Zyor Mawi a écrit :Chien de capitaliste !
Que tes babouches soient empuanties par la mycose.
Ces Bishônens sont sous ma protection — et mon toit, accessoirement — et tu n’y toucheras pas.
(Je te cède à la rigueur Wenceslas, dont les charmes certes plus rustiques devraient pouvoir néanmoins satisfaire les clients les moins regardants des Passes Brunes, à condition qu’une pénombre adroitement entretenue vienne substituer pour une large part l’imagination à la réalité.)
Plus jamais.
Plus jamais les Bishônens ne seront victimes de l’oppression mercantile des gardes-chiourmes de la décadence occidentale.
Plus jamais.
Jamais le Parc ne verra flotter à nouveau l’hideux oriflamme de la défunte Corporation sur le fronton de ses palais, de ses parcs aquatiques et de ses musées du jockstrap.
Plus jamais.
Le Grand Capital ne dévoiera la palpitante moiteur de nos exaltations sacrées.
J’ai commencé à organiser les Bishônens du Parc en guérilla anti-coloniale. Ces moudjahidin n’hésiteront pas à trancher la gorge de tout boursicoteur mal avisé qui foulerait de son orteil graisseux le sol sacré de leur Mère Patrie. L’entraînement bat son plein. Nos phalanges — comme je le disais l’autre jour à l’une de nos recrues qui se penchait pour relacer ses bottes militaires — sont redoutables.
Partout dans le Parc, des jeunes gens aux muscles huilés s’empoignent avec un enthousiasme fébrile né de leur nouvelle passion pour la lutte acropolienne et…

« …! »Hmmmmm…
!Pardon.
Le devoir m’appelle.
Je dois aller, euh,
dĂ©partager des compĂ©titeurs.Â