Michelle Fuko a écrit : j'ai bien reçue ton appel anonyme, aussi je me permets d'y répondre ici.
MichelleâŠ
Jâai sincĂšrement cherchĂ© Ă comprendre de quoi tu parlais â en vain.
Ă ce stade, deux hypothĂšses : soit il y a mĂ©prise, soit nous Ă©voluons dans des rĂ©alitĂ©s parallĂšles. Et, honnĂȘtement, la seconde option me paraĂźt presque plus crĂ©dible.
Ma langue bifide, ma mĂąchoire hyperflexible, et plus largement la nature profondĂ©ment ophidienne de mon ĂȘtre donnent Ă mon expression une signature unique, identifiable entre mille dans toute la CrĂ©ation.
Autrement dit : je nâai ni le besoin, ni lâhabitude de me dissimuler derriĂšre lâanonymat.
Ces appels ne sont donc pas de moi. Sans la moindre ambiguïté.
Quant Ă PolanskiâŠ
Quâelle soit remarquable, soit.
Quâelle ait accompli certaines prouesses, soit.
Mais de lĂ Ă lui attribuer une nature mythologique â non.
Je lui refuse ce statut, tout comme je me le refuse Ă moi-mĂȘme.
Au mieux, nous pourrions ĂȘtre affublĂ©es dâattributs symboliques :
elle, les poings de la Déesse ;
moi, les yeux de Naar.
Libre Ă toi dâen tirer les conclusions qui sâimposent.
Pour le resteâŠ
Les choses sont simples.
Si un jour un rapprochement intimiste doit exister â quel quâil soit â il se fera.
Sans calcul, sans crispation, sans mise en scĂšne inutile.
Je suis courtisane
BRUNE.
Câest un fait.
Mais ma véritable emprise ne relÚve pas du corps.
Elle est ailleurs.
Elle est psychique.
Car une domination physique se voit, se ressent, se combat.
Une domination psychique, elle⊠sâinstalle.
Silencieusement.
Et parfois, elle agit sans mĂȘme ĂȘtre perçue.
Réfléchie bien à cela Michelle...
Niark!!!đ
Polanski a Ă©crit : obscyne. Stop pleurer. Vous ĂȘtes vraiment toutes des drama queen c'est chaud. Si ya plus de plancher, on mettra des mosaĂŻques. C'est plus joli.
Bon vous me l'ouvrez ce putain de portail ?
Il faudra quâon mâexplique, un jour, pourquoi lâon confond systĂ©matiquement luciditĂ© et lamentation.
Je ne pleure pas.
Je nâai jamais pleurĂ© ici.
Je constate.
Je décris.
Je nomme ce qui dysfonctionne.
Si cela dĂ©range, ce nâest pas mon ton quâil faut remettre en cause â mais la rĂ©alitĂ© quâil met en lumiĂšre.
Si âĂȘtre factuelleâ est devenu synonyme de âpleurerâ, alors ce ne sont pas les individus quâil faut corriger, mais bien les dictionnaires contemporains.
Quant au portailâŠ
Je suis nécromancienne.
Jâouvre des chemins vers les morts â pas des raccourcis pour impatients.
Mais je dois reconnaĂźtre une chose :
LâidĂ©e de multiplier les portails vers le monde de mon crĂ©ateur⊠j'en demande aussi!!!
Niark!!!đ
Hind bint al-K. a Ă©crit :Tu poses la question du ciel et du solâŠ
comme sâil sâagissait de territoires distincts.
Mais il nây a pas de frontiĂšre.
Le plafond de lâun est le plancher dâun autre.
Les anges des uns sont souvent les diables des autres...
Oui, pour moi, NAAR est un ange!!!Et dans un monde qui se replie sur lui-mĂȘme â comme le nĂŽtre â
creuser en profondeur, suffisamment longtemps,
revient toujours à refaire surface⊠ailleurs.
De lâautre cĂŽtĂ©.
Tu parles dâun divin nĂ© du regard,
fragile, immédiat, presque intime.
Soit.
Mais ce que tu dĂ©cris lĂ nâest pas un dieu.
Câest une idĂ©e.
Et une idĂ©e seule nâa aucun pouvoir.
Chacun peut imaginer un dieu, oui.
Mais un dieu portĂ© par une seule conscienceâŠ
nâest rien dâautre quâun murmure dans le vide.
La puissance, la vraie, ne se dĂ©crĂšte pas dans lâintimitĂ© dâun regard.
Elle se mesure.
Au nombre de ceux qui servent.
à la capacité de convaincre.
Ă lâaptitude Ă sâimposer.
Et surtout â ne nous voilons pas â
à la faculté de contraindre les réfractaires à rejoindre le mouvement.
Un dieu qui ne rassemble pas est un fantasme.
Un dieu qui ne sâimpose pas est une illusion.
Tu prĂ©fĂšres les dieux vivants, dis-tuâŠ
TrĂšs bien.
Alors regarde-les pour ce quâils sont rĂ©ellement :
des structures de pouvoir,
des forces organisées,
des volontés capables de plier le réel.
Le reste â
les dieux solitaires, pensĂ©s dans le secret dâune conscience â
ne sont que des embryons.
Et un embryon de dieuâŠ
reste faible tant quâil ne dĂ©vore pas le monde.
Ne restreindre son pouvoir que sur l'HĂ©lĂ©nie, c'est ĂȘtre un dieu encore plus pathĂ©tique que
la LADA le
NABLA!!!
Niark!!!đ
Vostroyan a écrit :Mais⊠il raconte quoi, ce sale kra, au juste ?
Je nây comprends strictement rien.
On dirait un flux continu dâhallucinations mal structurĂ©es.
Ă ce stade, je commence surtout Ă comprendre pourquoi il se promĂšne en permanence avec ce masque respiratoireâŠ
alors mĂȘme que lâair du Cybermonde est parfaitement sain...
Bon chez lui, ce n'est pas pire que Santa Banana CIty...Ce nâest manifestement pas pour se protĂ©ger.
Câest pour mieux sâintoxiquer.
Avec son systĂšme portatif de recirculation de l'air Il doit y faire passer je ne sais quelle substance, mais une chose est certaine :
le produit est dâexcellente qualitĂ©.
Les effets sont⊠spectaculaires.
Ce mĂ©lange dâassurance dĂ©lirante, de conclusions absurdes et de scĂ©narios inventĂ©s de toutes piĂšcesâŠ
ça ne sâimprovise pas.
Et connaissant le personnage, je doute fortement quâil consomme seul.
Il doit bien y avoir quelques Ă©changes discrets â peut-ĂȘtre avec Job, qui saitâŠ
Job qui croit que je suis son ex-femme... pfffff!!! Hi! Hi! Hi!Cela expliquerait beaucoup de choses.
Parce quâĂ dĂ©faut de cohĂ©renceâŠ
leur imaginaire, lui, est particuliÚrement bien alimenté.
Niark!!!đ