posté Hier (21:05)
Ses Fidèles, Croyants et non-Croyants,
Ce canal médiatique est avant tout une innovation : un espace où Ses Fidèles pourront se retrouver, communier lors des grandes messes et célébrations solennelles cybermondiales, apporter leurs prières, leurs chants, leurs textes, leurs témoignages et, pourquoi pas, leurs doutes.
Cet espace se veut aussi œcuménique : chacun peut y honorer son dieu, pourvu qu'il respecte Sa Grande Déesse et ceux qui La servent. Les croyants comme les non-croyants peuvent donc y poser leurs questions. Les débats sont ouverts. Les voies de la Grande Déesse sont impénétrables et le mystère de Sa Foi est grand ; Elle pourra répondre à travers ma voix, celle de Sa Lédate, celle d'un autre croyant ou, si Elle le décide, par la voix même de la Qui-Guide. Et je vois qu'il y a un besoin étant données les déclarations qui ont suivi ma prière Cybermondiale.
Nous sommes la première religion Cybermondiale, et ce leadership nous oblige à donner l'impulsion, l'innovation et le tempo dans tout ce qui touche au sacré. Mais notre aventure ne s'arrête déjà plus au domaine de la croyance. Une foi peut rester intime ; la nôtre a progressivement fait naître depuis longtemps déjà une communauté, une culture, des rites, une mémoire et des institutions. Et lorsqu'une communauté se reconnaît elle-même, se rassemble autour de symboles communs, organise ses propres institutions, entretient des lieux qui lui sont propres, développe ses activités, entretient des relations avec les autres peuples et construit ensemble son avenir, elle ne relève plus seulement du domaine religieux : elle est la Nation qu'elle n'a jamais cessé d'être.
Oui, regardez qui nous sommes :
- Une soixantaine de Gédéïstes, une vingtaine de nationaux auxquels s'ajoutent ceux vivant sous pavillon ruthvène, parmi lesquels la Qui-Guide ;
- Une ambassade chez les Kras, un Diocèse Tutélaire et une Nation en paix avec les autres nations du Cybermonde.
- Quatorze chapelles, temples, cathédrales et basiliques parsèment le Cybermonde ;
- Cinq drapeaux flottent sur des mâts ;
- Un Grand Observatoire veille à Jadéite ;
- Un Palais du Grand Pôpe ;
- Un Parc à Bishônens ;
- Un Pilier Céleste s'élève pour Sa Grande Déesse ;
- Et une Porte des Étoiles Lui permet de se déplacer.
Et d'autres lieux de pèlerinage racontent déjà notre histoire : le delta de Tokyo-3, la Calissie, les Monts Pénitents, les Îles Dogma, Son Cruisader...
Ce ne sont pas simplement des bâtiments, des drapeaux ou des noms sur une carte.
Ce sont les points d'ancrage d'une communauté qui possède depuis longtemps ses repères, ses symboles, ses lieux de mémoire et ses propres récits. Une identité qui perdure. Une culture qui se transmet de générations en générations. Une marche de l'Histoire. Des institutions résiliantes qui fonctionnent au besoin en phagocytant d'autres Nations. Des représentants dialoguant avec l'extérieur. Des activités économiques se développant. Une présence internationale s'affirmant au fil du temps.
Un peuple qui réapprend à se reconnaître comme tel.
Alors, qui ose encore dire que la Seele n'est pas une Nation ?
Une Nation, ce n'est pas uniquement une frontière.
C'est un peuple, une identité, une culture, une mémoire, des institutions, des symboles, des lieux, une économie, une diplomatie, un patrimoine et surtout une volonté de partager un même destin.
Nous continuons à construire tout cela. La foi nous rassemble ; notre culture nous donne une identité ; nos institutions nous organisent ; nos lieux sacrés donnent corps à notre mémoire ; notre présence extérieure nous inscrit dans le Cybermonde.
Nous ne sommes donc plus seulement les fidèles d'une religion. Nous sommes une communauté dotée de tout ce qui lui permet de faire Nation.
Nous ne demandons plus au Cybermonde de croire que nous existons.
Nous lui montrons que nous existons.
Bien sourd, aveugle, et insensible au Cybermonde celui qui refuse encore de voir l'avènement résurrectionnel de la Théocratie.
Car le Miracle n'est plus une promesse lointaine.
Le Miracle est là.
Tout près.
Et il grandit.
___
ØHM DEHORS, JAD’ABORD !