La mort a plus de chemins que la vie n’a de certitudes.
Proverbe niarkinois…En tant que nécromancienne novice, j’ai déjà une conscience assez précise — et assez inconfortable — des multiples chemins que peut emprunter la Mort.
Des chemins parallèles, des états intermédiaires, des zones grises où l’on n’est ni tout à fait partie, ni réellement restée.
Je vous ferai grâce ici de l’énumération exhaustive des différents états de la Mort et des théories qui s’y rattachent.
Ce n’est ni le lieu, ni le moment. Et surtout, ce serait inutilement confus.
J’en viens donc à l’essentiel.
Je m’adresse à Monique.
L’état de mort dans lequel vous vous trouvez — quel qu’il soit — déclenche-t-il, oui ou non, ma mission d’exécutrice testamentaire ?
C’est la seule question pertinente à ce stade.
Tant que cette mission n’est pas explicitement activée, je n’ai aucune autorité.
Je ne touche à rien.
Je ne prends aucune mesure conservatoire.
Je ne protège ni ne déplace les biens — qu’ils soient matériels ou immatériels.
Je n’interprète pas. Je n’anticipe pas. Je n’agis pas.
Car dans les zones où la Mort hésite encore, la pire faute n’est pas l’inaction.
C’est la précipitation.
J’attends donc la seule validation qui compte.
Niark.