Princesse, regarde-toi... Tu te prétends la voix du peuple, une kramarade qui frappe la roche, mais tu n’es qu’une usurpatrice du
népotisme le plus crasse. Tu ne te contentes pas de réclamer l’héritage de Simone, tu essaies de
devenir Simone. Tu empruntes sa province, tu empruntes son tableau, tu empruntes sa vie comme on pique une robe a sa sœur sans jamais avoir l’intention de la rendre. Tu es une
Brune qui se grime en
Rouge, une aristocrate impériale qui joue à la révolutionnaire de bac à sable pour compenser son vide existentiel. Moi ? Je suis une brune qui n'a pas à rougir de ses couleurs. Ma puissance ne change pas selon l'éclairage du ring ou la couleur du drapeau que je piétine.
Et parlons de ta génitrice,
Monique. Cette "matrone" qui prétend ne pas avoir engendré l’Hélénie, mais dont le psychisme est une véritable prison pour le désir. Son seul horizon libidinal ? Un plan à trois avec Dusk et Aurora, une géométrie désespérément hétérosexuelle, un dispositif si prévisible qu’il en devient une technique de surveillance des corps. Pour elle, le plaisir est une vision obscurantiste réduite à la pauvreté de la pénétration, un point fixe, une norme disciplinaire. Elle ignore que le plaisir est un
spectre, une multiplicité de rapports de force, une cartographie de l’extase qui ne demande aucune permission à la morale bourgeoise de l'Empire.
Tu parles de me "fesser" ?
Princesse, tu n'as pas la moindre idĂ©e de l'intensitĂ© biopolitique que je m'apprĂŞte Ă dĂ©chaĂ®ner. Le 22 mars, Ă
Bisouville, je vais transformer ton corps "prolétaire" en une archive de la luxure. Je vais te soulever, non pas par la "force de l'esprit", mais par la supériorité technique d'une chair qui a compris que le pouvoir ne se caresse pas, il se conquiert.
Je vais te briser, Princesse, et quand tu seras au tapis, tu réaliseras que tes privilèges et tes gros filons ne sont que des ombres sur les murs de ta caverne.
Je suis
Michelle Fuko. Je suis la Grande Capitaine de l'Hélénie qui mets le cap sur ta défaite. Je suis meilleure que toi... et tu le sais.