Dieu Pouley a écrit : Maintenant faudrait faire une expérience social, enlever les flics lors des blocus and co et voir ce qui se passe. (ça finirait peut être en Battle Royal ou à l'inverse, à faire une chenille)
En fait, ce que je ne comprends pas, pour les gens qui condamnent la violence dans les manifs, c'est comment vous vous représentez l'utilité d'une manifestation. Est-ce que tu es contre le droit de manifester, ou bien est-ce que tu penses que c'est un droit important ?
Si tu penses que c'est un droit important, pourquoi ? Quelle est l'utilité d'une manifestation ?
La réponse historiquement, c'est que les manifestations ont servi à montrer un intérêt populaire pour un sujet. C'est une démonstration de rapport de force pour le pouvoir. Quand tu as un million de personnes dans la rue, le pouvoir est censé dire "y'a un truc qui va pas, on reprend nos brouillons et on réfléchit".
Et quand je dis que c'est historique, il n'y a pas besoin de remonter tant que ça : ça a eu lieu
il y a 20 ans, avec les conséquences attendues.
Si maintenant le pouvoir décide qu'au lieu d'écouter le rapport de force, il va foncer dedans, briser les manifestations, mettre des flics au contact des manifestants, balancer des lacrymos pour disperser et dissuader les gens de revenir, qu'est-ce qu'il reste pour faire en sorte que la manifestation se transforme en pouvoir politique ?
(Note : il ne s'agit pas de dire que le vote ne sert à rien (encore que ces 3 dernières années, bon). Il s'agit de dire que si on a historiquement des pouvoirs politiques distincts du vote, genre manifestation ou grève ou liberté d'expression dans la presse, c'est pas pour rien : ce sont des éléments démocratiques).
TL;DR : le niveau de violence dans les manifestations est
toujours fixé par le pouvoir en place. Directement (quand les flics viennent au contact, agressent les manifestants, etc.) ou indirectement (quand le pouvoir décide d'ignorer les manifestations et continue une politique impopulaire).