Écoutez bien la rumeur de la plèbe qui transpire. Écoutez les rouages de la machine biopolitique qui s'apprêtent à broyer ton fragile égo royal,
Princesse.
Tu te ramènes sur mon ring, dans la moiteur de Bisouville, avec tes grands airs de noblesse, tes revendications de cadastre et ton petit sang bleu qui bout. Mais redescends sur terre, fillette. La généalogie, les droits de succession, c'est bon pour les chiens d'élevage et les échansons poussiéreux. Ici, sous les projecteurs de
MaXtica, on ne respecte que l'immédiateté de la violence et la vérité de la chair.
Parlons-en, de ton précieux héritage. Parlons de ta mère, cette matrone acariâtre, l'Impératrice Monique. Le corps raidi par la frustration, crispée sur les rênes d'un Empire normatif qui prend l'eau de toutes parts. Et puis, de ce même ventre constipé, il y a eu ta sœur... Ah, Simone. L'absolue lubrique. La dévergondée suprême.
Tu viens venger son honneur sur ce ring ? Mais
Princesse, ta sœur n'en avait aucun ! Elle a bradé la souveraineté de toute une province pour la simple promesse d'une extase foudroyante, pour un vulgaire netsex avec notre Gouverneure
Polanski. Elle en a littéralement crevé de plaisir, les yeux révulsés par une jouissance que ton petit corps étriqué ne connaîtra jamais. Et le pire... le gouffre de sa perversion, c'est ce qu'on a trouvé caché dans son bureau. Des idoles de notre Grand Perturbateur Endocrinien en train de...
se t*nir la m*in. L'abjection romantique à son paroxysme ! La crasse hygiéniste absolue !
Et toi, tu crois que tu vas te pointer ici, récupérer l'Hélénie et le tableau de couronnement de ce vieux déchet de Landraël avec un vulgaire droit du sang ? Je suis
Michelle Fuko,
Princesse. Je suis la rupture épistémologique incarnée, le dispositif de châtiment qui va te surveiller et te punir.
Je vais prendre ton corps privilégié. Je vais le tordre, le briser sous mes prises de soumission jusqu'à ce que tes muscles crient grâce. Et quand Max tapera trois fois sur ce matelas pour sceller ma victoire, tu perdras tout. Je t'enverrai croupir dans l'assujettissement cosy et douillet de l'
Aléocratie, là où les corps dociles vont pour disparaître.
Parce que la Grande Capitaine du
CHEH est supérieure à toi à tous les niveaux de l'existence,
Princesse. Et tu le sais très bien. Laisse les parieurs pleurer, ton destin est déjà scellé.