Sans doute que beaucoup le savent, peut-être que certain ne le savent pas, mais Ruffin se prend actuellement une sauce parce qu'il a écrit une BD raciste. Ou plutôt, je dirais pour éviter de prendre parti (parce que je suis neutre et apolitique) : "au même niveau de racisme/non-racisme que Tintin au Congo (mais 80 ans plus tard)".
Or donc, c'est pas de ça que je veux parler : il se trouve qu'il répond dans Libération. Je mets pas l'article libé en lien parce que paywall (mais l'article est facile à trouver si vous êtes abonnés), mais il y a une phrase que je trouve vraiment marrante : en parlant d'une planche particulièrement choquante,
il dit "ce n’est pas moi. Jamais je ne me comporterais comme ça". Petite tangente : voici
la couverture de sa BD ; est-ce que vous remarquez un truc ?
Les amateurs de BD auront immédiatement remarqué : il n'y a pas d'auteur, pas de dessinateur, personne sur la couverture. Juste le nom de Ruffin. Et donc, alors même que le projet est tellement égocentrique qu'il ne prend même pas la peine de créditer les artistes sur sa couverture, Ruffin essaie de faire le coup de "mais non j'avais pas vu en vrai c'est pas moi moi je suis pas comme ça je m'en serais rendu compte j'aurais fait changer la planche mais on peut pas tout surveiller ma bonne dame". Signalons que toute sa promo a été faite sur le fait qu'il était réellement auteur de la BD (même si évidemment il n'en est pas le dessinateur) (ce qui pose donc la question "qui est donc le réel auteur d'une BD ?", qui mène à la question "les oeuvres collectives ont-elle réellement un auteur, ou seulement un mec qui récupère les lauriers pour l'équipe ?", mais c'est un tout autre sujet). A mourir de rire.