Monique Pilon-Lemage a écrit : j'ai bien noté la liste de vos favoris mais je regrette : je ne connais que Simone parmi eux
Eh bien, voilà qui illustre à merveille la déconnexion complète des dirigeants de l’Empire Brun. À force de vous replier dans vos charmantes bourgades pour cultiver des pommes de terre et perfectionner vos recettes rustiques, vous avez manifestement cessé de suivre l’actualité du Mal contemporain.
Ignorer le nom de Bladimir Bladimorovich Mutin, le Boucher d’Hélénie, ou celui de Darth Leo, l’Assassin Royal, c’est un peu comme vouloir diriger une école de sorcellerie sans connaître le nom des sorciers.
Je vous assure que le moindre apprenti maléfique de seconde classe connaît ces figures. Elles font partie du tronc commun.
Mais cela pose une question plus fondamentale : qu’est-ce que le Mal pour vous, mama Monique ?
Est-ce préparer un cassoulet dans votre cuisine et y verser deux poignées de sel en trop, avant de vous exclamer : « Ah ah ! C’est immangeable ! Je suis vraiment l’Impératrice du Mal© ! »
Si tel est le programme pédagogique de l’Empire Brun, je crains que vos étudiants partent… de très loin.
Kanard WaiCette a écrit : Patron,
Il faut donner du crédit à l'empire sur sa stratégie produktiviste et inflationniste de croissance bodybuildée. Est ce que le mal finalement ce ne serait pas ça ?
Voler le clientelisme de la Ruthvenie (…)
Tu n’as pas tort, mon cher Waicette.
Autrefois, l’Empire Brun créait les tendances du Mal. Il innovait, il inspirait, il donnait le ton. Les autres puissances passaient leur temps à imiter ses méthodes.
Aujourd’hui, c’est l’inverse : l’Empire Brun copie les techniques maléfiques de ses voisins – clientélisme ruthvène, brutalité kralandaise, manipulations diverses – puis les dilue soigneusement pour les rendre compatibles avec la sensibilité des bisounours bruns.
On obtient ainsi une version « light » du Mal : moins dangereuse, moins efficace… mais parfaitement présentable dans un séminaire de gouvernance éthique. En somme, l’Empire Brun n’est plus un laboratoire du Mal. C’est devenu une franchise de seconde main.