Votre émission de la nuit. > Réponse Taverne sujet
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posté 29/07 (00:33)

28 Juillet 6662026
SpoilerBonsoir aux citoyens de l’Empire Brun, aux souverains qui gouvernent depuis une pièce fermée à clé, aux diplomates qui appellent trêve le temps nécessaire pour reprendre leur souffle et aux peuples courageux qui découvrent chaque matin quelle nation les administre depuis la veille. Ici Kleo, revenue en Sicilia après avoir laissé le Cybermonde sans surveillance assez longtemps pour qu’il invente simultanément une guerre, une paix, plusieurs indépendances, un ministère du Travail confié à l’homme qui venait d’abandonner son propre territoire et une victoire démoniaque dont le principal signe visible demeure la perte de plusieurs dents.
Commençons naturellement par l’Empire Brun puisque l’Histoire a besoin d’un axe. L’Empereur
Octave Sombrefer a poursuivi la composition de son gouvernement
Monique Lemage reçoit l’Intérieur.
Sinzicula reçoit la Justice.
Floran Baumé reçoit le Travail et
Ombre Minusculique reçoit la Recherche, ce qui devrait permettre à la science impériale de progresser dans l’obscurité sans que personne ne puisse vérifier où elle met les pieds.
Kramara Kisugi a déjà rappelé que l’économie ne se nourrit pas de bonnes intentions en relevant la prime à la production au-delà de quinze unités. C’est une politique admirablement simple.
Mais avant de quitter les bureaux impériaux pour descendre dans les caveaux de Mystisie, je voudrais attirer votre attention sur la manière dont notre Empire sélectionne ses talents. Nous n’exigeons pas qu’un ministre ait réussi toute sa vie. Nous demandons seulement que ses échecs soient assez intéressants pour mériter un portefeuille. Cette nuance nous distingue profondément de Kraland où l’échec est une formation diplômante, de la Confédération où il devient un programme électoral et de Ruthvénie où il suffit généralement de l’envelopper dans du velours pour l’appeler tradition. Malgré que certains esprits mesquins s’en inquiètent, le gouvernement brun possède donc une cohérence parfaite. Il assemble la compétence, la monstruosité et l’expérience du désastre dans des proportions qui auraient fait pâlir les vieux réalisateurs de séries maudites dont nos institutions ont conservé le goût des éclairages trop dramatiques et des portes qui grincent même lorsqu’elles sont ouvertes.
VoilĂ qui nous conduit Ă Mystisie oĂą
Lyra du Hautbois avait invité
Ombre Machiavélique à quitter Abandon afin de venir corrompre des âmes plus près des locaux. L’offre était administrative, pratique et presque touristique puisqu’une superbe basilique semblait comprise dans le forfait. Elle l’a nommé Capitaine. Quelques heures plus tard
Deux-Fleurs de Pont-Krivell l’a agressé et perdu son poste de Générale dans l’opération. Les observateurs médiocres diront que le démon fut vaincu. Les observateurs formés par cette antenne savent reconnaître une manœuvre beaucoup plus subtile. Être battu au milieu de ses troupes puis laisser son adversaire perdre son grade constitue une victoire par déplacement de carrière. C’est élégant, économique et surtout impossible à contredire puisque le vainqueur officiel doit désormais remplir des formulaires de recherche.
Deux-Fleurs peut bien soutenir qu’elle a dominé le combat.
Ombre Machiavélique conserve son titre, son sourire et cette aptitude prodigieuse à transformer chaque humiliation en preuve qu’un plan existait depuis le début. C’est eux qui écrivent les grands traités de stratégie et rarement ceux qui restent debout.
Mystisie n’avait pourtant pas fini de donner à la nuit sa couleur.
Cheikh Evara a consacré ses dernières heures à tenter plusieurs attentats contre la Coutellerie van Tartijn. La police l’a recherché, puis a abandonné certaines poursuites parce que tous les agents étaient au bal, puis en raison de sa jeunesse malheureuse, puis l’a recherché encore. Il existe des administrations qui hésitent entre la clémence et la fermeté. La nôtre a perfectionné l’art de pratiquer les deux en alternance si rapide que le criminel peut être pardonné entre deux explosions sans interrompre son activité.
Cheikh Evara est finalement mort de ses blessures après avoir presque tout raté sauf sa sortie. Il aurait emporté avec lui le secret des couteaux van Tartijn et laissé derrière lui un vide que
Don Amortel est venu saluer au cimetière avec ses silences, ses soupirs et cette douleur lasse de l’homme qui perd encore une fois celui qu’il appelait son méchant. Je n’ajouterai pas de plaisanterie à cet hommage. Les morts ont droit à quelques secondes de dignité avant que les vivants ne récupèrent leurs symboles, leurs ennemis et éventuellement leurs biens immobiliers. Je noterai seulement que la ville d’Abandon fut ensuite frappée par une crise de désespoir peuplée de spectres. Il se peut que cela n’ait aucun rapport.
Pendant ce temps à Bagdad des démons portant des noms de sucreries se sont rassemblés près d’une confiserie démoniaque au nom de l’Empereur et de la Magocratie. Voilà une initiative que je soutiens avec prudence. Le mal absolu devient toujours plus acceptable lorsqu’il est correctement présenté dans du papier coloré. Les armées de Glycidia peuvent donc marcher pour l’Empire à condition qu’elles évitent de fondre au soleil et qu’un registre sérieux distingue les officiers des bonbons fourrés. Toute personne capable d’expliquer pourquoi nos démons ont adopté le vocabulaire d’une boutique pour enfants est invitée à venir témoigner. Les explications raisonnables seront examinées après les autres.
Quittons maintenant l’ombre de Mystisie pour les plages des Karaïbes où le Khanat Elmérien a décidé de démontrer que des représailles lointaines demeure des représailles même lorsqu’elle atteint surtout ceux qui s’étaient opposés à la faute d’origine. Le motif est connu. Une armurerie elmérienne détruite. Un citoyen kidnappé. Des négociations rendues aussi utiles qu’un parapluie au fond d’un port.
Tifa LockHeart,
Elbereth Khan Seraven,
Tinylia Cératy,
Aurelthar,
Kara de Pont-Krivell,
Rosalia de Pont-Krivell et plusieurs autres sont arrivés à Trésorville avec des discours de retour de flamme, des toasts au Khanat et cette conception tribale de la diplomatie selon laquelle un micro devient légitime dès qu’on l’arrache assez vite à son voisin. Le port Koinsaires et l’aéroport Kanard’Air ont été frappés. Des pièces se sont écroulées. Des victimes ont été comptées. Des postes ont été perdus. Au même instant une onde de paix traversait la province et retirait aux habitants toute envie de se battre pour vingt-quatre heures. Les Karaïbes fut donc le théâtre d’une innovation remarquable, le bombardement pacifique. Les bâtiments tombaient dans une atmosphère d’apaisement général. Les blessés pouvaient contempler les ruines sans ressentir de colère et les assaillants découvrir la sérénité intérieure au milieu des gravats. Aucun philosophe n’avait encore osé aller aussi loin.
Wenceslas von Altheim-Blatnoï, redevenu Duc après avoir quitté la prison et échoué une première fois à obtenir le titre par prérogative diplomatique, a formulé l’objection la plus embarrassante de la journée. Les ministres responsables de l’attaque contre le Khanat se trouvaient à Ruthvenville. Les Karaïbes s’y étaient opposées. Le Khanat avait donc traversé le Cybermonde pour frapper la province ruthvène qui lui donnait raison et laisser tranquilles les responsables qui lui donnaient tort. Il faut reconnaître ici une vérité pénible. La vengeance devient beaucoup plus facile lorsqu’on choisit la cible selon sa proximité géographique plutôt que selon sa culpabilité.
Wenceslas a invité les Elmériens à compter les victimes puis les ministres parmi elles. Le calcul est cruel parce qu’il ne demande même pas de savoir compter très haut.
Monique Lemage, bloquée sur l’île et déjà installée à mi-temps dans ses plaisirs locaux, a choisi la seule position diplomatique vraiment honnête. Elle défend les Karaïbes parce qu’elle les veut. Elle a rappelé que l’Empire Brun n’aurait pas besoin d’inventer une armurerie ou un enlèvement pour attaquer une île si séduisante. Nous viendrions pour l’or, les plages, la gnôle et le secret bancaire. Certains trouveront cela immoral. Ce sont généralement les mêmes qui préfèrent envelopper leurs convoitises dans des principes afin que le pillage ait l’air d’une réunion de famille.
Lord Golgoth Ruthven a pour sa part préféré attaquer la réputation de
Wenceslas en l’invitant à s’envoler hors de l’île. C’est une contribution modeste mais toute monarchie a besoin de quelqu’un chargé de secouer les rideaux pendant que le château brûle. Les concernés peuvent venir nier cette interprétation. Les lignes sont ouvertes et nous disposons encore de plusieurs chaises qui n’ont pas été projetées par une explosion.
Restons un instant dans le Khanat puisque ses armées n’ont pas seulement exporté le chaos.
Nerdos Valkyry a découvert les missiles nucléaires et précisé que cette technologie était nécessaire pour fabriquer des missiles nucléaires. La science avance parfois par bonds. Elle avance parfois en lisant l’étiquette sur la caisse. La Khane
Cassandre Lemage Ruthven a poursuivi son parcours de conquĂŞte interne en affrontant
Nerdos au milieu des casseroles de Bananie avant de lui prendre sa place. Puis
Ronald Pompe a vaincu à son tour le chef de tribu nouvellement nommé. Le pouvoir elmérien ressemble ainsi à une chaise musicale dont les participants ont remplacé la musique par des duels. C’est brutal mais au moins personne n’attend cinq semaines qu’une commission vérifie si la chaise respecte les normes.
Alice Ravenloft a lancé de son côté une célébration des talents elmériens en présentant
Sakura Tiwanaku, sa cape et la puissance mauve comme les preuves d’une liberté qui ne demande ni décret, ni couronne, ni conscience universelle. L’argument est solide. Une nation capable de passer du duel en cuisine au missile nucléaire puis à la chronique de mode dans la même matinée possède manifestement plusieurs projets même si aucun ne regarde dans la même direction.
Voilà qui nous mène au Valégro où la direction changeait si souvent que
Kenza Creswick avait fini par renoncer à préparer ses discours avant de savoir si la guerre, la paix, l’alliance ou leur contraire survivrait jusqu’au déjeuner. Le Premier Ministre
Michel DruKra a proposé de céder la province au Royaume de Ruthvénie contre une part permanente des impôts produits par les Kralandais, une alliance scientifique et militaire, des échanges technologiques, des exercices communs, des jumelages et le maintien provisoire du gouverneur. Autrement dit Kraland se disait prêt à rendre la maison à condition de conserver une clé, une part du loyer, un droit de regard sur la cuisine et la possibilité d’organiser des manœuvres dans le jardin. Ruthvénie a accepté d’entamer la trêve par la voix de
Henri St Misles dans une allocution en ewok qui proposait de poser les lances, de boire du café et de laisser chacun soliloquer devant un miroir afin de ne pas avaler ses propres paroles. C’était probablement la déclaration officiel la plus claire du dossier.
Dame Démerzel a demandé l’arrêt des discours hostiles contre la République tandis que
Sir McRabbit approuvait le compromis au nom de la Collaboration.
Logan Komikov a rangé son matériel de manifestation en proclamant la paix et l’amitié avec ses adversaires de la veille. Puis
Jean-Luc Selriche, qui disposait pourtant de soixante-deux virgule cinq pour cent des intentions de vote, a démissionné de son poste de gouverneur et retiré sa candidature parce que le retour annoncé d’un duché ruthvène rendait impossible son programme socialo-graffitik. Il craignait qu’un baron vienne confisquer les fruits du travail populaire pour bâtir une cinquième aile à son château. Quelques heures plus tard
Michel DruKra l’a nommé Ministre du Travail. C’est une promotion logique. Lorsqu’un homme explique qu’il ne peut plus appliquer sa politique dans une province, Kraland lui confie le pays entier afin qu’il puisse échouer sur une surface convenable.
Jean-Luc Selriche a aussitôt expliqué que sa gestion du Valégro n’avait pas échoué parce qu’elle était trop socialiste mais parce qu’elle ne l’était pas assez. C’est là une propriété merveilleuse des grandes doctrines. Elles ne perdent jamais. Elles ont seulement été appliquées avec une pureté insuffisante par des gens qui devront travailler davantage la prochaine fois.
Kenza Creswick a démissionné de la mairie après avoir consacré ses efforts au dialogue.
Sir McRabbit a reçu le gouvernement dans une nomination non tamponnée parce que la Ministre de l’Intérieur
Lucette Circulaire manquait d’encre et risquait de rater l’apĂ©ritif rĂ©glementaire. Il a ensuite confiĂ© Fort Emouchet Ă
Koshka et nommé
PierreJean intendant après sa sortie de prison. La transition fut donc assurée par un lapin gouverneur, une ministre pressée de boire, un ancien détenu chargé de l’intendance et un ministre du Travail promu pour avoir quitté le travail précédent. J’ai consulté les preuves que nos correspondants ont recueilli. Il n’y a là aucune satire. Seulement l’administration lorsqu’on la laisse pousser sans tuteur.
À Sanctuaire le Géofront choisissait une autre méthode.
Nyx Flammèche s’est insurgée pour obtenir l’indépendance et fut arrêtée.
Ninoo Chantargent,
Shiki Chantargent,
Hanako Ainozomi,
Mandy Chantargent,
Darth Leo et
Bohé d’Umont ont ensuite multiplié les soutiens aux Provinces Indépendantes et les critiques contre le Royaume.
Hanako a résumé l’affaire avec une simplicité que les chancelleries devraient étudier. L’indépendance pour la sécurité. L’indépendance pour la liberté. Rendez les terres occupées. Ce mouvement possède moins de mots que la trêve du Valégro mais probablement davantage de direction.
Bohé d’Umont a même trouvé la volonté géofrontaine inspirante tout en attaquant le roi
Bladimir Bladimirovitch Mutin et l’alliance ruthvène qui l’entoure. Le Géofront devient ainsi le lieu où des gens de toutes origines viennent réclamer que les autres repartent chez eux. C’est une définition rude de la souveraineté mais elle a l’avantage d’entrer sur une pancarte.
Pendant que Sanctuaire exigeait son avenir la Confédération Libre reconstruisait son passé avec une énergie électorale admirable.
Paul-Steeve Saint-Sauveur a nommé
Précieuse Liarr à la Justice et à l’Autre Information. Elle occupait également les Services Secrets par intérim et invitait les étrangers à proposer discrètement leurs services avec secret d’État garanti. Le régime démocratique atteint ici sa forme la plus raffinée. La Justice explique publiquement qu’elle poursuivra les traces de l’information alternative tandis que les Services Secrets recrutent par annonce. Nul besoin d’espionner les citoyens lorsque ceux-ci peuvent déposer une candidature avec leurs références.
Le gouverneur
Jean-Messie de la Nation a quant à lui arrêté
Monique Quiès pour commerce de dix prospectus électoraux et lui a confisqué une truelle. Il a déclaré ne pas approuver l’interdiction de la communication politique mais appliquer les règles à tous. Peu après une chanson populaire l’a transformé en héros solitaire affrontant une mamie, un sac à main et un déambulateur avant de livrer sa dangereuse adversaire pieds, poings et dentier liés.
Paul Sernine a rappelé que les détenus avaient le droit de vote tout en expliquant que l’illégalité de
Monique Quiès la rendait indigne de devenir bourgmestre. La démocratie confédérée demeure donc ouverte à tous à condition que l’ouverture puisse se refermer derrière eux avec une serrure.
Le Ministre de la Guerre
Patrick-Lamulle DePouch a enfin rebaptisé le Bataillon Transgénique Irradié en Casques Bleus et nommé
bob le gentil bob général. Sa mission sera d’expliquer avec douceur que les postes de contrôle protègent la liberté, que le péage est volontaire et que la paix possède un tarif. C’est une doctrine redoutable. Faire aimer le mur demande plus de talent que le construire. Les gens croient souvent que la gentillesse désarme le pouvoir alors qu’elle lui permet surtout de sourire sur les affiches. La Confédération promet ainsi de redevenir la première puissance du Cybermonde avec une armée pacifique, une super-ministre de la Justice et de l’information, des services secrets recrutés par communiqué et une héroïque chasse aux prospectus. Cela aurait dut inquiéter tout le monde. Pour une raison mystérieuse tout le monde était déjà occupé à bombarder les Karaïbes.
Je ne saurais terminer sans saluer Hélénie où une voix anonyme a déclaré la province seelienne au nom d’une Déesse avant de critiquer l’Empire Brun, la Confédération, Kraland et Ruthvénie. Cette impartialité hostile mérite notre respect. Elle prouve qu’il reste possible de mépriser presque tout le Cybermonde sans favoriser une puissance particulière. À Sicilia pendant ce temps
Minskirouille s’installait à Trou Perdu et
Églantine Delépine affrontait un cheval. Les étrangers demanderont peut-être pourquoi cette dernière information mérite de conclure une journée d’attentats, de changements de gouvernement et de révolutions. Les Siciliens savent déjà . Un cheval engagé dans un combat à Trou Perdu représente une affaire locale normale. Il est peut-être même le seul protagoniste de cette chronique dont les intentions soient parfaitement claires.
Ainsi s’achève cette édition. L’Empire Brun change ses ministres sans perdre son style. Mystisie enterre un artificier et promeut les ombres. Le Khanat frappe une île pour punir une capitale lointaine. Ruthvénie et Kraland signent une paix dont chaque phrase contient déjà le mobilier de leur prochaine dispute. Le Géofront réclame de s’appartenir. La Confédération défend la liberté en arrêtant les prospectus et Sicilia accueille tout cela avec cette sérénité particulière des provinces qui ont compris depuis longtemps que le chaos n’est pas une crise mais un climat.
Toute personne souhaitant corriger ces faits peut venir le faire en direct. Qu’ils apportent leurs preuves, leurs témoins et une chaise solide. Les menteurs seront entendus avec la même attention que les diplomates puisqu’il serait injuste de distinguer deux professions qui travaillent avec des outils aussi semblables. Ici Kleo, dans la salle du trône de l’Empire Brun où les chandelles s’éteignent une à une et où ma toile conserve déjà ce que vos gouvernements tenteront demain d’oublier. Vous pouvez changer de frontières, de titres, de doctrines et même de version. L’Histoire n’a pas besoin de votre permission pour rester collée.La radio grésilla une dernière fois.
Bienvenue dans le Cybermonde,
Ombre Machiavélique. Essayez seulement de ne pas trop vous éloigner de mon ombre. Il faudra bien quelqu’un pour expliquer vos prochaines échecsvictoires.
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Vous n’êtes pas fou ?
Aucun problème.
Nous vous formerons.