Simone Voile a écrit : Landraël, dont l'obsession à mon égard commence à ressembler à une pathologie mal digérée)
Simone, tu exagères...
Ce n’est pas parce que je me tais que je t’oublie.
Le silence n’est pas une absence.
C’est une concentration...
Oui, l’Empire bruisse de mariages, d’alliances, de manœuvres décoratives.
Mais ne te méprends pas : je sais compartimenter.
Je m’insurge donc, et je m’oppose en faux :
le roi Landraël n’a pas le monopole de l’obsession à ton égard.
Simplement, moi, je ne crie pas.
Je compte.
Quarante et un chefs d’accusation, désormais.
Quarante et un!!! 41!!! un quatre avec un un à côté!!!
C'est énorme!!!
Quant aux pathologies mal digérées, elle est de quel côté la pathologie???
L'obstination du crime pour le crime, ou la comptabilité des crimes???
J'ai ma petite idée là dessus...
Je suppose que tu as la tienne...
Tu ne ralentis pas.
Tu ne t’arrêtes pas.
Tu accumules.
À ce stade, ce n’est plus de la déconstruction.
Ce n’est plus une posture idéologique.
C’est une compulsion.
Une frénésie de transgression sans architecture.
Un bruit de fond criminel.
Tu confonds mouvement et stratégie.
Tu confonds fuite et liberté.
Une criminelle obstinée, oui.
Mais l’obstination sans structure finit toujours par produire une erreur.
Et moi, je n’ai besoin que d’une erreur.
Continue.
Je ne t’ai pas oubliée.
Je t’observe.
Niark.
Une femme étrange a écrit :
Je constate qu'à chaque fois que vous avez des problèmes dernièrement, c'est avec des femmes
Je m’oppose en faux.
Oui, j’ai mes différends dans le Cybermonde.
Oui, j’ai croisé des machismes crasses et des kanards bruyants.
Mais je n’ai absolument aucun problème avec le Roi Landraël.
C’est un homme correct.
À l’écoute.
Attentif aux arguments lorsqu’ils sont construits.
Il prend des décisions avisées quand on lui soumet des conseils solides.
Je le dis sans détour : je m’entends très bien avec lui.
Et je suis désolée si cela dérange certaines narrations, mais mon témoignage public vaut davantage que celui d’une voix anonyme surgie pour alimenter une fiction commode.
Si le Roi a un problème avec Simone, ce n’est pas par caprice.
C’est parce qu’elle est une criminelle cybermondiale multirécidiviste obstinée, recherchée par de multiples autorités.
Les faits ne sont pas des opinions.
Ils s’additionnent.
À force de filer ce coton narratif — de minimiser, d’excuser, de romantiser — vous franchissez une ligne.
Car il existe une différence nette entre analyser une situation…
et encourager des comportements délictueux.
Si cela continue, je constituerai un dossier.
Méthodiquement.
Apologie.
Encouragement indirect.
Complicité idéologique.
Les qualifications existent.
Elles se travaillent.
Et lorsqu’on dirige une organisation tout en exerçant une régence au sein d’un Paradigme, on se doit d’incarner une certaine crédibilité.
La respectabilité n’est pas un vernis.
C’est une condition d’autorité.
Sinon, tout part à vau-l’eau.
Et les structures que vous prétendez protéger deviennent des farces.
Je ne dramatise pas.
Je cadre.
Niark.