Cérémonie en l'honneur de Deux-Fleurs
Par Rosalia de Pont-Krivell
Deux-Fleurs, Cérémonie, Décès
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posté Aujourd'hui (00:03)[HRP : sur demande de son joueur, je mets ici l'hommage à Deux-Fleurs... Si tu nous lis, soit heureuse, ma soeur...]

Rosalia s'arrêta devant la tombe de Deux-Fleurs. Vêtue du noir du deuil, un voile de dentelle sur ses longs cheveux, elle tenait quelques œillets rouges. Ses oreilles de louve étaient abaissées et son regard avait perdu sa lumière habituelle.
Elle s'agenouilla, déposa les fleurs sur la sépulture et effleura la pierre.
« Ma sœur...
On dit que les Siciliens ne pleurent pas. Que nous devons rester debout, fiers, même lorsque notre cœur se déchire... Alors je ne pleurerai pas. Pas devant toi. Mais si tu savais comme tu me manques...
Tu es tombée comme tu avais vécu. Avec courage, avec honneur, sans jamais renier ton serment. Vaincre ou mourir... Ces mots que tant prononcent sans en comprendre le prix, toi, tu leur as donné tout leur sens.
Seule face à tant d'ennemis... Tu n'as pas fui. Tu n'as pas courbé l'échine. Tu as tenu jusqu'au bout, fidèle à l'Empire que tu avais juré de servir. Et pourtant... »
Rosalia baissa la tĂŞte, serrant les poings.
« Ceux qui prétendent aujourd'hui parler au nom de cet Empire n'ont même plus la dignité d'honorer ses morts. Les factieux peuvent salir nos souvenirs et oublier nos sacrifices... Ils ne pourront jamais t'enlever ton honneur. Car l'honneur ne se décrète pas. Il se mérite. Et toi, ma sœur, tu l'as payé de ta vie.
Je voudrais tant te serrer encore dans mes bras... Entendre ta voix, partager un repas, rire de nos folies... Mais je te fais une promesse. Tant que je vivrai, ton nom ne sera pas oublié. Je raconterai ton courage, ta fidélité et ton dernier combat.
Repose en paix, Deux-Fleurs. Tu as accompli ton devoir. À nous de nous montrer dignes de ton souvenir. Addio, sorella mia... Je t'aime. »
Rosalia embrassa ses doigts avant de les poser contre la pierre froide. Elle demeura longtemps à genoux, silencieuse. Aucune larme ne coula. Mais sous la dentelle noire, son cœur pleurait pour deux.𝄞 ♪♫♪ « Les larmes que je ne verse pas » ♪♫♪
- clic -
On dit qu'en Sicilia, les femmes
Ne pleurent pas devant les hommes.
Qu'elles portent au fond de leur âme
Le poids des absents qu'on leur nomme.
Alors je me tiens droite encore,
Le regard tourné vers le soir.
Mais il est des chagrins si forts
Qu'ils font trembler jusqu'Ă l'espoir.
Mes sœurs, où sont passées vos voix ?
Vos rires au détour des chemins ?
Je tends parfois les bras vers vous,
Mais ne rencontre que le matin.
Il reste une place Ă notre table,
Une chanson que nul ne reprend.
Et ce silence insupportable
Qui grandit doucement avec le temps.
Vaincre ou mourir...
C'était ton serment.
Tenir sans fléchir,
Jusqu'au dernier instant.
Et moi, je reste lĂ ,
Le cœur chargé de toi.
Je porte ton histoire,
Les larmes que je ne verse pas.
Tu étais seule face à leurs rangs,
Tant d'ennemis, si peu d'espoir.
Mais tu t'es dressée dans le vent,
Sans détourner les yeux du noir.
Tu savais le prix du courage,
Tu savais ce que coûtait l'honneur.
Et tu as tenu dans l'orage,
Fidèle à ton serment de soldat.
Ils ont pu faire tomber ton corps,
Mais non la fierté de ton nom.
Car mĂŞme au seuil de la mort,
Tu n'as pas trahi ta mission.
Vaincre ou mourir...
C'était ton serment.
Tenir sans fléchir,
Jusqu'au dernier instant.
Et moi, je reste lĂ ,
Le cœur chargé de toi.
Je porte ton histoire,
Les larmes que je ne verse pas.
Et vous qui parlez de l'Empire,
Qui prétendez servir son honneur,
Comment pouvez-vous encore sourire
En méprisant ceux qui meurent ?
Vous avez oublié les tombes,
Les noms gravés dans la mémoire.
Quand les derniers drapeaux retombent,
Vous souillez jusqu'Ă leur histoire.
Je ne vous demande pas de croire
Aux mĂŞmes rĂŞves, aux mĂŞmes lois.
Mais devant ceux qui sont tombés,
Le respect devrait faire loi.
Vaincre ou mourir...
C'était ton serment.
Tenir sans fléchir,
Jusqu'au dernier instant.
Et moi, je reste lĂ ,
Le cœur chargé de toi.
Je porte ton histoire,
Les larmes que je ne verse pas.
Ma sœur, je voudrais tant te dire
Les choses qu'on remet Ă demain.
Un dernier mot, un dernier rire,
La chaleur de ta main dans ma main.
J'aurais voulu te voir vieillir,
Te retrouver au coin du feu.
Mais tu as choisi de tenir,
Et je dois apprendre Ă vivre sans toi.
Vaincre ou mourir...
C'était ton serment.
Tenir sans fléchir,
Jusqu'au dernier instant.
Et moi, je reste lĂ ,
Le cœur chargé de toi.
Je porterai ton histoire,
Les larmes que je ne verse pas.
Je suis siciliane, ma sœur,
Et mes yeux resteront sans larmes.
Mais personne ne voit mon cœur
Quand il dépose enfin les armes.
Si je ne peux pleurer pour toi,
Alors je chanterai tout bas.
Jusqu'Ă ce que le monde entende
Les larmes que je ne verse pas. -
posté Aujourd'hui (01:54)Rosalia,
Zi ne nierai pas votre peine. Vous avez perdu une sœur, et Tata n’a aucune intention de vous expliquer comment vous devez vivre votre deuil. Vous avez parfaitement le droit de déposer des fleurs, de chanter son souvenir et de raconter la femme que vous avez connue.
Mais zi refuse qu’on transforme aujourd’hui Deux-Fleurs en symbole de fidélité impériale.
Deux-Fleurs n’est pas morte parce qu’elle exécutait simplement un ordre de l’Empire. Elle échangeait avec Alma dans notre dos. Nous avons retrouvé des éléments montrant qu’elle avait conscience de servir une autre cause et qu’elle envisageait son propre sacrifice dans ce cadre. Voilà ce qui change tout.
Tata lui avait demandé d’agir contre Alma. Elle ne lui avait pas demandé d’entretenir parallèlement des échanges secrets avec elle. Elle ne lui avait pas demandé de poursuivre un objectif différent de celui de l’Empire. Et elle ne lui avait certainement pas demandé de mettre nos forces dans une situation où sa disparition pouvait désorganiser tout notre dispositif.
La trahison n’est donc pas sa mort.
La trahison est d’avoir servi une cause cachée tout en utilisant une mission, une fonction et des moyens impériaux.
On peut appeler cela courage. On peut appeler cela sacrifice. On peut même en faire une très belle chanson.
Tata appelle cela une rupture de loyauté.
Et cette rupture a désormais des conséquences.
Le nom Pont-Krivell est banni de l’Empire Brun. Ce nom est aujourd’hui associé à des réseaux, des fidélités et des intérêts que zi ne veux plus voir circuler librement chez nous. L’Empire fait le ménage. Les anciennes appartenances, les doubles fidélités et les vieilles protections familiales ne passeront plus avant le Trône.
Cela ne signifie pas que Tata refuse de distinguer les individus. Ceux qui ont prouvé personnellement leur loyauté pourront être traités comme tels. Mais ils devront désormais se détacher clairement de ce nom et de ce qu’il représente politiquement.
Alors honorez votre sœur comme vous le souhaitez.
Chantez pour elle.
Souvenez-vous d’elle.
Mais ne demandez pas à Tata de réécrire ce qui s’est passé pour rendre l’histoire plus belle.
L’Empire honore ses morts.
Il n’honore pas ses trahisons.
Et puisque nous sommes en plein Grand Ménage, zi vais être parfaitement claire.
Les traîtres sortent. Les ambiguïtés sortent. Les vieux réseaux sortent.
Ceux qui restent devront choisir l’Empire sans astérisque en bas de page. -
posté Aujourd'hui (03:10)[Ayayaï passant par là , écouta la chanson, écouta l'Impératrice...
Il regarda la tombe et posa dessus un pentacle.]
Tu t'étais promise à Naar devant Ayayaï. Tu avais embrassé le Mal. Ayayaï honore la mort de chacune et chacun de Ses Fidèles. Puisses-tu t'asseoir un soir à Sa table pour te rappeler le Mal que tu as fait, les larmes qui ont coulé en ton nom, et les cris que tu as inspiré.
___
AyayaĂŻ Sapic
Sbire SOC validé.
Petit Osselet de la Coalition du Niarkalistan
Asmodée des Démons de Minuit -
posté Aujourd'hui (12:27)Chère impératrice, je ne cherchais aucune confrontation. Je pleure ma sœur, et je pensais naïvement que même les querelles politiques pouvaient s'effacer un instant devant une tombe. Manifestement, je me trompais.
La famille Pont-Krivell a servi le Trône bien plus longtemps que certains ne souhaitent aujourd'hui le reconnaître. Deux-Fleurs elle-même a passé de longues années au sein des Froques Brunes, sans que sa loyauté soit jamais remise en question. Il est bien commode de découvrir aujourd'hui une trahison chez une femme qui n'est plus là pour répondre aux accusations.
Mais je ne laisserai pas notre nom devenir le paravent des défaillances d'une Impératrice incapable d'organiser convenablement ses opérations, et qui, une fois le désastre consommé, cherche des coupables pour mieux noyer le poisson. Accuser les morts ne les fera pas revenir, pas plus que cela ne transformera l'incompétence en clairvoyance.
Quant à bannir le nom Pont-Krivell de l'Empire... Quel magnifique effet de manches ! Quelle démonstration d'autorité ! Il est vrai que la mesure est d'autant plus courageuse qu'il ne reste, dans tout l'Empire, qu'une seule personne à porter ce nom. Voilà une décision qui devrait assurément faire trembler les fondations du Trône !
Je ne vous demande pas de réécrire l'Histoire, Majesté. Je vous demande simplement de ne pas la salir pour arranger votre récit. Ma sœur est morte les armes à la main, face à ses ennemis. Son courage ne dépend ni de votre reconnaissance, ni de vos décrets.
Je retournerai donc à mon deuil, là où j'aurais préféré rester. Quant à l'Empire, qu'il continue de chercher dans les fautes des autres les excuses à ses propres échecs... Ce n'est certes pas nouveau. Au moins, il est rassurant de constater que certaines traditions impériales savent encore perdurer. -
posté Aujourd'hui (18:03)Golshifteh Rafani Al Khaid a écrit :
L’Empire honore ses morts.
Il n’honore pas ses trahisons.
Hum... bien sûr que si. C'est même l'un des piliers de notre culture. -
posté Aujourd'hui (21:16)Silice, vêtue d'une robe mi-brune et mi-noire, entre discrètement au Aux Languides de Sicilia.
Elle repère rapidement la virtuose Rosalia, Capo de la Famiglia Pont-Krivell, et vient s'installer proche d'elle.
Sous surveillance par un espion novice de l'Impératrice, la renarde noire se soucie peu des dangers auxquels elle semble faire face ces derniers jours.
A la vue des sœurs de sa tendre épouse, et du réconfort apporté, ce moment lui rappelle les douceurs de la Famiglia Pont-Krivell.
Cette douceur qui a fait chavirer son cœur pour la plus...gentille et épatante femme.
Il manque des voyages au compteur de ce jeune couple qui voulait ne pas se sédentariser et tout le temps parti à l'aventure.
Les sombres missions au service de l'Empire les ont éloignées de ce projet commun.
La renarde noire va désormais poursuivre son chemin, les pensées, son âme et l'entièreté de son corps en souvenir de sa Deux-Fleurs. -
modifié Aujourd'hui (22:36)

Rosalia, au-delà des frontières de l’Empire, il ne reste pas qu’une Pont-Krivell dans le Cybermonde. Ni même deux. Aucun décret impérial ne peut effacer cette famille.
C’est un hommage gédéïste que je rends aujourd’hui à Deux-Fleurs.
Je ne la connais pas. Je ne l’ai jamais connue. Je n’inventerai donc ni souvenirs communs ni amitié ancienne. Mais je déplore sa mort et l’abandon dont elle et ses soldats ont été victimes de la part d’un Empire assez lâche pour les laisser tomber, puis salir son nom.
Deux-Fleurs n’était pas naariste. Sa disparition est aussi une perte pour notre Foi : elle a contribué à faire passer le nombre de magmoriens devant celui des gédéïstes. Derrière ces nombres, il y a des êtres que nous perdons et des voix qui nous manquent.
Et ce n’est pas pour rien qu’en Sicilia, la Basilique de la Grande Déesse est entretenue, tandis que la basilique de Naar… heu, pardon, sa cathédrale, a perdu un étage.
La Foi se manifeste aussi dans le soin apporté à ses lieux de culte.
Alors, Ayayaï, si vous faites semblant de les entretenir comme vous faites semblant d’honorer les morts en déposant vos pentacles là où ils n’ont rien à faire, il ne faut pas vous étonner que les sanctuaires naaristes périclitent, même en plein Empire.
Ce pentacle n’avait rien à faire sur sa tombe. Et, de toute façon, je l’aurais enlevé.
Occupez-vous donc des étages de Naar avant de vouloir annexer la mémoire de Deux-Fleurs.
Mon hommage va aussi aux soldats abandonnés avec elle. Je ne partage pas la cause de l’Empire, mais je refuse que ses dirigeants exigent le sacrifice des leurs pour ensuite se dérober à leurs responsabilités.
Deux-Fleurs, je ne t’ai jamais connue, mais je refuse que ton nom disparaisse sous leurs accusations.
Que la Grande Déesse t’accueille dans Sa lumière et veille sur celles et ceux qui te pleurent.
Et même si elle n'a pas toujours été gédéïste, la Grande Déesse sait acceuillir toutes les âmes... Moi je ne fais pas semblant de poser des pentacles comme un petit Ayayaï à la manque mesquin, moi je viens vraiment... Et je fais une vraie cérémonie... -
posté Aujourd'hui (23:23)Fée Con de la Gueuse a écrit :
J'avoue, Gérard Menvussa.![[:=]](http://img7.kraland.org/s/1E.gif)
Déso petite fée, Ayayaï n'est pas venu sur place pour tenter de rappeler au Cybermonde qu'il existe. Ayayaï te laisse ce genre d'exposition trop sincère.
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AyayaĂŻ Sapic
Sbire SOC validé.
Petit Osselet de la Coalition du Niarkalistan
Asmodée des Démons de Minuit







