
Bonsoir Sicilia. Bonsoir Empire. Bonsoir aussi à tous ceux qui prétendent ne jamais écouter cette émission avant d'en citer le moindre mot dès le lendemain matin dans une taverne. Je vous vois, ne faites pas semblant. Les murs ont des oreilles, les tavernes ont des langues et moi j'ai des araignées. Elles sont nettement plus fiables que les chroniqueurs politiques et infiniment moins chères à nourrir.
Je vous propose d'ailleurs de commencer notre voyage là où les grands principes rencontrent toujours le même destin. Le Valégro. Cette merveilleuse province où chacun affirme vouloir protéger le peuple avec une sincérité bouleversante tout en passant une partie considérable de sa journée à lui expliquer pourquoi il doit désormais payer davantage, produire davantage, obéir davantage et surtout remercier davantage. J'admire cette capacité qu'ont certains gouvernements à présenter une gifle comme une caresse éducative. Il faut un talent immense pour réussir une telle performance sans éclater de rire au milieu de son propre discours.
Prenez donc cette affaire qui agite actuellement Fort Emouchet. À première vue, elle ressemble à une banale querelle administrative. En réalité, c'est une véritable pièce de théâtre où chacun est persuadé d'incarner le héros alors que le public commence sérieusement à soupçonner qu'il n'y a plus que des seconds rôles. D'un côté,
Jean-Luc Selriche poursuit son grand projet de bonheur kollectif avec l'énergie d'un homme convaincu que la prospérité se mesure au nombre de formulaires distribués et que toute résistance à l'impôt constitue probablement une pathologie médicale. De l'autre,
PierreJean continue de défendre une idée presque révolutionnaire dans le monde moderne, celle selon laquelle il serait peut-être préférable de laisser les habitants produire des richesses avant de leur expliquer avec enthousiasme pourquoi elles appartiennent déjà à quelqu'un d'autre.
Et c'est précisément là que cette histoire cesse d'être une simple dispute entre administrateurs pour devenir une démonstration politique absolument fascinante. Chacun croit profondément avoir raison. Les uns augmentent les taxes au nom du bien commun. Les autres dénoncent ces décisions au nom de ce même bien commun. Les bâtiments changent de propriétaire avec une facilité déconcertante pendant que les discours deviennent toujours plus grandiloquents, comme si chaque nouvelle déclaration pouvait faire oublier que les habitants regardent surtout disparaître leurs outils de travail. J'ai toujours trouvé extraordinaire cette capacité qu'ont les dirigeants à parler de prospérité avec une telle assurance au milieu des gravats. Les pierres, elles, restent d'un scepticisme admirable.
Je voudrais maintenant quitter un instant les plaines du Valégro, où les administrations continuent de labourer les citoyens avec une application presque agricole, pour traverser les dunes de Mystisie. Là -bas, le sable a cette étrange propriété de conserver les empreintes bien plus longtemps que les promesses politiques. C'est une terre où les caravanes disparaissent, où les tempêtes ensevelissent les monuments avant même qu'ils aient une histoire et où les ambitions, elles, refusent obstinément de mourir. Je dois reconnaître que j'aime profondément cette province. Pas seulement parce qu'elle appartient à l'Empire Brun. Non. Je l'aime parce qu'elle attire systématiquement les personnalités convaincues que le destin du Cybermonde attendait précisément leur arrivée. Mystisie agit sur les mégalomanes comme une bouteille de très bon vin agit sur un poète. Elle ne les transforme pas. Elle révèle simplement ce qui était déjà là .
Et cette semaine, force est d'admettre que
Octave Sombrefer n'a pas fait les choses à moitié. Certains gouverneurs se contentent d'inaugurer une route ou de promettre une nouvelle auberge. C'est déjà très bien. C'est utile. C'est même respectable. Lui préfère annoncer une réorganisation complète de la réalité. Une Magocratie. Un Désert Démoniaque. Une immense campagne de fouilles archéologiques destinée à retrouver des artefacts capables d'appeler des légions démoniaques. Puis, dans un mouvement d'une modestie presque touchante, la conquête de l'Empire Brun avant celle du Cybermonde tout entier. J'admire cette capacité qu'ont certains dirigeants à toujours prévoir leur agenda très en avance. Personnellement, je peine déjà à organiser correctement mes repas lorsque
Renato oublie de me servir à l'heure. D'autres planifient la domination mondiale avant le dîner. Chacun ses talents.
Naturellement, les esprits raisonnables ont immédiatement levé les yeux au ciel. Ils parlent de folie. De délire. De mégalomanie. Les mêmes personnes qui expliquaient hier encore qu'aucun Empire ne survivrait longtemps à ses propres contradictions. Les mêmes experts qui annoncent la chute du monde avec une régularité telle qu'ils finiront probablement par avoir raison un jour, uniquement par épuisement statistique. Les prophètes de catastrophe sont des gens très confortables. Lorsqu'ils échouent, ils annoncent simplement la catastrophe suivante. Lorsqu'ils réussissent, ils réclament qu'on relise leurs anciennes analyses. C'est un métier que je respecte énormément. Il ne demande absolument aucun résultat.
Car au fond, ce qui me fascine dans cette histoire n'est pas le projet d'
Octave Sombrefer. Les projets grandioses existent depuis que les premiers rois ont découvert qu'une couronne permettait aussi de rêver à voix haute. Ce qui m'intéresse davantage, c'est la réaction du reste du Cybermonde. Il suffit qu'un homme annonce vouloir retrouver une lampe démoniaque enfouie sous plusieurs mètres de sable pour que tout le monde oublie soudain ses propres ambitions tout aussi extravagantes. Certains gouvernements prétendent reconstruire des sociétés parfaites. D'autres promettent un bonheur universel garanti par décret. Quelques royaumes changent de souverain avec une fréquence qui ferait passer une auberge pour un modèle de stabilité. Pourtant c'est toujours le voisin que l'on traite de fou. Voilà une tradition intercybermondiale qui traverse les siècles avec une remarquable fidélité.
Je serais d'ailleurs bien incapable de dire où commence exactement la mégalomanie. Est-ce lorsqu'un homme affirme vouloir conquérir le monde ? Ou lorsqu'il est persuadé que personne d'autre n'en est capable ? L'Histoire possède un humour très particulier. Elle se moque rarement des rêveurs. Elle préfère ridiculiser ceux qui étaient absolument certains que les rêveurs échoueraient. Les archives impériales regorgent de certitudes mortes de vieillesse.
Pendant ce temps, les fouilles avancent. Des chantiers apparaissent dans le désert. Des expéditions sillonnent les dunes avec cette obstination propre aux chercheurs de trésors qui refusent d'admettre qu'ils pourraient simplement rentrer chez eux les mains vides. Certains y voient une perte de temps. D'autres une formidable aventure. Quant à moi, je constate surtout que la Mystisie reste fidèle à elle-même. C'est probablement la seule province où l'on peut annoncer sérieusement que l'on part déterrer une relique démoniaque sans provoquer autre chose qu'un haussement d'épaules suivi d'un très poli « Bon courage ».
Il y a cependant un détail qui mérite davantage d'attention. Derrière les grands discours, derrière les proclamations et les visions impériales,
Octave Sombrefer rappelle malgré lui une vérité assez ancienne. Les peuples ont besoin d'histoires presque autant qu'ils ont besoin de pain. Gouverner uniquement avec des chiffres fatigue rapidement les foules. Gouverner avec un mythe, une quête et quelques ruines mystérieuses... voilà qui nourrit autrement l'imagination. Les empires ne tiennent jamais uniquement grâce à leurs armées. Ils tiennent parce qu'ils offrent à leurs habitants quelque chose de plus confortable encore que la sécurité. Ils leur donnent l'impression de participer à une histoire plus grande qu'eux-mêmes.
Je n'ai donc aucun conseil à donner Ã
Octave Sombrefer. Les ambitieux écoutent rarement les conseils et les conquérants encore moins. En revanche, je me permettrai une simple observation. Les plus grands empires ne sont pas toujours bâtis par ceux qui rêvent le plus grand. Ils le sont souvent par ceux qui savent convaincre les autres que ce rêve mérite d'être partagé. Conquérir une province est une affaire militaire. Conquérir une imagination est une affaire infiniment plus difficile et vous avez fait mention de conquérir la mienne.
Enfin... si jamais quelqu'un retrouve réellement une antique lampe capable d'invoquer des légions démoniaques, je demanderais simplement qu'on prévienne la rédaction avant de déclencher la fin du monde. Il serait regrettable que Radio Nécrotoile manque un sujet d'une telle qualité pour une simple question d'organisation.
Il existe des nations qui bâtissent leur puissance sur leurs armées. D'autres sur leur commerce. Certaines sur leur foi. Puis il y a la Ruthvénie, qui semble avoir choisi depuis plusieurs semaines de construire son avenir autour d'une question absolument essentielle. Qui possède la bonne couronne. Voilà un débat admirable. Non parce qu'il soit particulièrement utile mais parce qu'il résume à lui seul toute la politique moderne. Les récoltes peuvent attendre. Les routes s'effondreront bien demain. Les provinces continueront d'exister avec ou sans discours. En revanche, déterminer laquelle de deux couronnes mérite le droit d'être portée devient soudain une urgence nationale. J'ai toujours trouvé fascinant ce pouvoir qu'ont les symboles. Ils finissent souvent par coûter davantage d'énergie que ce qu'ils étaient censés représenter.
Le
Roi Bladimir Bladimirovitch Mutin a donc rappelé à son royaume que l'enquête devait avancer et que les plaisanteries administratives avaient suffisamment duré. Derrière son ton volontairement théâtral se cache pourtant une inquiétude bien réelle. Une monarchie ne peut tolérer très longtemps que l'on doute de ce qui fait précisément son autorité. Les royaumes vivent autant de cérémonies que de soldats. Si la couronne devient un simple objet parmi d'autres alors le trône lui-même commence à perdre quelques centimètres de hauteur. Les sceptiques appellent cela de la superstition. Les vieux souverains, eux, savent que les peuples obéissent souvent davantage à une histoire qu'à une épée.
Mais comme toujours en Ruthvénie, il suffit qu'une affaire semble prendre une direction claire pour qu'une autre voix surgisse aussitôt et décide qu'il serait infiniment plus raisonnable de remettre absolument tout en question. Les appels à la révolution fleurissent avec une régularité presque botanique. Les discours se répondent d'une place à l'autre. Les anciens idéaux sont convoqués comme des témoins dans un procès où chacun est persuadé d'incarner la véritable tradition. J'ai parcouru plusieurs de ces déclarations avec beaucoup d'attention et j'y ai retrouvé ce parfum si particulier des nations qui regardent davantage leur passé que leur horizon. Chacun invoque les ancêtres. Personne ne semble vouloir leur demander ce qu'ils auraient fait à leur place.
Il faut reconnaître à la Ruthvénie un talent que peu d'États possèdent encore. Elle transforme chaque crise politique en tragédie romantique. Là où d'autres gouvernements s'échangent des chiffres et des rapports administratifs, les Ruthvènes parlent de destin, d'honneur, de révolution, de sang et de fidélité. C'est infiniment plus élégant. Beaucoup moins reposant aussi. On ne peut pas vivre éternellement dans une pièce de théâtre sans finir par oublier où se trouve la sortie de scène.
Je voudrais d'ailleurs attirer votre attention sur une étrange similitude entre tous les camps qui s'affrontent. Ils prétendent naturellement défendre des visions incompatibles. Les uns accusent les autres de trahir l'esprit du royaume. Les autres répondent qu'ils sont les seuls héritiers légitimes des anciennes valeurs. Pourtant, lorsqu'on retire les drapeaux, les uniformes et les grands discours, tous poursuivent exactement le même objectif. Chacun rêve d'une Ruthvénie qui lui donnerait enfin raison. Voilà peut-être la plus vieille maladie politique du monde. Confondre le salut d'une nation avec la victoire de sa propre opinion.
Pendant ce temps, la vie continue avec cette insolence que les idéologies ne parviennent jamais complètement à dompter. Des commerçants ouvrent leurs échoppes. Des artisans fabriquent encore leurs outils. Des aubergistes servent leurs clients sans leur demander au préalable s'ils soutiennent la bonne faction. Les véritables piliers d'un royaume ne siègent pas toujours dans les palais. Ils travaillent souvent derrière un comptoir, un établi ou un champ. Ils regardent passer les souverains comme les saisons. Avec une certaine curiosité et une immense patience.
C'est peut-être pour cette raison que je souris toujours lorsqu'on annonce une révolution imminente. Les révolutions aiment énormément les discours. Les peuples préfèrent généralement le pain chaud. Les premières promettent un avenir radieux. Les seconds espèrent simplement que demain ressemblera suffisamment à aujourd'hui pour pouvoir continuer à vivre. Cette différence paraît minuscule. Elle explique pourtant pourquoi tant de grandes révolutions terminent leur existence dans les livres d'Histoire pendant que les boulangers, eux, ouvrent encore leurs portes chaque matin.
Ne vous méprenez pas. Je ne me moque pas de la Ruthvénie. Au contraire. Je lui reconnais une qualité que beaucoup ont perdue. Elle croit encore que les idées méritent qu'on se batte pour elles. C'est respectable. J'aimerais simplement que quelqu'un rappelle de temps en temps aux différents prétendants que gouverner consiste également à remplir les greniers, réparer les routes et empêcher les citoyens de s'entretuer entre deux grands principes. Les royaumes meurent rarement d'un manque d'héroïsme. Ils meurent bien plus souvent d'un excès de certitudes.
Alors je regarderai cette histoire de couronnes avec le même intérêt que les précédentes. Parce qu'au fond, peu importe finalement laquelle sera reconnue comme la véritable. Dans quelques années, un nouveau souverain en portera une autre et les chroniqueurs expliqueront avec le plus grand sérieux que celle-ci est évidemment la seule authentique. Les symboles changent de tête. Les peuples, eux, continuent d'espérer que quelqu'un finira par mériter de les porter.
Je laisse néanmoins les lignes de Radio Nécrotoile ouvertes. Si un prétendant, un révolutionnaire, un royaliste convaincu ou même une couronne elle-même souhaite venir défendre sa version des faits, la rédaction l'accueillera avec toute l'impartialité qui fait notre réputation. Naturellement, le fait que nous ayons déjà notre opinion ne doit décourager personne. Il est toujours intéressant d'entendre quelqu'un expliquer pourquoi il avait tort avec autant de conviction.
Après avoir traversé les tempêtes politiques du Valégro, les rêves impériaux de Mystisie et les querelles de couronnes ruthvènes, il est presque reposant de revenir en Sicilia. Je dis bien *presque*. Car ceux qui imaginent encore notre province comme un petit coin tranquille où les habitants passent leurs journées à boire du vin et discuter de cuisine n'ont probablement jamais essayé d'y passer une semaine complète. Sicilia possède une qualité très rare. Elle donne constamment l'impression que tout est sous contrôle alors qu'il s'y passe toujours quelque chose d'absolument improbable. Seulement ici, personne ne pousse de grands cris. On balaie devant sa porte, on relève les manches et on continue d'avancer pendant que le reste du monde organise des conférences pour expliquer pourquoi il est incapable d'en faire autant.
Les
Dei Machiavelli ont encore occupé une bonne partie de l'espace politique de Trou Perdu.
Martina D. Dei
Machiavelli a naturellement rappelé son attachement à l'Impératrice
Lachésis tout en décochant quelques flèches bien senties vers le Paradigme Vert. Rien de très surprenant. Les écologistes radicaux et les Bruns entretiennent depuis longtemps cette relation étrange où chacun est convaincu que l'autre représente l'avenir... mais de la catastrophe. Je dois reconnaître une certaine élégance à cette constance. Les convictions deviennent beaucoup plus crédibles lorsqu'elles survivent aux changements de mode. Et si les discours ne suffisent pas toujours à convaincre les adversaires, ils ont au moins le mérite de rappeler aux amis pourquoi ils sont restés.
Pendant ce temps, la gouvernance sicilienne poursuit tranquillement son chemin.
Jaylie Dei
Machiavelli continue de tenir la province,
Dusk et Aurora poursuivent leur travail d'intendance avec cette sobriété qui les caractérise et les habitants continuent de faire ce qu'ils savent faire de mieux. Produire. Construire. Vivre. C'est terriblement peu spectaculaire. Les chroniqueurs politiques détestent ce genre de période. Une administration qui fonctionne correctement produit infiniment moins d'articles qu'une révolution. Pourtant, lorsque les fumées se dissipent et que les grands orateurs rentrent chez eux, ce sont toujours les provinces stables qui récoltent les bénéfices du vacarme des autres.
Des homards géants, des géants des montagnes, des rapaces, des pigeons belliqueux, des démons mineurs et quelques individus qui demeurent objectivement plus dangereux que tout ce petit monde réuni. J'apprécie énormément cette diversité. Elle nous rappelle qu'ici, le principal prédateur n'est pas toujours celui qui possède les plus longues griffes. Il arrive parfois qu'il porte un costume, un uniforme ou un titre de ministre.
Je remarque également avec une certaine tendresse que les tartes à la crème poursuivent leur carrière diplomatique avec une efficacité remarquable. Les empires changent. Les gouvernements tombent. Les alliances se font et se défont. La tarte, elle, demeure. Il existe probablement moins de rancune après une bonne pâtisserie en plein visage qu'après certains sommets internationaux. Voilà peut-être une piste que les chancelleries devraient explorer davantage.
Car au fond, que retiendrons-nous de cette journée ? Un gouverneur qui rêve d'un empire immense. Un royaume qui cherche une couronne. Une république qui découvre que le bonheur administratif ne convainc pas toujours les administrés. Une Sicilia qui poursuit son chemin sans éprouver le besoin de transformer chaque décision en tragédie nationale. Voilà un tableau assez fidèle de notre époque. Tout le monde parle très fort. Ceux qui travaillent parlent généralement beaucoup moins.
Je terminerai donc cette émission par un conseil que personne ne suivra. Méfiez-vous des gens qui vous promettent un avenir parfait. Ils commencent presque toujours par vous expliquer que le présent constitue un léger désagrément nécessaire. Les empires les plus solides ne sont pas ceux qui promettent le paradis. Ce sont ceux qui permettent simplement à leurs habitants de rentrer chez eux le soir avec l'impression d'avoir construit quelque chose d'utile.
Les lignes de Radio Nécrotoile restent naturellement ouvertes. Les gouvernements peuvent venir contester nos analyses. Les révolutionnaires peuvent venir annoncer la prochaine révolution qui sera, cette fois c'est certain, la bonne. Les rois peuvent défendre leurs couronnes. Les conquérants leurs cartes. Les bureaucrates leurs formulaires. Nous écouterons tout le monde avec une attention sincère et une mauvaise foi parfaitement équitable.
Quant à ceux qui n'ont rien à déclarer... revenez demain.
Aucun problème.