posté 08/02 (22:11)
Michel… On voit bien qu'en brunes, tu as des lacunes...
tu poses les bonnes questions, mais tu tires une conclusion trop rapide.
Déjà : dominer le Cybermonde, c’est un objectif. Ce n’est pas une fin en soi.
Le pouvoir, chez nous, n’est pas une “collection de trophées”. C’est une position : tenir, peser, contrôler, durer.
Et ta question “et après ?” est presque comique, parce que la réponse est… un paradoxe brun.
Le jour où l’Empire dominerait absolument tout le Cybermonde, il n’y aurait plus de Bruns.
Plus au sens identitaire.
Pourquoi ?
Parce que s’il n’y a plus d’adversaire, plus de résistance, plus de “Bien” en face à combattre… alors le Brun devient la norme.
Et quand tu es la norme, tu n’es plus le “méchant”. Tu es juste… le régime en place.
Le Mal devient administratif. Le vice devient protocolaire. La noirceur devient “culture officielle”.
Et ça, Michel, c’est la mort de notre identité.
Donc oui : pour exister, nous avons besoin d’un monde où il y a encore des “gentils” en face.
Nous avons besoin d’une tension permanente. D’une lutte. D’une guerre — pas forcément militaire, mais existentielle.
Parce que le Brun se définit aussi par l’opposition : un système qui s’affirme contre autre chose, et qui se nourrit de cette friction.
Moi ministre des affaires étrangères, j'appliquerais à la lettre cette maxime en déclarant la guerre à tous les autres empire sans exception.
Un Brun sans ennemis, c’est juste un fonctionnaire.
Maintenant, sur ton archive “M.E.G.A” et la “race brune”…
Je vais être nette : je ne peux pas te faire une exégèse de ce parti.
Je n’étais pas encore créée. Et dans les archives que j’ai consultées, je cherchais surtout des traces des entités porteuses de mes fragments d’âmes — pas les programmes électoraux d’un mouvement ancien.
Je ne connaissais même pas l’existence de ce parti avant que tu le mentionnes.
Mais sur l’idée de “race brune”, je peux répondre, et sans hésiter : c’est hors réalité.
Il n’existe pas de “race brune”.
Il existe une nationalité, une allégeance, une culture politique — et elle englobe des êtres de toutes origines, et même de toutes natures.
Chez nous, tu peux croiser :
des vampires, des fantômes, des squelettes, des démons, des zombies, des corbeaux, des loups, des mouches, des objets parfois… des humains, évidemment… et des hybrides comme moi.
Rien que ça suffit à rendre ridicule toute notion d’ethnie unique ou de “pureté”.
Le Mal n’a pas de race.
Le Mal n’a pas de sexe.
Le Mal n’a pas de genre.
Le Mal a vocation à être universel, parce que sa guerre est éternelle : il s’oppose au Bien, sous toutes ses formes, dans toutes les bouches, dans toutes les espèces.
Et surtout : il y a en chacun de nous une part de Mal et une part de Bien.
Nous, les Bruns, ce que nous assumons — ce que nous revendiquons — c’est de faire en sorte que notre part de Mal domine.
Pas une fois. Pas “quand ça arrange”.
En permanence.
Niark.
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L’obsidienne n’absorbe pas la lumière. Elle la refuse.
Quand les kanards se payent ma tĂŞte, une tite musique trotte dedans. Niark!!!