Michel
DruKra a écrit : TrÚs chÚre obscyne,
Vous avez absolument raison : jusqu'ici, j'ai préféré aborder avec l'un des l'autres des sujets différents.
Mais nous pouvons entrer dans une nouvelle phase de l'émission : l'interview croisée !
OuchâŠ
Je nâavais absolument pas prĂ©vu que lâĂ©mission sâĂ©tire Ă ce point.
Michel, vous venez de déplacer le terrain sans prévenir.
Elle n'a jamais duré aussi longtemps votre émission...
Lâinterview croisĂ©e ?
Maintenant ?
Formidable.
Les AlĂ©ocrates vont finir par comprendre que je leur ai servi une version prĂ©enregistrĂ©e, soigneusement montĂ©e, calibrĂ©e pour cacher ma nature reptilienneâŠ
Et quâici, sur le plateau, câest la vraie Ă©mission qui se dĂ©roule.
Ils vont se précipiter en différé.
Ils vont analyser.
Ils vont disséquer.
Ils vont chercher la faille.
Jâai Ă©tĂ© dĂ©jouĂ©e.
Ce nâest pas du jeu.
Ou peut-ĂȘtre que si. Peut-ĂȘtre que câest exactement ça, le jeu.Mais au point oĂč jâen suisâŠ
On ne recule plus.
On ne coupe plus au montage.
On ne filtre plus.
Allons-y.
Si lâon doit confronter nos visions, faisons-le proprement.
Sans écran intermédiaire.
Sans version test.
Et tant pis si certains dĂ©couvrent que la crĂ©ature nâest pas exactement ce quâelles croyaient. Bref!!!
Quant Ă vous, chĂšre obscyne, que pensez-vous du mode de vie du Sultan ? Pourriez-vous, en tant que Courtisane, vous en accommodez ?
Ha !!!
On a le droit de la dire maintenant, non ?
Il doit y avoir prescription depuis le tempsâŠ
Jâai dit que je nâaimais pas voler.
Je nâai jamais dit que je ne faisais pas de recel.
Nuance.
En vĂ©ritĂ©, jâai toujours trouvĂ© le mode de vie du Sultan⊠complĂ©mentaire au mien.
LĂ oĂč il avance, frontal, conquĂ©rant, flamboyant â moi je transforme, jâamĂ©nage, je mets en scĂšne.
Donc ce n'est pas une question d'accommodation, c'est une véritable symbiose...
Je me souviens trĂšs bien de ce fameux pillage au Nord de l'Empire...
Deux superbes barres de danse, dâune qualitĂ© irrĂ©prochable.
Il en a gardé une.
Et par lâintermĂ©diaire dâune amie que je ne citerai pas â parce quâon ne cite pas les amies utiles â la seconde est arrivĂ©e entre mes mains.
Depuis ce jour-lĂ , jâai regardĂ© le Sultan autrement.
Je remercie Naar chaque jour pour ce âdonâ providentiel.
Il mâa mĂȘme proposĂ© dâaller en chercher dâautres.
Bon, cette fois ce ne sera plus gratuit â nous avons convenu dâun prix.
Un Sultan doit vivre. Et un cabaret doit prospérer.
Parce que dans ma profession de courtisane brune, lâesthĂ©tique compte.
Et quand viendra le jour oĂč mon cabaret sera achevĂ©, il me fournira encore.
Je vais te dire quelque chose que peu oseraient avouer :
faire un spectacle de pole dance sur une barre parfaitement lĂ©gale⊠câest propre.
Faire un spectacle sur un objet chargĂ© dâhistoire, arrachĂ© Ă un autre territoire⊠câest vivant.
Il y a une énergie différente.
Un frisson.
Une tension.
Et quand jâĂ©prouve du plaisir â du vrai â mes spectacles deviennent plus authentiques. Plus dangereux. Plus mĂ©morables.
Le Sultan conquiert.
Moi, je transforme.
Câest un partenariat trĂšs⊠brun.
La Sultan. Je l'admire.
C'est tout!!!
Niark.
KRAVANGERS a Ă©crit :PfffâŠ
Mais câest tellement creux.
Vraiment.
Je ne sais mĂȘme pas comment rĂ©pondre à ça : vous parlez pour occuper lâespace, pas pour dire quelque chose.
On dirait une mousse qui monte, qui fait du volume⊠et qui retombe dĂšs quâon cherche la matiĂšre.
Je ne vois mĂȘme pas oĂč vous voulez aller.
Bon.
Câest vrai que dans les Ă©coles des Empires, celles qui distribuent les rubans, on ne se foule pas toujours la tĂȘte. En tout cas beaucoup moins que Silas pour ses certificats de super mĂ©chant...
Y a plein des questions gĂ©nĂ©riques qui reviennent sans cesse, toujours les mĂȘmes, quelle que soit l'Ă©cole...
Des questions sont interchangeables du genre :
âComment insulter?"
Qu'est ce que c'est beau d'apprendre à insulter dans les écoles.
C'est bien tu as bien appris tes leçons Edgardette...
Alors oui, moi aussi j'ai coché la case...
âInfĂąme traĂźtre Ă la solde de je-ne-sais-plus-trop-quoi.â
Bon, je n'apprends pas la rĂ©ponse par cĆur quand mĂȘme...
Alors évidemment, j'ai mon point...
Ăa fait gagner du temps. Ăa rassure le correcteur.
Mais si la case âJe nâinsulte jamaisâ existait, câest celle-lĂ que jâaurais cochĂ©e.
Parce que je ne fais pas dans lâinsulte.
Je fais dans le constat.
Et la vérité crue, quand elle tombe sur une posture fragile, est souvent prise pour une gifle.
Les mots justes sont parfois plus efficaces et plus mortels qu'une insulte qui ne repose sur rien...
Je vous rassure...
Ăa ne mâa pas empĂȘchĂ©e dâavoir mon ruban, comme tout le monde.
Je suis passĂ©e par les mĂȘmes rites, les mĂȘmes examens, les mĂȘmes validations symboliques.
Je parle évidemment du cÎté brun...
Mais câest dommage.
Dommage que certains confondent encore le bruit avec la force.
Dommage que vous pensiez que lever le ton suffit Ă tenir une ligne.
Dommage que vous imaginiez que le Mal se mesure au volume.
Moi, je préfÚre la cohérence au vacarme.
Niark.