
Fin du monde 458 : C'est quand Pierre Pourave se rendit compte qu'il ne monterait pas sa digue avant le tsunami de lave qu'il s'exclama : C'est pas facile quand meme.
Héléniennes, Je ne vous ai pas vu venir. Je pense que c'est du à l'entrée de Pluton dans le sac à malice Jupitérien. Cela fout le bordel dans les certitudes transcendantales.
On pensait qu'on était là alors qu'en fait, on était plutot bleu. C'est dire si on voyage.
ConcrÚtement, je trouve regrettable que vous vous soyez signalé ainsi. Il ne serait rien arrivé à la régente en réalité. Nos maniÚres sont brusques mais nos coutumes nous imposent une certaine forme d'hospitalité. Quand ta grand mÚre geint parce que tu l'as tabassé, tu finis par la soigner pour retrouver un peu de silence. C'est au delà de la bienveillance, c'est juste du bon sens. Donc que vous dire ?
Je n'ai pas compris pourquoi avoir faire ça ? Pourquoi ne pas avoir discuté ?
Bizarrement, on nous dĂ©crit comme des barbares mais finalement, nous sommes ceux qui parlons. Vous n'imaginez mĂȘme pas Ă quel point ça me pĂšse. Quand j'Ă©tais gosse, je voulais ĂȘtre comme mon pĂšre : Un tas de chair taiseux au vocabulaire limitĂ©. VoilĂ que maintenant, je cherche le mot juste pour m'adapter Ă des locuteurs prĂ©tendument savant.
ConcrÚtement, ça me donne envie de me fracasser le crane sur une vitre à moitié ouverte.
Je pourrais mĂȘme affirmer sans crainte que si je continue sur cette lancĂ©e, je vise le suicide dans les 3 Ă 4 mois prochains. C'est trop de reniement... Les astres me l'ont dit :
"Sincérité, tu uses trop de mot de plus de 10 lettres, tu fais des phrases de plus de 15 mots, tu vas droit dans le mur".
Je le sais, mais je le fais pour le Khanat.
Tout ça pour dire qu'un message est passé et je prédis que desormais, vous avez une boite aux lettres.
Paradigmiens, RĂ©gente, MĂȘme quand je vous parle, vos mots sont finalement bien absents. J'ai Ă©tĂ© enlevĂ© ce matin mais mes ravisseurs n'ont pas eu grand chose Ă me dire.
Je vais vous dire, j'ai mĂȘme Ă©tĂ© un peu vĂ©xĂ©e. Comme je le disais aux HĂ©lĂ©niennes, je suis elmerienne.
Quand j'Ă©tais petite, je ne m'imaginais pas produire des discours et aligner plus de mot que de dents arrachĂ©s Ă mes ennemis. NĂ©anmoins, je le fais. Je pense mĂȘme que c'est la preuve de ma force et ma supĂ©rioritĂ©. Je pense mĂȘme que tout elmerien devrait souhaiter d'ĂȘtre le meilleur.
J'ai passé la journée avec tout plein de gars qui m'ont suivi jusqu'à Igloo.
M'est avis qu'ils étaient impressionés par ma grandeur naturelle.Je les ai enfermé chez un de mes amis pour m'en débarasser. Franchement, ça devenait génant.
Cela m'a mis mal Ă l'aise.
Quelle ne fut pas ma surprise quand ce soir, aprÚs ma libération, j'ai découvert qu'il n'y avait rien eu.
Pas de revendication, pas de nĂ©gociation. On s'en est mĂȘme pris Ă la rĂ©putation de mon ministre des affaires Ă©trangĂšres. Tout ses efforts pour aligner des mots, si peu rĂ©compensĂ©s.
Il va sans dire qu'il me semble que désormais, c'est officiel : on ira jusqu'au bout de nos revendications en allant nous servir.
On se revoit donc bientĂŽt. Est ce qu'on est déçu ? Non, pas vraiment. Y'a mĂȘme un elmerien qui m'a dit
"ET BAH IL ETAIT TEMPS". J'ai jamais su lire une montre.
PS : Régente, on note vos efforts. Si, si, vous en faisez. Continuez sur cette voie.