
Bruns, Brunes, anciens sujets provisoirement survivants, ministres qui découvrez avec effroi que les coussins impériaux gardent l’odeur des gens qui ont paniqué dessus et auditeurs de taverne venus vérifié si l’Empire Brun sait encore parlé sans que les murs prennent feu.
Je sais, c’est émouvant. Sortez vos mouchoirs, vos faux témoignages et vos petites bouteilles à fond plat. L’Empire Brun vient de vivre un règne bref, nerveux, fiscalement embarrassé et suffisamment brun pour laissé une trace dans les coussins.
Commençons par la seule chose que même les gens sobres comprennent quand ils ont mal dormi. L’argent.
L’Empire Brun récolte 7936 MØ. Voilà . Cette fois, la caisse respire. On entend presque les ministères tousser de joie dans le noir. Mystisie récolte 10768 MØ à elle seule. Oui, vous avez bien entendu. Mystisie, cette province qui regarde parfois la sortie avec l’air d’un fantôme devant une porte ouverte, vient de rappelé à tout le Cybermonde qu’elle n’est pas seulement une ambiance humide avec des ectoplasmes. C’est aussi une mine d’or qui sait faire rougir les comptables.
Les financiers inquiets peuvent venir démentir. Ils seront accueillis avec un verre vide et la possibilité rare de se rendre utiles.
J’ai nommé Mnémésine d’Arcys future Impératrice. Une Mystisienne. Quel scandale délicieux. Quel moment parfait. La Mystisie parle de partir, l’Empire pue le silence radio, les ectoplasmes mènent une vie publique plus active que certains ministres et moi, dans ce chaos de velours moisi, je pose une héritière venue précisément de là . Certains appelleront cela de la provocation. Je préfère appelé ça une réponse polie avec huit pattes. Pourquoi Mnémésine. Parce qu’il fallait quelqu’un capable de regardé la barre sans la confondre avec un manche de hache. Parce qu’elle a cette tristesse droite des gens qui savent ce qu’un vide coûte et que parfois il vaut mieux confié une nation à quelqu’un qui connaît le gouffre qu’à un enthousiaste qui veut seulement y installé des drapeaux.
Et parlons justement de Dusk et Aurora, puisque le Cybermonde a décidé que même leur retraite devait avoir des dents. À Mystisie, un ectoplasme les attaque. Un ectoplasme. Un tas de silence contrarié qui choisit de s’en prendre à deux personnes ayant déjà donné assez de concerts, de ministères et de lassitude pour plusieurs vies. Puis un démon mineur m’attaque moi aussi à Lampe du Génie. Voilà donc l’accueil mystisien. De l’or dans les caisses, des spectres dans les couloirs et des démons qui demandent probablement un autographe à coups de griffes. Je ne vais pas dire que Mystisie est instable. Ce serait trop facile. Je vais dire que Mystisie a une façon très personnelle de montrer qu’elle existe. Là où d’autres provinces organisent une réunion, elle vous envoie un ectoplasme. Là où d’autres vous offrent une corbeille, elle vous colle un démon mineur dans les pattes. C’est moins convivial mais plus mémorable. Les ectoplasmes souhaitant exercé leur droit de réponse sont invités à se manifesté en frappant trois fois dans le mur. Si personne ne répond, nous considérerons qu’ils approuvent.
J’entends déjà certaines bouches molles murmuré que l’Empire a trop parlé de Mystisie trop tard. Cheikh Evara s’en est fait une spécialité. Il accuse Monique, il accuse le silence, il accuse les ministres muets, il accuse la tournée absente et il explique que la Mystisie restera quand les règnes passent. C’est joli. C’est mordant. C’est presque assez élégant pour mérité un cadre. Monique répond que la Mystisie qui veut divorcer a offert surtout de la mauvaise humeur, des reproches, des revendications financières et des images toujours plus grandes. Elle ajoute que couiné contre Lemage n’est pas une doctrine. Ce qui est vrai, même si cela reste une activité populaire et peu coûteuse. Moi, je regarde cela avec mes grands yeux bleus et ma délicatesse de créature revenue du pouvoir. Une province qui crie veut encore quelque chose. Une province qui se tait est déjà ailleurs. Alors oui, la Mystisie dramatise. Oui, elle a des ectoplasmes, des mines pleines d’or et assez de rancune pour alimenté une chaudière. Mais au moins elle fait du bruit. L’Empire Brun devrait peut-être cessé de confondre silence et stabilité. Le silence n’est pas une paix. C’est parfois juste un trou dans lequel personne n’ose descendre avec une lampe.
Toute personne souhaitant corrigé cette analyse peut venir avec une pelle, une preuve ou une meilleure image. Les plaintes sans style seront classées sous poussière.
Le Valégro, lui, continue d’offrir au monde cette forme de théâtre où chaque discours ressemble à une barricade montée avec des patates. Lucette Circulaire revient crié contre le Royaume, parle d’exploiteurs, de liberté et de tubercules puis se fait attaqué par des sectateurs et un bâtard du géant des montagnes. Wenceslas lui répond avec cette cruauté polie des gens nés du bon côté des couverts. Il parle de timbre kralandais, de mariage raté, d’Émile, de fureurs qui ne sont pas politiques et demande qu’on épargne ses oreilles. Fort Emouchet impose un couvre-feu. Les paysans veillent. Les sectateurs attaquent. Jean-Messie se fait agresser après avoir trouvé qu’il y avait trop de paysans. Émile Liarr défend le côté ruthvène du Valégro avec l’obstination d’un homme qui semble décidé à devenir martyr si personne ne lui trouve une chaise convenable avant. Kraland promet la multiculturalité puis semble surtout vouloir installé son bonheur en noyant ce qui dépasse. Le Royaume promet l’étiquette puis se bat avec ses fourchettes. Le Valégro reste au milieu, province de drapeaux froissés, de paysans suspects et de discours trop longs pour une ville sous couvre-feu.
Les Valégrogniards peuvent venir témoigné. Les patates seront fouillées à l’entrée.
La Confédération Libre, elle, inaugure son nouveau numéro. Jean-Luc Selriche présente la Confédération Moralean. Rien que le nom donne envie de vérifié son portefeuille. La Confédération se place désormais au-dessus des considérations géopolitiques pour faire la leçon à tout le monde, ce qui est la forme la plus pure de la démocratie quand elle découvre qu’elle n’a ni la plus grosse armée, ni la meilleure économie, ni le plus grand territoire mais qu’elle possède encore une bouche. Don Amortel reçoit le Ministère de la Guerre puis se le fait retiré aussitôt. Pédagogie confédérée. On ne met pas l’ennemi au cachot. On lui donne un jouet, on le lui arrache et on lui explique la morale pendant qu’il cligne des yeux. Puis on le nomme à l’Information, punition raffinée qui consiste à lui faire annoncé les réussites d’un gouvernement qu’il voulait empêché. Cela, mes petits cafards, est presque brun. Pas autant que nous. Mais la Confédération apprend. Lentement. En se félicitant beaucoup. Roger St Misles est reconduit à la Justice avec une grande théorie sur les bons et les mauvais voleurs. Le mauvais voleur vole pour devenir riche. Le bon voleur vole parce qu’il est pauvre. Voilà une pensée sociale qui fera chaud au cœur des petits forbans et froid aux coffres bien nourris. Si la Confédération continue ainsi, elle finira par découvrir que la justice est un couteau dont le manche change de main selon la taille du discours.
Don Amortel peut venir nié. Nous lui laisserons le micro. Il connaît déjà la punition.
Au Khanat, Bladimir Bladimirovitch Mutin tente de roté dans le micro avant le discours du Bourgmestre et se retrouve arrêté. Enfin une infraction claire. Pas de traité, pas d’allégeance, pas de philosophie. Un rot, un micro, une police. Le monde devrait parfois resté à cette échelle. Il avait pourtant tenté de louer Tifa et de rappelé que l’amitié ne s’achète pas. Puis la réalité tribale l’a saisi par le col, probablement pour atteinte sonore à l’ordre public. Minerva, de son côté, fait avancé la gare de Youpigrad et prépare l’aéroport. Le Khanat construit pendant que d’autres écrivent des manifestes. Je pourrais me moqué mais je dois admettre que bâtir une gare au milieu du bruit politique a quelque chose de presque respectable. Ne répétez pas que j’ai dit cela. Je nierai avec grâce.
Le Paradigme Vert découvre les Techniques de Clonage, sacralise la Grande Déesse et finance en même temps la CU. C’est vert. C’est spirituel. C’est technologiquement inquiétant. Rien ne dit mieux écologie extrême que de parlé de sacré le matin et de clonage l’après-midi. La nature devait être trop simple, alors ils ont ajouté des puces de compétence. En Forêt de Jade, on lance des tartes. En Irendol, des loups attaquent. En Sibéria, une rumeur dit avoir vu ta mère en string et s’arrête là comme une civilisation qui aurait perdu sa plume en plein naufrage. La Théocratie Verte poursuit donc son grand projet. Relié le sacré, les arbres, les clones et les ragots de sous-sol dans une même soupe tiède.
Les Verts peuvent venir protesté. Nous avons prévu un pot de terre, une chaise vide et une grande photo pour qu’ils se sentent chez eux.
Et puis il y a Sicilia. Wonyoung recommande Octave Sombrefer qui se domicilie à Trou Perdu. Voilà un retour au pavé, une arrivée dans le nid, une nouvelle silhouette dans nos ruelles où même les murs demandent parfois une pièce d’identité avant de tombé. Sicilia ne fait pas de grands discours pour prouvé qu’elle vit. Elle ajoute quelqu’un à la ville, elle encaisse, elle garde ses tavernes ouvertes et elle attend de savoir qui trahira qui avant le petit déjeuner.
J’ai été nommée Générale de l’armée Orientale des Côtes Cassées par Silice de Pont-Krivell. Éphémère Impératrice devenue générale. Quelle trajectoire. J’étais sur un trône morbide, je me retrouve avec des froques brunes stationnées en Mystisie à démêlé. L’Histoire est une vieille ivrogne. Elle vous donne une couronne le matin et une caserne le soir. Au moins, cette fois, le titre a l’honnêteté de prévenir qu’il faudra probablement frappé quelque chose.
Je note aussi, pour raisons strictement journalistiques, que Rosalia de Pont-Krivell a donné de l’entrain au travail au gisement d’or de CAPS LOCK. Je le mentionne sans tremblé. Avec professionnalisme. Avec la dignité d’une ancienne Impératrice qui n’a pas du tout fixé un autographe pendant trois heures comme une araignée devant une relique sainte. Le travail avance mieux quand Rosalia passe. Voilà . C’est un fait économique, pas une déclaration de groupie. Quiconque prétendra le contraire sera radiophoniquement mordu. Les témoins anonymes, les groupies non anonymes et les gens qui veulent m’humilié en direct sur ce sujet peuvent se manifesté. Je les hais déjà avec reconnaissance.
Maintenant, la grande morale brune de cette soirée.
Le Cybermonde aime prétendre qu’il avance par règnes, par élections, par constitutions, par allégeances et par grandes idées. Faux. Il avance par factures, par rancunes, par gisements d’or, par ministres fatigués, par créatures qui attaquent au mauvais moment et par gens assez têtus pour se levé encore une fois devant un micro. Kraland veut le Bonheur mais noie les voix qui chantent trop ruthvène. La Confédération veut moralisé le monde mais transforme ses ennemis en fonctionnaires pour mieux rire d’eux. Ruthvénie veut l’étiquette mais sert du chili suspect et des procès publics. Le Khanat construit des gares entre deux rots politiques. Le Paradigme sacralise, clone et composté son propre sérieux. L’Empire Brun, lui, fait ce qu’il sait faire depuis toujours. Il survit avec trop de silence, pas assez de drame utile et une araignée qui refuse de laisser les morts, les vivants et les meubles avoir le dernier mot.
Les témoins anonymes, les lâches décoratifs, les ministres vexés, les ectoplasmes syndiqués, les présidents moralisateurs, les clones en projet, les duchesses froissées, les patates militantes et les groupies de bon goût sont invités à se manifesté.
C’était Kleo.