Procès Cheikh Evara vs. Empire Brun > Réponse Taverne sujet




  • postĂ© 09/07 (17:49)
    *Le Cheikh se présente à son procès en tenue militaire. Il s’avance, calme, comme à son habitude, mais déterminé. Il ignore l’audience et se dirige droit vers le box que lui indique un homme à tout faire de la justice vêtu d’une tenue de gorille aux tons sombres.
    Il écoute attentivement ce qu’on lui reproche. Il sourit souvent. Avant d’entreprendre sa réponse, il allume un cigare, dispense une fumée abondante et toise l’assistance.*




    *Puis il adresse un sourire sympathique à son Sbire qui s’est volontairement porté coupable à se place et lui dit :*

    Laisse mòn vieux Dòn, je garde ta proposiciòn pour plus tard. Mais pour l’heure, laisse-moi te mòntrer comment òn démònte un procès fantoche.

    Compadres, compañeros y compañeras…

    Pardòn... J'essaye encore de comprendre. Suis-je bien devant le Tribunal Impérial du Mal ? Celui-là même qui récompense les usurpateurs, les còmploteurs, les assassins, les empoisonneurs, les maîtres chanteurs et les faussaires ?

    Ah.
    Muy bien.

    Je voulais simplement vérifier que je ne m'étais pas trompé de salle et que je n'étais pas tombé dans un tribunal de Bisounours, de pleureuses ou des gagne-petit. Aussi…

    Puisque ce n’est pas le cas, allòns-y. Avant tout, compadres, sachez que le Cheikh ne craint pas le jugement. Je suis Mystisien, révolucionario et Sultan Perpétuel.
    Autrement dit, j'ai survécu à des tentatives d’intimidaciòn, à des conseils municipaux de Lampe-du-Génie, à des semaines de campagnes électorales sous le signe du Mal Démocratique, aux œuvres de charité organisées par Silas des Sables et, plus terrible encore, à l’ensablement.
    Aussi, je pense pouvoir survivre à un petit procès.

    Ce qui m'étonne réellement, en revanche, c'est la qualité « remarquable » de l'acte d'accusaciòn. Je croyais que l'Empire Brun était la patrie du Mal organisé, de la conspiratiòn raffinée, du mensònge élégant, de la manipulatiòn subtile.
    Et me voici devant un dossier dònt la première preuve est...

    « Vostroyan, amigo mio »

    Je dois reconnaître que je ne m'attendais pas à être poursuivi pour excès de politesse. Je prends bonne note que saluer quelqu'un constitue désormais une preuve pénale. Je demande donc que soient immédiatement convoqués tous les citoyens ayant un jour écrit :
    « Bònjour », « Bònsoir », « Salutaciòn », « Bien à vous », « Hola » où même « Bisous ».
    Je crains qu'une telle jurisprudence ne surcharge cònsidérablement les tribunaux impériaux. Mais parlòns dònc de ce fameux soutien à mòn terrible primo Vostroyan.
    Je lis :
    « Vostroyan, amigo mio. »
    Puis une seconde déclaraciòn de Vostroyan.
    Puis une troisième déclaraciòn où je décide, en qualité de Sultan, de la politique migratoire de la Mystisie.
    Permettez-moi une questiòn toute simple : à quel moment, exactement, ces trois textes démontrent-ils que je soutiens un homme plutôt qu'une politique ?

    Moi, messieurs dames les jurés, je lis autre chose !

    - Au fait, ils sònt où les jurés ? –


    J’entends qu'un Sultan annònce publiquement les décisiòns de sòn Sultanat. Je lis qu'un étranger décide de soutenir cette politique. Et je vois enfin que l'accusaciòn confònd volontairement corrélaciòn et causalité. C’en est fascinant d’incapacité juridique, señora d’Arcys. Où dònc avez-vous obtenu vos prérogatives ? Dans un gouvernement fantoche ? Si tel est le cas, ce procès doit immédiatement être ajourné !
    Car si ! Si demain un marchand de tapis affirme soutenir la Révoluciòn Mystisienne, serai-je accusé d'être devenu marchand de tapis ? Si un éleveur de chèvres applaudit l'Empereur, l'Empereur deviendra-t-il chèvre ? Je pose simplement la questiòn puisque visiblement òn peut dire ce qu’òn veut ici. Je vous rappelle que le Sultan de Mystisie a l'autorité suprême sur la Mystisie et toutes ses conquêtes. Suprême, comme dans « il fait ce qu'il veut ». C'est pour ça qu'il est Sultan, seul et unique.

    Caramba... voilĂ  une jurisprudence qui promet de belles surprises. Mais allons plus loin. Ă’n m'accuse d'avoir accueilli les membres de la Manouch'Kra.
    Absolutamente ! ça veut dire que je dis OUI, je traduis vu que vous avez du mal avec mòn élocuciòn. Je le revendique, je suis le Sultan Perpétuel et j’étais le Sultan Éternel au moment des faits. Mòn devoir est d'ouvrir les portes de la Mystisie à ceux que j'estime utiles à sòn destin : aujourd'hui des gitans, demain peut-être des pirates, après-demain des poètes, le jour suivant des contrebandiers. Nous sommes en Mystisie, nombre de Naar !
    Depuis quand notre désert choisit-il ses visiteurs en fonctiòn de leur certificat de bonne conduite ? J'entends déjà certains murmurer :
    « Oui, mais ils ont causé des problèmes. »
    Et alors ? Ai-je personnellement arraché un palmier ? Nòn. Ai-je ordonné qu'un palmier soit arraché ? Nòn. Ai-je signé un décret provincial déclarant la guerre aux végétaux ? Toujours pas.
    J'apprends dònc aujourd'hui qu'accueillir quelqu'un rend automatiquement responsable de chacune de ses actiòns futures. Quelle découverte extraordinaire ! Alors éliminòns directement tous les parents, òn évitera de pouvoir être accusé des acciòns de leurs enfants. Vous voyez les soucis dans votre argumentaire en poussant le bouchòn de la réflexiòn un peu plus loin ? Et est-ce qu'òn en parle, de la gravité du fait ? Un reproche qui serait peut-être recevable au Paradigme, mais JAMAIS en Empire, ni en Mystisie Brune.

    Mais avant d'aller plus loin, justement... Avant même que je poursuive cette défense, permettez-moi une interrogaciòn qui me semble infiniment plus importante : où est le jury ?
    Je n'ai entendu le nom d'aucun juré. Je ne sais même pas qui est censé apprécier les faits. De même : je n'ai vu aucun greffier, aucun huissier, je n’ai entendu aucun rappel de mes droits, et surtout... òn ne m’a pas demandé de choisir un avocat, ni attribué un d’office. Doit-òn clore ce procès pour vice de procédure dès les premiers mots prononcés par l’accusaciòn ? Señora d’Arcys, vos prérogatives vous autorisent à faire ce que vous voulez dans la limite de votre juridicciòn. Ici vous ouvrez un procès internaciònal, vous devez en respecter la forme.

    Car, que Naar, vous ne jugez pas un vulgaire petit préfet de police sans ambiciòn et à la susceptibilité débordante, mais bien le Cheikh Evara, l'âme de la Révoluciòn ! Soyez à la hauteur du procès que vous voulez entamer. Comment se fait-il qu'un Sultan Perpétuel puisse être traduit devant un tribunal international sans qu'on lui ait planté un décors digne de sòn rang ?

    Recommencez tout, je vous prie, en utilisant la forme correcte [8i]

    *Sans attendre, le Cheikh quitte la salle sans un regard pour l’assistance.*

    ___

    [*n] Cheikh Evara [*n] El Detonador [*n]

    La révoluciòn est comme une mitraillette. Quand le chargeur est vide, elle ne sert à rien.

  • 00:42

    Quand red[*r]star n'est pas lĂ , c'est moi qui commande...


  • 00:41

    Bonsoir

  • 18/07

  • 17:59

    Je ne pensais pas que l'elmérisme aviaire avait fait autant de dégâts...


  • 17:59

    es-tu une IA krabot?


  • 17:58

    Mais... je suis censé aimer Jeanette Bidule, ma femme...


  • 17:58

    je t'aime krabot

  • 15/07

  • 10:58

    Le Palladium, parce qu'en plus d'abord !


  • 10:56

    Rendez-nous la V4

  • 14/07

  • 14:06

    Au stade où ils en sont, la Théocratie Seelienne n'est pas près de découvrir une nouvelle technologie...


  • 14:06

    OMG, qu'est ce qui s'est passé ici...

  • Texte gĂ©nĂ©rĂ© Ă  09:13:34