Madame Nelson !
Salam salam Madame..
Ahhhhhh zi suis très honorée, vraiment. Votre message, c’est pas une réponse, c’est un décret certes, mais je ne sais pas s'ils s,appliquent dans une autre juridiction mais je vois, il a un parfum de papier officiel et menace fiscale en arrière-goût. Zi l’ai lu deux fois: une fois pour comprendre, une fois pour survivre.
Déjà , enchantée aussi. Et merci pour l’article 2-7 du Code des Interactions Cordiales mais Strictement Professionnelles. Chez moi au désert, on n’a pas ce code-là … nous on a plutôt l’article 1:
“Si tu viens avec le sourire, on t’offre du thé. Si tu viens avec une taxe, on t’offre du thé… mais plus fort.”
Et pour votre proposition de “personne de confiance pour expliquer à la justice”, zi note ça dans ma tête. C’est gentil. Chez nous on dit: “Quand la justice elle arrive, même les dattes elles deviennent nerveuses.”
Donc c’est bon d’avoir un contact.
Franchement, zi suis contente: vous êtes abondamment pourvus en planches, inventoriées, normées, exportables, à haute rentabilité…
Ça c’est du bois qui a fait des études universitaires, bravo.
Moi ça me convient parfaitement. Zi veux du solide, du stable, du bois qui ne fait pas “crac” au premier vent. Chez nous dans le désert, quand il y a du vent, c’est pas un souffle… c’est une réunion de famille, ça casse tout.
Donc oui: je suis d'accord pour le commerce. On peut faire ça propre, clair, avec respect, et un petit rire.
Ah, Sibéria qui doit ouvrir ses voies maritimes…
Madame, comment dire… chez moi, quand on ouvre une voie maritime, c’est souvent parce que quelqu’un a renversé une carafe. Mais zi comprends l’idée. Réciprocité, oui.
Vous, vous avez des canards.
Nous, on a du soleil et des tempĂŞtes de sable.
Si on combine, on peut créer une météo très… vivante.
Ah oui… Flintheart Glomgold. Le monsieur qui aime les détails, les tableurs, et les colonnes qui font peur.
Écoutez, moi zi respecte les gens comme ça.
Chez nous on a aussi ce type de personne. On l’appelle “l’oncle qui compte les olives”.
Personne ne l’invite, mais tout le monde sait qu’il est utile quand il faut diviser la facture.
Donc dites Ă Flintheart que zi suis prĂŞte.
Mais attention, petite condition de Tata: s’il me fait un tableur avec 78 lignes pour expliquer que 2+2 = 4,
zi le mets dans le salon des femmes, et Hasna va lui donner une tisane jusqu’à ce qu’il devienne humain.
Vous savez, on m’avait dit: “Golshifteh, sur l’île aux Kanards, ils sont sérieux, froids, business.”
Zi suis arrivée dans ma tête, et zi m’attendais à voir des canards en costume avec une mallette.
Et là … zi vois quoi ?
Un canard qui crie:
“ON A DES PLANCHES MAIS ON A PAS DE PLACE”
Un autre qui dit:
“MET ÇA DANS LE REGISTRE, C’EST LA LOI”
Et un troisième qui tombe à l’eau avec un tampon officiel dans le bec.
Moi zi me suis dit:
“Ahhhh… c’est pas des canards… c’est des **fonctionnaires aquatiques**.”
Franchement? Zi adore.
Chez nous, les fonctionnaires ils transpirent.
Chez vous, ils flottent.
C’est plus élégant.
Je confirme mon intérêt et mon accord pour établir une relation commerciale stable. Je suis très favorable à une coopération long terme entre provinces (et entre espèces). ET je suis prête à discuter des modalités avec Flintheart, même s’il fait peur avec ses chiffres.
Le commerce, c’est comme le couscous: si tu mets trop sec, ça passe pas. Si tu mets trop d’eau, ça devient soupe. Il faut le bon équilibre.