Deux peuples, une frontière : le Plan Confédéral de Séparation Pacifique > Réponse Monde sujet
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posté 28/07 (06:25)Martina,
Il y a quinze ans, vous ne nous auriez rien proposé. On ne proposait pas à la Confédération Libre, on l'écoutait. Que vous ayez eu à nous découvrir aujourd'hui mesure exactement le chemin que nous avons laissé se perdre. Nous le reprenons, et vous arrivez au bon moment.
Votre franchise vous honore. Beaucoup pensent ce que vous avez écrit, très peu l'écrivent. Mais ne soyez pas déçue de ne pas y avoir pensé : personne n'y pense, on s'en souvient. Ce genre d'idée ne s'invente pas, elle se transmet. Il fut un temps où un certain Shinji savait faire d'une file d'attente une place financière et d'une frontière une rente perpétuelle. Le péage n'est pas un impôt, c'est une liturgie. Nous n'avons fait que rouvrir le livre à la bonne page.
La Sicilia m'intéresse sincèrement. L'échelle locale est une excellente école, il ne lui manque que l'appétit. Je viendrai vous voir.
Mais je ne viendrai pas les mains vides. Vous trouverez ci-joint votre casque. Bleu, à votre taille, votre nom gravé à l'intérieur. Ce n'est pas une politesse protocolaire, c'est une invitation. Une ministre de la Guerre coiffée du casque de la paix, voilà précisément le genre de contradiction devant laquelle des continents entiers s'inclinent sans comprendre pourquoi. Portez-le. Il vous ira mieux qu'à quiconque.
Je vous préviens tout de même : nos jeunes officiers sont d'un enthousiasme que Dark Link lui-même aurait jugé un peu vif, et il s'y connaissait pourtant en matière de positions tenues toute une nuit sans jamais céder un pouce de terrain. Ils voudront vous faire visiter chaque poste de contrôle, en détail, longuement. Laissez-les faire. Ils sont infatigables.
La paix est un marché. Nous en tenons le guichet.
Le Vice-Président de la Confédération Libre