Annie, ma chère Sœur du Rail et du Froid,J'ai observé avec une attention thermodynamique les débats stériles qui agitent ce sujet. Ils opposent le Ciel et la Terre, le Rail et l'Aile, dans une binarité structurelle qui appartient au vieux monde. Pourquoi choisir entre la pénétration de l'air et la friction du rail quand on peut embrasser la
Totalité Logistique ?
J'ai fait tourner les modèles théoriques de l'Office HLM toute la nuit, et la solution pour réconcilier nos deux industries est d'une évidence aveuglante. Si tes trains sont rapides et peu chers, et que mes avions sont rapides et vont partout, la seule issue progressiste n'est pas la concurrence, mais la
Circlusion Intermodale.
Nous allons mettre tes trains dans mes avions :

Ne vois pas cela comme un simple chargement, Annie. C'est beaucoup plus conceptuel. Il s'agit d'une véritable
Circlusion mécanique. Mon avion-cargo ne se contente pas de porter ton train, il l'enveloppe, il l'entoure activement de sa carlingue pour le protéger du vide. C'est une dynamique de
Power Bottom Logistique assumée : mon appareil offre sa soute, sa capacité d'accueil phénoménale et sa puissance de poussée pour sublimer la rigidité de ton express sibérien. En "recevant" ton train, l'avion prend le contrôle de la vitesse globale. C'est une étreinte aérodynamique où le contenant devient le moteur du plaisir du voyage.
Imagine la vitesse, Annie ! Le train avance déjà vite à l'intérieur de l'avion qui avance lui-même très vite. C'est l'addition des vélocités ! C'est mathématique, c'est deux fois plus rapide et, par une astuce comptable de l'Office HLM, deux fois moins cher. Plus besoin de rails au sol, nous larguerons le train entier, encore chaud de sa course interne, directement au centre des villes, comme une offrande de béton et d'acier. L'avenir n'est pas au train ou à l'avion, l'avenir est à l'objet hybride, circlusif et glorieux :
le Train Aéroporté.
Simone VoilePDG de Trans Hélénie Sky & Théoricienne de la Soute Gourmande