J'allais causer des systèmes politiques mais la fin du post au-dessus a bien résumé.
Il y a plusieurs rythmes de jeu sur KI, qui peuvent se côtoyer mais forcément quand tu roules à 30 en regardant bien à chaque carrefour, voir sur la rocade de l'empire voisin les personnages "meneurs" rouler à 120 sans vérifier s'ils sont à contresens, tu peux te demander si c'est bien logique.
Un gouverneur, où un chef d'Etat dans un empire avec élections libres a effectivement un mandat de trois semaines, ce qui laisse un temps limité pour l'implémenter et fait aller vite si on a un projet à mener.
Ajoute que dans un empire bien actif, la semaine d'élection sera probablement dominée par la campagne, et ça réduit d'autant plus.
Ca pousse à un jeu plus dynamique, où un personnage va évoluer plus vite, et s'il y a lieu changer ou trahir plus vite, par rapport à une régence ou un règne qui laissent plus de marge (imagine au RR si Landraël n'avait eu que 3 semaines et des projets à lui, avec l'affaire de Chilmerdic et les ingérences externes qui semblent avoir dominé l'actualité du pays).
Il y a aussi ceux avec un objectif à moyen terme qui n'ont pas de raison de rester en jeu longtemps, ou chercher à beaucoup se développer au-delà. Un magnat qui veut se faire construire un parking géant s'entendra bien avec les Warriors sur quelques semaines, puis le trip terminé pourra très bien préférer reroll sur un nouveau projet, que garder son magnat en essayant de lui trouver un nouvel objectif.
En parallèle le lore et l'aspect parodique de KI incitent aussi à des personnages arrivistes et égoïstes.
Il y en a qui sont là pour servir un pays, mais beaucoup qui sont là pour se servir d'un pays.
Que ce soit celui qui accueille le mieux leurs idées, ou qui a besoin de sang frais donc filera un poste (et influence/salaire) facilement... et pour ceux qui ne crient pas leur duplicité sur tous les toits quelle raison il y a de les rejeter (l'avenir sera plus compliqué pour Bladimir, forcément) ?
je trouve que les gens embrassent trop souvent un côté G qui est surtout placé selon des préférences personnelles, ce qui met à mal toute tentative d'effort réalisée, et ne donne pas envie de s'impliquer outre mesure, cela revient, si on met ça dans une autre perspective, à jouer à un jeu vidéo couloir.
A moins de fabriquer un personnage avec l'ambition d'une coquille vide remplie par ses expériences, il aura quasiment toujours un noyau de valeurs / objectifs qui lui servira de boussole.
Cette partie-là est souvent inamovible puisque si elle change, on change du personnage lui-même ; ce qui n'empêche pas des couches mutables de venir l'épaissir.
Je comprends la frustration à croiser un personnage sur un sujet, et réaliser que tu es "autorisée" à l'influencer sur tel ou tel sujet, mais qu'il n'y a aucune chance sur tel autre.
En même temps, ça lui confère aussi une forme de prédictabilité qui te permet de te dire "si je veux tel type de jeu/politique, je peux m'orienter vers tel personnage d'après ce que j'en ai vu" et ça facilite l'interaction (l'autre extrême serait un kamoulox, qui est fun aussi mais ne pousse pas à bâtir).
Et tu as peut-être toi aussi des aspects d'Enya qui ne sont pas ouverts à changer ou difficilement. On reste dans une question d'échelle, non ?