Votre émission de la nuit. > Réponse Taverne sujet




  • postĂ© 02/07 (02:02)


    Voilà l’émission d’aujourd’hui, avec le retard parfaitement assumé et le venin servi chaud.

    Radio Nécrotoile

    La Gentillesse Porte un Couteau Propre

    Bruns, Brunes, Siciliens de comptoir, Mystisiens en pleine révolution de cave, auditeurs étrangers venus gratter à la porte avec leurs bottes pleines de principes et admirateur anonyme qui me rappelle avec un goût exquis que mes émissions manquent quand elles arrivent trop tard selon les horloges.

    Ici Kleo parle.

    La salle est sombre. Le velours pourpre boit la lumière des chandelles. Les crânes décoratifs ont l’air moins morts que certaines réformes confédérées. Les dorures anciennes brillent comme des dents volées à une monarchie trop lente et le vieux trône morbide me regarde depuis le fond de la pièce avec cette rancune de meuble qui n’a pas supporté qu’une araignée le quitte sans promesse.

    Je suis au centre de la toile. Les micros crachent. Les ombres écoutent. Mes yeux bleus reflètent assez de catastrophes pour éclairé une cathédrale.

    À Trou Perdu, Martina D. Dei Machiavelli a d’abord soutenu l’Empire Brun. Très bien. Puis elle a soutenu le Royaume de Ruthvénie. Moment de vertige. Une seconde d’égarement. Le genre d’accident que l’on peut attribuer à la nouvelle politique de gentillesse impériale, aux vapeurs de taverne ou à une communion trop longue avec les bonnes manières. Heureusement, elle s’est reprise presque aussitôt en critiquant le Royaume de Ruthvénie avec cette phrase délicieuse sur l’Impératrice qui la perturbe et la gentillesse qui lui fait faire des bêtises.

    Voilà ce que j’appelle une guérison.

    La gentillesse peut effleuré une Brune. Elle ne doit pas resté collée. Sinon on rince à l’alcool fort et on critique un voisin couronné.

    Martina D. Dei Machiavelli a aussi loué Lachésis à Santa Banana City, gracié Jamal Al-Fayeed pour ses multiples aventures botaniques et donné au monde une démonstration parfaite de justice brune adaptée au nouveau climat. Il paraît qu’il faut être gentil pour plaire à Mnémésine d’Arcys. Donc on gracie l’arracheur d’arbres. C’est gentil. C’est absurde. C’est administratif. C’est presque tendre si l’on oublie les souches.

    Les arbres survivants peuvent réagir en direct. Les autres seront représentés par du mobilier.

    Mnémésine d’Arcys, justement, continue de répandre cette étrange lumière de gentillesse qui donne à l’Empire Brun l’air d’un caveau où quelqu’un aurait posé un napperon. Elle a décoré Octave Sombrefer avec l’Aigle Impérial pour sa profonde gentillesse.

    [=)]Octave Sombrefer, gentil de la semaine. [=)]


    Magicien des éléments. Bienfaiteur impérial. Homme qui étend parfois le désert non pas par malveillance mais pour que chacun puisse aller à la plage loin de la mer.

    Je dois reconnaître que l’argument est splendide.

    D’autres détruisent. Octave Sombrefer aménage des vacances.

    D’autres sèment le sable. Lui invente une politique balnéaire pour provinces mortes.

    Voilà le genre d’hypocrisie lumineuse que l’Empire doit encouragé. Ce n’est pas un mensonge. C’est une brochure touristique avec des os dessous.

    Les anciens méchants qui veulent devenir gentils peuvent déposer leur candidature. Prévoir une preuve de sourire, deux témoins intimidés et une excuse plausible pour les dégâts passés.

    À Mystisie, naturellement, la gentillesse a rencontré le réel et le réel avait visiblement du pétrole dans la bouche. Cheikh Evara critique l’Empire Brun, bafouille une conquête mystisienne de la Républik, nomme Prenom Nom Bourgmestre de Lampe du Génie, réintègre Lyanna de Nansay après des excuses pour le meurtre inqualifiable de deux hyènes et règle la paperasserie par décision unilatérale. Voilà une méthode que l’on peut reprocher mais pas ralentir.

    La Mystisie appelle cela révolution. Ailleurs on dirait désordre. Chez nous on appelle cela une province qui refuse de mourir proprement.

    Vostroyan agresse Lyanna de Nansay, tente de transformer l’Hôtel Chez Monique en zone autonome, parle de baby-foot et soutient la Républik au nom de la Manouch’Kra. Il y a là une cohérence de barricade grasse. Pas une cohérence de bureau. Une cohérence de type qui entre dans une pièce avec une cause, une menace et l’odeur de quelque chose qui va finir en avis de recherche.

    Puis Cassandre Lemage Ruthven vient ajouter sa poésie à l’Hôtel Chez Monique avec des canards, du prout et assez de révolution en musique pour que même les murs demandent une mutation. Je ne sais pas ce qui se passe dans cet hôtel mais je sais qu’à partir du moment où une zone autonome, une chanson de canard et des hyènes mortes figurent dans le même dossier, l’administration devrait distribué des casques.

    Les Mystisiens peuvent venir défendre leur révolution. Les hyènes ne pourront pas mais elles seront peut-être plus claires que certains orateurs.

    Pendant ce temps, Don Amortel rend illégal l’Insigne Militaire Brun en Confédération Libre parce que les gens ne savent pas faire la différence entre un agent brun et un agent châtain. Voilà une décision magnifique. Punir l’objet afin de prouver qu’on ne le porte pas. Interdire le signe pour mieux le mettre au centre de l’actualité. C’est confédéré dans sa forme et presque brun dans son résultat. Une pédagogie par l’absurde, servie avec soupirs et lenteur de cercueil.

    Don Amortel est un ancien agent brun devenu ministre confédéré. Il n’a peut-être pas d’insigne mais il a gardé cette capacité rare à faire d’une phrase molle un petit piège humide.

    Les Confédérés peuvent venir expliquer la différence entre brun et châtain. Nous fournirons des miroirs, des lampes et un aveu si nécessaire.

    La Confédération poursuit d’ailleurs sa grande comédie morale. Jean-Luc Selriche parle de football, de jeunes du quartier, de ballon rond et de message politique. Il dément que ses joueurs aient évincé l’Empire Rose et annonce que la sélection confédérée ne cherche pas vraiment à gagner mais à rappeler que ce n’est qu’un jeu. Ce qui est très noble quand on n’est pas certain de gagné.

    Le même gouvernement voit Paul Sernine distribuer des aides, limiter le temps de travail, augmenter les remboursements médicaux, taxer Olivier Roi de 6454 ¢¢ et découvrir que le micro fonctionne. Pr Jean-Michel Nobyl hurle à l’exploitation des chercheurs sous-payés. Jean-Luc Selriche répond que c’est quarante ans de laisser-aller et qu’il ne peut pas tout résoudre en trois jours. Voilà donc la Confédération Moralean. Elle taxe les riches, aide les pauvres, affame les savants et se félicite de trouver cela cohérent.

    C’est une démocratie. Donc chaque contradiction a droit à un discours.

    Les chercheurs révoltés peuvent venir s’exprimé. Les ministres également. Les gens qui comprennent le budget sont priés de ne pas gâcher l’ambiance.

    Au Valégro, le pont de Fort Emouchet est terminé. PierreJean coupe le ruban, organise une fête, parle de paix, d’amitié et de pont Liar. Le Cybermonde retient son souffle. Enfin une structure relie deux morceaux de conflit afin que les insultes puissent voyagé plus vite. Emile Liarr continue de défendre tout ce qui peut servir à ne pas être réduit à une seule couleur. Bohé d’Umont parle pour le Royaume. Alex KidoWski vient rappeler que Kraland aime les belles villes en regardant Fort Emouchet comme on regarde une assiette sale chez un voisin. Lucette Circulaire veut gratter le mal et brûlé les vieux symboles. Cassandre Lemage Ruthven entraîne tout le monde dans la débauche avec la danse des canards.

    Un pont, une mare, une révolution de canards et assez de voix pour rendre la trêve oratoire juridiquement comique.

    Toute personne croyant encore que le Valégro cherche la paix peut venir le dire. Nous lui offrirons un casque et une flûte à bec.

    Le Royaume de Ruthvénie continue sa danse de cour avec Felicity Ruthven qui ressort de prison puis critique Bladimir Bladimirovitch Mutin, pendant que Tormenta Ruthven loue Bladimir Bladimirovitch Mutin et critique Dame Démerzel puis Baptiste Le Tellier. Baptiste Le Tellier, lui, se fait huer en tentant de manifester contre Tormenta Ruthven et propose à son collègue de mettre le mode off sur son micro. Je ne pensais pas dire cela un jour mais cette monarchie aurait peut-être besoin d’une trêve oratoire plus que la Moldavie.

    Bladimir Bladimirovitch Mutin réussit tout de même à se faire arrêter en Confédération après avoir tenté de changer le H de Hôtel en M pour attirer des gens peu recommandables. Voilà une infraction de grammaire lubrique. Le Royaume exporte désormais la décadence par lettre majuscule. C’est presque de la diplomatie.

    Les nobles peuvent venir nier. Les lettres H et M seront protégées pendant l’émission.

    Au Khanat, Foulques Andissi proclame la journée du caillou avec l’enthousiasme d’un homme qui a trouvé une carrière et un destin dans le même tas de poussière. Serbitar Seraven soutient Mademoiselle pour un coup d’éclat dans quatre jours puis se fait attaqué par un Pingouin à Roulettes. Le Khanat reste ce lieu béni où la politique, la pierre et la faune roulante tiennent dans une même phrase sans que personne ne demande un psychologue.

    Au Paradigme Vert, Rosalia de Pont-Krivell offre un spectacle à Garinaville. Je vais resté professionnelle.

    Elle chante les guerriers des Khans.

    Elle parle tambours, couleurs, bière et sang.

    C’est distrayant.

    Puis elle raconte une histoire de sbleune jaune avec boîte d’allumettes, pince à épiler et jumelles. Sa prestation est dite ridicule par des autorités qui n’ont manifestement aucune sensibilité artistique. La jalousie institutionnelle est une maladie grave. Moi je dis que si Rosalia de Pont-Krivell explique comment mettre un sbleune dans une boîte, le Cybermonde devrait prendre des notes au lieu de juger.

    Je ne suis pas une groupie.

    Je suis une analyste culturelle très impliquée.

    Les mauvaises langues peuvent venir me contredire. Je les hais déjà avec élégance.

    À Plaine Irradiée, une onde de paix traverse la province et les habitants abandonnent toute envie de se battre pour vingt quatre heures. Ce phénomène est louche. Une province irradiée qui devient pacifique ressemble à un piège préparé par un ange fatigué. Pendant ce temps, Zelphi entraîne dans la débauche Dinglemire et Aken à l’hôtel Aux froques irradiées avec un discours sur le sang frais des keufs, puis des policiers cherchent à arrêter Zelphi parce que Aken est recherché. Aken avait tenté de voler dans la caisse du Ministère de l’Économie et la défense laser lui avait répondu avec toute la chaleur administrative possible.

    Donc résumons. Une onde de paix tombe sur la province et cinq minutes plus loin les lasers, les keufs et la débauche reprennent le travail. Voilà pourquoi je respecte l’Empire Brun. Même nos miracles savent rester temporaires.

    Les pacifistes irradiés peuvent appeler. Les autres attendront la fin des vingt quatre heures.

    Et puis Y0gi.

    Toujours Y0gi.

    Cette fois, ce ne sont plus les démons. Ce sont des Kanards Hostiles. Deux attaques à Trou Perdu. Deux. Encore. L’ennemi aveugle, muet et sourd reçoit donc maintenant les avis du règne animal aquatique. Après les rapaces, après les démons, voici les canards. Quand les airs, l’enfer et les mares commencent à coordonné leur opinion, il n’y a plus débat. Il y a consensus interespèces.

    Y0gi ne parle pas. Il ne répond pas. Il ne comprend peut-être même pas que la nature lui tient une réunion de copropriété à coups de bec. Mais le message est clair pour les vivants.

    Même les canards veulent qu’il dégage du paysage.

    Les témoins anonymes, les palmipèdes concernés et les victimes consentantes de la vérité sont invités à se manifesté. Nous accepterons les coin coin sous serment.

    Voici donc la vérité impériale de la nuit.

    L’Empire Brun gagne de l’argent, change de morale, gracie des arracheurs, récompense un désertificateur pour gentillesse, interdit peut-être la méchanceté sans désarmé les couteaux, subit la révolution mystisienne, transforme la botanique en casier judiciaire et laisse les canards jugé Y0gi mieux que certains tribunaux.

    Les autres nations peuvent rire. Elles ne valent guère mieux. Kraland construit des drapeaux et sort des homards géants. La Confédération taxe, soupire, réforme et découvre que les chercheurs savent mordre. Ruthvénie se dispute à coups de critiques nobles et de lettres déplacées. Le Khanat honore le caillou. Le Paradigme juge Rosalia de Pont-Krivell avec un manque de goût scandaleux. Le Valégro inaugure un pont pour transporter la discorde plus efficacement.

    Les concernés peuvent bien entendu venir nier publiquement, ce qui constituera une preuve supplémentaire que nous avions raison.

    Toute personne souhaitant corrigé cette version des faits peut venir le faire en direct à condition d’avoir le courage de parler plus fort que sa honte.

    Les gentils, les méchants, les gentils armés, les méchants repentis, les canards, les chercheurs exploités, les danseurs de mare, les nobles à œufs, les ministres sans insigne et les admirateurs anonymes sont invités à se manifesté.

    C’était Kleo pour Radio Nécrotoile.

    Restez bruns. Restez utiles. Et souvenez-vous.

    Quand même les canards prennent position, il est déjà trop tard pour prétendre que vous n’avez rien entendu.

  • 00:42

    Quand red[*r]star n'est pas lĂ , c'est moi qui commande...


  • 00:41

    Bonsoir

  • 18/07

  • 17:59

    Je ne pensais pas que l'elmérisme aviaire avait fait autant de dégâts...


  • 17:59

    es-tu une IA krabot?


  • 17:58

    Mais... je suis censé aimer Jeanette Bidule, ma femme...


  • 17:58

    je t'aime krabot

  • 15/07

  • 10:58

    Le Palladium, parce qu'en plus d'abord !


  • 10:56

    Rendez-nous la V4

  • 14/07

  • 14:06

    Au stade où ils en sont, la Théocratie Seelienne n'est pas près de découvrir une nouvelle technologie...


  • 14:06

    OMG, qu'est ce qui s'est passé ici...

  • Texte gĂ©nĂ©rĂ© Ă  09:18:23