grondait dans l'ombre : « Regardez cette étoile cruelle, elle a fait disparaître notre petit ! » Mais Caillou, lui, riait doucement au sein des flammes bienveillantes, plus vivant et lumineux qu'il ne l'avait jamais été.
Peu importe ce que le monde murmure ou la modestie de nos origines : quand le cœur bat avec sincérité, aucun rêve n'est trop grand, et l'amour véritable donne toujours la force de devenir une étoile.
Dédiée à mon petit soleil, qui illumine mon gris quotidien depuis un moment.
Merci a vous tous. -
posté 23/08 (17:37)Histoire de SophosSpoilerLa petites kra aux allumettes
C'était un soir du 25 décembre. Toutes les familles rentraient les bras plein de victuailles. La table sera remplie de plats délicieux ce soir. On allait bien manger et ce n'est pas les cadeaux pourris du Père Noël qui allaient changer quelque chose à la joie qui planait. Tout le monde était heureux sauf cette petite fille :
"S'il-vous-plaît, qui veut mes allumettes ? Des allumettes de bonnes qualités ! Qui veut mes allumettes 100% garanties par le ministère du travail ! Elles allument efficacement vos bombes pour faire sauter les banques banano-krapitalistes, vous savez !"
Dans l'espoir vain de freiner la venue du Père Noël, les fenêtres commençaient à se fermer. Un vent glacial se leva et faisait frémir la petite kra. En regardant à travers une fenêtre encore ouverte, elle voyait un feu qui crépitait. Elle se mit à penser à sa grand-mère qui aimait lui raconter de belles histoires au coin du feu. Hélas, son bonheur fut de courte durée car la vieille dame mourut après avoir avalé de travers son fenouil. Elle était la seule membre de sa famille qui s'occupait d'elle.
Ses parents étaient de vrais socio-traitres. Plutôt que de travailler, ils préféraient exploiter la pauvre enfant en la forçant à vendre des allumettes. Les soirs où elle rentrait chez elle sans en avoir vendues, son père la battait et la jetait dehors sans même lui donner à manger. Mais ce soir du 25 décembre était différent car son père lui avait interdit de revenir sans avoir vendu une seule allumette.
"Si tu reviens sans argent, lui dit-il, nous n'aurons plus rien Ă manger. Ce ne sera mĂŞme pas la peine de penser Ă rentrer ; je ne veux plus avoir Ă nourrir une bouche inutile !"
Malheureusement pour la pauvre enfant, alors que les dernières voitures rentraient chez elles, elle n'avait toujours rien vendu. Elle traversa la rue et trébucha à cause des vieux sabots trop grands qu'on lui avait enfilés comme unique protection pour protéger ses petits pieds du froid. L'un des deux fut immédiatement brisé sous les roues d'une voiture qui passait au même moment. Maintenant, elle vendait ses allumettes les pieds nus dans la neige. Les passants semblaient l'éviter.
Prise par le vent glacial, elle ne pouvait plus continuer. Elle alla alors s'abriter dans une ruelle.
"J'ai les pieds gelés, je ne peux plus avancer, pensa-t-elle. Je ne peux pas rentrer chez moi où mon père me battra et me jètera dehors. Autant rester ici."
Elle prit un petit fagot d'allumettes.
"Et si, j'en brulait une ? Oh, juste une pour me réchauffer un peu ! Je pourrais continuer à travailler et papa ne le saura pas."
En craquant son allumette, la flamme la transporta immédiatement. Elle crut être devant une réchaud brulant. Mais, très vite, l'allumette s'éteignit.
Elle en craqua une seconde et vit une table avec un bon repas. Elle qui avait si faim s'approcha rapidement. Le poulet rôti sauta du plat et, récupérant son apparence d'avant cuisson, proposa de faire danser la petite kra qui accepta. Tout tourna alors, elle était si joyeuse ! Elle dansa avec la chaise, elle dansa avec le balai et subitement, tout s'arrêta ! L'allumette avait fini par s'éteindre.
Elle sourit alors et vite, elle frotta une troisième allumette contre le mur où elle était appuyée. De la flamme crépitante apparut un magnifique arbre de Noël. Un ourson magnifique l'attendait au pied du sapin parmi de nombreux cadeaux. Le père Noël apparut alors et l'amena au dessus de la ville illuminée. Elle n'en crut pas ses yeux. L'ourson qu'elle tenait jusqu'alors dans ses bras lui échappa et elle tomba du traineau pour le rattraper. Elle finit alors par glisser le long d'une guirlande du sapin qui lui faisait comme un grand toboggan. Arrivée au pied du sapin, les chandelles explosèrent et dans l'étincelle de leurs lumières, la petite kra se réveilla, l'allumette éteinte.
La quatrième allumette la transporta dans un grand jardin où elle revit sa grand-mère.
"— Viens mon enfant, rejoint-moi, lui dit la vieille dame !
— Mais, grand-mère, pourquoi tu t'en vas alors ? Pourquoi disparais-tu comme le réchaud brulant, comme le bon repas et le beau sapin ? Ne m'abandonne pas ! Ne me laisse pas toute seule !"
La petite kra prit alors plusieurs fagots d'allumettes qu'elle frotta au sol. "Allez petites allumettes ! Conduisez-moi vers ma grand-mère !" Et la grand-mère réapparut, serra sa petite-fille fort dans ses bras et lui dit d'une voix douce :
"— Tu n'auras plus jamais à souffrir ma petite à présent.
— S'il-te-plait, grand-mère, raconte-moi une histoire !
— Bien sûr ! Quelle histoire aimerais-tu ?
— J'aimerais que tu me parles du pakradis.
— Oh oui ! Tu sais au pakradis, c'est merveilleux ! Il y a des champs de fenouils à perte de vue où leurs jolies fleurs jaunes anisées viennent embaumer l'air. On y trouve les gens qu'on aime et les chiens de krapitalistes comme ton père ne peuvent pas venir y troubler la tranquillité."
Et c'est ainsi que la petite fille suivie sa grand-mère. Le lendemain dans la rue, les passant la trouvèrent gisant au sol avec toutes ses allumettes craquées. Ils la plaignaient beaucoup et pensaient à toute la souffrance qu'elle avait dû endurer dans le froid. Ils étaient loin de se douter que le soir de Noël, elle avait rejoint sa grand-mère au pakradis et que la police politique n'allait pas tarder à tous les envoyer en réédukration pour non-assistance en enfant en danger !![[:f]](http://img7.kraland.org/s/18.gif)
Histoire de WonyoungSpoiler
Le chant de Chunhyang
À Dogma, dans la province de Namwon, vit Chunhyang, fille d’une ancienne courtisane devenue une jeune femme célèbre pour sa beauté, son intelligence et sa vertu.
Un jour, Yi Mongryong, fils d’un magistrat local, aperçoit Chunhyang alors qu’elle se promène près d’un pavillon. Ils se rencontrent pour la première fois. Tous deux conviennent de se rencontrer à nouveau, puis encore, et encore. Il tombe amoureux d'elle, et elle tombe amoureuse de lui. Mongryong risque sa réputation à fréquenter une femme de rang inférieur. Mais les deux jeunes gens se promettent fidélité et se marient en secret.
Hélas, Mongryong va devoir quitter Namwon avec son père muté à Adam. Là -bas, il va préparer les examens de la fonction publique. Les deux amants se séparent le cœur lourd mais en se jurant de rester fidèles.
Arrive un nouveau gouverneur de Namwon, Byeon Hak-do. Corrompu et autoritaire, il veut profiter de son pouvoir pour prendre Chunhyang comme concubine. Il l’invite à venir auprès de lui et lui ordonne d’accepter. Chunhyang refuse. Elle est l’épouse de Mongryong et elle ne trahira pas sa promesse. Le gouverneur frustré la fait alors emprisonner et la maltraite. Elle reste pourtant ferme, elle restera fidèle à Mongryong.
Pendant ce temps, Mongryong réussit ses examens et devient un inspecteur royal secret chargé de surveiller les fonctionnaires corrompus. Il revient à Namwon déguisé en pauvre voyageur afin d’observer la situation. Alors il découvre la souffrance de Chunhyang et la corruption du gouverneur.
Lors d’un grand banquet organisé par Byeon Hak-do, Mongryong révèle son identité. Il fait arrêter le gouverneur corrompu. Chunhyang est libérée, et les deux amoureux sont à nouveau réunis.
Les deux époux vivent alors heureux ensemble, tandis que la justice est rétablie dans le pays. Chunhyang qui était méprisée pour sa naissance est désormais honorée.

