Arnold de Schartzenprout a écrit :
Après, comme je le disais, la possibilité de révoquer un élu doit être évaluée en terme d'efficacité, en préservant toutefois une certaine stabilité.
L'argument de "Il faut garder une certaine stabilité" me frappe toujours.
Implicitement il y a une défiance envers le peuple pour se gouverner.
Si 3 jours après des élections, l'élu se fait dégager, ce n'est pas "une atteinte à la stabilité". Il y a probablement des raisons tout à fait valides.
Quelqu'un (je demande si ce n'est pas Boulet?) faisait la réflexion sur la fameuse remarque "Si tous tes amis sautaient d'un pont, est-ce que tu les suivrais?". La réponse est "oui". Oui, je les suivrais.
Est-ce qu'il est plus probable que tous mes amis soient devenus fous et se jettent d'un pont sans raison, ou que le pont soit en feu ?
La même logique s'applique ici.
Si les électeurs décident à 50%+1 voix qu'en fait non cette personne c'est un branquignol, est-ce qu'il est plus probable que ces gens soient stupides, incohérents ou que la personne élue ne respecte pas ce qu'ont demandé ses électeurs ?