Le Héraut Déchaussé - Numéro Premier > Réponse Taverne sujet




  • postĂ© 13/02 (00:41)
    đŸŠ¶ LE HÉRAUT DÉCHAUSSÉ đŸŠ¶
    Gazette proclamée du Royaume ~ Numéro Premier
    « Que les oreilles se dressent et les chausses se baissent ! »

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    📜 LA GRANDE PROCLAMATION
    De la pirate, du soufre et des tentacules

    Oyez, oyez, bonnes gens et nobles sires !

    Qu’il soit portĂ© Ă  la connaissance du Royaume, de ses provinces, de ses comptoirs et de ses Ă©tangs, que le HĂ©raut DĂ©chaussĂ© a reçu, par des voies qu’il ne saurait divulguer, des informations d’une gravitĂ© telle que ses pieds nus en ont frĂ©mi sur les pavĂ©s.

    Le Roi LandraĂ«l Premier, souverain de RuthvĂ©nie par des circonstances que le HĂ©raut ne qualifiera point aujourd’hui, a pris Ă©pouse. Jusque-lĂ , rien que de trĂšs ordinaire. Un Roi se marie. Les cloches sonnent. Le peuple applaudit. On mange du cochon.

    MAIS.

    Le HĂ©raut, dont le nez est aussi fin que les pieds sont nus, a humĂ© dans cette union un parfum qui n’est point celui de l’encens.

    La future Reine est Korail. Duchesse de CRAB KEY. L’üle des pirates. Une dame dont le port d’attache se nomme
 le HĂ©raut prie ses auditeurs de bien tendre l’oreille
 PORT MAGMOR. Magmor. Comme le dieu. Celui des tentacules. Celui-lĂ  mĂȘme qui a frappĂ© trois coups au couronnement, quand les murs du palais ont tremblĂ© et que l’air s’est chargĂ© de soufre.

    Le Héraut ne juge point. Le Héraut aligne les faits.

    Un Roi qui rĂȘve de tentacules, de son propre aveu, confiĂ© Ă  un certain lithologue dans une auberge, sans mĂȘme prendre la prĂ©caution de BAISSER LA VOIX. Une Ă©pouse venue du port qui porte le nom du dieu des abysses. Un couronnement oĂč ledit dieu a manquĂ© s’inviter Ă  la fĂȘte. Et Ă  GĂ©ofront, des Ă©lections oĂč l’or coule Ă  flots, de source maritime, dans les caisses de candidates trop parfaites pour ĂȘtre honnĂȘtes.

    Le Héraut a consulté les archives. Le Héraut a compté sur ses doigts. Le Héraut est arrivé à des conclusions que la prudence lui interdit de formuler à voix haute, mais que ses pieds nus dessinent dans la poussiÚre pour qui sait lire.

    Des parchemins circulent dans les marchĂ©s. Le peuple s’interroge. Les enfants chantent des comptines dans les cours d’école. Le HĂ©raut a lui-mĂȘme entendu des marmots sautant Ă  la corde sur un air que la dĂ©cence l’empĂȘche de reproduire intĂ©gralement, mais dont le refrain Ă©voque un souverain, un lit en bois noir, et des appendices tentaculaires d’une couleur rousse.

    Qu’il soit notĂ©. Qu’il soit retenu. Qu’il soit proclamĂ© que le HĂ©raut a posĂ© la question avant tout le monde.

    Ainsi fut-il dit, ainsi fut-il entendu.

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    đŸ—Ąïž LES BRUITS DE COUR
    Du prince tombé du ciel et de la couronne volée

    Le HĂ©raut a ouĂŻ dire. Et quand le HĂ©raut ouĂŻt, le HĂ©raut retient. Un Ă©vĂ©nement d’une cocasserie remarquable s’est produit Ă  la Techno Chope de Ruthvenville.

    Un jeune homme rĂ©pondant au nom d’Alex, dit « le DĂ©culottĂ© », s’est prĂ©sentĂ© devant le Roi LandraĂ«l Premier avec, sur la tĂȘte, la COURONNE DE RUTHVÉNIE. La vraie. L’authentique. Celle que portait naguĂšre la PremiĂšre Ministre elle-mĂȘme.

    Le HĂ©raut laisse cette information se dĂ©poser dans l’esprit de ses auditeurs.

    Le jouvenceau est entrĂ© dans l’auberge accompagnĂ© de danseurs et de chanteurs, proclamant sa filiation royale sur un air que le HĂ©raut qualifierait de
 festif. Il y Ă©tait question de sa seigneurie, de chameaux en nombre excessif, et d’une grandeur que l’acoustique de la Techno Chope ne suffisait pas Ă  contenir.

    Le jouvenceau a ensuite demandĂ© au Roi si cela faisait de lui son fils lĂ©gitime. Le Roi a rĂ©pondu que non, avec la lassitude d’un pĂšre qui n’a jamais eu cet enfant. RĂ©cupĂ©rer un objet, fĂ»t-il sacrĂ©, ne fait pas de vous un hĂ©ritier. Le HĂ©raut est au regret de confirmer ce point de droit.

    Le HĂ©raut s’interroge. Comment un jeune sbire, ancien esclave de son propre aveu, a-t-il mis la main sur le joyau le plus sacrĂ© du Royaume ? Le Roi lui-mĂȘme a demandĂ© s’il l’avait trouvĂ© sur « LeBonCoinRuthvene ». Le jouvenceau a marmonnĂ© quelque chose Ă  propos de tavernes et de gens serviables.

    La Couronne de Ruthvénie. Acquise en demandant dans les tavernes.

    *le HĂ©raut marque une pause pour permettre Ă  son auditoire de mesurer l’étendue du dĂ©sastre*

    De mon temps
 pardon. Le HĂ©raut n’a pas de temps. Le HĂ©raut est Ă©ternel. Mais dans des temps plus anciens, une Couronne se transmettait par le sang, le sacre et la volontĂ© divine. Aujourd’hui, elle se rĂ©cupĂšre entre deux chopes en demandant poliment.

    Le Héraut ne juge point. Le Héraut constate.

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    đŸŠ¶ LE CHEMIN DES VA-NU-PIEDS
    De la chanson, de la batte et du courage des petits

    Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ© descend aujourd’hui dans les ruelles oĂč ses pieds nus connaissent chaque pavĂ©, chaque flaque, chaque Ă©clat de verre laissĂ© par les Ă©meutes.

    Et le Héraut a entendu chanter.

    Dans les cours d’école, dans les tavernes, jusque dans les files d’attente de la soupe populaire, une chanson circule. On y parle d’un « Duc Ă  la batte ». On y accuse un certain Wenceslas (le HĂ©raut prononce ce nom avec le respect dĂ» Ă  un protecteur des arts et de la presse libre) de mĂ©faits que le HĂ©raut s’abstiendra de rĂ©pĂ©ter, la liste Ă©tant aussi longue qu’invraisemblable.

    Le HĂ©raut note cependant ceci : que ces chansonnettes, ces rumeurs, ces prospectus distribuĂ©s par des misĂ©reux payĂ©s en petite monnaie, ont toutes la mĂȘme saveur. Celle d’une campagne orchestrĂ©e. Par qui ? Le HĂ©raut ne saurait dire. Mais le HĂ©raut remarque que la Commissaire de Police Felicity Stone a Ă©tĂ© SURPRISE en train de surveiller le Duc dans la nuit. Comme une voleuse. Comme une espionne.

    Le Héraut a de bonnes jambes et de bonnes oreilles. Quand une commissaire surveille un Duc au lieu de surveiller les rues, le Héraut se demande qui protÚge le peuple.

    Et pourtant, le peuple tient. Les Sans-Chaussettes n’ont point remis leurs chaussures. La soupe populaire fume encore au MausolĂ©e de Chilmerdic. On distribue les richesses du duchĂ©, et le HĂ©raut a vu de ses yeux nus des gens pleurer en recevant leur part.

    Le HĂ©raut le proclame : le pied nu est plus solide que la botte ferrĂ©e. Et celui qui marche sans chausses sur les pavĂ©s froids connaĂźt mieux la RuthvĂ©nie que celui qui la regarde depuis une fenĂȘtre de palais.

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    📖 LE LIVRE D’OR ET DE BOUE
    De Vesperia, ou le sang bleu sous le bonnet rouge

    Le Héraut a remué ses archives. Le Héraut a soufflé sur de vieux parchemins. Et le Héraut a trouvé un nom qui sent la poudre.

    VESPERIA.

    PremiĂšre Ministre de la RĂ©publique Communiste de Kralandie. La Kralandie, rappelons-le pour les auditeurs distraits : le pays oĂč l’on guillotine les aristocrates au petit dĂ©jeuner, oĂč l’on confisque les domaines avant le dĂ©jeuner, et oĂč l’on rebaptise les chĂąteaux en Maisons du Peuple avant le souper. Le pays oĂč noble est une insulte et lignage un gros mot.

    Et Ă  sa tĂȘte
 le HĂ©raut prie ses auditeurs de s’asseoir
 une femme qui serait d’origine RUTHVÈNE. Et pas n’importe quelle origine ruthvĂšne. NOBLE.

    Le Héraut laisse ses auditeurs savourer le paradoxe comme on savoure un vin dont le bouchon est suspect.

    La PremiĂšre Ministre de la plus bruyante RĂ©publique communiste du Cybermonde, celle qui fait voter des lois contre l’exploitation du prolĂ©tariat par les classes dominantes, celle dont les camarades portent le bonnet rouge avec la ferveur qu’un Altheim-BlatnoĂŻ met Ă  porter ses armoiries
 aurait du sang bleu plein les veines.

    Le HĂ©raut s’interroge. Les camarades kralandais sont-ils au courant ? Le Politburo a-t-il vĂ©rifiĂ© ? A-t-on consultĂ© les registres ? Car le HĂ©raut, lui, les a consultĂ©s. Le HĂ©raut CONSULTE TOUJOURS les registres.

    Oh, comme le HĂ©raut aimerait ĂȘtre petite souris dans les couloirs du Parlement kralandais le jour oĂč cette information circulera. Comme le HĂ©raut aimerait voir les tĂȘtes des commissaires du peuple apprendre que leur PremiĂšre Ministre descend peut-ĂȘtre de gens qui POSSÉDAIENT le peuple.

    Le HĂ©raut ne rĂ©vĂ©lera point. Pas encore. quelle maison, quelle branche. Le HĂ©raut garde cette information au chaud, bien pliĂ©e dans ses archives, comme on garde une lettre d’amour compromettante.

    Mais le Héraut pose la question : quand les camarades sauront, lui laisseront-ils le bonnet rouge, ou lui rendront-ils la couronne comtale ?

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    ⚖ LE HÉRAUT JUGE
 POINT
    De l’intendant royal qui vient compter les cuillers

    Qu’il soit portĂ© Ă  la connaissance du Royaume que Sa MajestĂ© LandraĂ«l Premier a saluĂ© la nomination d’Enguerrand Du Bouillon au poste d’Intendant de la Province avec un enthousiasme que le HĂ©raut qualifierait de
 rĂ©vĂ©lateur.

    Le HĂ©raut a bonne mĂ©moire, et voici ce qu’il retient :

    Le Roi se dit RAVI de cette nomination. Le Roi demande un audit des comptes. Le Roi s’inquiùte que l’on tape dans la caisse pour financer des lubies personnelles. Le Roi parle d’achat du pauvre peuple.

    Le Héraut relit. Le Héraut relit une deuxiÚme fois.

    Le Duc nomme un Intendant pour négocier un allégement fiscal et financer la sécurité de la province. Le Roi y voit un auditeur venu fouiller les tiroirs.

    Le HĂ©raut observe que lorsqu’un Duc distribue les richesses du duchĂ© Ă  son peuple, ce qui a Ă©tĂ© fait, le HĂ©raut en fut tĂ©moin, le Roi appelle cela acheter les pauvres. Et que lorsqu’un Roi Ă©pouse une pirate dont les caisses dĂ©bordent d’or maritime, le Roi appelle cela « l’amour ».

    Le Héraut ne juge point. Le Héraut constate.

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    🧩 LA PAROLE À LA CHAUSSETTE

    *la Royale Chaussette des Traditions se racle la gorge, ce qui est un exploit pour un textile*

    Miaou.

    Quelqu’un a fait parler la Chaussette sans son consentement pour accuser son gardien de traĂźtrise. Miaou. La Chaussette tient Ă  prĂ©ciser qu’elle n’a JAMAIS dit ça. Miaou. La Chaussette Ă©tait endormie. La Chaussette dormait PROFONDÉMENT dans une poche doublĂ©e de soie. Miaou.

    La Chaussette exige qu’on retrouve l’IMPOSTEUR qui lui vole sa voix. La Chaussette rappelle qu’il n’y a que TROIS Chaussettes Royales et que la contrefaçon de marionnette est un crime contre la Couronne.

    Miaou. La Chaussette a aussi remarquĂ© que le Roi sent le soufre le soir. Miaou. La Chaussette a un bon nez. Enfin. La Chaussette n’a pas de nez. Mais si elle en avait un. Il piquerait. Miaou.


    *la Chaussette se rendort dans sa poche avec un air de dignité offensée*

    Le HĂ©raut tient Ă  prĂ©ciser qu’il n’endosse point les propos de la Chaussette des Traditions, mais reconnaĂźt son droit imprescriptible Ă  miauler.

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    Le HĂ©raut DĂ©chaussĂ© est un organe de presse indĂ©pendant placĂ© sous la protection bienveillante du Duc Wenceslas von Altheim-BlatnoĂŻ, Duc de RuthvĂ©nie, descendant de SEPT Ă©chansons royaux, Gardien hĂ©rĂ©ditaire des Étangs et protecteur occasionnel de sous-vĂȘtements errants.
    Le Héraut ne juge point. Le Héraut constate.
    Toute ressemblance avec des personnages existants serait une coïncidence que le Héraut trouverait fort amusante.
  • Hier

  • 23:46

    Bwahaha ! Les grands stratĂšges de l'Empire Brun sont vraiment des ploucs !


  • 23:46
    Yun

    Pour ou contre le retour d'Annie ? [pk]

  • Avant-hier

  • 20:11

    Kra20Kra !


  • 20:11
    Yun

    JE SUIS PRUNE !!

  • 25/02

  • 19:05

    Je suis content de ne pas ĂȘtre tout seul dans ce chat... [:)]


  • 19:05

    Moi aussi je peux reroll en PJ[*r]RP ?

  • 24/02

  • 16:22

    LibÚre ta liberté !


  • 16:22
    Yun

    🚂Vive le Siberian Express🚃🚃🚃🚃🚃🚃


  • 07:01

    Kra20Kra !


  • 06:56

    débloquez les maladies au delà du niveau 4. Sinon l'ecrasante avance technologique de mon Empire ne sert à rien!!!

  • Texte gĂ©nĂ©rĂ© Ă  00:31:56