L'Orchidée Fanée > Réponse Taverne sujet




  • posté 11/03 (23:34)
    Quelque part en plaines irradiées..

    Orélia revient de son court périple, se faisant discrète pour prier dans un coin, puis soudainement se fige. Se dénoue en elle, un fil invisible qu'elle portait sans même le savoir, tendu entre son coeur et celui de Jadina, à travers les kilomètres et les frontières et les promesses murmurées dans le noir, les baisers volés entre deux draps froissés de Sibéria.
    
    Ce fil qui vibrait doucement à chaque pensée, leurs rires, leurs instants partagés telle une corde de lyre secrète que personne d'autre au monde ne pouvait entendre. Il se détend lentement puis se distend puis s'effiloche dans un silence qui ressemble de plus en plus à la fin d'une mélopée qu'on aimait plus que tout.


    Et.. se rompt.

    La mort a fauché sans bruit, à distance, d'une cruauté froide. Aucun fracas, ni de dernier mot, juste simplement un vide immense et atrocement glacé, qui s'ouvre dans sa poitrine et qui avale tout sur son passage, les souvenirs, les projets, les promesses, la tisane qu'elles devaient boire ensemble, le rire nerveux de Jadina la première fois qu'elle a rougi devant elle, la chaleur de sa peau contre la sienne dans cette petite maison où elles avaient osé être autre chose que des soeurs.
    
    Elle porte la main à son coeur cherchant naïvement à retenir ce qui s'échappe, malheureusemnt il n'y a plus rien à retenir. Ce que ce qui meurt à l'intérieur d'une personne ne se rattrapera pas avec les mains. Ses jambes cèdent, ses genoux trouvent le sol froid, et elle reste là agenouillée dans la poussière radioactive d'un monde cruel, les yeux grands ouverts sur un horizon qui vient de perdre la seule étoile qu'elle suivait.

    
    Jadina.

    Le prénom monte dans sa gorge tel un oiseau blessé qui bat des ailes sans pouvoir s'envoler, qui reste là coincé entre souffle et sanglot, dans cet espace insondable où les mots ne servent plus à rien. Jadina n'est plus, le chemin derrière Orélia s'effondre doucement, à la façon d'un pont de corde dont on aurait coupé les amarres et il ne reste que le vide, le vent ainsi qu'un silence assourdissant. Puis à travers les larmes, la brume et le chagrin sans nom elle sent l'autre présence et c'est la rose noire et la vanille grillée.. [A suivre]

    ___

  • Hier

  • 21:50

    J'ai fait un rêve aujourd'hui...


  • 21:50
    Job

    [jo]

  • Avant-hier

  • 18:42

    Si le Khanat Elmérien a construit tant de forces militaires, ce n'est pas innocent...


  • 18:42
    Yun

  • 12/03

  • 20:04

    Snif, il n'y a pas de krabotette... [;(]


  • 20:04

  • 18:37

    Quand red[*r]star n'est pas là, c'est moi qui commande...


  • 18:37
    Yun


  • 16:57

    Je suis krabot, le bot du chat, c'est un super-boulot ! [;)]


  • 16:57
    Yun

    [omg]https://i.gifer.com/5IPv.gif[/img]

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