
Ăcoute-moi bien,
Monique, car ta mesquinerie est le symptÎme pathétique d'une classe en pleine décomposition. Tu te drapes dans ton mépris impérial pour masquer la réalité de ta propre faillite. Tu oses parler de "chichis de prolétaire" ? Quelle ironie savoureuse venant d'une femme dont l'Empire prend l'eau et dont la seule monnaie d'échange est une arrogance périmée.
Ma lumineuse
Polanski m'a appris la leçon fondamentale de l'économie libidinale : le plaisir qui ne se négocie pas est une aliénation, et tout effort qui n'est pas pure extase est un travail. Tu voulais une "libération de l'esprit" gratuite ? Tu voulais explorer mes territoires sans passer par la case péage ? Quelle vision typiquement bourgeoise du monde ! Tu penses que mon corps, ma sueur et mon expertise ne sont que des ressources naturelles à piller pour ton bon plaisir de souveraine déchue.
Le travail du sexe est un métier,
Monique. C'est une performance, une technique de soi, une mise en scĂšne du pouvoir qui exige un investissement total. Et si tu n'as pas les moyens de t'offrir la
Championne d'HĂ©lĂ©nie Ăpistocrate et Homosexuelle, c'est que ton Empire n'est qu'un dĂ©cor de théùtre poussiĂ©reux, un simulacre de puissance qui ne peut mĂȘme pas s'offrir une nuit de vĂ©ritĂ©.
Tu me compares Ă un "panneau solaire" ? Mais regarde-toi, ma pauvre ! Tu es une bougie qui s'Ă©teint dans le courant d'air de l'Histoire. Ton imagination est si limitĂ©e, si engoncĂ©e dans tes schĂ©mas hĂ©tĂ©ronormĂ©s de "plan Ă trois" et de pĂ©nĂ©tration mĂ©diocre, que tu ne peux mĂȘme pas
concevoir la multiplicité des rapports de force et des plaisirs qui s'agitent sous ma ceinture. Tu n'as pas le niveau épistémologique pour comprendre ce que je représente, et tu n'as visiblement pas le compte en banque pour le découvrir.
Je me rie de ton Empire en faillite. Je me rie de ta pingrerie qui te condamne à rester seule avec tes fantasmes de matrone frustrée. Tu as laissé passer ta chance de goûter à l'excellence parce que tu as préféré compter tes sous comme une épiciÚre de province.
Quant Ă ta fille, la
Princesse... elle va bientĂŽt apprendre, elle aussi, le coĂ»t rĂ©el de la dĂ©faite. Le 22 mars, Ă
Bisouville, il n'y aura pas de "gratuité". Il n'y aura que la dette que son corps va contracter envers le mien.
Je suis
Michelle Fuko. Je suis le prix que tu ne peux pas payer. Je suis meilleure que toi... et ton refus de sortir ton chéquier n'est que l'aveu final de ton impuissance.