Ranxerox a Ă©crit : Câest des tatouages!!
Ha?
Ă chacun sa technique de torture, en effet.
Il y a les petits joueurs qui dessinent Ă la surface.
Et puis il y a les bruns qui impriment dans la structure.
Vous chatouillez la peau.
Nous travaillons la mémoire.
Vous gravez des symboles décoratifs.
Nous installons des cicatrices.
On ne joue pas dans la mĂȘme catĂ©gorie.
Des petits pistolets Ă aiguilles qui vrombissent, de lâencre mĂȘme pas empoisonnĂ©e qui pique un peu, une grimace, un âça va passerâ et un miroir pour admirer le rĂ©sultat.
Câest mignon.
Et entre lâaiguille vibrante et le fer chauffĂ© Ă blanc, il y a toute la diffĂ©rence entre faire joli et faire durable.
Nous les bruns , Nous sommes un peu Paradigmien sur les bords, on aime le durable...
Nos esclaves portent tous ce label.
Niark.
Câest quoi votre style?
Mon style ???Déjà , on va commencer par une chose simple :
On ne vient pas me parler de style avec une planche de surf de beauf peinturluré à la bombe par le mécano du coin et vernie à la résine bon marché.
Mon style Ă moi, câest le
niarkoque ophidien.
Ce nâest pas une coquetterie.
Ce nâest pas un accessoire instagrammable.
Ce nâest pas un slogan plaquĂ© sur un mur dĂ©crĂ©pi entre deux hashtags.
Câest une philosophie de vie
BRUNE!!!
Le
niarkoque ophidien engage un savoir-ĂȘtre et un savoir-faire qui traversent tout :
design, architecture, arts visuels, littérature, musique, langage, langage corporel, mode.
Câest une ligne. Une tension. Une ondulation maĂźtrisĂ©e.
Ce nâest pas du bruit.
Ce nâest pas de la poudre aux yeux.
Câest une esthĂ©tique cohĂ©rente,
serpentiforme, calculée.
Il y a un véritable chemin initiatique pour passer de loubard tatoué de faible envergure, jouant les caïds dans une cité HLM kralandaise,
à brune mégalomane ayant vocation à gouverner le Cybermonde par le Mal.
Ce chemin est parsemĂ© dâembĂ»ches.
Il exige de quitter la posture pour entrer dans la structure.
Et surtout, il impose de passer au large des techniques dĂ©structurantes, dĂ©bilitantes et annihilantes simoniaques â
qui ne sont pas seulement un gĂąchis, mais la preuve Ă©clatante dâun ego qui confond destruction et profondeur.
On ne âdĂ©construitâ pas un monde en pulvĂ©risant tout ce qui bouge avec une plume hystĂ©rique, trois citations mal digĂ©rĂ©es, des Ă©vasions de prison Ă n'en plus finir et de la frĂ©nĂ©sie cleptomane.
Ăa, câest de la mĂ©diocritĂ© simoniaque : de la dĂ©molition de stagiaire.
Le niarkoque ophidien, lui, ne pulvérise pas :
il reconfigure.
On ne devient pas niarkoque en gonflant les muscles ni en multipliant les clones.
On le devient en affinant lâesprit.
En maĂźtrisant la courbe.
En contrĂŽlant la parole.
En comprenant que le pouvoir est un art, pas une posture.
La mégalomanie brute amuse.
La mégalomanie structurée gouverne.
Et je nâai encore rien montrĂ©.
Jâen dirai davantage quand mon cabaret sera achevĂ©.
Quand jâaurai donnĂ© mon premier spectacle.
Quand le niarkoque ophidien aura quittĂ© les mots pour entrer dans la chair, la lumiĂšre et lâarchitecture.
LĂ , vous comprendrez.
Niark.