Votre émission de la nuit. > Réponse Taverne sujet
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posté 29/08 (04:12)

29 Aout 6662026
Spoiler
Il existe des journées où le Cybermonde paraît avancer selon une logique discernable. Les traités sont négociés par des diplomates, les armées se déplacent selon des cartes et lorsqu’un souverain se couche le soir il peut raisonnablement espérer retrouver sa couronne au réveil. Le vingt-huit août ne fut pas une de ces journées. Ce fut plutôt l’un de ces grands moments historiques où chacun prit soin de donner à ses actes une justification respectable pendant que la réalité courait dans les couloirs avec une tarte à la crème sur la tête. Nous avons obtenu une proposition de paix entre la Confédération Libre et le Paradigme Vert, le Cruisader est arrivé au Géofront avec assez de moutons, de soldats et de révolutionnaires pour transformer un port en migration religieuse, l’Empire Brun a changé de souveraine selon cette vieille tradition locale qui consiste à considérer le trône comme une chaise musicale munie de démons et quelque part au milieu de tout cela la Ruthvénie a décidé que le véritable enjeu géopolitique de la Sibéria était la qualité de ses glaçons. J’avais depuis longtemps expliqué que le Cybermonde finirait par atteindre ce degré supérieur de civilisation. Comme personne ne m’avait demandé de le prédire je peux raisonnablement considérer que j’avais raison avec une remarquable avance.
Commençons par le Cruisader parce qu’il est difficile d’ignorer un navire de guerre lorsqu’il remonte une rivière, traverse plusieurs provinces et arrive finalement au Géofront avec dix unités d’énergie restantes et une conception de la discrétion qui rappelle celle d’un orchestre entrant dans une bibliothèque. Le bâtiment a quitté la Slavonie puis a gagné le Géofront en passant notamment par l’Acropole et le Valégro. Cette fois il ne s’agit plus d’une rumeur racontée au fond d’une taverne par quelqu’un qui connaissait quelqu’un dont le cousin avait vu une voile. Le navire s’est réellement déplacé. Puis
Tears Velzard est apparue sur le balcon de la capitainerie pour annoncer avec une satisfaction parfaitement raisonnable qu’elle avait abordé toute seule son superbe bateau, tout en reconnaissant que la partie concernant la propriété du superbe bateau demeurait encore légèrement floue. C’est une subtilité juridique tout à fait secondaire. Dans les grandes traditions maritimes on distingue généralement le propriétaire du navire, son capitaine et la personne qui vient de monter dessus avec un sabre en criant qu’il est à elle. En Slavonie ces catégories semblent beaucoup plus souples et je trouve cette simplification administrative rafraîchissante.
L’arrivée elle-même mérite qu’on s’y attarde car Sanctuaire ne s’est pas contenté d’accueillir un bateau. Des bergers, des moutons, des soldats kralandais, des amateurs de football et une quantité d’individus suffisamment indéfinissables pour que les registres aient préféré les désigner collectivement comme des hurluberlus ont déferlé dans les rues sur fond de chants révolutionnaires et de rapprochement avec l’UKraSS. Plusieurs bâtiments importants sont devenus des zones autonomes dans le même mouvement. Le palais du Grand Pope, le complexe portuaire, une basilique, l’ambassade seelienne, l’hôtel de ville et la base militaire ont ainsi connu cette étrange forme de liberté qui consiste à devenir autonome précisément au moment où une foule enthousiaste célèbre le rapprochement avec une puissance extérieure. Voilà une contradiction qui aurait déstabilisé une nation moins évoluée. Au Géofront elle constitue pratiquement une méthode de gouvernement. On proclame son indépendance avec enthousiasme puis on creuse un tunnel vers la RépubliK puis on accueille un contingent militaire venu protéger un navire puis on explique naturellement que personne n’annexe personne.
K' Velzard a d’ailleurs pris soin de préciser que le contingent slavon n’était pas là pour annexer quoi que ce soit et que
Tears était simplement venue avec son nouveau bateau. Toute la beauté de la diplomatie moderne tient désormais dans cette phrase. Une armée arrive avec un bâtiment militaire et il suffit d’ajouter que ce n’est pas une annexion pour que l’Histoire se sente beaucoup plus détendue.
Golgoth Landraël II a naturellement profité de cette période de clarification nationale pour poursuivre son œuvre philosophique en faveur de la dépendance. Après avoir expliqué quelques heures auparavant les bienfaits respectifs de la RépubliK et de la Confédération il a cette fois condamné l’indépendance du Géofront parce qu’on lui avait apparemment demandé d’en dire du mal et qu’il ne souhaitait pas se montrer contrariant. Il invoque même l’opinion des Bergers de Calissie afin de défendre l’idée qu’une nation forte devrait reprendre le Géofront sous sa coupe. Peu après il loue la Confédération Libre en rappelant qu’elle accueille tout le monde et qu’on y sert désormais des hamburgers. Je voudrais ici défendre Golgoth contre les accusations de volatilité idéologique. Il n’est pas incohérent. Il applique simplement une doctrine extrêmement avancée où la qualité d’un régime se mesure à sa capacité à offrir une place à table. Les constitutions changent. Les frontières changent. Un hamburger bien préparé possède une stabilité institutionnelle autrement supérieure. Les politologues qui souhaitent contester cette méthode sont invités à venir avec un buffet plus convaincant.
Mais avant de quitter cette côte encombrée de bateaux et de moutons il faut revenir à la paix parce qu’elle vient de réussir l’exploit peu commun d’être à la fois plus proche que jamais et toujours entourée de gens qui cherchent méticuleusement où elle pourrait casser. En Slavonie
Karlin et les représentants confédérés se sont rencontrés.
Dame DĂ©merzel est venue avec la suite ruthvène en qualitĂ© d’alliĂ©e de l’Alliance Pastèque et sous le regard protecteur que chacun attribue volontiers Ă
Sophos dès qu’un problème possède assez de complexité pour exiger soit un scientifique soit un mouton télépathique.
Patrick DePouch a ensuite annoncé que les discussions avaient été courtes mais productives et qu’une proposition de paix se trouvait désormais entre les mains du Régent. Voilà l’essentiel. Il existe réellement quelque chose à accepter. Après des jours passés à mesurer qui avait frappé qui après quelle déclaration et avant quel rappel du cessez-le-feu les deux camps ont produit un document. Toute civilisation véritable finit un jour par découvrir que le papier est une arme beaucoup plus lente mais remarquablement efficace.
Et pendant que ce document voyageait entre les mains compétentes les soldats confédérés ont quitté la Barrière Carmin et le statu quo y a été conservé. La tentative de conquête a échoué et le pavillon paradigmien est resté en place. C’est presque raisonnable. Naturellement il fallait immédiatement compenser cette anomalie.
Ruby Ravenmaid a donc repris la parole contre la Confédération alors que le silence des tribunes faisait partie des engagements du cessez-le-feu et
Patrick DePouch a aussitôt rappelé que l’une des peines d’
Albert n’avait toujours pas été annulée. La Confédération s’est donc réservé un droit de réponse.
La fĂ©e K. Lome a tentĂ© de rappeler Ă Ruby que cesser le feu ne signifiait pas fesser les gueux et qu’il serait peut-ĂŞtre charitable de laisser les dirigeants confĂ©dĂ©rĂ©s se reposer de leur charisme d’huĂ®tre. Je ne saurais amĂ©liorer cette analyse sans l’abĂ®mer. On notera seulement que le mĂŞme soir la fĂ©e a versĂ© une prime Ă
Stella Darnus en évoquant une opération explosive présentée comme un traitement particulièrement énergique des troubles intestinaux de Patrick. La diplomatie paradigmienne possède donc maintenant un volet médical. Nous progressons.
Plus extraordinaire encore les principaux intéressés se sont ensuite retrouvés à Irendol où une quantité impressionnante de tartes à la crème a circulé entre
Karlin,
Stella Darnus,
Malcom Ravenloft,
Jay Padbol,
Gяøbatchev,
Mench0,
Imoen de Sunnydale,
La Pacificatrice et plusieurs autres personnes dont la dignité publique n’avait visiblement pas été suffisamment endommagée par les négociations ordinaires. Il serait facile de présenter cela comme un relâchement. Ce serait intellectuellement paresseux. Je préfère y voir la découverte d’un mécanisme de désescalade extrêmement prometteur. Une tarte produit du ressentiment mais rarement une veuve. Si la Confédération et le Paradigme arrivent à remplacer durablement leurs missiles par de la crème fouettée nous aurons devant nous la première doctrine militaire que les pâtissiers pourront soutenir sans remords. Toute personne ayant reçu une tarte et souhaitant préciser qu’elle constituait une attaque stratégique majeure peut évidemment venir témoigner. Nous fournirons une serviette.
Voilà qui nous conduit naturellement vers l’Empire Brun car pendant que les autres puissances apprenaient à négocier
Tormenta Ruthven a décidé qu’un vingt-huit août sans trahison ascendante constituerait une offense aux traditions. À vingt-deux heures passées de très peu elle a renversé
Isotopine et pris le trône impérial. Les registres mentionnent même l’aide possible de démons dans cette entreprise ce qui est rassurant. J’aurais été inquiète d’apprendre qu’une succession impériale brune s’était déroulée uniquement avec des signatures et un changement de serrure. Tormenta remercie Isotopine pour ses services puis explique que la léthargie impériale ne peut plus durer et qu’il faut rendre à l’Empire son agressivité, son idéologie et sa capacité à déferler sur le voisinage. C’est beau comme une bande-annonce gravée sur une pierre tombale. N'oublie jamais de la nourrir.
Il faut reconnaître à Tormenta un diagnostic auquel même ses détracteurs auront du mal à opposer un bâillement. L’Empire Brun s’était effectivement installé dans une étrange période où ses voisins bougeaient beaucoup pendant qu’il semblait regarder ses propres mutations pousser. Or l’Empire a toujours davantage ressemblé à ces vieilles histoires où un savant lève les bras devant un générateur électrique en hurlant que tout fonctionne qu’à une maison de retraite institutionnelle. Tormenta veut donc remettre du mouvement.
Jean-Messie de la Nation a immédiatement salué son accession avec chaleur et a même profité de l’occasion pour demander qu’on lui rende la Plaine. Il est difficile de savoir si cette demande relève de la diplomatie ou de l’habitude de profiter d’un changement de propriétaire pour vérifier ce qui se trouve encore dans le grenier. Dans tous les cas il démontre une qualité politique rare. Certains adressent des fleurs aux nouveaux souverains. Jean-Messie joint une petite revendication territoriale à la carte.
L’affaire devient encore plus savoureuse lorsqu’on regarde Bagdad. Tormenta y avait déjà pris soin de louer
Golshifteh Rafani,
Lachésis et
Agatha quelques heures avant son coup. Le hasard est parfois d’une politesse remarquable. Le même jour le Sultanat travaillait le fer et l’uranium avec toute la prudence qui caractérise une région où une invitation à venir miner peut comporter à la fois des loukoums et une menace sanitaire implicite. L’Empire possède donc maintenant une nouvelle souveraine qui souhaite retrouver l’agressivité brune tandis que les provinces continuent de creuser vers des ressources capables de fournir soit une industrie soit une lueur inquiétante dans les veines. Autrement dit rien n’est encore certain mais le décor est prêt. Je connais suffisamment les Bruns pour savoir qu’il suffit maintenant que quelqu’un oublie une clé près d’un réacteur.
Restons un instant dans le froid parce que la Ruthvénie a choisi de répondre aux grands bouleversements du continent par une question autrement fondamentale. Où trouver les glaçons du prochain bal.
Wenceslas von Altheim-Blatnoï, Arbitre des Élégances et gardien d’un registre qui semble disposer d’une puissance juridique inversement proportionnelle au nombre de soldats qui l’accompagnent, a proclamé que les Champs de Glace de Sibéria seraient placés sous sa protection et exploités au bénéfice du Royaume. Il ne réclame ni ville ni population ni frontière. Seulement la glace. Cette précision mérite d’être saluée. Les conquérants ordinaires veulent tout. Les aristocrates expérimentés savent identifier l’essentiel. Un empire sans frontière peut survivre. Une réception sans glaçons laisse des témoins.
Dame Démerzel soutient naturellement l’entreprise parce que le Mur Climatique et le Grand Bal réclament des quantités croissantes de glace.
May B. Seraven accepte l’idée commerciale à condition que les taxes de Sibéria soient honorées.
Solas demande alors une exploitation modérée afin d’éviter l’extinction de ce qu’il traite presque comme une espèce locale et exige même que les ouvriers puissent se déguiser en ours pour ne pas perturber les requins du secteur. Wenceslas répond qu’il ne prélèvera pas la glace mais qu’il l’élèvera grâce à un canal destiné à alimenter les Champs en eau douce. Nous voilà donc à l’étape historique où la Ruthvénie invente l’élevage de glaçons sous supervision écologique. J’attends désormais la création d’un pedigree pour les icebergs.
Wonyoung a heureusement rappelé une distinction essentielle. Son domaine est l’Écrin de Jade et non l’ensemble de la Sibéria. Les icebergs du lac sont utiles à l’Écrin notamment pour maintenir sa fraîcheur estivale mais d’autres se trouvent du côté de la Mer de Sibéria. En d’autres termes il reste peut-être suffisamment de glace pour que chacun puisse revendiquer la sienne sans devoir immédiatement déclencher une guerre de succession polaire. Il faut souhaiter que cette information soit entendue. La Sibéria compte déjà assez d’autorités, de principautés, de chats, de gardiens, de régents et d’arbitres pour qu’un morceau de glace puisse raisonnablement demander lui-même un avocat avant de fondre. Ceux qui souhaitent contester les droits de l’Arbitrage peuvent naturellement déposer une requête. Wenceslas l’archivera avec élégance.
Pendant ce temps la RépubliK accomplit tranquillement ce que la RépubliK fait lorsque personne ne la surveille suffisamment. Elle finance la science en appauvrissant avec méthode ses citoyens.
Logan Komikov, Ministre de l’Économie, a dévalué la monnaie et généré plus de douze mille FK tandis que les citoyens perdaient cinq pour cent de leurs liquidités. Il a expliqué que ce sacrifice s’inscrivait dans un sprint technologique destiné à rattraper des mois de retard. Une personne de mauvaise foi pourrait prétendre qu’on vient simplement de prendre cinq pour cent de l’argent de tout le monde. Cette personne n’aurait pas compris le collectivisme. L’argent individuel est une forme primitive de monnaie qui attend patiemment d’être transformée en progrès national. Logan n’a donc pas retiré des richesses aux citoyens. Il les a fait monter de niveau institutionnel.
Une part importante de ces fonds est allée directement à la Recherche. Il faut comprendre la noblesse du mécanisme. Le citoyen possède moins d’argent mais la nation peut désormais chercher davantage de choses qu’il ne comprendra probablement jamais. Voilà un échange social d’une limpidité magnifique. Pendant ce temps les habitants de Kraland ont également affronté une épidémie de tortues blindées qui semblent avoir développé un intérêt particulier pour
Logan Komikov,
Natali Stakhanov et
Davidovitch Alberovitch Seldon.
Sophos a quant à lui été attaqué par un Homard Géant. Je note une diversification inquiétante de l’opposition politique animale. Après les tortues voici le homard. Si un poulpe prend la parole demain au Parlement je demanderai simplement qu’il remplisse les formulaires dans l’ordre.
Mais c’est précisément là que l’on mesure la robustesse de la RépubliK. Elle peut dévaluer sa monnaie, financer la Recherche, préparer une fusion géofrontaise et affronter des crustacés surdimensionnés sans jamais perdre son aptitude fondamentale à tamponner des documents.
Jean Prendnote a même lancé sa campagne pour le poste de Gouverneur de Kraland en expliquant que voter pour lui revenait à voter pour le Bonheur. Il a déjà convaincu un apprenti et un garde du corps. Toutes les grandes révolutions commencent quelque part. Certaines commencent dans une usine. Celle-ci commence avec deux personnes et probablement une affiche.
Je ne saurais terminer sans faire un détour par Structural où la Confédération Libre continue son expérience scientifique visant à déterminer combien de discours politiques peuvent tenir dans une même ville avant que l’air devienne physiquement plus dense.
Jean-Ronaldoe de la Patrie,
Gronullos du paté,
Kether DeiMachiavelli et
bob le kasque blue ont distribué critiques, félicitations et manifestations avec une telle énergie qu’il devient difficile de savoir si Structural possède encore un gouvernement ou simplement une conversation permanente.
Bob le très très terrible reçoit des éloges venant d’à peu près toutes les directions tandis que ceux qui tentent de le critiquer découvrent parfois que la foule possède elle aussi une opinion. La Confédération a d’ailleurs découvert la technologie du Fanatisme de Masse. J’avais plusieurs commentaires possibles mais les archives se contenteront de noter que lorsqu’une démocratie découvre officiellement comment fanatiser ses citoyens en faveur du gouvernement il devient très délicat de prétendre que la satire exagère.
Voilà peut-être le véritable portrait du jour. Le Paradigme et la Confédération possèdent désormais une proposition de paix mais continuent à s’envoyer des tartes et des reproches administratifs. Le Géofront accueille le Cruisader et célèbre son rapprochement avec Kraland tout en multipliant les zones autonomes. La RépubliK transforme cinq pour cent des économies privées en science nationale et poursuit son chemin sous les attaques d’une faune manifestement contre-révolutionnaire. La Ruthvénie prépare l’élevage industriel de glace aristocratique. Le Khanat cherche toujours des frontières sur lesquelles planter des tentes et l’Empire Brun a résolu son problème d’immobilisme en changeant d’impératrice avec assistance démoniaque. Aucun de ces peuples ne se considère absurde. C’est cela qui rend le Cybermonde splendide. Chacun possède une explication parfaitement sérieuse de son propre délire.
J’écrirai donc dans les archives que le vingt-huit août fut une journée de stabilisation. Cette phrase est objectivement exacte à condition de choisir avec soin ce que l’on entend par stabilité. La paix avance. Les navires arrivent. Les trônes changent. Les frontières se couvrent de tentes. Les prisons continuent de fonctionner à portes intermittentes. Les tartes remplacent momentanément les balles et les aristocrates s’assurent que la fin du monde sera servie suffisamment fraîche. Ceux qui considèrent que cette interprétation manque de neutralité sont cordialement invités à venir présenter la leur. Je l’écouterai avec respect jusqu’au moment précis où elle deviendra incompatible avec les faits tels que je les ai correctement compris.
Ici Kleo pour Radio Nécrotoile. Les lignes restent ouvertes aux souverains récemment renversés, aux propriétaires contestés de navires, aux médiateurs couverts de crème, aux citoyens dévalués et aux icebergs souhaitant faire reconnaître leur souveraineté. Les autres peuvent également appeler mais ils devront patienter. L’Histoire est particulièrement encombrée ce soir.
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Vous n’êtes pas fou ?
Aucun problème.
Nous vous formerons.