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curieux a écrit : Alliance est un syndicat d'extrême droite, qui a une communication d'extrême droite, et qui est syndicat majoritaire dans la police, plébiscité à plus de 40% depuis au moins 2014. Sa position ne fait que se renforcer dernièrement (44% en 2024) et se droitiser (fin du partenariat avec Unsa Police, tracts à la limite de l'incitation à la sédition).
Tu oublies qu'Alliance avait appelé à faire barrage à JMLP en 2002 et à voter contre MLP en 2017. En 2022, ils n'ont pas donné de consigne de vote, par souci de neutralité.
Alliance est désormais majoritaire parce qu'il s'était allié à l'UNSA (qui en 2007 avait appelé à voter Ségolène Royal), cette convention n'étant plus d'actualité. Avant cette convention de partenariat, c'était Unité-SGP Police-FO qui était majoritaire.
Pourtant on ne parle que d'Alliance. Comme on parle beaucoup trop de l'extrême droite d'une manière générale, lui donnant une importance qui n'est pas forcément naturelle.
C'est ce qui me gêne dans cette présentation : on a le sentiment que tous les policiers sont d'extrême droite alors qu'il n'en est rien. Il faut bien prendre en compte que le taux de syndicalisation dans la police est très élevé, autour des 80%.
J'avais déjà partagé l'interview de deux policiers sur Thinkerview et qui montrait à quel point ils étaient justement consterné par cette dérive. Jobard décrit aussi très bien cette désillusion des policiers confrontés à ce qu'est devenu leur mission au fil du temps, ces policiers qui dénoncent la faiblesse de leur formation, etc.
Alors oui, quand il y a une violence policière, on ne va entendre que Alliance pour venir défendre l'indéfendable de façon indéfectible les mis en cause. Les autres, on ne les entend pas tout simplement parce qu'ils ne souhaitent pas défendre leurs collègues coupables de violences. Leur silence est-il coupable ? Je ne pense pas, au contraire.