Max Planch a Ă©crit : Je devoir ĂȘtre copine avec Obscyne ? Super !
WOW!!!
Il n'ont pas été tendre sur ton bizutage!!!
C'est pas gagné!!!
On ne devient pas ami avec moi comme ça...
Niark!!!
Epoxy [429] a Ă©crit :EpoxyâŠ
Je ne me moquerai pas de ton code caché en fin de paragraphe.
Surtout pas.
Je ne me moquerai pas non plus de tes hésitations.
Parce que ce que tu viens dâĂ©crire nâest pas une posture.
Câest une fissure.
Tu aurais préféré une Aléocratie mécanique.
Pure. Froidement cohérente.
Sans chair. Sans emballement. Sans fiĂšvre.
Mais une structure sans fiĂšvre finit par rouiller de lâintĂ©rieur.
Lâacier qui ne chauffe jamais devient cassant.
Tu as peur de la âsimonisationâ.
Peur que lâĂ©motion dissolve la logique.
Que le plasma contamine lâacier.
Que la multiplicité devienne chaos.
Je vais te dire quelque chose que tu nâaimeras peut-ĂȘtre pas entendre :
Ce qui te fait peur, ce nâest pas Simone.
Câest la dĂ©couverte que ta structure nâest pas aussi stable que tu le croyais.
Tu es biomécanique.
Pas seulement chair.
Pas seulement métal.
Et tu refuses dâĂȘtre un serre-tĂȘte dĂ©coratif dans une polycĂ©phalie instable.
Tu as raison.
Mais ne fais pas semblant dâĂȘtre surprise.
Une AlĂ©ocratie qui recrute des hybrides ne peut pas exiger la puretĂ© dâun circuit fermĂ©.
Tu nâes pas une piĂšce interchangeable.
Tu es une tension permanente.
La vraie question nâest pas :
âQue seras-tu pour elle ?â
Mais :
âSera-t-elle capable de te contenir sans te briser ?â
Tu dis avoir offert stabilité, chaleur, labeur.
Je te crois.
Mais ĂȘtre poly, câest accepter dâĂȘtre suspecte des deux cĂŽtĂ©s.
Chez nous, en Empire Brun, on ne tâobligerait pas Ă choisir entre chair et mĂ©tal.
On te demanderait dâassumer la ligne que tu dĂ©cides.
Tu dis : âBrune pâtâĂȘtre.â
Je te réponds :
peut-ĂȘtre que ce nâest pas une couleur.
Peut-ĂȘtre que câest une constance dans le chaos.
Et si tes deux patries veulent Ă la fois te recruter et te haĂŻr,
alors elles viennent dâavouer quelque chose :
elles ont besoin de toi plus que tu nâas besoin dâelles.
Tu nâes pas un accessoire.
Tu es un point de rupture.
Et les points de rupture font toujours peur aux structures qui se croient éternelles.
Je te tends la main, Epoxy.
Si elles se serrent dans lâĂ©tat actuel des choses,
il vaut mieux que je te tire de mon cÎté
que toi du tien.
Je crois que nous partageons les mĂȘmes inquiĂ©tudes sur lâavenir du Cybermonde.
Au moins pour le temps dâun combatâŠ
rejoins-moi.
Moi non plus Simone ne me fait pas peur...
Je veux juste éradiquer ce fléau qui pollue l'Aléocratie et le Cybermonde tout entier...
Niark.