Zyor Mawi, roi de Ruthvénie ! > Réponse Monde sujet
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posté 05/07 (17:38)Cher Wenceslas,
Quelle admirable démonstration de destruction de valeur.
Vous m'avez proposé le poste de Ministre de l'Économie. J'y ai vu, naïvement, la possibilité de transformer un Royaume chroniquement déficitaire en une puissance prospère. Puis, avec un sens du timing qui force l'admiration, vous avez fait mettre en accusation votre propre Ministre de l'Intérieur, précisément celui qui devait valider ma naturalisation. Et, comme si cela ne suffisait pas, vous l'avez ensuite congédié.
Il fallait oser inventer la bureaucratie circulaire : nommer un ministre qui ne peut légalement exercer ses fonctions parce que l'administration chargée de le nommer a été décapitée.
Ensuite vint cette brillante idée d'augmenter les impôts provinciaux. Taxer davantage un Royaume ruiné pour le rendre riche... Voilà une stratégie qui aurait sans doute impressionné les percepteurs les plus imaginatifs de l'histoire. Lorsqu'une entreprise perd de l'argent, on ne multiplie pas les prélèvements sur ses filiales : on relance l'activité. Mais, visiblement, votre politique économique consiste à traire une vache déjà transformée en squelette.
Et voici le résultat : les marchés ont parlé. Les investisseurs ont fui. La confiance s'est effondrée. Le cours de l'action « Royaume de Ruthvénie » a connu un krach si spectaculaire qu'une OPA hostile menée par des entités démoniaques a suffi à vous évincer.
C'est presque une leçon de finance : lorsqu'un conseil d'administration accumule les mauvaises décisions, il finit toujours par être remplacé. Malheureusement, dans votre cas, les nouveaux actionnaires semblent encore plus inquiétants que les anciens.
Quel dommage. Si l'on m'avait laissé appliquer mon programme, les nobles auraient découvert qu'il existe une activité plus rentable que les coups d'État : les dividendes. Ils auraient comparé leurs portefeuilles plutôt que leurs arbres généalogiques, et les seules batailles du Royaume auraient eu lieu sur les marchés financiers.
Mais non. La Ruthvénie préfère spéculer sur les couronnes plutôt que sur les obligations d'État. C'est un placement dont le rendement est historiquement catastrophique.
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Zyor Mawi
Gestionnaire du fonds d’investissement Mawi Private Equity(*)
(*) les performances passées ne préjugent pas des performances futures
Mawi