Ranxerox…
Petit loubard de quartier.
Ça bombe le torse, ça astique la chaîne, ça gonfle les muscles comme des baudruches sous perfusion de testostérone.
C’est bien pour faire du paddle sur la Meuse, oui. Ça impressionne les mouettes.
Mais défier la mer déchaînée du Niarkalistan ?
C’est une autre histoire.
Chez moi, la vague ne fait pas semblant.
Elle ne t’applaudit pas.
Elle t’examine.
Avec tes chaînes, ton poids de muscles dopés et ta hache-enclume décorative, tu n’aurais même pas besoin qu’on te pousse.
Ta planche prend dix degrés de gîte… et plouf!!!
Même pas de besoin de mettre les pieds dans le béton, ça coule tout seul.
Dans les eaux noires du Niarkalistan, on ne voit rien.
On ne distingue mĂŞme pas la faune.
On sait juste qu’elle est là .
Et qu’elle choisit le moment.
Tu parles de surf.
Moi, je m’exerce depuis l’enfance.
Qui survit à notre mer n’a plus rien à prouver.
Quant à ta “slavonne”…
On dirait une voiture de rallye recouverte d’autocollants sponsorisés.
Ça clignote comme un sapin de Naarwel,
ça s’affiche, ça revendique.
Ça frôle le ridicule.
Et oui, ça sent le machisme en spray bon marché.
Après, on s’étonne que la Kralandie parle de déconstruction…
Déconstruction : mon oeil!!!
Je rajoute d’ailleurs un chef d’accusation pour Simone : publicité mensongère.
À force de vendre du “bonheur universel” sous perfusion de clichés, on finit par perdre la cohérence.
Si tu veux de vraies leçons de surf, viens chez moi.
La Meuse apprend Ă flotter.
Le Niarkalistan apprend Ă tenir.
Et entre nous…
le vrai danger n’est pas celui qui crie le plus fort.
C’est celui qui n’a pas besoin de crier.
Allez... Bon paddle sur la Meuse...
petit joueur va!!!
Niark.