Cartographie des Enfers > Réponse Taverne sujet
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posté 12/04 (21:03)Polanski a écrit :
Bref ! Såtomi ! La pote à Tears là ! Pourquoi ton téléphone il sert à retransmettre des fucking appels PCV depuis les enfers ?

Tiens donc ?
Quelle singulière tournure des événements...
Par quel caprice du sort me vois-je donc ainsi mêlée à vos turpitudes ?
Certes, à ne considérer que la surface des choses, une certaine cohérence pourrait s'en dégager : une guerre ravage les contrées septentrionales et j'occupe, par le plus grand des hasards des fonctions, le poste d'ambassadrice auprès de l'un de ces belligérants. Néanmoins, vous conviendrez qu'il s'agirait là de confondre un peu trop promptement les torchons et les serviettes quand à ce qui semble vous occuper quotidiennement et ce qui vous préoccupe ici.
Ainsi, Mademoiselle Polanski, je me vois contrainte de vous décevoir : j’ignore, au moins tout autant que vous, par quel maléfice mon appareil téléphonique est devenu la source de vos tourments. Que ce soit les vôtres ou ceux de vos petits suiveurs dévoués.
Disons que tout au plus pourrais-je avancer un début d'explication : cet objet me fut offert par un homme dont la connaissance m’était finalement assez sommaire. Un individu se revendiquant « homme de bien » — qualité qui, vous l'admettrez, est en soi parfaitement suspecte quand on choisit de venir s'intégrer en Empire.
Il insista avec une telle vigueur pour m'en faire don que je n'eus pas le cœur de l'éconduire, cédant peut-être à une sympathie irraisonnée pour ce dénommé E. D’arcys, dont l'initiale faisait écho à la seule et unique constituant mon propre patronyme. Du moins jusqu'à aujourd'hui si j'en crois les dire de certaines personnes, mais je vais y revenir.
On aurait pu croire qu'il donnerait tort à mon ministre de tutelle, lequel abhorre les « gens de bien » au motif que leur apparente bonhomie ne sert qu'à masquer les desseins simple et lumineux qui provoqueront la déchéance de notre monde dans une utopie parfaitement détestable de sentiment miéleux et infernale bienveillance.
Une sorte de dichotomie de la personnalité où chaque facette ignore ce que l’autre incarne.
Considérez-moi donc comme une victime, au même titre que vous, bien que le récit de votre Générale laisse entrevoir des perspectives autrement plus complexes comme je l'ai sous entendu précédemment.
Car, à en croire notre récent échange, cette « Succube » qui semble plonger votre assemblée dans un émoi digne d'une cour de récréation en pleine puberté ne serait autre que ma génitrice.
Laquelle serait, toujours selon les dires de ladite Générale, son épouse légitime. Ce qui nous amènerait à une conclusion d'une logique implacable que tous auront à même de rapidement trouver :Faut-il vous appeler «Belle Maman », chère dame ?
Toutefois, je vous l'accorde, vos fanfaronnades respectives quant à vos prétendues découvertes mutuelles jettent un voile de doute sur la véracité de ces liens. La fidélité semble être ici une notion aussi toute relative que la crédibilité de ses déclarations.
La crédibilité se forge avec peine, mais se brise avec une déconcertante facilité.
Je vous laisse seule juge de ces méandres ; après tout, vos intrigues ne me concernent guère, si l'on excepte le fait que mon téléphone fut le creuset de vos ennuis. Pour le reste, j’en suis à me demander si test génétique que l'on m'a suggéré n'aurait pas été une riche idée à un moment. Voir même maintenant vous concernant quand à ce que pourrait impliquer vos choix à l'égard de certaines personnes, ou du moins vous rassurer sur la sincérité — ou la duplicité — de ceux qui vous entourent.
J'imagine que maintenant vous avez mon numéro si vous souhaitez me contacter pour discuter de toute cela.
Mais oubliez s'il vous plait le cliché éprouvé de vouloir se faire accepter par l'enfant de l'autre.
J'ai vécu sans parents jusqu'à maintenant, je saurais ne pas m'encombrer de plus.
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- SĂĄtomiFille de.
