Alice Ravenloft a écrit :Tiens, je n'avais jamais remarqué que vous parliez de vous à la troisième personne. Mais à la réflexion cela vous va très bien.
Mademoiselle Alice, je crains que vous ne m'attribuiez toutes les actions de tous les Bruns à mauvais escient, comme si mon pouvoir immense, il est vrai, pouvait les mouvoir à distance et agir selon mon bon vouloir. A vrai dire, j'ai découvert que les Bruns avaient usé de la Paix Magique lorsque le précédent Ministre de l'Economie Ruthvène s'est répandu en imprécations sibyllines contre moi hier soir. Et encore. Je n'ai compris qu'aujourd'hui que ce Méfait avait eu lieu au Paradigme.
Ma chère, je ne crois pas avoir entendu quiconque pousser des cris d'orfraie parce que l'Impératrice Rosalia était gédéiste. Pourquoi diable les pousser ce soir ? Et surtout... Quel est le rapport avec moi, ou avec la prétendue gentillesse que vous m'attribuez ?
J'avoue avoir beaucoup de mal à vous suivre dans vos pérégrinations mentales, Mademoiselle Alice, encore plus désordonnées que vos balades sous les différents drapeaux qui furent les vôtres.
Je vous offre un scoop : je suis Brune, Mademoiselle Alice. Et bien que Naariste
parce que j'ai un truc avec les Démons je me fiche bien de la magie ou de la divinité qui est utilisée par mes Bruns, du moment qu'elle sert mes desseins.
Pire : je fais partie de ceux qui considèrent qu'on doit faire feu de tout bois du moment que nous créons la discorde. Cette paix magique a suscité tant de commentaires et de récriminations que je n'ai aucune difficulté à la qualifier de Maléfique, d'autant que je ne cesse de répéter que c'est souvent en faisant le bien qu'on fait le Mal.
Evan Garcia Liszt a écrit : C'est une question sincère, je n'ai jamais complètement le temps d'apprendre le fonctionnement interne de l'Empire avec "la" philosophie du Mal chamboulée à chaque nouvelle personne au micro.
Ah. Dans ce cas faites l'effort, Monsieur Liszt, car aussi incroyable que cela puisse vous paraître, l'Empire Brun rassemble des individus qui ne sont pas des copiés collés les uns des autres, et qui ont leur pensée propre. C'est mon cas. Cela vous paraîtra peut-être surprenant étant donné la misogynie crasse dont vous faites preuve, mais je n'ai ni les idées de mon mari ni celles de mon Ministre des Affaires Étrangères, ni celles de tous les mâles Bruns qui semblent vous perturber.
Par conséquent, lorsque vous vous adressez à moi, j'ai tendance à penser que c'est à moi que vous souhaitez parler. Et je ne crois pas avoir jamais usé du genre d'expédient rhétorique que vous pointez. Les adversaires que je combats ne répandent pas le Mal lorsqu'ils frappent une vieille dame ou qu'ils l'insultent : ils ne font que défendre leur tranquillité, leurs petites habitudes, leurs fêtes du citron, leurs cérémonies ineptes et leurs histoires coquines avec les seules armes qu'ils sont en mesure d'exploiter. Ce ne sont que des réflexes produits en réaction à un stimulus, Monsieur Liszt. JE suis le stimulus.