posté 15/04 (09:51)
gloubi a écrit :
Mon point de vue est toujours qu'Arnold est extrêmement confus sur la plupart des sujets politiques (la liste d'exemples est vraiment longue). Mais comme une horloge arrêtée donne l'heure juste deux fois par jour, il arrive que soient pointées des choses intéressantes au milieu d'un fatras de trucs sans grand intérêt (l'excuse d'avoir "plus de questions que de réponses" tient assez peu quand on n'est pas capable d'accepter la moindre réponse, surtout quand tes interlocuteurs disposeraient d'un gros argument d'autorité sur le sujet).
Mais on peut déjà souligner que tout le monde ici semble d'accord pour dire que les RS ont des effets pervers (collecte et revente d'infos personnelles, influence politique, et peut-être d'autres trucs mais c'est tellement flou ou complotiste que je ne les inclus pas).
Il y a une divergence entre les idées d'Artemis et les miennes, sur l'échelle à laquelle on peut agir (niveau européen, étatique, ou collectif de petite échelle) pour diminuer ces nuisances. J'essaye de résumer ce qu'on a dit de ces trois niveaux :
Artémis dit que les niveaux étatiques et européens sont inefficaces parce qu'il y a une envie de la population de continuer à les utiliser (parallèle avec la drogue).
Pour ma part je distingue les deux, en pointant le rgpd comme un premier élément de protection. Je me méfie beaucoup du niveau étatique, la France étant particulièrement douée pour les atteintes aux droits fondamentaux sur internet (censure, arbitraire, délit de consultation de sites web, loi Avia, etc.).
Arnold dit qu'il veut des lois françaises, cite le rgpd, mais parle avec satisfaction de la montée du sentiment anti UE. Et au niveau Français, ces grands principes seraient obtenus par le respect des opinions des gens, même s'il n'est absolument pas clair que les gens y seraient favorables. Pour ne rien arranger, rien n'est clair dans "ces grands principes". On a bien compris l'étalage viriliste de reprendre en main blabla, mais si personne ne veut expliquer en quoi ça consiste, c'est ce qu'on appelle une posture.
Au niveau local, Artémis et moi (et Sato j'imagine) sommes d'accord pour dire qu'il y a plein de choses à faire, à commencer par travailler à informer les gens, organiser des collectifs et militer pour changer les comportements, soutenir les hackerspaces proches de chez vous voire les fréquenter.
Pour Arnold, "Ça ne convient pas pour les normies" (sans distinction : les normies peuvent pas faire un virement à LQDN semble-t-il, ni cuisiner 4 cookies et les apporter à des gens qui parlent informatique dans un local). Cela dit on peut être un peu optimiste : on est 6 ans après la mise en place d'un enseignement obligatoire SNT pour la quasi totalité de la population, 6 ans après la création d'un Capes pour recruter les enseignant.e.s qui s'en chargeront, il y a des entreprises qui louent du matériel sous logiciel libre pour des particuliers, il y a des initiatives pour se passer des OS propriétaires au gouvernement, dans des établissements scolaires, etc. Très vite la personne à la ramasse sur ces sujets n'est plus le normies mais le tonton-chiant-qui-a-un-avis.